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F1 2010

Genre Jeux Vidéo
Pays GB (2010)
Date de sortie jeudi 23 septembre 2010
Durée 999 Min
Plateforme Xbox360
Site Internet Site officiel du jeu
 

Langues
  PCM Label Film Bonus Commentaire
  Français
Non
Non
Non

Le Jeu Critique de Frédéric Beaufrere
  Editeur   Codemasters
  Edition   Standard
  Label  
  Zone  2
  Durée Film  999 min
  Nb Dvd  1
   
   


Une F1 de loup
Les fans de Formule 1 ont les crocs depuis des années... Squattée de longue date par Sony qui n'en a pas fait grand chose depuis 2006, la licence officielle de Formule 1 a changé de main pour se retrouver dans la besace Ô combien talentueuse de Codemasters. Qui n'a pas essayé un GRID, un DIRT (1 & 2) sans être stupéfait du niveau technique atteint par ces titres ? C'est donc sous le meilleur des augures que F1 2010 débarque chez l'éditeur avec pour ambition de faire vivre au joueur une vraie carrière de pilote de Formule 1. Quoi de plus réjouissant lorsque cet événement coïncide avec le retour du septuple champion du monde Michael Schumacher, avec l'arrivée au calendrier du grand prix de Corée et avec l'introduction de nouvelles écuries. 19 circuits, 12 équipes, 24 pilotes... un seul vainqueur aux dents acérées...

La belle saison
Sur Xbox 360, PC ou PS3, c'est donc la saison officielle de 2010 qui débarque en vrombissant. Publicités, annonceurs, sponsors, pilotes, écuries  et circuits sont tous ceux de la saison actuelle. On retrouve les 19 circuits officiels, modélisés à la perfection via les plans CAO récupérés, idem pour la modélisation des monoplaces, toutes les écuries s'étant prêtées au jeu du partage de données afin de rendre ce F1 2010 le plus proche de la réalité possible. Anthony Davidson, pilote d'essai chez Brawn GP en 2009 (et écuries championne du monde la même année) a même été le consultant officiel pour apporter son expérience à ce titre, avec toute la minutie du détail et le réalisme de comportement que cela implique.



Questions pour un champion
Vous y voilà. Votre place en F1 est acquise... Reste à savoir ce que vous allez en faire. F1 2010 vous propose bien au delà qu'un jeu de courses. Le titre ne se résume pas à du pilotage et comme dans la vie, le joueur doit assumer de A à Z son statut de pilote de F1 et faire des choix... pas seulement dans les réglages de la voiture : évolution de sa carrière (changer d'écurie ou pas en cours de saison) et choix tactiques sont de mise lors des questions-réponses avec les journalistes (impact sur l'ambiance dans l'écurie, les relations avec votre coéquipier ou encore sur le comportement des autres pilotes). Critiquer Schumi par exemple, le rendra plus agressif à votre endroit lors de la prochaine course. L'entre course est aussi le moment de donner votre avis sur les évolutions souhaitées de la voiture pour la saison suivante pour en améliorer les performances, ou faire profil bas pour calmer la grille de pilotes si vous avez éperonné un concurrent le week-end de course précédent.

Une F1 en soi
Le mode carrière, pilier du jeu, débute par toute une série de question des médias concernant votre arrivée en F1. Elle permettent de jauger si vous souhaitez vous engager sur le court, le moyen ou le long terme en F1 (engagement sur 3, 5 ou 7 saisons) et vos réponses ajusteront à la fois le degré de réalisme des courses (gestion des dégâts, sanctions, météo etc.) mais aussi la difficulté (assistances au pilotage). Tout ceci peut bien sûr être modifiée à la volée pendant la carrière et Codemasters a eu l'intelligence de ne rien figer et de laisser le pilote ajuster tout ceci pour chaque course s'il le souhaite. A mi saison d'autres questions apparaissent : le choix de changer ou de rester dans l'écurie actuelle est proposé. Serez-vous un pilote qui a la bougeotte parce qu’il veut rapidement atteindre une top team avec toutes les difficultés que cela lui donnera pour atteindre des objectifs plus sérieux ou serez-vous un pilote qui a soif d’apprendre toutes les ficelles du métier pour battre ses concurrents durablement sur le long terme ?



