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Phantom Doctrine

Genre Espionnage
Pays USA (2018)
Date de sortie mardi 14 août 2018
Durée 2400 Min
Plateforme Xbox One
 

Langues
  PCM Label Film Bonus Commentaire
  Français
Oui
Non
Non

Le Jeu Critique de Frédéric Beaufrere
  Editeur   Good Shepherd Entertainment
  Edition   Standard
  Label  
  Zone  2
  Durée Film  2400 min
  Nb Dvd  1
   
   
Développé par CreativeForge Games et édité par Good Shepherd Entertainment, Phantom Doctrine vous plonge au coeur de la guerre froide et des intrigues entre CIA et KGB au siècle dernier dans un jeu de stratégie au tour par tour riche en intrigues, en accessoires et qui propose une campagne au scénario bien ficelé.

Le titre vous propose de gérer un réseau d'espionnage en pleine Époque de la guerre froide. Nous sommes en 1983, la CIA et le KGB se regardent de biais et différentes cellules sont activées pour espionner, contre-espionner, bref, aider le camp choisi en début de partie à déjouer un complot planétaire. Subtil mélange d'influences diverses inspiré des grands films d'espionnage, Phantom Doctrine vous fait entrer dans l’univers sombre des opérations clandestines.

En tant que chef d'une organisation secrète baptisée la Cabale, vous devez déjouer un complot d'envergure mondiale visant à semer la discorde à l'échelle internationale. Entre vols de technologies, infiltration, agents dormants, dossiers classifiés et machinations vous devez mettre en échec les plus sombres perspectives en postant vos agents aux quatre coins du monde.

En début de partie, il vous faut choisir entre incarner des agents de la CIA ou des agents du KGB. Chacun de ses choix est interprété comme une histoire différente avec des introductions variées, des missions tactiques, des objectifs et un point de vue différents. On crée son personnage en indiquant son nom, son sexe et en choisissant parmi les nombreuses photos d’identité proposées et caractéristiques physiques et vestimentaires pour personnaliser son apparence. Suit une courte introduction de style roman photo, pour introduire l’intrigue.

Un didacticiel très succinct (peut être trop succinct pour les novices) explique les mécanismes de jeu et révèle une interface qui reprend le style graphique et les principes d’XCom 2. Côté interface le joueur n'est donc pas dépaysé puisque le gameplay est maitrisé et tout autant agréable. On est en présence d’un jeu de stratégie au tour et en mission, la plupart des actions coûtent des points d’action tandis que lorsqu’on est en plein combat elles peuvent aussi coûter des points de tir.

On se déplace, on crochette, on photographie, on s’empare, on attaque, on neutralise, on passe son tour et l’ennemi fait de même . De retour à la base on gère le développement d'équipements, la recherche ou encore la gestion des ressources humaines qui n'est pas à négliger.

En opération, un menu permet d’utiliser des aptitudes spécifiques sur le terrain comme :
- le déclenchement d’une phrase de contrôle (pour prendre le contrôle d’un agent ennemi soumis à une phase de contrôle),
- la neutralisation (qui permet de neutraliser silencieusement une cible et qui évite de tuer des civils)
- le soutien tactique (qui permet de faire appel à un guetteur pour dissiper le brouillard de guerre et découvrir les ennemis et civils situés aux alentours, ce qui compliquera leur capacité à esquiver les balles et les actions),
- la surveillance (qui permet d’établir une zone garder, les ennemis qui la traverseront se feront tirer dessus),
- l’attaque de brèche (qui s’active en postant au moins dix agents à différents points d’accès d’une pièce et confère un bonus de dégât qui rend l’attaque mortelle lors de l’assaut qui les fera tirer sur tous les ennemis rencontrés dans la zone désignée)
- l’acuité (les personnages ont tous un certain niveau d’acuité qui peut leur permettre d’esquiver les tirs et réduire les dégâts subits. Cette acuité se régénère à chaque tour et peut être augmentée par l’utilisation de capacités ou l’utilisation d’objets).

On peut bien évidemment aussi soigner un équiper, recharger son arme, se replier, etc.

Chaque agent de votre cellule est doté de deux armes parmi une panoplie qui va du pistolet silencieux à la sulfateuse dévastatrice, en passant par les grenades, les fumigènes, les révolvers les fusils d’assaut, etc. Mais dans Phantom Doctrine rien ne s’oppose à ce qu’une mission soit entièrement menée à son terme en toute discrétion. Les déguisements, la vigilance vis à vis des caméras, la dissimulation des cadavres aux yeux des civils et autres ainsi que l’utilisation de silencieux sur vos armes rendent cela possible.

Cependant, lorsqu’une alarme est déclenchée gare à l’intelligence artificielle qui est d’un bon niveau et qui sait vous donner du fil à retordre. Les IA peuvent détruire des documents, changer d’itinéraire pour s’adapter ou encore s’inquiéter de trop de disparitions dans leurs ranges. Pour les vétérans du genre, le mode de difficulté peut aussi être augmenté ci nécessaire.

Pour une mission d'infiltration par exemple, on veillera à recruter un agent qui pratique couramment la langue parlée par l'ennemi. Si un agent est compromis sur le terrain, on veillera à lui créer une nouvelle identité. Si c'est la base qui est repérée, c'est l'ensemble qu'il faudra déménager. L'originalité du titre vient du fait que le contexte de la guerre froide et de l'espionnage permet de disposer de tout un arsenal de gadgets, de déguisements et d'armes qui ajoutent le sel nécessaire à rendre les missions de filature de sabotage ou autres pratiques d’espionnage, palpitantes.

