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Dirt Rally 2.0

Genre Jeux Vidéo
Pays UK (2019)
Date de sortie mardi 26 février 2019
Durée 999 Min
Plateforme Xbox One
 

Langues
  PCM Label Film Bonus Commentaire
  Français
Non
Non
Non

Le Jeu Critique de Frédéric Beaufrere
  Editeur   Codemasters
  Edition   Edition spéciale
  Label  
  Zone  2
  Durée Film  999 min
  Nb Dvd  1
   
   
Près de trois ans après son ainé, Dirt Rally 2.0 arrive sur consoles et PC au catalogue de Code Masters. Testé ici sur Xbox One X, le titre vise encore plus haut avec des graphismes 4K Ultra HD et HDR et une fluidité à toute épreuve.

Ce qui est proposé
Avec Dirt Rally 2.0, Codemasters propose de tracer la route sur une sélection de lieux de rallye emblématiques dans le monde entier. L’éditeur promet une expérience immersive et un nouveau modèle de conduite ainsi que la possibilité de choisir ses gommes dont l’usure est gérée, tout comme la détérioration de la piste, détail qui revêt toute son importance lors des spéciales si vous êtes amenés à partir en fond de classement. Les surfaces parfaitement reproduites et les risques de chute ou d’impact avec l’environnement sont autant d’éléments qui sont sensés offrir un challenge et une expérience de conduite tout-terrain la plus authentique et la plus ciblée qui soit.

Nouvelle-Zélande, Argentine, Espagne, Pologne, Australie et États-Unis sont étonnamment les seuls sites livrés avec le jeu au lancement proposant en tout un échantillon de huit circuits officiels du championnat FIA World Rallycross. Le reste sera proposé sous la forme de plusieurs DLC. Mais plus de 50 véhicules sous licence sont déjà proposés de base, de la voiture de série aux supercars : VW Polo GTI R5, la Mitsubishi Lancer Evolution X, Citroen C3 R5 ou Chevrolet Camaro GTR.4 par exemple.

Le joueur est invité à développer son équipe, embaucher du personnel et gérer ses véhicules en choisissant des stratégies de course qui permettent d’accumuler des crédits, qui permettent d’acquérir de nouvelles pièces, qui permettent de progresser dans les événements et championnats, etc… Il est possible d’adapter chaque véhicule à votre style de conduite et au caractéristiques environnementales. On réduit l’usure en configurant les réglages et on améliore ses pièces pour augmenter les performances.

Les circuits disponibles sont  : Barcelone, Montalegre, Mettet, Lohéac Bretagne, Trois-Rivières, Hell, Holjes et Silverstone. Tous à essayer en long en large et en travers dans une multitude de séries différentes. Pour Monte-Carlo, la Grèce, le Pays de Galles, l'Allemagne, la Finlande et la Suède par exemple il faudra attendre et sans doute passer à la caisse. Voilà pour la présentation générale théorique.

Ce qui est ressenti
Dans la pratique le tableau est moins gouteux, la faute à une technique qui prime sur le plaisir de jeu. Si Dirt Rally 2.0 peut être considéré comme une vraie démonstration du savoir faire du studio de développement, le titre en oublie de rester accessible. La cible visée est assurément une frange restreinte de la population de joueurs, passionnée de rally et au fait de tout son jargon technique car le titre se veut clairement la référence du genre.

Les paramètres de réglages des véhicules sont innombrables mais en l’absence d’une aide pédagogique intégrée et/ou d’un tutoriel, Dirt Rally 2.0 zappe totalement l’aspect éducatif qu’il aurait pu avoir et s’adresse clairement à une niche de passionnés. Le joueur casual n’y verra que des complications et curseurs inutiles à aborder pour éviter d’entraver son plaisir de jeu.

Le gameplay justement amène débat. Les aides à la conduite ou à la tenue de route sont nombreuses et la gestion des dégâts, des réparations et autres facilités sont censées permettre à chacun d’y trouver chaussure à son pied. Mais encore une fois rien n’est documenté et aucune aide intégrée n’indique l’impact de tel ou tel niveau de paramétrage. Sur ce second volet il est inexcusable de faire l'impasse sur toute une frange de la population de gamers. On se met à regretter l’époque ou les jeux étaient livrés avec un vrai manuel.

Dans les faits, Dirt Rally est d’entrée de jeu un titre coriace, à l’intelligence artificielle modulable mais à la courbe de progression robuste. Le joueur suréquipé et acquis à la cause du Rally y trouvera sans doute son compte en investissant beaucoup de son temps et de son énergie dans l’enchainement des épreuves, le peaufinage des paramètres du jeu et la préparation pointue de son véhicule en fonction de l’épreuve à venir tandis que les autres joueurs, toutes assistances à fond, ne profiteront qu’en surface de la complexité du titre et ne verront en Dirt Rally 2.0 qu’une démonstration technique aboutie sans pouvoir rêver d’obtenir quelques maigres succès.

CONCLUSION
Plus pointu, plus poussé, plus beau. A vouloir servir un titre trop parfait, axé technique et simulation avec des paramètres complexes non documentés et des concurrents infaillibles, Codemaster s’obstine et risque de louper le virage de ce qui fait l’essence d’un jeu vidéo : l’amusement. Ce qui était toléré dans le 1er volet et passait pour une prouesse risque désormais de passer pour un manque d'accessibilité. On est ici en présence d’un titre qui offre davantage matière à se creuser les méninges que de plaisir vidéo ludique à enchainer les virages dans des décors magnifiques. Sans aucun tutoriel et amputé de circuits de Dirt Rally 1 qui seront servis en DLC, Dirt Rally 2.0 offre un premier contact plutôt rugueux. S’il va de soi qu’il saura combler les fortunés fidèles de la licence, pour les autres l’approche risque d’être très longue et la facture finale éliminatoire.