Simulation ou jeu vidéo ?
La question est terriblement réductrice. N'y a-t-il pas entre ces deux extrêmes autant de sous-niveaux que de joueurs ? D'aucun préfèrent paramétrer des heures durant une monoplace sans tout saisir des réglages, d'autres préfèrent se lancer directement sur le bitume pour en découdre de façon musclée... La vérité est que F1 2010 apporte le meilleur des deux monde aux joueurs. Suffisamment orienté simulation, les comportements sont différents pour chaque voiture, pour chaque revêtement au sol, pour chaque texture et taux d'humidité ou d'épaisseur de gomme de la trajectoire utilisée. Ne vous y trompez pas, F1 2010 va vous emmener sur un terrain glissant et vous donner du fil à retordre. Pas question de monter sur le podium dès vos premières courses, ni d'être sacré champion du monde la première saison. Il faudra vous y faire : pouvoir se qualifier en 8 ou 9 ème position sur le grille est considéré comme un très bon résultat. Et c'est ce qui fait tout l'intérêt de ce titre.

Autant que faire ce pneu
En course dans F1 2010, c'est au pilote que revient la décision ultime de chausser des pneus pluie avant tous les autres ou à l'inverse ou préférer continuer en slick sous une averse qu'on estime passagère... C'est dans les réglages, dans votre concentration, dans votre aptitude à batailler ou à faire évoluer la voiture que vous trouvez les ressources nécessaires à votre progression.  Sur la piste, mettre la pression a un pilote peut l'envoyer à la faute. Alors chaque dépassement est une victoire en puissance, chaque perte de place une punition humiliante. L'intelligence artificielle de F1 2010 est sophistiquée : personnalisée pour refléter le caractère de chaque pilote, elle est évolutive en fonction de votre comportement (y compris en interviews)et de façon générale, cette AI est loin d'être plate ou sans susceptibilité.



Les médias aussi sont de la partie
Autre aspect novateur, la gestion brillante des médias qui ajoute une dimension jamais vue jusqu'alors dans un titre de F1. Chaque fois qu'un reporter vous interroge, à la volée dans le paddock ou lors des débriefing d'après course si vous avez eu le talent d'atteindre le podium, 3 réponses sont possibles : 1 positive, 1 neutre et 1 négative. Bien évidemment, vos réponses ne sont pas sans conséquences, tant au sein de votre écuries que sur la piste pour les prochaines frictions.  Et attention, F1 2010 se veut un titre s'approchant au plus prêt de l'expérience de vie d'un pilote. Alors exit le commentaire TV en direct depuis le baquet et exit les combo au pad à faire lors des arrêts aux stand. Place au sport, mais aussi à l'endurance, au charisme, à la diplomatie et à tout ce qui participe à la renommée d'un pilote.

Le (grand) prix du danger
F1 2010 introduit également auprès du joueur audacieux quelquechose que n'avaient jamais proposé les précédentes éditions sur consoles : le sens du danger, la notion de sanction immédiate en cas d'erreur. le corps ne s'y trompe d'ailleurs pas et les montées d'adrénaline sont un bon témoin de ce que le titre parvient à faire passer comme message : un champion de formule 1 doit se doter de la patience d'un chat qui observe sa proie car en cas d'écart, le couperet qui tombe est implacable.  Le choix de la difficulté a un impact sur la gestion des dégâts. Ayez l’étoffe d’un héros en choisissant une difficulté élevée et les pénalités, les casses, les crevaisons et les pannes d’essence seront à portée de votre incompétence.



La raie aux stands
Serrez les fesses, car ce n'est pas tout  : le pilotage c'est aussi une bonne gestion de vos arrêts au stand si vous avez désactivé sa gestion automatique. Dès lors, le respect de la limitation de vitesse est primordial en enclenchant le limiteur juste à temps... Ensuite, il faut s'arrêter pile poil sur les marques du stand de l'écurie sous peine de renverser l'homme à la sucette et/ou de contraindre votre équipe à pousser votre voiture pour la ramener au bon endroit. Dans tous les cas les secondes s'envolent. Une poignée de secondes plus tard lorsque les pneus sont changés, il faut redémarrer dans les stands, puis penser à retirer le limiteur, pas trop tôt pour éviter d'excéder la vitesse limite (ce qui se traduirait par une pénalité drive-through en l'occurrence) ni trop tard pour éviter de perdre de précieux dixième sur vos concurrents. Enfin, le retour sur la piste doit se faire dans le respect des règles de la F1, c'est à dire sans mordre la ligne blanche sous peine d'être pénalisé là encore pour comportement dangereux.

