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Les fils de l'homme

Titre Original Children of men
Genre Science Fiction
Pays Japon/Grande-Bretagne/USA (2006)
Date de sortie mardi 24 avril 2007
Durée 104 Min
Réalisateur Alfonso Cuarón
Avec Clive Owen, Michael Caine, Julianne Moore, Chiwetel Ejiofor, Pam Ferris, Claire-Hope Ashitey
Producteurs Marc Abraham, Eric Newman, Hilary Shor, Iain Smith, Tony Smith
Scénaristes Alfonso Cuarón, Timothy J. Sexton, David Arata, Mark Fergus, Hawk Ostby
Compositeur John Tavener
Format Dvd 9
Site Internet Le site officiel
L'article sur Wikipedia, très complet
Informations
Complémentaires
Les fils de l'homme fut un échec commecial en salle, récoltant à peine 69 millions de dollars sur le monde pour un budget de 76.
 

Langues
  PCM Label Film Bonus Commentaire
  Anglais
Non
Non
Non
  Français
Oui
Oui
Oui

Le Film Critique de Guillaume Simon
  Editeur   Universal
  Edition   Collector
  Label  
  Zone  2
  Durée Film  104 min
  Nb Dvd  2
   
   
L'histoire

L'année 2027, depuis près de 20 ans, les femmes sont devenues infertiles. Devant l'inexorable fin de l'humanité, les pays du monde entier s'effondrent dans la guerre civile, le terrorisme, la violence et le désespoir. C'est à ce moment, où tout semble perdu, que Théo, ancien activiste, est contacté par son ex-femme, leader d'un groupe révolutionnaire, pour escorter Kee, la première femme enceinte depuis deux décennies, au sein d'un groupe œuvrant pour le renouveau de l'humanité.

Critique subjective

Le monde du cinéma recèle parfois des énigmes. Comment un film du calibre des Fils de l'homme a t-il pu passer à ce point innaperçu lors de sa sortie en salle ? Une sortie sans publicité et sans bruit pour à peine un peu plus de 300000 spectateurs en France. Car en effet, malgré cet échec flagrant, Les fils de l'homme n'est rien de moins que le meilleur film de l'année 2006, au moins.

Derrière cette réussite, Alfonso Cuarón, déjà réalisateur du meilleur épisode de la série Harry Potter à ce jour (les mauvaises langues diront que ce n'était pas bien difficile) qui a sûrement su profiter du succès de ce dernier pour avoir les coudées franches sur son projet suivant. Car Les fils de l'homme a tout du spectacle anti-hollywoodien. Contrairement à ce qu'une bande-annonce mensongère laissait croire, il ne s'agit pas ici d'un film d'action, Les fils de l'homme se pose plus sûrement en tant que film d'anticipation, original qui plus est.

Pour une fois, en effet, ce n'est pas Blade Runner qui servit de modèle. Les fils de l'homme a su inventer le sien que l'on ne pourrait rapprocher que de celui de Soleil vert. D'ailleurs, le futur présenté ne diffère que peu de notre monde actuel. La technologie est simplement légèrement plus évoluée et c'est dans l'aspect social, très inspiré par nos sociétés contemporaines, que le film trouve ses marques et sa personnalité. Il plane ainsi sur le film plusieurs ombres, dont celle du 11 septembre, de l'holocauste. Anti-hollywoodien, le film l'est donc, dans la forme, mais aussi dans le fond. Theo, le personnage principal, n'a rien d'un héros, il n'en a pas l'air, n'est pas invulnérable - loin de là -, a des problèmes avec l'alcool, est désabusé et principalement motivé, au début, par l'argent. La définition du héros selon Alfonso Cuarón ? Monsieur tout le monde, ou un type mal rasé, sale et avec des claquettes en guise de chaussures pendant un bon tiers du film. Le réalisateur à ainsi su insuffler (avec, de son propre aveu, les conseils de ses comédiens) beaucoup de réalisme aux situations et à ses personnages. Il est donc aisé de s'y identifier, et de s'y attacher.

Impossible aussi d'évoquer Les fils de l'homme sans parler de sa mise en scène, magistrale. Le film contient plusieurs plans séquences hallucinants, qui allient avec un génie certain la précision d'une vision et la sensation d'improvisation et d'urgence que demande les scènes. A ce titre, les plans de l'attaque de la voiture ou de la guérilla sont incroyables. Pour le reste, Cuarón chosit toujours de filmer à hauteur d'homme, souvent avec steadycam, sans l'utilisation d'une grue, rendant les plans d'ensemble rares. Le découpage est minutieux, les plans long.

