dans le même genre
  LA BOHÈME
  MARIA CALLAS : THE ETERNAL ...
  LA FLÛTE ENCHANTÉE
  TURANDOT : STADE DE FRANCE ...
  VERDI - I VESPRI SICILIANI ...
  PELLÉAS ET MÉLISANDE - GLYN...
  LE COMPTE ORY - GLYNDEBOURN...
  MARY STUART - ENGLISH NATIO...
  STUTTGART OPERA - DER FREIS...
  GLYNDEBOURNE FESTIVAL OPERA...

du même éditeur
  PICCOLO, SAXO ET CIE
  MADONNA, L'INNOCENCE PERDUE
  ALDEBERG EN CONCERT
  VÉRONIQUE SAMSON : COMME IL...
  NEW YORK UNDERCOVER : LIVE ...
  LA VIE DES PREMIERS HOMMES
  DANS LA PEAU DE JAQUES CHIR...
  PAUL MC CARTNEY : THE SPACE...
  DANIEL PREVOST :PARIS WORLD...
  AMAZON (IMAX)


Dernières Actus
  REDÉCOUVREZ PHANTOM MANOR D...
  KLIPSCH LANCE UN CONCOURS D...
  POWERDVD 19 : COMPATIBLE 8K...
  KING KONG 2019 : DISPONIBLE...
  HAWAII 5-0 : SAISON 8 EN CO...
  DISNEY DÉVOILE :"LE ROI LIO...
  LE SEIGNEUR DES ANNEAUX LA ...
  NETFLIX DÉVOILE SA NOUVELLE...

Wagner : Die Walküre

Genre Opéra
Pays Allemagne (1993)
Date de sortie samedi 30 juillet 2005
Durée 237 Min
Réalisateur Harry Kupfer
Avec Poul Elming, Nadine Secunde, Matthias Hölle, John Tomlinson, Anne Evans
Scénaristes Richard Wagner
Compositeur Richard Wagner
Format Dvd 9
 

Langues
  PCM Label Film Bonus Commentaire
  Allemand
Oui
Non
Non
  Anglais
Oui
Non
Non
  Français
Oui
Non
Non
  Italien
Oui
Non
Non

Le Film Critique de Jean-Luc Richter
  Editeur   Warner vision
  Edition   Standard
  Label  
  Zone  2
  Durée Film  237 min
  Nb Dvd  2
   
   

Richard Wagner

Richard Wagner est né à Leipzig en 1813 dans une famille de comédiens. Dés son enfance il compose des poèmes qu’il accompagne de musique. Vers l’âge de seize ans il commence à composer diverses œuvres musicales, ce qui lui permet, à 20 ans de commencer une carrière musicale et de composer son premier opéra : « Les Fées ». Il devient ensuite directeur de musique dans différents théâtres. En 1839 il s’embarque pour Paris dans l’espoir de trouver un public à la hauteur de ses œuvres, mais va de désillusion en désillusion. En 1842 il rentre en Allemagne et obtient un certain succès avec « Le Hollandais Volant ». Il entre alors à l’Opéra de Dresde où il composera deux de ses œuvres majeures : « Tannhäuser » et « Lohengrin », déjà inspiré de légendes allemandes. En 1848 il prend part à la révolution qui est écrasée par l’armée prussienne. Obligé de fuir, il se rend en Suisse où il commence à composer l’Anneau du Nibelung.

En 1864, sa carrière prend un tournant lorsque l’un de ses plus fervents admirateurs, le jeune Louis II de Bavière le fait venir à sa cour. Wagner connaît enfin un grand succès mais la naissance d’une fille illégitime le force à quitter Munich fin 1865. Il s’installe alors près de Lucerne où il compose « Siegfried », troisième partie du ‘Ring’. Avec l’aide financière de Louis II, il termine sa tétralogie.

En 1871 il choisi la ville de Bayreuth pour y installer son propre opéra. La salle ouvrira en 1876 et il y présente enfin sa tétralogie au complet devant l’empereur Guillaume II. Le festival est un succès artistique mais un désastre financier. Wagner parvient toutefois à le ressusciter en 1882 et il se tiendra désormais tous les ans. Le compositeur ne verra toutefois pas vraiment l’ampleur du succès de ‘son’ festival car il est emporté par une crise cardiaque en février 1883.


