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Destiny

Genre Jeux Vidéo
Pays USA (2014)
Date de sortie mardi 9 septembre 2014
Durée 999 Min
Plateforme Xbox One
 

Langues
  PCM Label Film Bonus Commentaire
  Français
Non
Non
Non

Le Jeu Critique de Frédéric Beaufrere
  Editeur   Activision
  Edition   Standard
  Label  
  Zone  2
  Durée Film  999 min
  Nb Dvd  1
   
   
Les pères de la série Halo ont accouché d'une nouvelle licence nommée Destiny sur consoles nextgen. Développé par Bungie Software  et édité par Activision, le titre est ici testé sur la Xbox One de Microsoft.

La mission débute en au cosmodrome de l'ancienne Russie, sur terre. La planète semble dévastée. La dernière cité sur Terre est protégé par "le voyageur" et défendue tant bien que mal par les "Gardiens". La cité abrite une tour, point central pour qui est en quête de missions, de co-équipiers et d'équipements. On débute par choisir la classe du personnage parmi trois propositions qui vont définir l'arbre des pouvoirs accessibles aux joueurs. Sur le papier choisir un Titan plutôt qu'un Warlocks ou un Chasseur peut avoir une influence. Dans les faits, cela joue plutôt à la marge et seul l'appréciation cosmétique est à privilégier car les personnages sont équilibrés. Après avoir choisi la classe du personnage on peut le personnaliser en choisissant sa race, sa couleur de peau, la forme de son visage, la couleur de ses lèvres, de ses yeux, de ses cheveux, sa coiffure, son signe distinctif, etc.

On n'est pas déchus du voyage
On ne change pas une recette qui gagne. Destiny marque donc le retour des petits secrets qui ont fait le succès de la franchise précédente : héros aux armures futuristes, ennemis extraterrestres colorés et vociférants dotés d'armes à énergie extraordinaires, compagnon de route prenant la forme d'une intelligence artificielle, décors spatiaux colossaux, quête épique et désespérée, tout y est. Ajoutons à cela un gameplay inchangé et une fluidité extrême, un esthétisme généreux et des commandes qui tombent sous le sens et nous disposons dune très bonne base de départ. On tire sur des extraterrestres, ont récupère des munitions sur les cadavres (mais pas leurs armes), on explore. Le module d'intelligence artificielle qui vous sert de compagnon et n'est pas sans rappeler Cortana, vous apprend que les grands méchants du lieu s'appellent les "déchus".

Le contexte de Destiny est en fait un immense monde persistant s'étalant sur plusieurs planètes chaque fois divisées en plusieurs secteurs, lieux dans lesquels le joueur évolue à sa guise soit en suivant le mode histoire, soit en déclenchant des missions annexes confiées par la Tour, en s'approchant de balises placées à des endroits stratégiques. Ces quêtes annexes permettent par exemple de prendre le temps de développer son personnage (en débloquant son expérience et par conséquent de nouveaux pouvoirs et de nouvelles armes) avant de se lancer dans des missions trop périlleuses de la trame principale. Monde persistant de dimension mondiale oblige à certains moments il peut n'y avoir que très peu de joueurs dans la zone sur laquelle vous avez décidé d'effectuer des missions, mais à d'autres il pourra y avoir beaucoup plus de joueurs effectuant comme vous une incursion pour une mission identique ou pas sur la planète explorée.

Nan mais Halo quoi !
Ce qui distingue Destiny d'un Halo est son positionnement quelquepart entre le FPS coopératif et le MMO. Le jeu en solo est possible, mais ici on extermine de préférence en coopération et en multijoueur. Place aux équipes de mercenaires de l'espace. Sauf que dans la pratique les joueurs issus de la lignée des Halo purement solo n'accrochent pas forcément aux jeux coopératif ou le micro-casque est indispensable pour échanger. Résultat : les serveurs fourmillent de joueurs muets, recroquevillés sur leur personnage, jouant à Destiny... en solo. Ils passent alors à côté du coeur du jeu : la complémentarité, l'échange et l'entraide. Mais qu'importe. Passé la pénible phase de galère avant les premiers upgrade d'armes et de pouvoirs, on prend plaisir à explorer, à suivre un autre joueur et à gérer les équipements trouvés (on peut démanteler des équipements moins puissants pour les convertir en crédits) pour se constituer une armure personnalisée,

Au début de l'épopée, votre personnage est en effet plutôt démuni en protections. Ce n'est qu'à force de découvertes, qu'il pourra glaner les ressources nécessaires à acquérir dans la Tour une armure et un équipement dignes de sa mission à moins qu'il ne trouve sur le terrain des éléments rares à s'approprier après une bataille ardue. Il est aussi utile de dénicher des coffres renfermant es crédits pour les convertir ensuite en équipement... Destiny commence donc à prendre de l'intérêt dès lors qu'on débloque de nouvelles armes et de nouveaux équipements. La diversité des armes oblige le joueur à adapter sa stratégie à l'arsenal embarqué. Les armes à impulsions ainsi que les pouvoirs de votre personnage vont progresser au fur et à mesure de vos découvertes et changer la manière dont vous pourrez appréhender les combats.

