Orphelin

Titre Original
Árva
Genre
Pays
Hong (2026)
Date de sortie
mardi 16 juin 2026
Durée
133 Min
Réalisateur
Producteurs
Mike Goodridge, Ildiko Kemeny, Grogory Jankilevitsch, Alexander Rodnyansky et Ferenc Szale
Scénaristes
Lazslo Nemes et Clara
Compositeur
Evgueni Galperi
Format
Dvd 9
Langues
PCM
Label
SS.Titres Film
SS.Titres Bonus
SS.Titres Commentaire
Français
Oui
Oui
Non
Hongois
Non
Non
Non
Anglais
Oui
Oui
Non
Le Film
Critique de Emmanuel Galais
Editeur
Edition
Standard
Label
Zone
2
Durée Film
133 min
Nb Dvd
1

Budapest 1957, après l'échec de l'insurrection contre le régime communiste. Andor, un jeune garçon juif, vit seul avec sa mère Klara qui l'élève dans le souvenir de son mari disparu dans les camps. Mais quand un homme rustre tout juste arrivé de la campagne prétend être son vrai père, le monde d’Andor vole soudain en éclats…


Il y a 11 ans le réalisateur Hongrois Lazslo Nemes surprenait le monde du cinéma et surtout le Festival de Cannes avec « Le Fils de Saul », qui suivait le personnage de Saul, un membre des « SonderKommando », ces juifs mis à l’écart des camps et forcés d’assister les Nazis dans leur plan d’Extermination. Le film se déroulait quasi intégralement du point de vue du personnage principal pour impacter encore plus le spectateur. Un cinéma radical qui fit entrer le réalisateur dans la cour des grands. Depuius, le réalisateur a pris son temps en signant seulement un film en 2019 « Sunset » et « Orphelin » cette année et qui est la raison de cet article. Et en attendant bien sûr son « Moulin » avec Gilles Lelouche qui fut présenté à Cannes et fut l’une des petites polémiques du Festival comme il y en a souvent avec autant d’éphémère que la manifestation elle-même.


Ce qui est sûr c’est que le cinéaste ne laisse pas indifférent et que son cinéma toujours radical, est soit adoré ou détesté. Moins radical tout de même que Lars Von Trier (Nymphomaniac), l’art de Nemes suscite le débat et les sujets dont ils s’emparent sont souvent fait pour cela. Ici, nous sommes en 1957, la révolution Hongroise fut écrasée par le régime communiste, bien décidé à imposer ses règles et ses didacts. La paranoïa s’empare des Hongrois et une partie de la population continue de panser ses plaies de la Seconde Guerre Mondiale et des camps de Concentration. Une page mal connue de l’histoire de la Hongrie que le réalisateur va alors développer sur plus de deux heures de film. A travers le regard d’Andor, un jeune garçon qui va apprendre à vivre avec les souvenirs, les espoirs et les résolutions de sa mère. Il va se créer sa bulle, grandir dans ce qu’il pense être la vérité au milieu d’un monde qui ne fait que mentir et pervertir les faits pour les rendre en accord avec l’idéologie communiste du moment. Jusqu’à ce qu’un homme arrive et vienne tout remettre en cause.


On comprend assez aisément la métaphore que le réalisateur tisse autour de l’histoire de ce garçon, et le scénario qu’il a signé avec sa collaboratrice de longue date Clara Royer (Le Fils de Saul), ne cherche pas à masquer ses ambitions, mais plutôt à les renforcer en mêlant les personnages, que ce soit la meilleure amie d’Andor et son frère, ou les différentes rencontres qu’il va faire, Andor va vite comprendre qu’il vit dans une utopie créée pour le protéger ou pour lui inventer une vie masquant une réalité plus sombre. Précis, et touchant, le scénario suit avec rigueur le parcourt du garçon et décrit une société sombre, presque dystopique, où les habitants doivent apprendre à mentir pour survivre, eux, qui ont, pour beaucoup survécut au nazisme.


Mais voilà, le réalisateur reste à distance de son sujet en permanence et ne s’implique jamais vraiment. Toujours dans sa démarche radicale, il soigne ses plans et son rythme, mais le choix de ne pas se positionner au cœur de son sujet rend l’œuvre froide et difficile d’accès pour les spectateurs qui auraient aimé plus de chaleur dans la manière dont le réalisateur filme les relations entre ses personnages et la façon dont il les dessine. Car c’est bien là que le ton perturbe le spectateur. Chaque personnage suit un parcours, mais n’est jamais dessiné pour que les spectateurs puissent totalement les aimer où les détester. Ey même si Grégory Gadebois (Louise Violet) trouve un rôle à sa mesure à savoir tout en opposition, à la fois brutal et doux, touchant et repoussant, et qu’Andrea Waskovics (Stars of Little Importance) livre une prestation toute en subtilité et en retenue on ne parvient jamais à savoir quels sentiments elle éprouve pour ce fils, obsédé par l’idée de trouver son père.


L'image
Couleurs
Définition
Compression
Format Vidéo
16/9 anamorphique couleur
Format Cinéma
2.35:1
« Orphelins » bénéficie d’un transfert de grande qualité dans lequel les couleurs sont parfaitement dosées, et permettent d’appuyer le travail soigné qui a été fourni pour rendre cette reconstitution-là plus précise et la plus ancrée dans son époque possible, avec des plans soignés qui installent une ambiance entre désenchantement et espoir. Le réalisateur joue constamment le contraste entre plans larges et focales serrées sur les acteurs pour mieux laisser apparaitre les bouleversements qui s’opèrent plus ou moins lentement. Les contrastes sont suffisamment présents pour pouvoir donner plus de profondeur à l’image, et le grain est bien évidemment inexistant ce qui permet de profiter agréablement du film.

Le Son
Langue
Type
Format
Spatialisation
Dynamique
Surround
Hongois
5.1
Français
5.1
La piste Dolby Digital 5.1 se révèle d’en grande efficacité dans la mise en place des ambiances. La bande-son envahie les différents canaux, avec beaucoup de précision et de dynamique. Et comme le film joue énormément sur la qualité narrative des dialogues, il était nécessaire que la piste sonore soit à la hauteur de manière à ne pas trop les déséquilibrer. Les dialogues ainsi que la musique sont parfaitement équilibrés. 

Les Bonus
Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
Durée
90 min
Boitier
Amaray

« Les Spécificités Techniques du Tournage », un documentaire qui revient sur le travail pointu que les équipes ont dû fournir pour donner vie à cette nouvelle œuvre la reconstitution.


« Le Contexte Historique », l’historien Zoltan Vagi revient sur cette part sombre et mal connue de l’histoire de la Hongrie.


« La Genèse de Orphelin », revient sur l’écriture du scénario et la manière dont le réalisateur a développé son histoire.


Puis un making of qui permet de voir le réalisateur et son équipe au travail.


Bonus
Livret
Bande annonce
Biographies
Making of
Documentaire
Interviews
Com. audio
Scènes sup
Fin alternative
Galerie de photos
Story board
Multi-angle
Liens internet
Interface Rom
Jeux intéractifs
Filmographies
Clips vidéo
Bêtisier
Bonus Cachés
Court Metrage