dans le même genre
  LES PROIES
  INSIANG
  COFFRET HOU HSIAO-HSIEN : 6...
  LE VOLEUR
  ORPHELINE
  SUITS SAISON 6
  THE GOOD WIFE SAISON 7
  GERMINAL
  JEAN DE FLORETTE - MANON DE...
  PICNIC

du même éditeur
  VANGELO
  BONHEUR ACADÉMIE
  NE ME LIBÉREZ PAS, JE M'EN ...


Dernières Actus
  LA RÉALITÉ VIRTUELLE 5D AU ...
  DISNEYLAND PARIS ANNONCE UN...
  LES PROCHAINS FILMS RESTAUR...
  NEW YORK UNITÉ SPÉCIALE SAI...
  TEST : SONY UBP-X700 LECTEU...
  DISNEY ART CHALLENGE SAISON...
  SYMPHONIE POUR UN MASSACRE ...
  PORTRAIT DE MARIANNE FAITHF...

You'll never be alone

Genre Drame
Pays Chil (2017)
Date de sortie mardi 3 octobre 2017
Durée 88 Min
Réalisateur Alex Anwandter
Avec Sergio Hernandez, Andrew Bargsted, Jaime Leva, Antonia Zegers
Producteurs Isabel Orellana Guarello
Scénaristes Alex Anwandter
Compositeur Alex Anwandter
Format Dvd 9
 

Langues
  PCM Label Film Bonus Commentaire
  Espagnol
Non
Non
Non
  Anglais
Oui
Oui
Non
  Français
Oui
Oui
Non

Le Film Critique de Emmanuel Galais
  Editeur   Epicentre films
  Edition   Standard
  Label  
  Zone  2
  Durée Film  88 min
  Nb Dvd  1
   
   
Santiago du Chili. Pablo, un jeune lycéen, se découvre une passion pour le cabaret. Mais un jour il est victime d'une violente agression homophobe qui le laisse dans le coma. Bouleversé, Juan, son père, met tout en œuvre pour trouver les coupables…

Avant d’être un réalisateur, Alex Anwandter, est surtout un chanteur très populaire au Chili et en Amérique latine. C’est à la suite de l’agression mortelle et homophobe d’un de ses jeunes fans : Daniel Zamudio, que la star sud-américaine a décidé d’écrire un scénario et de réaliser son premier film. Mais, loin de vouloir rentrer dans le schéma consensuel d’une simple biographie, le réalisateur s’est surtout intéressé à l’environnement de ce jeune homme. Il y a alors tissé une histoire originale et sans concession dans laquelle un jeune homme passionné de danse et de cabaret, que son père ne comprend pas forcément, va subir une agression qui le plongera dans le coma, et laissera son père désarmé face à ses doutes et à son chagrin.

Et pour un premier essai, c’est un coup de maître ! Car, loin de signer un scénario basique et qui sombrerait dans la facilité, ce dernier place en fait le père en figure tutélaire, mais surtout en symbole d’une société chilienne patriarcale qui ne semble pas encore avoir tourné le dos à ses démons et ainsi ce père qui devait être un personnage secondaire de l’intrigue, se révèle subitement comme le point central de l’histoire autour de laquelle va graviter tout un nombre de personnages secondaires, morceaux d’un puzzle qui aboutira à l’agression de ce jeune homme. Car si le père, n’est pas un personnage repoussant en soi, s’il n’est pas non plus bourreau de son enfant, il est avant tout un homme qui se voile la face de ce que devient son fils en se noyant dans son travail qui vient prendre toutes ses journées et laisse son fils livré à lui-même tout en refusant d’accepter son homosexualité.

