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Shéhérazade

Genre Drame
Pays FR (2018)
Date de sortie mardi 8 janvier 2019
Durée 112 Min
Réalisateur Jean-Bernard Marlin
Avec Dylan Robert, Kenza Fortas, Idir Azougli
Producteurs Grégoire Debailly
Scénaristes Jean-Bernard Marlin et Catherine Paillé
Compositeur Jacob Stambach
Format Dvd 9
 

Langues
  PCM Label Film Bonus Commentaire
  Français
Oui
Oui
Non

Le Film Critique de Emmanuel Galais
  Editeur   Ad Vitam
  Edition   Standard
  Label  
  Zone  2
  Durée Film  112 min
  Nb Dvd  1
   
   
Zachary, 17 ans, sort de prison. Rejeté par sa mère, il traîne dans les quartiers populaires de Marseille. C'est là qu'il rencontre Shéhérazade...

N’allons pas tourner autour du pot pendant des heures, « Shéréhazade » est un film qui dérange. D’abord parce qu’il est difficile de s’attacher aux personnages, tant ils sont un ramassis de bêtise violente. Des types qui se donnent des airs de seigneurs alors qu’ils ne sont que des personnages à l’abjectes moralité qui ne tourner qu’autour de leur pauvre moralité, dont ils s’arrangent dés lors que cela tourne en leur faveur, comme cette réplique qui sent bon la stupidité, pour ne pas être vulgaire : « Je respecte les femmes, mais pas les putes ! ».  Hormis la jeune Shéhérazade, qui avec son prénom de princesses des mille et une nuits est enfermé dans une obscurité sombre, celle de la prostitution avec ses clients tantôt glauques, tantôt pathétiques, l’ensemble des personnages sent l’honneur de gangrène celui que l’on croit avoir mais qui ressemble plutôt à un furoncle.

Le scénario se veut sans concession et Jean Bernard Marlin qui le signe avec sa coscénariste Catherine Paillé (La Belle vie), connait bien le sujet de son premier film puisqu’il s’est largement documenté et a vécu au plus prêt d’un groupe de femmes vivant de la position. Si l’œuvre est forcément forte notamment dans sa conclusion, elle n’en demeure pas moins dérangeante par une absence d’empathie que peut ressentir le spectateur. En effet, les personnages sont plus repoussant qu’attendrissants. Si le scénario se veut particulièrement bien ciselé et moins documentaire notamment grâce au travail de Catherine Paillé, qui a instillé plus d’humanité, le résultat n’en demeure pas moins un film sombre, âpre et parfois écœurant dans les dialogues de ces personnages qui ne respectent que leur minable égo. De la même manière, toute proportion gardée, que dans « La tête haute », le héros souffre d’abord d’être rejeté par sa mère. A tort ou à raison, le réalisateur ne prend jamais parti, la mère ne veut plus prendre en charge son fils et se retrouve plus ou moins volontairement responsable de la dérive de ce dernier.

D’ailleurs, si tout ces sentiments sont si contradictoires et si présent c’est notamment du à la mise en scène de Jean Bernard Marlin, qui se veut très documentaire, peut être un peu trop, en serrant sa caméra au plus prêt de ses personnages, se mêlant aux joutes verbales parfois inaudibles, ne cherchant pas à embellir encore moins à romancer plus que de raison. Le but du jeu est de montrer les relations crasses de ces gens sans repère réel, qui s’obstinent à se croire important, mais ne sont que les plaies d’une ville qui ne cesse de souffrir de leur violence. Dans sa réalisation de « Shéhérazade », Jean Bernard Marlin, présente une Marseille par le prisme des quartiers populaires. On y voit une ville sans lumière, que celle des réverbères de la nuit, des portes cochères et des terrains vagues où jouent les plus jeunes. Une ville qui se laisse gangrener par l’absence de réelle volonté de ses élus.

« Shéhérazade » surprend surtout par son interprétation, majoritairement non professionnelles et surtout pour certain, à commencer par Dylan Robert, l’acteur principal, sortie de prison. Le jeune homme était encore dans sa cellule lorsque le rôle lui est tombé dessus, comme une possibilité de rédemption. Il livre une composition surprenante, peut-être moins marquante que celle de Rod Paradot dans la « Tête Haute », mais suffisamment pour se dire que le jeune homme, s’il parvient à s’émanciper d’une étiquette qui va lui coller à la peau, peut devenir une des valeurs montantes de la scène cinématographique française. En revanche la prestation de Kenza Fortas, elle aussi non professionnelles, force le respect. La jeune femme s’empare de son rôle de prostitué et parvient à lui donner toutes ses nuances et toutes de contradictions.

En conclusion, « Shéhérazade » est un film sombre, qui laisse dans ses dernières secondes, paraître un peu de lumière, peut-être un peu d’espoir. Le scénario et la mise en scène se voulait au départ documentaire, le film se révèle au final, sombre et dérangeant, la faute de personnage difficiles à apprécier. La distribution est magnifique.


L'image
  Définition
  Couleurs
  Compression
   
  Format Vidéo 16/9 anamorphique couleur
  Format Cinéma 1.85:1
   
   
Marseille, ville métissée dans ses quartiers, dans ses cultures et dans ses relations aussi, apparaît sous son visage le plus sombre, celui d’une certaine jeunesse désœuvrée qui se construit un univers qui ne devrait pas lui ressembler. Personnage sous-jacent de l’histoire, elle se devait de trouver une image qui oscille en sombre et colorée comme les sentiments des personnages. Avec une lumière souvent en contre jour ou en saturation, le réalisateur et son directeur de la photographie, Jonathan Ricquebourt (La Mort de Louis XIV) donnent au film sa texture particulière entre violence et noirceur.

Le Son
 
Un film sombre presque documentaire, mais qui se laisse tout de même illustrer par la musique de Jacob Stambach, compositeur au sein du groupe « The History of Colour TV ». Et puis il y a les environnements sonores qui viennent habiller le film pour lui donner toute sa cohérence et plonger le spectateur au cœur d’une intrigue simple à la mise en scène minutieuse. 

Les Bonus
  Supléments
  Menus
  Sérigraphie
  Packaging
 
  Durée 60 min
  Boitier Amaray
   
   
Un Entretien avec le réalisateur qui revient sur les origines et les difficultés de son film. Il livre ainsi quelques secrets comme la collaboration avec ses acteurs et la manière dont ils ont construit ensemble leurs personnages.

Le Court-Métrage « La Fugue » qui suit le parcours violent et insolemment insouciant d’une jeune délinquante lors de sa comparution devant le tribunal.


Bonus
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
  Fin alternative
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