Travailler plus pour gagner plus... de points
Qui veut la victoire s'en donne les moyens. Les essais libres ne sont pas là pour faire de la figuration. Ils permettent d’améliorer la monoplace, de valider des évolutions techniques du département recherche et développement et de perfectionner le setup de course (aérodynamique, freinage, équilibrage, suspension, boite de vitesse, pneus, moteur et alignement). Tout dépend de votre degré d’engagement dans vos fonctions… mais sachez que le pilote qui travaille le plus et amasse les meilleurs résultats aux essais et pendant les courses engrange des points de comportement au sein de son écurie et bénéficie logiquement plus tôt que son équipier des améliorations qu’il a aidé à développer.



Des réglages F1
Les réglages sont multiples et peuvent être approfondis manuellement ou réglés selon les conseils de votre ingénieur qui vous propose 7 configurations de base personnalisables ou exploitables telles quelles. Tout dépend là encore de votre implication, mais mettre un peu les mains dans le cambouis et tourner sur la piste pour déterminer les bénéfices de vos ajustements peut vous faire gagner les précieux dixièmes qui transforment une 14ème place sur la grille en une 9ème place honorable. Il faut aussi choisir avant chaque grand prix la quantité d’essence à embarquer au départ, dont le poids diminue en course et impacte le comportement de la monoplace en temps réel. Attention enfin : 8 moteurs seulement vous sont alloués pour tout le championnat (et il s’usent bien à chaque utilisation… les ménager évitera donc de se retrouver sans moteur pour les courses de fin de saison).

Qu'il est long le chemin qui mène à la gloire
Sur la piste, c'est une affaire de testostérone, mais aussi de mammifères bicéphales doués de réflexion. Hors trajectoire, l'adhérence n'est plus la même, idem en fonction de la température extérieure ou de l'humidité ambiante, les dépôts de gomme sur les pneus on un impact direct sur la tenue de route, le poids de la monoplace qui change continuellement a lui aussi de l'effet et la façon de martyriser votre moteur peut également être fatale. Mais ce n'est là qu'une infime énumération des multiples critères à prendre en considération sur la piste. Jauger l'effet des éléments autour de la voiture vient en complément du pilotage. Il faut aussi composer avec l'incroyable sensation de vitesse que procure le jeu sans oublier de gérer sa place correctement. Est-il nécessaire de prendre tel ou tel risque en fonction des points me restant à glaner, ou faut il au contraire tout tenter pour assoir votre autorité ?



Que le retour de force soit avec toi
Vos membres engourdis vont devoir maitriser les assauts puissants du retour de force, géré avec excellence. Avec un volant digne de ce nom (par exemple le Fanatec), les sensations physiques sont si développées que parcourir l'intégralité d'un grand prix devient un vrai sport. Un challenge physique mais aussi un sport cérébral tant il y a de paramètres à prendre en compte pendant une course. Et c'est tout cela qui fait l'esprit de la F1. C'est ce travail intense qu'il faut sans cesse fournir, sans ménager sa peine, pour placer sa monoplace en haut de grille. Un défi parfaitement restitué par F1 2010 qui fait toucher du doigt au commun des mortels ce que doit affronter un pilote de F1. Au pad, les vibreur s'expriment dans une moindre mesure, mais toujours avec précision.

F1 2010 sait être universel
De la petite sœur qui veut essayer le titre avec toutes les assistances (ABS, freinage automatique, trajectoire idéale, contrôle de traction, boite auto) au pilote chevronné qui souhaite désactiver toute aide pour gérer l’intégralité de ses efforts de course. Par sa capacité à s'adapter à tous les niveaux de joueurs (course de 3 tours ou grand-prix de 70 tours, assistances multiples (direction, trajectoire, freinage, traction, etc.) sans altérer le plaisir de jeu du mode carrière, Codemasters démontre qu'il est possible de donner à la F1 la place qu'elle mérite sur une génération pourtant vieillissante de consoles de salon. En piste, le célèbre Flashback de Codemasters permet même de rattraper une manœuvre hasardeuse (en fonction de la difficulté choisie), histoire d’apprendre de ses erreurs sans remettre en cause votre tout premier championnat de carrière.