Les fils de l'homme ne se pose pas en donneur de leçon et n'aligne pas les longues scènes dialoguées explicatives ni la philosophie (forcément) simplifiée. Un reproche récurent fait au film est le manque de profondeur. Cet argument est plutôt malvenu tant le film la démontre de scènes en scènes au travers d'un scénario réellement captivant. Seulement, à l'image d'un Blade Runner (et c'est là l'un des deux points commun avec ce film, le second étant l'échec public et le semi échec critique à sa sortie) le film dispose de couches, tout n'est pas en surface et il faut parfois savoir creuser pour apprécier le métrage à sa juste valeur, ce qui sera le cas, à n'en point douter, d'ici quelques années. Un futur classique.

En conclusion

Les fils de l'homme devrait, à n'en pas douter, aquerrir avec les années un statut de classique, au moins dans son domaine, le film d'anticipation. Que ce soit la réalisation majistrale d' Alfonso Cuarón, l'excellence de s'ensemble des acteurs, l'intelligence et la pêrtinence du scénario ou l'ambiance à la fois réaliste et de fin du monde qui s'en dégage, le film ne cesse d'impressionner tout en se révélant davantage à chaque visions.

L'image
  Définition
  Couleurs
  Compression
   
  Format Vidéo 16/9 anamorphique couleur
  Format Cinéma 1.85:1
   
   
Absolument parfaite, l'image du DVD des Fils de l'homme rend parfaitement justice à la photo particulière d'Emmanuel Lubezki. Les contrastes sont magnifiques, les couleurs aussi crues que celles vues au cinéma et la définition au top. Une grande réussite qui permet de revivre l'expérience salle.

Le Son
 
Les fils de l'homme n'est pas un film d'action, ni un blockbuster destiné à mettre à mal vos enceintes. En conséquence ce n'est pas le futur film-démo de votre installation. Il n'en reste pas moins que cette bande-son est de grande qualité, tant dans son rendu (net) que dans sa construction (les sons en disent souvent autant que les images). La conservation de cette intégrité de la spatialisation des sons entendus en salle participent à l'ambiance parfaitement retranscrite du film. Il reste tout de même quelques séquences fortes qui utiliseront abondement votre caisson de basse, dont, principalement, la scène de guérilla.

Les Bonus
  Supléments
  Menus
  Sérigraphie
  Packaging
 
  Durée 60 min
  Boitier Amaray
   
   

Une édition moins fournie qu'on aurait souhaité. Les amateurs de making-of resteront forcément largement sur leur faim, même si les bonus ici proposé sont indéniablement originaux et ne manquent pas de pertinence.

Disque 1 :

* Les hommes menacés : court reportage concernant la conception de quelques scènes du film dont le fameux plan séquence de la voiture, expliqués par de nombreux intervenants dont un Clive Owen visiblement plus impliqué dans la conception du film que dans son seul statut d'acteur.

Disque 2 :

* Les enfants des hommes : le philosophe Slavoj Zizek tente de faire partager sa passion pour le film dans un discours qui sait au moins rester clair et compréhensible.

* Scènes coupées : 3 scènes supprimées du montage. Sans grand intérêt elles justifient certains aspects de la personnalité de Théo (qui fait preuve de générosité envers un mendiant, ou se voit donné un ultimatum pour payer son loyer, lui donnant par là sa motivation première pour accepter la mission). La troisième scène rallonge la discussion de Theo avec son cousin ministre.

* Theo et Julian : pour ceux qui n'auraient pas tout suivi, petit rattrapage sur le presque-couple du film, leur motivations, leur relation. L'intérêt est très limité.

* Style futuriste : qui ne l'est pas. Les techniciens (costumes, décors...) nous expliquent comment arriver à un style SF tout en ne faisant qu'hyperboler une réalité très contemporaine.

* La création du bébé : sans doute l'effet spécial le plus incroyable du film avec les plans séquences. La création du bébé ultra-réaliste du film est ici expliquée, couche par couche, si l'on peut dire. Un véritable tour de force.

* La possibilité d'espérer : documentaire réalisé par Alfonso Cuarón pour les besoins de ce DVD, c'est ici à une véritable réflexion à laquelle nous avons droit. Exit Hollywood, place aux philosophes, historiens et autres intervenants qui regorgent d'analyses peu optimistes sur les nombreux dangers qu'encourent la planète. Très intéressant.





Bonus
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
  Fin alternative
  Galerie de photos
  Story board
  Multi-angle
  Liens internet
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