La belle américaine

Genre
Pays
France (1961)
Date de sortie
mercredi 3 septembre 2003
Durée
96 Min
Réalisateur
Producteurs
Henri Diamant-Berger
Scénaristes
Robert Dhéry, Pierre Tchernia, Alfred Adam
Compositeur
Gérard Calvi
Format
Dvd 9
Langues
PCM
Label
SS.Titres Film
SS.Titres Bonus
SS.Titres Commentaire
Français
Non
Non
Non
Le Film
Critique de Jean-Luc Richter
Editeur
Edition
Anthology edition
Label
Zone
2
Durée Film
96 min
Nb Dvd
2

L’histoire


Dans les années 1960, Marcel (Robert Dhery) ouvrier « détubeur » achète, pour une bouchée de pain, une belle voiture américaine hors de prix. Dés son retour dans son impasse, il va déclencher envie, enthousiasme et aussi un peu de jalousie.


Après l’euphorie du premier jour, la voiture va rapidement commencer à lui porter malheur. Il commence par attirer l’attention des policiers, puis par se faire licencier par son patron, qui ne supporte pas qu’un employé ait une voiture plus belle que la sienne.


Sans un sou, Marcel va devenir chauffeur de luxe avec sa voiture. Malheureusement sa première cliente n’est autre que l’amante de l’ancien propriétaire de la voiture, bien décidée à se venger de la femme de celui-ci qui s’est débarrassée de la voiture qui lui était destinée pour une somme ridicule.


Autour du film


C’est Pierre Tchernia qui a la première idée de ce film en 1957. Il en parle alors avec son ami Robert Dhéry qui joue « La plume de ma tante », un show musical, à Londres avec sa troupe de comédiens : « les branquignols ».


Robert Dhéry s’est fait connaître en 1954 avec le film adapté de sa pièce de théâtre « Ah ! les belles bacchantes ». Emporté par le succès de « La plume de ma tante », il entame une tournée qui le mènera jusqu’à New York. Ce n’est qu’à son retour en 1961 que le tournage du film commence.


Filmé en noir et blanc avec un très faible budget, la belle américaine bénéficiera de la participation bénévole de nombreux comiques du moment, venus aider leur « copains » les Branquignols. C’est ainsi que l’on verra tous ces acteurs montants dans le film (voir la liste).


La voiture choisie pour le film a été rapportée directement des Etats-Unis. L’équipe du film la traitera comme un acteur à part entière. Elle aura droit à un relookage complet dans le film afin qu’elle paraisse encore plus extraordinaire et futuriste, surtout par rapport aux voitures françaises de l’époque.


Lors de sa sortie en 1961, le film sera un véritable triomphe auprès du public français, avec plus de 4 millions de spectateurs en salles. La belle américaine s’exportera également très bien en Europe et aux Etats-Unis où elle restera même à l’affiche durant un an dans un cinéma de Broadway.


Ce film est également un tremplin pour Louis de Funès. Agé de 47 ans , il n’est encore qu’un acteur considéré comme de « seconde rang » par les réalisateurs de l’époque. La belle américaine va lui permettre de montrer son talent comique au grand public avant sa véritable révélation, trois ans plus tard, dans « Le gendarme de Saint-Tropez », puis à nouveau avec Robert Dhéry pour « Le petit baigneur » qui attirera 5,5 millions de spectateurs.


Les acteurs :


-         Marcel : Robert Dhery

-         Paulette : Colette Brosset

-         Le secretaire du commissariat / le chef du personnel : Louis de Funès

-         Le clochard : Michel Serrault

-         Alfred : Alfred Adam

-         Pierrot : Christian Marin

-         Rini : Jacques Legras

-         Le paumé : Jean Carmet

-         Le serrurier : Jean Richard

-         L'automobiliste : Jacques Charrier 

-         Le snob dans la voiture de sports : Roger Pierre

-         Le jeune homme efféminé : Jean-Marc Thibault

-         Le colonel : Pierre Dac

-         Le ministre : Bernard Lavalette

-         Le chef comptable : Jean Lefebvre

-         Le Notaire : Claude Piéplu

-         Le Speaker : Pierre Tchernia


Critique subjective


La belle américaine est un film qui a très bien vieillit. Le comique n’a pas pris une ride et on y retrouve une légèreté, une joie de vivre, un plaisir de jouer qui est devenu assez rare dans le cinéma comique actuel.


En 1961, les critiques n’hésitaient pas à comparer Robert Dhéry à Buster Keaton, Jacques Tati ou Charly Chaplin. L’humour est fin, jamais grossier, tout en n’entrant jamais dans la « tarte à la crème ».


Les nombreux acteurs qui n’ont qu’un tout petit rôle s’investissent à fond pour donner du corps au film et on se souviendra longtemps des clins d’œils lubriques du serrurier (Jean Richard) à Paulette (Colette Brosset) ou de la tirade de Roger pierre dans sa voiture de sport « Alors relax ! ».