Est-ce qu'on reste sur sa F1 ?
C'est une tradition, chaque éditeur s'emparant de la licence de Formule 1 clame à qui veut l'entendre qu'il vient de sortir "le" jeu qui propose l'expérience la plus aboutie de Formule 1... Dans le cas de Codemasters, cette affirmation est une indéniable réalité. Alors oui, on aurait bien aimé la gestion de la voiture de sécurité, oui une gestion plus sévères des dégâts aurait plu aux puristes, oui on aurait apprécié de voir le ralenti depuis d'autres voitures que la sienne lors du replay, oui on aurait aimé faire un tour de chauffe pour faire monter les pneus en température soi même, oui enfin on aurait plus qu'apprécié de se battre pour un vrai podium avec hymne et champagne... Des manquements qui de l'aveu de Codemasters, sont planifiés pour les versions ultérieures de la licence.

Incontournable, accessible, sublime et réaliste
Quoiqu'il en soit, jamais un jeu de formule 1 n'a approché à ce point ce qui fait l'essence de ce sport. Jamais la Formule 1, transposée en jeu vidéo, n'a présenté un visage si complet et si abouti de l'expérience d'un pilote.  A la fois accessible et formateur, F1 2010 surpasse tout ce qui a été fait jusqu'alors et croyez moi je joue à tous les jeux de F1 depuis Monaco GP de Sega sur borne d’arcade sorti en 1979 en passant par F1 GP de Crammond sur Amiga à GP4 sur PC et F1 Championship Edition de Sony sur PS3 !! Et qu'on ne me parle pas de rFactor qui est ici relégué au rang de laboratoire hermétique et sans vie. Codemasters signe là non seulement le plus beau jeu de Formule 1 depuis l'existence des loisirs numériques mais aussi la meilleure SI-MU-LA-TION de tous les temps.



L'image
  Définition
  Couleurs
  Compression
   
  Format Vidéo HD 720p
  Format Cinéma 1.78:1
   
   


La grosse claque
C'est simple : photo-réaliste semble être le maître mot de F1 2010. Modélisation 720p aux petits oignons des décors, des circuits, des pilotes, des monoplaces, absence de clipping, vélocité jamais vue, textures irréprochables, interface très bien pensée et effets météo stupéfiants sont de mise. Pluie dans les flaques d'eau au départ ou chaleur dégagée par le tarmac troublant l'image à ras du sol, rien n'est oublié. L'évolution du moteur EGO Engine de Codemasters fait des merveilles et mérite un oscar. Pour des raisons de licence (la F1 est très protégée)  seule les écuries, circuits et pilotes de la saison 2010 sont accessibles. N'espérez donc pas de bonus cachés, de circuits inversés ou de vielles écuries. Les hautes instances de la Formule 1 ont veillé à ce que Codemasters reste sur les rails définis par les accords commerciaux. Ceci a également impliqué l'absence de voiture de sécurité, mais Codemasters laisse entendre que ce pourrait être un ajout lors de la version 2011.

Qu'importe, F1 2010 va déjà bien au delà de ce qui s'est déjà fait sur console et nous avons droit ici à du graphisme de haut vol : gomme qui se dépose au fil des tours sur la piste, encrassement des pneus, trajectoire qui s'assèche. Le modèle physique est extrême : chaque parcelle du circuit "connait" son taux d'humidité jusqu'à 30 cm de profondeur et de propose une réaction adaptée en retour. Exemple, si vous êtes en configuration pluie sur une piste qui devient plus sèche, vous aurez tout intérêt à sortir de la trajectoire idéale et refroidir vos pneus en roulant dans les parties humides en attendant de rentrer dans les stands pour changer de stratégie... Quel jeu de F1 proposait la gestion de ce genre de détails qui font toute la différence ? Car c'est a capacité à adapter vos choix et votre comportement sur le circuit en fonction de la situation qui fera de vous un pilote d'exception...

La vue cockpit est magnifique et offre toute la difficulté nécessaire pour les plus exigeants, tandis que la vue au dessus du casque, façon TV semble la plus jouissive avec les tressautements du pilote sur les bosses, ou lors des freinages ou accélérations brusques. on le voit même parfois réajuster sa visière, le détail qui tue ! Enfin la vue extérieure fait indéniablement plus arcade et peut satisfaire les amateurs. A l'écran, tout défile à vitesse réelle, c'est stupéfiant, même à 30 images/secondes. Les rétroviseurs sont actifs, mais un mode vue arrière permet d'afficher en plein écran ce qui se passe derrière vous... Le pneus s'usent, se salissent, les ailerons morflent, mais force est de constater que les monoplace sont plus robuste que dans la réalité.