Der Ring des Nibelungen

L’anneau des Nibelungen est composé de  quatre opéras : Das Rheingold (L'Or du Rhin ), Die Walküre (La Walkyrie),  Siegfried (Siegfried) et Götterdämmerung (Le Crépuscule des dieux) que Wagner n’a pas composé dans l’ordre. L’histoire est inspirée de « la Volungsaga » et « l'Edda » de Snorri Sturluson (XIIème siècle). Cette légende raconte comment Wotan, souverain des dieux, a violé le contrat qui le liait aux deux géants Fafner et Fafnir qui ont construit le Walhalla, résidence des dieux. Il leur avait promis la déesse Freia, mais, une fois leur œuvre terminée, il leur propose en payement le trésor d’Alberich le nain Nibelung.  Alberich a volé l’or gardé par les trois Filles du Rhin et en a forgé un anneau qui donne à celui qui le porte la maîtrise du monde, à condition de renoncer à l’amour. Wotan prend l’anneau de force à Alberich mais n’a pas l’intention de renoncer à l’amour. Le nain lance alors une malédiction sur celui-ci. Averti du danger, Wotan remet donc l’anneau et le trésor d’Alberich aux géants.

La malédiction fait alors son effet : Fafner tue son frère pour avoir la plus grande partie du butin puis entasse l’or dans la forêt et se transforme en dragon. Pour se protéger du pouvoir de l’anneau, Wotan réunit, avec l’aide des neuf Walkyries, une armée de guerriers au Walhalla pour le défendre. Il se met également en quête d’un héro libre de toute dépendance envers lui et donc non touché par la malédiction. Il pense l’avoir trouvé en Siegmund, le fils qu’il eu d’une simple mortelle. Siegmund et sa sœur jumelle Sieglind ont été séparés l’un de l’autre dans l’enfance. C’est là que commence l’histoire de la Walkyrie.

« L’anneau des Niebelungen » est l’une des œuvres majeures de la mythologie allemande et est devenu une inspiration majeure de la littérature au même titre que « le seigneur des anneaux » de J.R.R. Tolkien qui s’en est lui-même inspiré.


Die Walküre

Cet opéra en trois actes commence lorsque Siegmund (Paul Elming), fuyant ses ennemis et l’orage, cherche refuge dans une hutte construite autour d’un énorme frêne. Là habite Sieglinde (Nadine Secund), sa sœur jumelle qui fut contrainte d’épouser le brutal Hunding (Matthias Hölle). Ne sachant pas qu’ils sont frère et sœur, ils tombent amoureux l’un de l’autre au premier regard.

Au retour de Hunding, le guerrier est contraint d’offrir l’hospitalité à Sigmund, mais il lui demande de conter son histoire. Sigmund ne dévoile pas son véritable nom mais raconte comment sa famille a été traqué par la tribu des Neidinge qui fit enlever sa sœur et tua sa mère. Hunding annonce alors qu’il est allié à cette tribu et déclare qu’il se battra avec Sigmund le lendemain pour laver son honneur…


Mise en Scène

Le spectacle a été filmé au Festspielhaus de Bayreuth en juin et Juillet 1992 dans une mise en scène de Harry Kupfer et avec une direction d’orchestre de Daniel Barenboim. La représentation a bénéficié d’une mise en scène d’avant-garde, associant des décors mobiles impressionnants, des effets de fumées, des éclairages laser, l’utilisation intensive de néons et d’œuvres abstraites ainsi que des costumes contemporains. Aussi incongrue que puisse paraître ces décors de prime abord, il semble qu’ils correspondent bien à l’aspect grave de la musique et à ces histoires de dieux qui restent intemporels. La prise de vue de ce spectacle a été effectuée par Horant H. Hochfeld, en collaboration avec le metteur en scène. L’idée du tandem était de mettre le spectateur de la vidéo à la place du public de la salle, tout en lui offrant des vues plus détaillées des visages. Pour cela, les acteurs ont du répéter leurs expressions qui ne sont normalement pas aussi élaborées pour un spectacle aussi monumental. La caméra s’attarde donc souvent sur les mimiques des chanteurs, mais aussi des autres personnages en scène, permettant ainsi de percevoir leurs émotions à l’écoute des propos des autres. A travers ce spectacle filmé « à la manière d’un documentaire » (selon l’expression de Harry Kupfer), le metteur en scène souhaite offrir à tous l’accès à ce monument de la culture lyrique et ainsi donner une valeur démocratique à son travail.