Et c’est une fois l’agression, et le fils à l’hôpital, que le père se retrouve face à ses doutes, face à son chagrin qui le submerge de jour en jour et qui lui fait ouvrir les yeux sur une société qui finalement n’a rien de si hospitalière et ne vient pas remercier en tout cas les 25 ans qu’il a passé à travailler pour son entreprise sans se préoccuper de lui et de sa famille. Le scénario s’étire sur une courte durée : 1h28, mais parvient avec une profonde sensibilité à toucher le spectateur. Et la mise en scène du réalisateur même si elle est parfois un peu naïve, n’hésite pas à choquer le spectateur avec des scènes explicites, qui pourtant ne viennent que renforcer la violence du propos et surtout l’atmosphère tout en nuances et tout en mensonges qui entoure le jeune homme. Car en effet Pablo vit une histoire d’amour avec Félix, mais ce dernier subit la pression familiale et particulièrement l’homophobie de ses frères et ne peut se révéler à la face du monde. Cette dualité dans l’esprit de Félix et cette pression qu’il subit vient parfaitement habiller l’atmosphère de la société chilienne telle qu’elle est décrite par le réalisateur.

Et pour incarner son personnage principal, notamment ce père brisé par l’agression de son fils, le réalisateur a choisi Sergio Fernandez (No), grand acteur chilien à la carrière bien remplie, et qui a su trouver toute la nuance, et toute la subtilité pour pouvoir incarner ce père ravagé par le chagrin et meurtri par le remords de n’avoir pas été suffisamment à l’écoute de son fils. Face à lui Andrew Bargsted (Mala Junta) incarne un fils insouciant, amoureux et à la séduction permanente. Jamais dans la caricature, les deux acteurs se croisent très peu, mais parviennent à former un duo particulièrement bouleversant.

En conclusion, « You’ll Never Be Alone » est un film particulièrement touchant et bouleversant qui parvient avec une grande subtilité à nous plonger dans une histoire inspirée d’un fait réel, et avec intelligence parvient à une réflexion sur la société chilienne qui nous fait miroir finalement. La distribution y est touchante et juste et la mise en scène, même si elle manque parfois d’originalité, parvient à nous emmener dans le désespoir de ce père rongé par le chagrin.


L'image
  Définition
  Couleurs
  Compression
   
  Format Vidéo 16/9 anamorphique couleur
  Format Cinéma 1.85:1
   
   
Pour donner vie et rendre hommage au jeune homme dont est inspirée l’histoire, le réalisateur et son chef opérateur ont choisi une ambiance volontairement sombre, qui montre à la fois l’attirance du jeune homme pour le spectacle est particulièrement pour le cabaret, mais aussi pour ses rencontres discrètes avec son amant. Mais aussi cette atmosphère un peu sombre permet aussi d’appuyer la dérive et le désespoir du père après l’agression. Sans trop de grain apparent, le transfert en DVD et de bonne qualité et permet ainsi au travail du réalisateur et de son équipe de ressortir avec beaucoup d’éclat. Les contrastes donnent une profondeur suffisante au film et les couleurs ne manquent pas d’éclat.

Le Son
 
La piste Dolby digitale 5.1 uniquement disponible en espagnol ne fait pas dans le superflu et donne juste ce qu’il faut de relief pour que l’on puisse plonger dans chacune des ambiances, y compris celle du cabaret, mais surtout les voies murmurantes qui permet de mieux appuyer cette vie de secret, ou en tout cas de non-dits. Jamais dans l’excès, la piste Dolby digitale profite d’un bel équilibrage et les dialogues ne sont pas effacés par rapport aux quelques effets sonores du film.

Les Bonus
  Supléments
  Menus
  Sérigraphie
  Packaging
 
  Durée 30 min
  Boitier Amaray
   
   
En bonus l’interview du réalisateur de la productrice qui revienne sur les origines du scénario, et la manière dont ils ont voulu traiter le sujet pour à la fois rendre hommage au jeune homme, mais s’en écarter également pour pouvoir traiter des différents sujets : l’homosexualité, l’homophobie, la violence, et l’obscurantisme de la société chilienne.

Bonus
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
  Fin alternative
  Galerie de photos
  Story board
  Multi-angle
  Liens internet
  Interface Rom
  Jeux intéractifs
  Filmographies
  Clips vidéo
  Bêtisier
  Bonus Cachés
  Court Metrage