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Kingdom Come : Deliverance

Genre Jeux Vidéo
Pays CZ (2018)
Date de sortie mardi 13 février 2018
Durée 999 Min
Plateforme Xbox One
Site Internet Site officiel du jeu
 

Langues
  PCM Label Film Bonus Commentaire
  Allemand
Oui
Non
Non
  Anglais
Oui
Non
Non
  Français
Oui
Non
Non

Le Jeu Critique de Pierre Dubarry
  Editeur   Kochmedia
  Edition   Standard
  Label  
  Zone  2
  Durée Film  999 min
  Nb Dvd  1
   
   
Une longue histoire que Kingdom Come Deliverance, mais quelle belle histoire. Projet imaginé en 2009 par une petite équipe originellement issue de 2K Czech (Mafia, Vietcong…), il aura fallu attendre quelques années avant la naissance de Warhorse Studios, et une levée de fond d’environ 2 millions de dollars grâce à une campagne de financement participatif Kickstarter pour voir le projet réellement débuter en 2014. Édité sous la bannière de Deep Silver/Koch Media, le jeu est dès à présent disponible sur plateformes PC, PS4 et Xbox One. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le projet s’est largement donné les moyens de ses ambitions. Une claque monumentale.

L’idée originale de Kingdom Come est de parvenir non pas à créer un jeu autour d’un simple contexte géographique, s’accommodant dès lors certains faits à l’instar des derniers Assassin’s Creed qui s’appuient davantage sur le concept de « tourisme historique », mais au contraire d’un récit pleinement intégré dans une réalité historique. Les développeurs ont fait le choix de placer KCD sur leurs terres natales au XVe siècle, dans le royaume de Bohême, qui deviendra plus tard la République Tchèque. Le titre débute peu après la mort de l’empereur Charles IV, à une époque trouble dans laquelle son successeur, son fils Venceslas IV, se révèle être un incompétent notoire, plus intéressé par les plaisirs frivoles qu’à la gouvernance du royaume.

Le jeu débute en l'an 1403, peu après l’enlèvement de l’empereur Venceslas par le roi de Hongrie et de Croatie, le bien-nommée Sigismond, son demi-frère. Le jeu nous met aux mains de Henry, jeune fils du maître forgeron de Skalice, qui va assister impuissant au massacre de ses parents et au pillage de son village par les armées Sigismond et les mercenaires Coumans.

Une simulation historique ?

Dans l’esprit, c’est l’idée vers laquelle tend le titre. Bien que le pari d’adopter une vue à la première personne paraisse risqué de prime abord, il faut reconnaître que les équipes de Warhorse ont fait un travail admirable. Tout d’abord en terme d’immersion, les différents villages et villes sont conçus au plus proche de la réalité des documents d’époque, certain(e)s ayant aujourd’hui disparu à l’image de Skalice. La vie pullule, et l’atmosphère très différente selon que l’on traverse les campagnes, les cités ou la forêt. On y voit de nombreux PNJ vaquer à leurs occupations, les paysans qui travaille la terre dans leurs champs, les forgerons qui travaillent le métal et des meuniers le blé, tandis que les plus grandes cités, terres de contraste, laissent apparaître les disparités sociales entre les différentes classes, mais aussi des étals de commerçants, des tavernes, des soldats en patrouille sous l’égide du bailli, etc.

Ce qui est d’abord intéressant ici, c’est de constater le travail réalisé par Warhorse pour (re)créer un monde réellement vivant et le plus proche possible de la réalité historique de l’époque. Graphiquement tout d’abord, la construction de l’univers de KCD cherchant à se rapprocher le plus près possible de l’architecture médiévale du royaume de Bohême, mais on retient tout autant la qualité d’écriture, qui ne fait aucune concession sur le parler et la réalité du Moyen-âge.

L’ensemble rend KCD réellement passionnant, tout comme le rythme volontairement lent – ce n’est ici aucunement péjoratif - à tel point que l’on en oublierait parfois presque les quêtes principales, au profit de quêtes secondaires qui nous demandent d’aller débusquer un camp de brigands, partir chasser (braconner plutôt) en forêt pour ramener de la viande ou des peaux, retrouver un cheval disparu, etc. Sans compter que l’on se prend à certains moments définitivement au « jeu », quitte à perdre quelques heures à partir à l’aventure sans aucun but, si ce n’est celui de ramasser des fleurs et des plantes pour faire le plein de potions, et accessoirement augmenter ses compétences en herboristerie.

Un RPG pure souche

Là ou d’autres titres optent pour un arbre de compétences très rectiligne, Warhorse donne directement les clés au joueur. En d’autres termes, plus vous utilisez certaines compétences, prenons le cas des combats à l’épée, à mains nues et à l’arc, durant chaque affrontement, Henry développe progressivement ses compétences Force, Épéiste, Contres, Défense et Archer. Plus il marche à pied, plus la compétence Endurance augmente, tandis que la compétence Herboriste évolue en fonction des fleurs et plantes ramassées, même chose pour la chasse, le vol, le crochetage de serrures, l’équitation, et même l’alcool. Il en est de même pour le dialogue, puisque certains choix feront directement appel aux compétences les plus marquées.