La faible variété d'ennemis est malgré tout regrettable, mais leur intelligence artificielle est poussée un peu plus loin que ce que l'on a l'habitude de constater dans Halo. il n'est par rare d'en voir un prendre la fuite alors qu'il a été salement touché. A contrario, un ennemi trop proche pour fuir se mettra à fondre sur vous en sortant ces sabres pour vous découper en morceaux. Autre détail amusant, en contournant une caisse pour atteindre un ennemi, si celui-ci vous a vu, il se met à en faire autant pour vous échapper chacun tournant alors autour de la caisse. Ce n'est pas non plus du haut vol, mais disons que c'est une surprise agréable. Les combats prennent alors un air de guérilla urbaine futuriste, chacun se retranchant pendant qu'il se soigne avant de repartir à l'assaut.

Devenir une légende... à petits pas
On enchaine finalement des missions souvent similaires et la lassitude pourrait s'installer. Mais finalement on s'accroche car on en veut toujours plus (plus de pouvoir, plus de crédits, plus d'armes dévastatrices). C'est donc au prix d'une persévérance dans cette mécanique de jeux répétitive que l'on parvient à faire progresser son personnage en explorant les missions disséminées sur 4 planètes distinctes au cours d'une trentaines de quêtes. Le fil conducteur est assez maigre mais la direction artistique est si flatteuse qu'on s'impatiente à l'idée d'atterrir sur de nouveaux territoires. Il faudra d'ailleurs peut être remettre la main à la poche pour allonger la durée de vie du titre avec les extensions à venir.

Destiny est un bon jeu. Follement grand, il est aussi magnifique que déroutant au début. En solo la routine s'installe vite et en multi-joueurs on se retrouve dans des combats "co-équipiers contre Boss" sans fin, dans lesquels les ennemis absorbent les tirs comme une éponge ce qui nécessite persévérance et munitions de bon calibre pour en venir à bout et décrocher de belles primes. Un peu out of date comme principe, mais au final on se laisse prendre par la curiosité et l'attrait des équipements qu'il est possible de débloquer...

Conclusion
La musicalité, l'iconographie, les polices de caractères : le design est pensé à tous les niveaux et l'esthétisme et de mise. Destiny est un beau jeu doté d'un véritable effort artistique dans sa présentation. Il demeure un FPS répétitif dans les premières heures de jeu et surprend à cause de son interface confuse (pas de possibilité de quitter le titre proprement par exemple pour revenir au dashboard), de son scénario simpliste, sa courbe de progression lente et ses temps de chargement plutôt longs. Mais son aspect MMO est une bonne surprise et sa direction artistique de haut niveau assoit par terre. Malgré les petits défauts, on retourne volontiers au combat pour dénicher des récompenses et des ressources afin de pouvoir mieux s'équiper que son voisin, quitte à passer des heures de routine à occire de l'ennemi. Ces options de personnalisation et le développement des personnages des différentes classes constituent assurément le côté addictif essentiel du titre.

L'image
  Définition
  Couleurs
  Compression
   
  Format Vidéo 900p
  Format Cinéma 1.78:1
   
   
Si les décors semblent vastes, la progression n'en est pas pour autant libre. On retrouve une certaine linéarité imposée dans les décors titanesques aux couleurs pêchues. On  retrouve toute la patte et le talent de Bungie dans le design des personnages et des ennemis. Les éclairages sont magnifiques avec des effets de lumière déments, des reflets à foison, des vapeurs colorées et des fumées qui laissent transparaître toutes les couleurs et les nuances de l'arc-en-ciel.

Les textures sont suffisamment fines dans la résolution utilisée sur Xbox One (900p) pour ne pas laisser entrevoir de différence significative avec la version PS4. Le rendu est fin, fourmille d'objets et de détails (jeux d'ombres, lentilles de visée fêlées, effets de fluides qui vous troublent la vue, sons d'arrière plan qui meublent l'ambiance) et l'ensemble se met en mouvement avec une fluidité extraordinaire. Hélas, au milieu de toute cette beauté, un crénelage désagréable persiste autour des ombres et rappelle le joueur à la réalité...

Le Son
 
La musique est majestueuse, éthérée, nostalgique et inquiétante. Ce qui prévaut dans Destiny, c'est l'ambiance. Et côté partition nous sommes plutôt gâtés avec une orchestration toujours en adéquation avec les événements, digne d'une grande réalisation hollywoodienne. On est baigné dans un univers de science fiction musical. Au milieu de cette douceur sonore, les effets spéciaux grinçant des armes dénotent un peu. Pour le reste, c'est du Halo, avec des grognements ou des cris d'Alien, des bruitages aux son bien choisis pour les mécanismes et autres explosions. L'ensemble est servi en Dolby 5.1 correctement spatialisé et berce le joueur dans un paysage sonore agréable. La narration discrète manque un peu d'ampleur et de jeu d'acteur mais le reste du doublage français intégral est de bon aloi.

Les Bonus
  Supléments
  Menus
  Sérigraphie
  Packaging
 
  Durée 999 min
  Boitier Amaray
   
   
Le mode PVP ne propose que peu de cartes mais se rattrape sur le Level Design grandiose. En outre, les personnages étant assez robustes, le premier qui dégaine ne sort pas forcément vainqueur et c'est à force d'esprit tactique, d'habileté et de persévérance qu'on parvient à venir à bout d'un ennemi. En joueur contre joueur, la personnalisation des armes est un élément qui, contrairement au mode solo, peut faire balancer la victoire entre une classe de personnage et une autre. Les modes de jeu disponibles sont spartiates hélas.

Bonus
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
  Fin alternative
  Galerie de photos
  Story board
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