Codemasters a aussi pris soin d'implémenter son fameux mode replay instantané pour apprécier sous tous les angles une belle passe d'armes, mais aussi pour rembobiner une action mal menée et corriger le tir dans une seconde tentative. Une façon de baisser un peu la difficulté sans sacrifier au plaisir de jeu. en fin de course, un replay total permet de ne rien manquer de votre course, même si l'on peut regretter que la rediffusion soit figée sur votre voiture (impossible de zapper sur un autre pilote). La signature de Codemasters, à savoir cette espèce de patine graphique qui salit un peu l'image est une nouvelle fois bienvenue et donne à la fois du caractère, mais aussi davantage de réalisme aux couleurs ambiantes. les éclairages sont renforcés et les couleurs ont un caractère naturel, tranchant avec les couleurs pétaradantes et trop proprettes des autres simulations sur console.

Concernant les menus, épurés mais bien pensés, ils savent guider le joueur dans la logique du monde de la F1. Choix de pneus, échanges avec l'ingénieur ou réglages fins des paramètres du véhicule, tout est accessible rapidement. Le pilote en herbe peut se reposer sur l'expérience de son ingénieur pour les réglages, tandis que le pilote chevronné peut modifier ailerons, stratégie, pneus, puissance du moteur, etc... Côté possibilités de jeu, le mode carrière offre tout ce dont on rêve : essais libres, qualifications, course, débriefing. Mais d'autres modes sont accessibles comme le Time Trial pour faire le meilleurs temps sur un tour le week-end de grand prix pour se la jouer touriste ou le mode Championnat pour vivre une saison complète selon vos paramétrages. Seul bémol à déplorer, le temps de chargement du circuit choisi est interminable mais se fait heureusement une fois pour toute.



Le Son
 

Pas de régime pour les moteurs
A graphismes d'exception, sons d'exception. F1 2010 ne pouvait prétendre à la plus haute marche du podium sans le concours des vraies écuries de F1. Et elles ont toutes répondu présent à l'appel de Codemasters pour permettre à l'éditeur de capturer le son réel des monoplaces, et des sons d'ambiance dans le pit par exemple. Chaque moteur a été enregistré avec soin, puis filtré, mixé, restitué à différents régimes pour donner vie aux moteurs virtuels de F1 2010 de Codemasters. Il en résulte une immersion sonore totale. La restitution en 5.1, incontournable, permet de localiser à l'oreille vos concurrents les plus proches pendant la course avec une spatialisation très précise.

La vie des gradins, presque vides aux essais libres, puis davantage fréquentés pour les essais et finalement pleins à craquer pour le dimanche de course, est elle aussi restituée de belle manière en audio. Comment ne pas ressentir de l'excitation lorsque toute une foule vous acclame au passage de la ligne de chronométrage. Le son sur la piste, ce sont aussi les effets sonores des pneus qui crissent, des ailerons qui se brisent et des graviers qui virevoltent. Ce sont également toutes ces sonorités d'habillage de l'interface, parfaitement maitrisées et toujours à propos. Au total, on découvre en tendant l'oreille, d'innombrables détails mixés avec soin, ajoutant à l'immersion.



Et comment ne pas parler des échanges avec les stands, vos ingénieurs n'hésitant pas à vous tenir informé de l'état du ciel pendant la course, d'une sanction qui vient de tomber pour conduite dangereuse, d'un accident survenu plus loin ou tout simplement pour vous mettre en garde contre les turbulences altérant votre stabilité, phénomène du à votre distance par rapport à la voiture qui vous précède. L'environnement sonore est complété d'un habillage musicale chaleureux et apaisant, de type "Lounge", un peu comme dans GRID, ce qui favorise la détente ou la concentration selon les cas.