Le mot de la fin

« Valeur démocratique », tout est dit ! Ce DVD est là pour permettre enfin à tous de découvrir ce qu’est vraiment l’art lyrique dans les meilleures conditions possibles. Pour cela, l’éditeur Warner Music Vision nous propose un chapitrage qui suit le découpage du spectacle mais surtout une excellente qualité sonore. Combiné à une mise en scène surprenante mais inventive, à des interprétations de haut niveau et surtout à une musique superbement interprétée par l’orchestre de Bayreuth sous la direction d’un des plus grands chefs d’orchestres de la fin du XXème siècle : Daniel Barenboim. Toutes les conditions sont donc réunies pour un grand spectacle qui restera toujours parfaitement compréhensible grâce aux indispensables sous-titres !

Si ce DVD ravira, sans conteste, les amateurs d’art lyrique pour qui il constituera sans doute un achat indispensable, Wagner n’est sans doute pas la meilleure manière de venir à l’opéra pour un néophyte. L’œuvre est grave, lourde de sens, marquée par le conflit incessant entre les dieux et les mortels, emprunt d’une tristesse latente et d’une certaine lenteur. Elle exige donc une petite ‘formation’ à l’art lyrique qui passera mieux si l’on commence par des œuvres plus ‘légères’, comme les opéra de Mozart. Cela n’enlève rien à ce spectacle grandiose mais qui s’adresse vraiment aux amateurs éclairés qui sauront apprécier ce ‘cadeau’ d’un metteur en scène qui sait combien il est difficile d’obtenir des places pour assister aux représentations du Festival de Bayreuth !


L'image
  Définition
  Couleurs
  Compression
   
  Format Vidéo 16/9 anamorphique couleur
  Format Cinéma 1.85:1
   
   

Point faible de ce DVD, l’image est correcte mais souffre d’une compression un peu élevée. Cela se ressent surtout dans les scènes un peu sombres ou enfumées où l’on remarque de légers artefacts sur grand écran. Si la définition est assez satisfaisante dans les premiers plans, on perd vite en définition sur les décors (qui sont toutefois assez sobres). La compression se ressent aussi au niveau des couleurs qui ne sont pas aussi précises qu’on le souhaiterait, sans doute à cause du format NTSC de la vidéo. L’ensemble reste tout de même correct et même satisfaisant sur un simple écran de télévision, mais on s’attendait à un peu mieux au vu de l’excellente piste sonore !

Attention : ce DVD est au format NTSC et ne convient pas à tous les diffuseurs vendu en Europe !


Le Son
 

L’éditeur semble avoir compris que les amateurs d’opéra méritaient des pistes sonores à la hauteur des œuvres présentées. Le DVD contient donc trois pistes à même de satisfaire toutes les configurations matérielles : LPCM Stéréo 2.1, Dolby Digital 5.1 et DTS 5.1 (mi-débit). La piste LPCM est en tout point parfaite. Les tonalités y sont équilibrées et harmonieuses, avec une excellente dynamique qui permet de faire ressortir à la fois les nuances des chanteurs et de l’excellent orchestre. Les pistes en 5.1 apportent une dimension « salle de spectacle » qui manque un peu à la piste stéréo. Il n’y a pas d’effets surround à proprement parler, mais une spatialisation qui immerge davantage le spectateur dans le spectacle. A ce titre, la piste DTS est supérieure à sa consœur Dolby Digital, en apportant une dynamique plus fine et plus respectueuse des instruments à corde. En termes de séparation de fréquence on reste toutefois un léger ton en dessous de la piste stéréo, ce qui aurait sûrement pu être encore amélioré par l’utilisation d’un DTS plein débit, mais c’est déjà un net progrès par rapport à la majorité des opéras que nous avons eu entre les mains !


Les Bonus
  Supléments
  Menus
  Sérigraphie
  Packaging
 
  Durée 0 min
  Boitier Amaray
   
   

Les DVD sont proposés dans un classique boitier amaray. Il n’y a aucun bonus sur les disques eux-mêmes, mais le coffret contient un livret très complet de 48 pages qui résume l’histoire de l’anneau des Nibelungen et donne des détails sur le découpage de l’opéra, le tout en anglais, allemand, français et italien. On y trouve également un entretien avec le metteur en scène Harry Kupfer. De quoi avoir vraiment l’impression d’assister à une soirée d’opéra dans la prestigieuse salle de Bayreuth !


Bonus
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
  Fin alternative
  Galerie de photos
  Story board
  Multi-angle
  Liens internet
  Interface Rom
  Jeux intéractifs
  Filmographies
  Clips vidéo
  Bêtisier
  Bonus Cachés
  Court Metrage