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Ronal le Barbare

Titre Original Ronal the Barbarian aka Ronal Barbaren
Genre Aventures
Pays Danemark (2011)
Date de sortie vendredi 2 novembre 2012
Durée 86 Min
Réalisateur Thorbjørn Christoffersen, Philip Einstein Lipski, Kresten Vestbjerg Anderse
Avec Pierce Cravens, Ben Bledsoe, Ashley Acarino, Oliver Vaquer, Dee Snider, Paul O’Brien, Scott Rayow, Brad Abelle, Louis Lombardi, Alan Mozes, Dina Pearlman, Chris Sullivan, De’Adre Aziza, Lara Apponyi, Rachel Francavillo, Kev Adams, John Eledjam, Béatrice de la Boulaye, Boris Rehlinger, Brigitte Virtudes, Dominique Collignon Maurin, Richard Darbois, Bernard Alane , Pascal Casanova, Guillaume Lebon, Patrick Poivey , Patrick Raynal
Producteurs Trine Heidegaard
Scénaristes Thorbjørn Christoffersen, Philip Einstein Lipski, Kresten Vestbjerg Andersen
Compositeur Nicklas Schmidt
Format Dvd 9
 

Langues
  PCM Label Film Bonus Commentaire
  Anglais
Non
Non
Non
  Français
Oui
Oui
Non

Le Film Critique de Simon Bitanga
  Editeur   Seven7
  Edition   Standard
  Label  
  Zone  2
  Durée Film  86 min
  Nb Dvd  1
   
   

Monde de Métalonia : au milieu d’un peuple appelé les Enfants de Kron (bien taillés, baraqués, bagarreurs et balaises), Ronal le frêle fait tache à tout point de vue.

Pour que sa domination soit totale, le terrible Lord Volcazar fait appel aux forces occultes lui promettant l’énergie du puissant Démon Originel Zaal en l’échange du sang de tous ces barbares. Une fois capturés, on se rend compte qu’il en manque 1. Qui cela peut bien être ?  

LA QUEQUETTE DU GRAAL  

On ne parle pas beaucoup des dessins animés scandinaves, encore moins de ceux du Danemark … et c’est bien dommage car, à défaut de faire faire des bonds de 15 mètres, il y a été a conçu quelques œuvres plus que passables (Niko le petit renne, l’Ours Montagne, … Stefan Fjeldmark (déjà réalisateur de Gloups ! Je suis un poisson) a co-conçu avec Jesper Møller Astérix & les Vikings). Ici, les réalisateurs Thorbjørn Christoffersen, Philip Einstein Lipski et Kresten Vestbjerg Andersen cumuleront autant de postes dans la technique que dans la production afin de mettre leur création sur pied.

Un classique bras-cassé-pas-à-la-hauteur-de-son-héritage devra se révéler lors d’une périlleuse mission de sauvetage accompagné d’une bande de jeunes croisés sur son chemin (Zandra la guerrière fêlée de la hache, Elric le Guide Elfe maniéré grand amateur de rimes, Alibert le Barde qu’il n’y a pas que la guitare qui le démange) : c’est pas aujourd’hui que vous serez surpris par l’histoire et encore moins la structure - qu’on dirait une parodie de la trilogie du Seigneur des Anneaux lourdement enfarinée d’anachronisme.

Comme s’ils savaient qu’ils auraient l’insurmontable difficulté à faire face aux gros machins aussi bien au niveau du graphisme synthétique (au style cartoon simplifié, certains trouveront que des textures n’ont pas la finition de certaines FMV de jeux vidéo … La qualité générale des mouvements des personnages, la fluide mobilité de la caméra et éventuellement le rendu des phénomènes naturels (fumée, flammes, explosions, …) est honorable) que du cast-support (mis à part quelques voix euphoniques, la seule réputation et timbre mis en avant pour la localisation française sont celles de l’humoriste Kev Adams), ils se sont comme qui dirait lâché le slip sur les terrains de l’ambiance, la comédie et ses situations ...
… mais attention, on fait ici ni dans le grand public, le familial ou le CM2 : les dialogues sont blindés de
(gros) mots choquants et autres sous-entendus / insinuations / connotations olé-olées à donffe. Ajoutez du cuir, du métal (la matière & la musique), du piercing sur les tétons, des baillons-boule SM, des strings accueillant occasionnellement de la fesse fraîchement fouettée et vous obtenez un truc fou, plus gratos qu’un Dreamworks quand il veut contredire le puritanisme disneyen avec 2 cl de crasse (propre). Un parti-pris pouvant précipiter Ronal dans les méandres du mépris et de l’oubli.  

Indirectement c’est à la fois une bonne et une mauvaise chose. Mauvaise car ça peut froisser les non-avertis mais bonne parce que ça change, limite ça brise un petit tabou du graveleux dans un divertissement à priori open bar. Bonne parce que ça ne limite pas l’animation pour un public à partir de 12 ans à des sujets graves mais mauvaise car on peut se dire «alors quand l’animation pour adultes n’est ni austère, ni violente, ni nébuleuse, c’est forcément sexuel ?(...)».
Mauvais car si on le prend au 1e degré, en dépit d’une certaine rigueur dans la façon de raconter l’histoire et la gestion des personnages, tous les passages cruels, tristes, tragiques ou moralisateurs n’ont que peu d’impact émotionnel … mais bonne car ça ne se prend pas au sérieux et s’avère être un hommage apparent à l’heroic-fantasy et ses périphériques ?  

