Spider in the web

Titre Original
Spider in the web
Genre
Pays
GB (2020)
Date de sortie
dimanche 1 mars 2020
Durée
114 Min
Réalisateur
Producteurs
Eran Riklis, Moshe et Leon Edery, Jacqueline De Goedj
Scénaristes
Gidon Maron
Compositeur
Divers
Format
Dvd 9
Langues
PCM
Label
SS.Titres Film
SS.Titres Bonus
SS.Titres Commentaire
Français
Oui
Oui
Non
Anglais
Oui
Oui
Non
Le Film
Critique de Emmanuel Galais
Editeur
Edition
Standard
Label
Zone
2
Durée Film
114 min
Nb Dvd
1

Un agent secret sur le retour infiltre un réseau chargé de vendre des armes chimiques à une dictature du Moyen-Orient.

 
Eran Riklis n’est pas un débutant. Et même si « Spider in the Web » semble être une incursion dans un style plus « Grand Public », comme le film d’espionnage, il n’en demeure pas moins une œuvre qui s’inscrit dans la continuité de son œuvre, qui compte des petits bijoux tels que « Les Citronniers » dans lequel une femme palestinienne, veuve, voyait sa citronnerai menacée par l’installation d’un ministre israélien, dans la propriété voisine. Ou encore « Zaytoun », dans lequel un soldat israélien se crache non loin de Beyrouth et rencontre un jeune garçon Palestinien, qui va l’aider à sortir d’une zone de danger pour le pilote. Et ce « Spider in the Web » qui s’inspire de faits réels, prend une nouvelle fois, pour base ces conflits larvés au Moyen Orient, particulièrement l’utilisation des armes chimiques par Bachar Al Assad.


Pourtant, très rapidement, le film se révèle décevant, notamment par son manque de rythme évident. Et même si l’on peut prendre en comparaison « La Taupe » de Tomas Alfredson (2012), inspiré d’un roman de John Le Carré, et, qui, justement se démarquait des films d’espionnage par un rythme résolument moins énervé que pour un James Bond, par exemple, ce film de Eran Riklis manque terriblement de dialogues passionnants et de tenue de réalisation pour pouvoir réellement nous embarquer. La faute à un scénario, signé Gidon Maron (Playoff) qui veut trop en dire tout en gardant maladroitement un secret dont on capte les premières 30 minutes, les grandes lignes.


Si l’on ajoute à cela une mise en scène assez faible en bonne idée qui soigne plus son esthétique que son originalité et sa dynamique, le film se révèle très vite plombant avec de véritables longueurs, qui empêchent de réellement plonger dans l’histoire et, voir même, laisse le spectateur sur le bord de la route dans les premières minutes du film. Le temps où Eran Rikilis savait parler avec finesse et subtilité d’une situation ubuesque persistante au Moyen Orient, ou alors lorsqu’il savait faire preuve d’humanité semble bien loin et en pause, en tout cas, pour le moment. Car le film se révèle très chaotique, un peu « foutraque », puisque chaque personnage est une caricature de lui-même et ne parvient jamais à totalement nous séduire ou à susciter la moindre émotion.


Ajoutez à cela un Ben Kingsley à des années lumières de ses compositions marquantes « Gandhi » pour Richard Attenborough (1982), Itzakh Stern pour Spielberg (La liste de Schindler (1993)) ou George Méliès pour Scorcese (Hugo Cabret (2001)). Ici l’acteur ne sembla pas particulièrement concerné par son personnage et se laisse partir à la simplicité. Face à lui Monica Bellucci (Asterix et Obélix Mission Cléopâtre) n’est plus que l’ombre d’elle-même. Même constat pour l’acteur Israélien Itay Tiran (Hostages), véritable star dans son pays, autant pour ses rôles que pour ses prises de positions politiques, qui ne parvient pas non plus à imposer une composition à la hauteur de l’enjeu.


En conclusion, « Spider in the web » est un film d’espionnage bien décevant qui ne parvient pas à captiver. Son scénario trop confus, sa mise en scène trop occupée à soigner son esthétique et des acteurs loin du meilleur de leur forme, font de ce film une déception à la hauteur de l’attente qu’il pouvait susciter.


L'image
Couleurs
Définition
Compression
Format Vidéo
16/9 anamorphique couleur
Format Cinéma
2.35:1
Trop fade dans son écriture et dans sa narration mais pas dans sa photographie. Les couleurs sont magnifiques et les contrastes sont parfaitement dosés pour lui donner une profondeur tout en douceur et en puissance. L’ensemble est de bonne tenue, à l’instar des scènes d’extérieurs qui mettent en valeur le travail de décoration.

Le Son
Langue
Type
Format
Spatialisation
Dynamique
Surround
Anglais
5.1
Français
5.1
Le film est disponible en Dolby Digital 5.1 en Vo comme en VF. Le film se regarde, évidemment,  de préférence en VO pour mieux plonger dans le jeu des acteurs et de mieux se laisser imprégner par l’histoire même si elle nous laisse un peu circonspects. Toutefois il est bon de souligner une belle répartition qui ne laisse pas la musique trop envahir les dialogues.

Les Bonus
Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
Durée
30 min
Boitier
Amaray
Côté Bonus, un making of assez court qui revient sur les dessous du film.
Bonus
Livret
Bande annonce
Biographies
Making of
Documentaire
Interviews
Com. audio
Scènes sup
Fin alternative
Galerie de photos
Story board
Multi-angle
Liens internet
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