Orwell : 2+2=5

Genre
Pays
USA (2026)
Date de sortie
jeudi 25 juin 2026
Durée
120 Min
Réalisateur
Producteurs
Alex Gibney, Raoul Peck et Nick Shumaker
Scénaristes
Raoul Peck et Georges Orwell
Compositeur
Alexeï Aïgui
Format
Dvd 9
Langues
PCM
Label
SS.Titres Film
SS.Titres Bonus
SS.Titres Commentaire
Français
Oui
Oui
Non
Anglais
Oui
Oui
Non
Le Film
Critique de Emmanuel Galais
Editeur
Edition
Standard
Label
Zone
2
Durée Film
120 min
Nb Dvd
1

1949. George Orwell termine ce qui sera son dernier mais plus important roman, 1984. « Orwell : 2+2=5 » plonge dans les derniers mois de la vie d’Orwell et dans son œuvre visionnaire pour explorer les racines des concepts troublants qu'il a révélés au monde dans son chef-d'œuvre dystopique : le double discours, le crime par la pensée, la novlangue, le spectre omniprésent de Big Brother... des vérités sociopolitiques qui résonnent encore plus puissamment aujourd'hui.


Pour ceux qui ne le connaissent pas, Raoul Peck, est réalisateur Franco-Haitien, qui fut même, un temps, Ministre de la Culture d’Haïti de 1995 à 1997, et à qui l’on doit le documentaire sur l’écrivain James Baldwyn : « I Am not your Negro » dans lequel le réalisateur faisait déjà un parallèle entre l’œuvre de l’écrivain et la situation de la population Afro-Américaine aux Etats-Unis. Celui qui réalisa le film « Lumumba » en 2000, s’affiche comme un œil avisé de la société et ne pouvait que rencontrer le parcours d’un autre écrivain majeur du XXème Siècle : Georges Orwell. Dans : « Orwell : 2+2=5 », Raoul Peck continue de faire des parallèles et notamment en s’intéressant au dernier roman de l’écrivain mais l’un des plus célèbres : « 1984 ».


Comme à chaque fois, la mise en de Peck est redoutablement intuitive, puisqu’elle va mettre en parallèle, les écrits de l’écrivain, en puisant dans quatre sources : Son Journal, ses lettres, ses romans : « La Ferme des Animaux » et « 1984 », et les évolutions de la société ces dernières années. Sans aucun autre commentaire que les écrits d’Orwell, de son analyse de la montée du fascisme, de la mécanique de manipulation de la pensée (D’où la célèbre phrase : 2+2=5) et des extraits des romans, en les confrontant à notre actualité mondiale, nous nous rendons vite compte que tout semble se remettre en place pour un nouvel ordre, qui ne serait pas du meilleur esprit ou de la meilleure pensée. Alors, bien sûr, si vous êtes déjà angoissés par l’état de notre monde, les guerres de Poutine et Netanyahu, ou encore les déclarations ordurières de Trump et sa guerre en Iran, ou encore la banalisation infecte du racisme en France, vous n’allez pas ressortir de ce film indemne. Tant le réalisateur expose les faits de façon redoutablement efficace.


Car George Orwell qui mourut en 1950, écrivit « 1984 » à la toute fin de sa vie. Et ce dernier roman s’est révélé comme l’ultime pierre à l’édifice d’une œuvrer qui se consacra à décrire comment un peuple pouvait se retrouver sous l’emprise d’un seul homme ou d’un seul parti. Ecrit avant, pendant et donc après la seconde guerre mondiale et ses horreurs, l’œuvre d’Orwell, à commencer par « La Ferme des Animaux » publié en 1944, décrivait déjà le mécanisme de prise de pouvoir d’un leader politique et la manière d’asservir à ses idées les populations. Alors, bien sûr, j’entends déjà des voix s’élever, pour clamer que l’homme était un révolutionnaire avec un passé Marxiste et Trotskyste. Mais ce serait faire offense à l’auteur qui sut, au moment où la guerre s’annonçait, évoluer en se révélant patriote, ce qu’il a toujours différencié de Nationaliste. Lui qui a grandit dans une famille de colons installée en Inde, a su parcourir le monde pour mieux le comprendre et surtout mieux adhérer à la défense des peuples contre les assauts des pouvoirs et l’absence suffisante, selon lui, d’opposition forte au fascisme. 


Raoul Peck reprend donc, ces écrits et les colle sur des images actuelles pour mieux illustrer les écrits d’Orwell. Et cela fait froid dans le dos. Car de la même manière que l’écrivain, le réalisateur, constate, décortique et associe pour mieux nous faire prendre conscience des dangers qui guettent ou qui ont déjà plantés leurs griffes dans notre vie. On y voit des images d’archives de la seconde guerre mondiale et dans le même temps des images beaucoup plus récentes et les mots d’Orwell qui résonnent comme venues d’Outre-Tombe pour nous rappeler le passé que nous semblons avoir oublié. Ces gens aux pensées nauséabondes que tout le monde s’accordait à dénoncer dans les décennies suivant la fin du conflit et qui, depuis plusieurs années, ont fini par prendre le pouvoir des mots, de la presse première pierre angulaire du contre-pouvoir. Et si certains doutaient encore de la folie des Poutines, Trump, Netanyahu et autres leaders dans le monde et même chez nous en France, ce documentaire va, peut-être, permettre de mieux comprendre le mécanisme de construction d’une société qui serait dirigée par « Big Brother » et nous ferait accepter que : 2+2=5.


L'image
Couleurs
Définition
Compression
Format Vidéo
16/9 anamorphique couleur
Format Cinéma
1.85:1
Le travail de recherche d’archives et d’association d’images est absolument remarquable et la qualité des images est parfois irrégulière, mais cela parait évident, vu les conditions de conservation de certains négatifs. Le film est, toutefois, débarrassé de la majeure partie de ses défauts et nous donne ainsi un documentaire choquant, et des scènes parfois insoutenables, pour mieux nous éclairer sur la dérive mondiale actuelle. 

Le Son
Langue
Type
Format
Spatialisation
Dynamique
Surround
Anglais
5.1
Français
5.1
La piste Dolby Digitale 5.1 se révèle d’une grande précision et met parfaitement en lumière, les sonorités et les voix des uns et des autres, particulièrement la voix de l’acteur Damian Lewis (Wolf Hall : Le Miroir et la Lumière) en VO ou d’Eric Ruf (Les Trois Mousquetaires D’Artagnan) en VF. Jamais dans l’excès, la piste Audio est parfaitement bien harmonisée pour que les environnements ne soient pas effacés par la musique qui parvient à se faire suffisamment discrète pour être oubliée.

Les Bonus
Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
Durée
60 min
Boitier
Amaray
« « Orwell : C’est Aujourd’hui » par Raoul Peck dans l’Echappée d’Edwy Plenel pour Médiapart » est une interview du réalisateur qui revient sur le sujet de son film et notamment le message qu’il passe.
Bonus
Livret
Bande annonce
Biographies
Making of
Documentaire
Interviews
Com. audio
Scènes sup
Fin alternative
Galerie de photos
Story board
Multi-angle
Liens internet
Interface Rom
Jeux intéractifs
Filmographies
Clips vidéo
Bêtisier
Bonus Cachés
Court Metrage