Mauvaise parce que c’est immature mais bonne parce que c’est immature.   


CONCLUSION :  

Parfois brutal, très souvent de mauvais goût et pas toujours finaud, un projet animé moyen sur toute la ligne qui se laisse suivre sans ennui où le seul sujet sur lequel vous bloquerez concernera la liberté de ton de son fun factor : rappelant un peu l’adaptation animée de Bastard!! (pour l’ambiance Sword and Sorcery retrofuturiste + les références hard-rock FM + le langage bourrin + un côté doucement pervers), plus osé qu’un Shrek mais moins pipicacaproutprout qu’un South Park, c’est paradoxalement son point de rupture qui peut le différencier un temps de masse long métrages en images de synthèse anonymes.  

Et là, 2 façons de survivre à la Guerre :  

- Devenez la Guerre (sans avoir forcément supporté ou apprécié la Honte de la Jungle (le finish de la Reine à 14 seins !!), vous comprendrez la totale dérision danoise de présenter les clichés du film d’aventure typé Conan le Cimmérien (la destinée du héros, la quête du Bien contre le Mal, le boss masqué mégalomane et son sous-fifre (crétin), les rencontres exotiques, la vierge farouche, l’artefact légendaire introuvable à retrouver pour y arriver, un voyage pleins de pièges) avec ses 2/3 trucs de scénario bien pensés.
Ca s'assume sans honte et ça vise tellement bas qu’il se peut que vous passez un agréable moment à rigoler grassement de ce tout un peu attachant. En plus le thème envoyé en fin arrache le ventre !!)

- Faîtes l'Amour (les ingrédients vous mettront mal à l’aise, vous n’aurez pas assez de mains & de pieds pour vous boucher yeux & oreilles tout du long. Vous trouverez la note finale bien trop douce d’1 point (voire même de 2 après avoir affronté une 2e partie sans complexes, façon sexe) et comme rien d’autre de séduisant vous retiendra, vous déconseillerez ce programme à quiconque. Vous traiterez les réalisateurs d’ânes bâtés et leur recommanderez d’aller se trouver une petite copine. Vite !!)  

L'image
  Définition
  Couleurs
  Compression
   
  Format Vidéo 16/9 anamorphique couleur
  Format Cinéma 2.35:1
   
   
Un disque qui a visuellement presque tout pour plaire ! Malgré des couleurs qu’on peut trouver un poil trop ternes ainsi que des tons noirs qui peuvent manquer de profondeur (choix esthétique ?), le rendu est constamment propre, net, agréablement contrasté, donnant raison à un environnement majoritairement clair et vivant.

Ça reste toujours lisible et c’est suffisamment défini pour constater quelques détails quand l’attention n’est pas trop détournée par des gags obscènes (notamment quelques taches et autres blessures sur la peau des protagonistes) … ceci dit, il y a du crénelage sur tous les éléments fins comme les cheveux ou l’herbe ou ça rend bizarre quand il y a beaucoup de flammes (cf la visite chez l’oracle) On suppose que l’édition Haute Définition corrige ce problème mineur.

Le Son
 
2 pistes disponibles en Dolby Digital 5.1. Concernant la qualité du mixage général, les 2 sont grosso modo identiques : le rendu est agréable et essaie de varier les plaisirs en faisant participer les différents canaux. Effets sonores, dialogues et musiques ont alors un rendu relativement homogène mais elles sauront faire un peu de boucan quand ça doit barder.

Quelques libertés de réinterprétation ou reformulation de certaines phrases par rapport à la version anglaise, mais le sens sur cette piste française demeurera intact ! Ceci dit, lorsqu’il faut déclamer du propos plein de sueur putride, la conviction des comédiens de doublage offre un résultat (pour une fois) de meilleure qualité qu’un programme (animé) moyen. Par ce lâché, il serait presque supérieur en fun qu’une piste anglaise qui offrira un peu de réconfort grâce à un petit jeu d’accents et éventuellement un peu plus de réserves dans le registre des grossièretés.  

NB : vous ne trouverez pas dans ce DVD la vraie piste originale danoise proposant les talents de quelques pointures dont Brigitte Nielsen et le frère de Mads Mikkelsen.

Les Bonus
  Supléments
  Menus
  Sérigraphie
  Packaging
 
  Durée 19 min
  Boitier Amaray
   
   
Le menu Seven 7 habituel avec son choix mirifiques d’options : 

- Lecture directe du film
- Choix de la langue
(Anglais et Français Dolby Digital 5.1)
- Chapitre (via 16 entrées)
- Bande annonces, celles-ci étant séparées en 2 parties. Celles concernant :  

* Ronal le Barbare : un teaser (VF + VO l’une à la suite de l’autre sur le même piste) ; un film-annonce (VO suivie directement de la VF) sur le film en lui-même ; un clip vidéo (des têtes de mort chantantes présentent Ronal Barbaren sur un tube que les amateurs de comptes à rebours finals ne peuvent avoir oublié. On apprendra que Ronal est également disponible en relief).  

* Films proposés par l’éditeur (Le chasseur en VOSTF, Below Zero, Unités d’élite et Fight Games en VF)

Bonus
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
  Fin alternative
  Galerie de photos
  Story board
  Multi-angle
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  Clips vidéo
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  Court Metrage
   Teaser