L'image
  Définition
  Couleurs
  Compression
   
  Format Vidéo Ultra HD 2160p
  Format Cinéma 1.78:1
   
   
Sur Xbox One X, ce deuxième Opus est servi en 4K Ultra HD avec une excellente gestion du HDR. L'Ego Engine fait des merveilles et les graphismes photoréalistes son somptueux avec des décors splendides et grouillant de spectateurs, un environnement où la flore et les reliefs sont généreusement restitués mais dont on n’a hélas que pas le temps de profiter à moins de vouloir plomber son chrono. Les effets de poussière et et terre soulevée sont hyper réalistes et mieux vaut ne pas être en queue de peloton sur certaines épreuves. Pour palier à la faible variété de pistes proposées, des changements d'éclairage et des conditions météorologiques variables sont introduits, il faudra se contenter de cet artifice en attendant les DLC à venir.

Du côté des véhicules, ils sont parfaitement modélisés (tout comme les dégâts), Codemasters étant passé maitre dans l’art de restituer les lignes séduisantes des bolides les plus renommés toutes disciplines confondues. Plusieurs vues sont proposées, en intérieur comme en vue capot ou depuis l'extérieur. Tout le monde y trouve donc son compte. C’est beau, très beau. Le rendu 4K dynamique offre en outre un magnifique rendu des ombres, des volumes et des éclairages et les replays sont d’une stabilité à toute épreuve en terme de framerate. Les replays sont aussi fluide que les épreuves et l’impression de vitesse est vertigineuse.

Mais pour un titre si abouti graphiquement dans ses épreuves, il faut admettre que les menus, bien que très léchés dans leur design, sont un peu le parent pauvre du jeu. Pourquoi ne pas avoir habillé le menu des réglages de la voiture dune véritable représentation explosée de chaque bolide avec en surbrillance les éléments impactés par le réglage en cours de modification ? En lieu et place, des icônes, des curseurs et une platitude qui ne fait pas très 21e siècle. L’interface simpliste aurait aussi gagné à afficher des aides contextuelles plus loquaces et pédagogiques concernant tous les curseurs. Enfin, on trouve parfois des fautes grossières comme dans l'écran qui affiche fièrement « Accédez à la marché Xbox ».

Le Son
 
Côté audio, Dirt Rally 2.0 c’est avant tout un concert de moteurs vrombissants, de crépitement d’échappements, de sifflements des freins, propre à chaque modèle de chaque constructeur. L’identité sonore des véhicules est très marquée et les connaisseurs apprécieront. Sur piste la sonorité des revêtements permet une identification immédiate à l’oreille de la nature du sol. Côté doublage son, tantôt une voix off en français vous indique l’utilité de telle ou telle section du menu, tantôt une vidéo uniquement doublée en anglais et sous titrée vous présente une épreuve ou un circuit. Ce passage d’une langue à l’autre fait un peu brouillon ou « fini à la va vite ». On apprécie cependant la clarté de transmission des instructions par le copilote, dans le cas présent assuré par le champion Belge de la discipline Stéphane Prévot qui délivre une prestation parfaite.

Sa diction ininterrompue, apaisée mais soutenue est à interpréter comme une langue étrangère. Ce déferlement d’instructions fait prendre conscience de la difficulté de la discipline et le rendu fidèle qu’en fait Dirt Rally 2.0 part du principe que chaque joueur saura tout traduire de façon intelligible. Dans les faits, aucune section de Dirt Rally 2.0 ne permet d’apprendre à interpréter les indications du co-pilote faute de tutoriel encore une fois. Le joueur doit donc tenter de s’y adapter et de comprendre à la volée certaines précisions spécifiques ou mettre en sourdine le co-pilote s’il ne parvient pas à assimiler le jargon de la discipline. Dommage encore une fois que Codemasters ait loupé l’opportunité pédagogique de l’intégration d’un tutoriel qui aurait pu être mise sur pied en ce domaine, par exemple sous la forme d’une licence à passer.

Les Bonus
  Supléments
  Menus
  Sérigraphie
  Packaging
 
  Durée 999 min
  Boitier Amaray
   
   
En ligne il est possible de participer jusqu’à 8 joueurs à des défis quotidiens, hebdomadaires et mensuels avec des classements multiplateforme (il est possible de restreindre le classement à la seule plateforme Xbox One) et des événements mondiaux. A noter qu’il est nécessaire de disposer d’une connexion internet active même pour tenter l’aventure en solo ce qui peut, même en 2019, être problématique pour certains joueurs.

La gestion des volants est-elle à revoir ? Les réglages par défaut sont tout bonnement inexploitables : impossible de prendre un virage en épingle d’entrée de jeu. Tous les 10 mètres c’est direction décor. En tout état de cause il faut aller personnaliser tous les paramètres de gestion d’un volant à retour de force de type Thrusmater TX Racing Wheel pour en définir avec soin les curseurs de sensibilité afin d’obtenir un résultat acceptable de nombreux essais. Le jeu au Gamepad, s’il offre des sensations de conduite moins réalistes reste un palliatif qui prend moins de temps à configurer.

Bonus
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
  Fin alternative
  Galerie de photos
  Story board
  Multi-angle
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