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A family

Titre Original Gajok
Genre Drame
Pays Corée du sud (2004)
Date de sortie dimanche 15 avril 2007
Durée 96 Min
Réalisateur Jung-Chul Lee
Avec Su-Ae Park, Hyun Ju, Jin-bik Park, Hi-sun Park, Tae-Wong Eom
Producteurs Tube Pictures, Ryu Su-Chul
Scénaristes Lee Jung-Chul
Compositeur Kim Sang-Hon
Format Dvd 9
 

Langues
  PCM Label Film Bonus Commentaire
  Coréen
Non
Non
Non
  Français
Oui
Oui
Non

Le Film Critique de Laurent Berry
  Editeur   Kubik Vidéo
  Edition   Standard
  Label  
  Zone  2
  Durée Film  96 min
  Nb Dvd  1
   
   

L'histoire :

Jeong-Eun, une voleuse repentie, sort de prison après trois ans de détention. Elle n’a qu’un seul vrai désir, revoir son petit frère et reconstruire sa vie. Celui-ci vit seul avec son père, un ancien policier renfermé et brusque qui travaille dorénavant dans une poissonnerie. Depuis le décès de sa mère, qui eu lieu pendant son emprisonnement, la relation entre Jeong-Eun et son père est inexistante. Son retour auprès de sa famille sera d’autant plus difficile qu’une de ses anciennes relations, autrefois simple délinquant, devenu le caïd de la mafia locale va tout mettre en oeuvre pour récupérer l’importante somme d’argent qu’elle aurait dérobée… Sa famille est ce qui lui reste de plus précieux, Jeong-Eun, va devoir la défendre et la protéger face à ce dangereux passé…

Critique artistique :

Pour son premier long-métrage, le réalisateur Lee Jung-Chul signe un film de facture réaliste sur le pouvoir de la mafia, loin de l’univers de cape et d’épée du film Bichunmoo (2000) sur lequel il a été assistant réalisateur (ndlr - en Corée du Sud il s’agit de travailler au sein de la production et pas vraiment à la réalisation) sans pour autant être attiré par ce type de film à grand spectacle. Le réalisateur voulait plutôt faire passer un message positif pour plus de communication intergénérationnelle en Corée du sud. Afin de favoriser les échanges entre générations tout en évitant de faire pencher le film vers la comédie mélodramatique, le personnage de la mère de Jeong-Eun n’apparaît pas et est simplement évoquée. La mise en scène se concentre alors sur le triangle constitué par le père et ses deux enfants en détaillant les relations entre trois générations : entre le père et la fille, le père et le petit garçon et enfin entre la fille et le petit garçon. Au cœur de l’intrigue se cachent des secrets de famille que le scénario se réserve le droit de révéler au moment opportun. On comprend cependant très vite que les relations entre le père et sa fille sont d’autant plus troubles et orageuses que lui est un ancien policier devenu poissonnier et elle une ancienne cambrioleuse.

A family est plutôt réussit pour un premier film tant au niveau de la réalisation que pour ce qui est du jeu des acteurs. Ju Hyun est un acteur âgé dont la carrière semble avoir commencé tardivement mais on l’a vu dans quelques films intéressants comme Friend (2001) du réalisateur Kyung-Taek Kwak (Champion, Typhoon), Saving My Hubby (2002) ou encore My Wife Is a Gangster 2 (2003). Il a reçu le prix du meilleur acteur à l’Asia-Pacific Film Festival en 2005 pour son rôle dans Springtime en coiffant tout de même au poteau, les acteurs de Tae Guk Gi (2004), élu meilleur film cette année là et que le réalisateur de A family s’accorde à considérer comme un grand film coréen. L’actrice Park Su-Ae aurait pu  également recevoir le prix de la meilleure actrice ou du meilleur espoir féminin au Film Festival Asia-Pacific 2005 pour son rôle dans A Family ce qui serait tout à fait mérité. Le film a par ailleurs été retenu dans plusieurs sélections officielles au festival du Film Asiatique de Deauville 2004, au festival international du film de Udine et au festival du film de Pusan. Elle tournera l’année suivante dans Wedding Campaign (2005) aux côtés de Jae-yeong Jeong présent dans Guns and Talks.

De tous les personnages, ceux du père et de la fille sont dans l’ordre les plus complexes et intéressants à la fois pour leur psychologie, pour leur bagage émotionnel qui définit lourdement leur affect dans le cadre de l’histoire et parce que le scénario leur mène la vie dure. Le film démarre d’ailleurs sur la mise en parallèle de scènes où l’on assiste à la sortie de prison de Jeong-Eun sous la neige et d’autres concernant la vie de son père (Ju Hyun) et de son petit frère Jeong-Hwan (Park Ji-Bin). Si les déboires judiciaires de la jeune Jeong-Eun sont bien entendus lourds à porter en particulier sur le plan social et dans la perspective d’une réinsertion, l’état de santé et le handicap du père (il a un œil de verre), la mort de son épouse dans des conditions troubles ainsi que son passé de policier qui s’oppose directement au passé criminel de sa fille pondère fortement la figure paternelle sur le plan émotionnel. Ceci accorde beaucoup d’importance au rôle protecteur voire sacrificiel des parents pour les enfants dont le réalisateur explique que les coréens ne considèrent pas comme tragique le sacrifice des parents quand il s’agit de sauver la vie de leurs enfants.

