dans le même genre
  L'ENFER DES ANGES
  LES TOMBEAUX SANS NOMS
  LES ÂMES MORTES
  LE GRAND BAL
  RBG
  NOS ANIMAUX DOUX DEHORS, SA...
  VOYAGE À TRAVERS LE CINÉMA ...
  BELMONDO OU LE GOÛT DU RISQ...
  SCREAM FOR ME SARAJEVO
  DE PALMA



Dernières Actus
  DAVID PROWSE L'ACTEUR QUI I...
  DVDCRITIQUES LIVE #29 : EN ...
  TEST AMPLI-TUNER PIONEER VS...
  DOLBY ATMOS MUSIC : QUOI, O...
  L’ASCENSION DE SKYWALKER EN...
  NOUVEAUTÉS 2020/2021 YAMAHA...
  FOCAL CHORA 826D DOLBY ATMO...
  SMYTH REALISER A16 : L'INTE...

De Cendres et de Braises

Genre Documentaire
Pays FR (2019)
Date de sortie vendredi 29 mai 2020
Durée 69 Min
Réalisateur Manon Ott
Avec Manon Ott
Producteurs Céline Loiseau
Scénaristes Manon Ott
Compositeur Akosh S.
Format Dvd 9
 

Langues
  PCM Label Film Bonus Commentaire
  Français
Oui
Oui
Non

Le Film Critique de Emmanuel Galais
  Editeur   Les Alchimistes
  Edition   Standard
  Label  
  Zone  2
  Durée Film  69 min
  Nb Dvd  1
   
   

Portrait poétique et politique d’une banlieue ouvrière en mutation, De Cendres et de Braises nous invite à écouter les paroles d'habitants des cités des Mureaux, près de l’usine Renault-Flins. Qu’elles soient douces, révoltées ou chantées, au pied des tours de la cité, à l’entrée de l’usine ou à côté d’un feu, celles-ci nous font traverser la nuit jusqu’à ce qu’un nouveau jour se lève.


Parler de la banlieue sans sombrer dans les clichés d’usage, voilà la tâche que s’est fixé la réalisatrice et chercheuse Manon Ott. Et pour commencer, elle a décidé de nous raconter l’histoire de cette cité des Muraux, dont la naissance est intimement liée à l’usine Renault qui lui sert, en partie, d’horizon. Et puis l’usine se lançant dans une course à la performance inlassable, elle fit venir de nouveaux employés qui venus de pays lointain à la peau charbonneuse ou teintée par un soleil écrasant. Des employés qui quittèrent leur pays pour une vie meilleure et vinrent s’entasser dans des barres d’immeubles et créèrent ainsi une autre image de la cité. Les années et les décennies passèrent et le visage de cette cité changea, le regard de ses habitants aussi. Envies, ambitions et déceptions de voir cette usine les délaisser pour augmenter ses profits. Ce nouvel Eldorado, devins subitement la source des tourments et les habitants de la considérer comme un échec à défaut d’une victoire.


Et toute la symbolique et la beauté de ce documentaire tient en cette histoire. Car nous pouvons être rebuté par certaines paroles d’intervenants, mais en prenant un peu de recul, ils sont tellement porteurs de lumière, de rêves et d’évasion, qu’ils nous font voir la cité autrement. Il y a d’ailleurs ce jeune homme qui en introduction se ivre à une déclaration d’amour pour ce paysage gris de béton et de fumée d’usine voisine. Avec justesse et maladresse aussi, mais avec sincérité, il se livre à une jolie performance en amour pour ces barres où habitent des milliers de personnes de toutes origines, et qui gardent en leurs ventres, des bonheurs et des drames pour se muter en une vision différente de celle un peu étriquée des bien-pensants citadins. Ici on parle de souvenirs, de respect pour le sacrifice des anciens, d’ambitions, de déceptions mais jamais de renoncement.  Ici les intervenants nous livrent une autre vision des Muraux, sans pour autant cacher ses plaies et ses envies que l’on comprenne que vivre dans une « Cité » n’est pas forcément synonyme de violence et de délinquance. 


Hautement poétique surtout lorsque les habitants se livrent sur leur vie passée, les interventions de la municipalité qui leur a supprimé des buissons, par exemple, un élément du décor qui semble anodin à nos yeux mais si nécessaire, parce que synonymes de rires et d’insouciance. Des petits détails qui rendent ce documentaire si différent des autres et si touchant. Seul ombre au tableau, toutefois, une place assez anecdotique à la parole féminine qui aurait pu donner une vision supplémentaire et toute aussi nuancée de ce qu’est la vie dans cette des Muraux.




L'image
  Définition
  Couleurs
  Compression
   
  Format Vidéo 16/9 anamorphique couleur
  Format Cinéma 2.35:1
   
   
Le Noir et Blanc vient, ici, amplifier l’aspect nostalgique et neutre du documentaire. Tout le monde, dans cette cité et autour, évolue dans un bi-chrome subtile et présent qui offre une image bien moins « crasse » que les autres docus du genre. Ici, les horizons deviennent poésie alors qu’une couleur ils seraient angoissants, ici les murs des bâtiments gardent une neutralité envoutante, alors qu’en couleur ils seraient synonymes d’imperfections. 

Le Son
 
L’utilisation d’une piste Stéréo reste forcément une évidence qui permet réellement de plonger au cœur des confessions des uns et des autres y compris lorsqu’elles viennent du passé. La spatialisation offre une belle répartition et ne vient en rien ternir l’émotion suscitée par certains témoignages

Les Bonus
  Supléments
  Menus
  Sérigraphie
  Packaging
 
  Durée 70 min
  Boitier Amaray
   
   
Un entretien passionnant avec la réalisatrice. Ainsi que le court-métrage « La Cour des Murmures » de Grégory Cohen, tourné également aux Mureaux.

Bonus
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
  Fin alternative
  Galerie de photos
  Story board
  Multi-angle
  Liens internet
  Interface Rom
  Jeux intéractifs
  Filmographies
  Clips vidéo
  Bêtisier
  Bonus Cachés
  Court Metrage