Mais il y a aussi une vie après la course et il faut parfois se prêter au jeu des questions-réponses avec les journalistes, jamais avare de questions dérangeantes pouvant remettre en cause, en fonction de votre réponse, l'ambiance au sein de la team. Si la presse vous ignore lorsque vous débutez, elle s'intéresse vite à vos déboire ou se rapproche de vous lorsque vous commencez à avoir du succès et par conséquent une petite notoriété. Pour la version française, c'est le commentateur officiel de TF1 et Eurosport, Christophe Malbranque, qui a prêté sa voix au jeu de Codemasters. Les fans francophones de Formule 1 y retrouveront donc les intonations et le dynamisme de l'animateur, qui ma foi double avec beaucoup de crédibilité son personnage. Merci à lui d'avoir accepté ce défi.



Les Bonus
  Supléments
  Menus
  Sérigraphie
  Packaging
 
  Durée 999 min
  Boitier Amaray
   
   


Sans maîtrise (et sans contrôle), la puissance n'est rien
Un sport sur console où tout fonce à 300 Km/h nécessite une réponse immédiate du contrôleur de jeu. Qu'il s'agisse du Pad ou d'un volant, l'interaction de 24 voitures sur la piste contraint à un pilotage au millimètre. C'est une challenge gagné par Codemasters qui a su concilier vitesse d'affichage et synchronisation image/contrôle pour permettre aux joueurs de ne jamais être victime d'autre chose que leur maladresse. Les volants de Microsoft, de Fanatec, Thrusmaster et de Logitech sont officiellement supportés et leur configuration est personnalisable.

Pas infaillibles
Ce qui fait aussi le succès des jeux de course de Codemasters, c'est aussi la faillibilité de l'intelligence artificielle. Comprenons nous bien : l'IA est parfaitement programmée, restituant sur la piste les comportements spécifiques des différents pilotes de la F1 en cette année 2010. Hamilton toujours à l'attaque, Button parfaitement fluide dans les virages, Alonso plutôt agressif, etc. Des comportements variables d'ailleurs en fonction des événements de course et des critiques "hors course" lors des interviews. Mais comme dans la vie, les accidents arrivent et heureusement, l'IA n'est pas infaillible. A des années lumières des jeux dont l'IA parfaite ne fait jamais d'erreur en vous humiliant tour après tour sans jamais faire un faux pas, F1 2010 bénéficie d'un degré de réalisme qui offre des possibilités de rebondissement pendant la course ou la saison. Un concurrent part dans le décor, fait un tête à queue, accroche une autre F1 ou subit une panne... Les faits de course ajoutent encore au réalisme.



Les 12 salopards
En ligne douze joueurs seulement peuvent s'affronter... Mais ce seulement est déjà bien assez quand on connait l'habileté brontosaurienne de la plupart des joueurs sur des circuits de vitesse. Le carnage tourne généralement rapidement à la parodie de course avec des kékés qui, sortant au premier virage faute d'avoir freiné au panneau trop tard pour gagner 10 places reprennent la piste sans attendre que le flot des voitures soient passé, détruisant ainsi généreusement les ailerons de tout le monde pour ensuite rattraper leur retard à grand coups de shuntage de chicanes. Dans F1 2010 ceci est de l'histoire ancienne car les mauvais pilotes, c'est à dire ceux qui ne respectent pas la bienséance comportementale de la F1, sont affublés via leur profil, de tous leurs défauts. Une façon pour le joueur maitre de la session d'exclure des joueurs estampillés comme mauvais ou non respectueux des règles.

A plusieurs, c'est meilleur
Les modes de jeux en ligne permettent en outre de paramétrer vos courses sur mesure. On y trouve le mode "Pole position" qui est une vraie séance d'essais de 20 minutes (équivalente à la Q3) retranscrivant bien les émotions et rebondissements d'une vraie session de qualification avec toute la tension qu'elle implique pour réaliser la pôle. "Sprint" est une course rapide de 3 tours par temps sec avec une grille de départ aléatoire. "Endurance" est une course de 20% de la distance normale avec météo dynamique, grille aléatoire et 1 arrêt au stand obligatoire. Enfin "Grand prix en ligne" sera sans doute le mode le plus prisé puisqu'il propose une course de 7 tours à la météo dynamique avec 1 arrêt aux stand et grille de départ déterminée par une séance de qualification de 15 minutes... Un pur bonheur en multi sur le net ou en réseau local. Là encore, le titre fait preuve d'une fluidité optimale sans concessions.



Bonus
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
  Fin alternative
  Galerie de photos
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