Contrairement à des films comme Ma femme est un gangster ou Guns and Talks, A family n’est pas une comédie et surtout, le centre de gravité du film, comme son nom l’indique est du côté de la petite famille et de ses non-dits. Les secrets de famille qui refont toujours surface s’affrontent au besoin de communication et de tendresse entre le père et sa fille tandis qu’en plus de la mort de la mère et les problèmes de Jeong-Eun le réalisateur a choisit d’introduire la mafia Sud-coréenne, la Jopok, comme un mal. On a d’ailleurs la sensation que tous les problèmes de la petite famille viennent de l’existence même de cette organisation criminelle qui a causé l’incarcération de Jeong-Eun, privant par la même ses parents de sa présence alors que sa mère est décédée au cours des trois années de son emprisonnement. Le regard du réalisateur se veut réaliste de ce point de vu, refusant de renvoyer une image trop lisse de ce qui reste après tout une organisation criminelle à laquelle l’acteur Hie-sun Park donne le parfaitement méprisable visage du caïd Chang-won, ancien ami de Jeong-Eun et nouveau caïd à l'instar de l'excitant City of violence (2006) où Jeong Du-hong se charge de ramener Pil-ho, le caïd du coin lui aussi un ami d'enfance, dans le droit chemin.

Verdict :

Pour un premier film, A family a beaucoup de caractère et une distribution de comédiens efficaces et comme habillés sur mesure par une mise en scène sans excès. Un bon film qui évite de tomber dans le mélodrame de peu, mais très justement même si l’issue de l’intrigue s’ébauche avant la chute finale. A family à ma préférence face à Springtime, à l’ambiance un peu trop bon enfant.



L'image
  Définition
  Couleurs
  Compression
   
  Format Vidéo 16/9 anamorphique couleur
  Format Cinéma 1.85:1
   
   

Le master est propre (on peut apercevoir quelques rares petites taches blanches) et l’image plutôt lisse et belle. On a affaire à une photo naturaliste, claire qui est proposé avec une bonne compression et une bonne définition. On constate des variations lumineuses en intérieur lors de changements de plan en champ contre-champ par exemple à la 39ème minute pendant la discussion entre le père et un des convives. Globalement l’image est pratiquement parfaite.

Le Son
 

Cette édition DVD de A family est proposée avec une unique piste audio Dolby Digital 5.1 en version originale coréenne sous-titrée en français (448 Kbps). On a affaire une piste tout à fait suffisante et correcte. Les surround n’ont pas vraiment besoin d’être sollicités car il y a peu d’occasion réelles pour les mettre à profit (les sons d’ambiance sont assez légers) et on a une spatialisation tout aussi légère. Elle se réveille un peu à la 11ème minute ou la 82 ème minute par exemple où il y a un fond musical dans une boite de nuit. Une piste qui remplit son office tout en restant relativement peu exploitée. Il a par ailleurs un trou d’une ou deux secondes dans la piste audio à la 81ème mn (81mn 36).

Les Bonus
  Supléments
  Menus
  Sérigraphie
  Packaging
 
  Durée 16 min
  Boitier Amaray
   
   

Bonus :

- Making of (15mn 36) : Dans la première moitié du making of, on suit l’évolution de la sympathique actrice PArk Su-Ae qui a du assurer un rôle assez physique comprenant bagarres, passages à tabac ou casse de matériel. La deuxième moitié du making of est consacré au père qui est incarné par l’acteur Hyun Ju. Une grosse partie du document est consacré à des séquences montant les acteurs en action ou l’équipe eau travail entre les prises. Il y a quelques commentaires des deux acteurs notamment et du jeune acteur incarnant le frère de l’héroïne. On apprend peu de choses concrètes sur el film mais les séquences où les acteurs jouent permettent de se rendre compte de leur niveau technique d’interprétation qui est très bon. On a aussi un aperçu de ola partie plus marketing du film avec la prise les séances de pose pour les photos devant servir à la promotion du film.

- Bandes annonces Kubik : A family, Guns & talk, Natural city, Siameses Outlaws, Ichi the Killer, Ichi the Killer - episode 0 (animation), Goodman Town, Ghost, Springtime.

- Les crédits

Menus
L’interface est simple, sobre et efficace. La collection se veut accessible semble-t-il. L’interface propose un menu pour consulter le film par chapitres.



Bonus
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
  Fin alternative
  Galerie de photos
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