De retour à la planque, le joueur à accès aux fiches détaillées de chaque agent actif, ce qui comprend leur talent spécifique, leur formation, leurs armes et leurs accessoires. Ceci afin de gérer au mieux vos ressources humaines en fonction de la mission à venir. Un détail dans une fiche peut s'avérer salvateur pour accomplir une mission particulière. On peut développer des accessoires, on peut soigner les agents blessés à l'infirmerie et l'on peut accéder à la section "analyse" qui, au fur et à mesure de la progression d'une enquête, enrichit un tableau d'enquête avec des indices et permet de faire le lien entre les différents éléments rassemblés soit lors d'interrogatoires, soit glanés sur le terrain. Ceci permet de dévoiler de nouvelles missions, ressources et technologies.

Enfin sur la carte du monde, le joueur à la possibilité d'accéder à une vue globale du contexte géopolitique et charge à lui d'envoyer ses espions partout dans le monde mais au bon endroit et au bon moment. Recueillir des renseignements sur des activités suspectes permet de prendre les bonnes décisions au bon moment dans un monde où les complots et les manigances sont légion. A tel point qu'il n'est pas rare de basculer dans une paranoïa qui vous fera soupçonner tout le monde d'autant que des événements aléatoires peuvent survenir et vous faire remettre en question une stratégie ou la loyauté d'un agent.

CONCLUSION
Avec Phantom Doctrine, le joueur est plongé dans une intrigue riche et une tension de chaque instant. L'expérience de jeu va au delà de ce que l'on ressent sur un XCOM.  S’il est incroyablement réussi dans son aspect "immersion dans l'univers du renseignement en pleine guerre froide" avec les doutes et les enjeux que chaque décision implique, Phantom Doctrine souffre d’une certaine obsolescence graphique et de lenteurs lors du calcul de la stratégie ennemie. On attend souvent que la barre de progression qui indique le temps de réflexion du tour adverse arrive à son terme ce qui nuit un peu au rythme de l’action.

Reste que Phantom Doctrine propose une campagne solo conséquente et palpitante qui fait référence à des personnages ou événements bien réels de notre passé, tout en offrant un point de vue original dans le traitement de son intrigue.  Un titre captivant à jouer pour qui aime prendre le temps d’élaborer des missions tactiques, façon « mission impossible », en mettant à profit les recrues, l’arsenal et les gadgets à disposition. Une incursion rafraichissante dans le monde de l’espionnage de la fin du 20ème siècle.

L'image
  Définition
  Couleurs
  Compression
   
  Format Vidéo 16/9 anamorphique couleur
  Format Cinéma 1.78:1
   
   
Si il est plutôt flatteur à l’oeil bien que non optimisé pour la Xbox One X, Phantom Doctrine propose des séquences intermédiaires d'un autre âge, à la ramasse techniquement. Les cinématiques et les cut-scènes façon roman-photo offrent le minimum syndical en terme de qualité visuelle. La représentation isométrique du terrain des opérations est ppur sa part agréable et reprend à l'identique ce que propose un XCOM, mais le gros reproche que l’on pourrait faire au titre est de ne pas être proposé en 4K.

On est donc en présence de graphismes bien inférieurs à ce que peut traiter la dernière console de Microsoft ce qui est un peu dommage. En outre, les textes à l’écran ne bénéficient pas d’une traduction sans faille. Il n’est pas rare de grincer des dents sur une tournure de phrase mal venue ou abrupte, parfois même tronquée. Enfin, le texte des dialogues apparaît si subrepticement à l’écran qu’il faut l’attraper à la volée, un sport qu'il faudra maîtriser pour ne rien louper des échange radio entre les protagonistes sur le terrain.

Le Son
 
La musique de fond fait place à une partition très inspirée des films noirs à suspense. Agréable à souhaits, discrète, elle participe intensément à l’ambiance, soulignant avec élégance le contexte à suspens dans lequel on évolue. Côté dialogues, pas de version française hélas, il faut se contenter des sous titres.

Si Phantom Doctrine est en français dans le texte, son doublage audio est uniquement proposé en VO anglaise. On apprécie le ton des échanges verbaux parfaitement interprétés et les bruitages sommes toutes classiques et de bon aloi. Suffisamment bien dosés d'ailleurs pour permettre au joueur de rester concentré sur sa stratégie.

Les Bonus
  Supléments
  Menus
  Sérigraphie
  Packaging
 
  Durée 999 min
  Boitier Amaray
   
   
La campagne Solo offre une durée de vie d'une quarantaine d'heures avec son lot de rebondissements, de trahisons, de complots et de surprises. Une histoire qui, une fois menée à son terme pour le compte de la CIA ou du KGB débloque une dernière faction : le Mossad. Chaque organisation bénéficiant de son cheminement scénaristique unique.

Le mode multijoueur est réduit à une section multijoueurs qui propose des combats en ligne à un contre un, acharnés et en tour par tour. Un moyen de découvrir toutes les subtilités et le caractère meurtrier de Phantom Doctrine en faisant vos premières armes dans le cadre d'échauffourées bourrées d'action.

A signaler le didacticiel bien trop succinct et l’interface de jeu assez confuse qui ne permettent  pas de cerner toutes les subtilités d’utilisation des différentes capacités avant de se lancer dans la campagne. On tâtonne, on tourne autour d’une preuve dans pouvoir y accéder parce qu’un civil est prostré devant et sans savoir comment débloquer la situation, on cherche pendant plusieurs tour pourquoi un homme posté en hauteur ne peut pas activer sa capacité de surveillance alors que ses points d’action sont au maximum, bref on tourne pas mal en rond en butant sur des incompréhensions de mécanismes de jeu qui auraient pu être expliqués dans un didacticiel plus abouti.

Bonus
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
  Fin alternative
  Galerie de photos
  Story board
  Multi-angle
  Liens internet
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