 
La belle américaine reste donc un film incontournable, un « monument » du cinéma français que l’on prendra beaucoup de plaisir à voir ou a revoir en famille, en couleur ou en noir et blanc.
L'image
Couleurs
Définition
Compression
Format Vidéo
16/9 anamorphique couleur
Format Cinéma
1.66:1

Les deux DVD comportent chacun une version différente du film.


DVD 1 – Version Noir et Blanc


Repris sur le master d’origine qui a été nettoyé pour l’occasion, cette copie en format 1.66 imposera deux légères bandes noires sur les côtés d’un téléviseur 16/9ème.


La qualité de l’image y est très bonne, avec des contrastes très subtils et assez peu de grain sur l’image, ce qui est remarquable vu son âge. La compression est également de bonne qualité, sans artéfacts visibles.


La dernière scène du film est en couleur. Elle n’a pas été colorisée, mais, dés l’origine, Pierre Tchernia et Robert Dhéry voulaient filmer en couleur. Pour des raisons financières le producteur leur a refusé cette nouvelle technique de l’époque. Ce n’est qu’après le visionnage des rushs que le producteur a consenti à leur acheter une pellicule couleur qui a servi à filmer la dernière scène sur le champ de course.


DVD 2 – version colorisée


Colorisé pour les besoins de la télévision, cette version a également été amputée puisque le cadrage est passé à 1.33 (4/3) pour le petit écran.


Identique, en terme de contenu, cette version ne satisfera pas les puristes, dont Pierre Tchernia. La colorisation est pourtant particulièrement bien réussie et on pourrait presque croire que le film a vraiment été tourné en couleur.


Seul le passage à la dernière scène pourra choquer légèrement le cinéphile attentif, puisque les couleurs de la colorisation ne correspondent pas exactement aux couleurs originales de cette scène.

Le Son
Langue
Type
Format
Spatialisation
Dynamique
Surround
Français
1.0

Le DVD ne comporte qu’une seule piste sonore en Dolby Digital 1.0 mono française.


Cette piste offre une bonne dynamique et les voix sont parfaitement intelligibles. Le mixage est très bien réalisé et il ne sera jamais nécessaire de sauter sur la télécommande pour augmenter ou baisser le volume durant le film.


Malheureusement, dés qu’on monte un peu le niveau sonore on remarquera un effet de souffle qui devient parfois assez désagréable, surtout lors des scènes calmes en intérieur. Ce n’est pas suffisamment gênant, toutefois, pour gâcher le visionnage de cet excellent film.

Les Bonus
Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
Durée
41 min
Boitier
Coffret

Ce double DVD nous est proposé dans un « gros » coffret Amaray avec les deux disques qui se chevauchent, configuration qu’on a plutôt l’habitude de voir pour les jeux vidéos.


Le premier DVD contient plusieurs bonus :


Filmographie


Des fiches sur une ou deux pages, passent succinctement en revue la carrière des principaux acteurs du film (y compris le réalisateur/acteur). Elles citent les films les plus important de la carrière mais n’apportent que très peu de renseignements sur certains acteurs qui ont connu par la suite un très grand succès comme Louis de Funès ou Michel Serrault.


Bande annonce – 3 minutes 20 secondes


C’est la bande annonce originale du film en 1961.


Documentaire : les dessous de la belle américaine – 41 minutes


Ce documentaire est présenté par Pierre Tchernia, avec la participation de Colette Brosset, Jacques legras, Roger Pierre et Bernard Lavalette.


Pierre Tchernia y présente la genèse du film et l’évolution du scénario entre la première idée en 1957 et la réalisation en 1961. Il évoque aussi la façon de tourner de Robert Dhéry, la collaboration avec les acteurs et l’histoire du groupe théâtrale « les Branquignols » qui constituent le gros des acteurs du film.


Dans la seconde partie de ce documentaire Pierre Tchernia nous explique le rôle de la voiture dans le film et la façon dont elle a été modifiée. Nous avons également droit à de nombreuses anecdotes sur le tournage et la présentation du film au public.


Intérêt des suppléments


Les filmographies sont un peu trop courtes pour être vraiment intéressantes. La bande annonce possède les gros défauts de l’époque, que l’on retrouve souvent encore aujourd’hui : elle en montre beaucoup trop sur le film et dévoile déjà les principaux gags.


Le documentaire est en revanche très intéressant car Pierre Tchernia arrive bien à nous faire sentir l’ambiance de franche camaraderie qu’il y a eu sur le tournage. Il retrace également, de façon très vivante, l’enchaînement des variations du script original avant de parvenir à la version définitive du film.
Bonus
Livret
Bande annonce
Biographies
Making of
Documentaire
Interviews
Com. audio
Scènes sup
Fin alternative
Galerie de photos
Story board
Multi-angle
Liens internet
Interface Rom
Jeux intéractifs
Filmographies
Clips vidéo
Bêtisier
Bonus Cachés
Court Metrage