Une réponse intimidante aura plus de chance de fonctionner si les compétences d’armes/combat sont élevées, mais une réponse éloquente ou faisant appel à l’empathie de l’interlocuteur demandera un comportement vierge de tout soupçon et des vêtements (propres) qui conforte un certain rang. Tout est une question de choix, en fonction des décisions prises par le joueur, Henry aura autant vocation à devenir le bon samaritain du royaume de Bohême, que le prince des voleurs. Les choix ont ici de réelles conséquences sur le déroulement d’un certain nombre de quêtes, et certaines actions/paroles peuvent tout aussi bien ouvrir que refermer certaines brèches menant à la résolution d’une quête.

La perception des PNJ peut d’ailleurs changer en fonction de certaines actions, dégainer son arme hors combat n’est particulièrement bien perçu, tout comme se balader dans une cité sans flambeau, après le couvre-feu. Sans parler des soirées bien arrosées à la taverne, à l’image de cette monumentale quête « alcoolisée » avec le prêtre Godwin…

Un système de combat exigeant et prenant, mais...

Plus encore que ce que nous avions pu voir jusque-là, KCD s’appuie sur une mécanique complexe de prime abord, mais d’une intelligence rare dans sa mise en œuvre. Pour les combats, le jeu repose sur un système d’étoile à 5 branches pour orienter son arme, deux types de coups (frappe et estoc) auxquels il faudra rajouter les coups de maître (contre-attaques), mais également la possibilité de feinter son assaillant et d’effectuer une parade.
Les premiers combats sont franchement difficiles, pour ne pas dire résolument laborieux, mais on apprend petit à petit à savoir quand attaquer et quand défendre, notamment dans la gestion de la jauge d’endurance, jusqu’à devenir redoutable une fois atteint un certain niveau de compétences dans le maniement des armes, et prendre un réel plaisir à appréhender ces phases.

Le seul vrai problème provient des combats durant lesquels il faut faire face à deux assaillants ou plus, le changement de cible s’avère très mal pensé, et il n’est pas rare de recevoir un coup par-derrière alors que l’on est en plein combat avec l’assaillant se situant face à nous. Cela se tiendrait encore si le système de verrouillage permettait de passer facilement de l’un à l’autre, mais ce n’est malheureusement pas le cas, et l’on espère que les développeurs pourront y remédier dans un prochain correctif.

Conclusion

Malgré certains défauts de jeunesse, Kingdom Come Deliverance est un coup de maître. Un excellent RPG qui apporte une vraie bouffée d’air frais à un genre finalement assez peu représenté. Le titre de Warhose Studios respire la passion et le travail acharné, et il faut reconnaître que malgré des moyens limités en comparaison de certaines productions triple A, le résultat est une vraie réussite. KCD n’est évidemment pas exempt de défauts, la faute principalement à un manque flagrant d’optimisation (autant sur PC que sur One X), pour autant…rarement un RPG ne nous aura autant enthousiasmés depuis Skyrim (les dragons en moins). Vivement la suite !

L'image
  Définition
  Couleurs
  Compression
   
  Format Vidéo Ultra HD 2160p
  Format Cinéma 1.33:1
   
   
Graphiquement, le jeu se montre globalement convaincant, voire bluffant face à certains paysages grâce à une très belle gestion de la lumière. À l'opposé pourtant, le jeu souffre d'un manque flagrant d'optimisation, et si l'on peut concéder l'amélioration constatée depuis le dernier patch, certains ralentissements interpellent. On relèvera également une très belle modélisation des personnages et des cités, en revanche les expressions faciales sont trop rigides, tout comme certaines animations, c'est particulièrement criant sur certaines cinématiques, sans compter un clipping parfois franchement étrange sur certaines textures. Exception faite des combats, heureusement. Il reste encore un peu de boulot, gageons que Warhose parvienne à remédier rapidement aux nombreux soucis qui touche le jeu.

Le Son
 
Malgré une certaine répétitivité, la bande-son de KCD se montre très réussie, tout comme les doublages en français dont la qualité est à souligner, et la qualité de certains effets sonores. Mention spéciale aux bruits d'épées et au superbe rendu des orages et de la pluie. On regrette que certains bugs se manifestent là encore, lors de certains dialogues, la phrase débute en français pour se terminer en allemand. Oups...

Les Bonus
  Supléments
  Menus
  Sérigraphie
  Packaging
 
  Durée 0 min
  Boitier Amaray
   
   
Entre les quêtes principales, les quêtes secondaires, et les activités annexes, KCD offre une durée de vie gargantuesque dépassant allègrement la cinquantaine d'heures pour les joueurs qui aiment prendre leur temps. Un contenu additionnel devrait également arriver dans les prochains mois, et permettre au joueur d'incarner un personnage féminin. On a hâte de découvrir ça ! Une fois les bugs corrigés du moins.

Bonus
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
  Fin alternative
  Galerie de photos
  Story board
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