F.E.A.R.

Titre Original
First Encounter Assault Recon
Genre
Pays
USA (2005)
Date de sortie
vendredi 21 octobre 2005
Durée
900 Min
Plateforme
PC
Informations
Complémentaires
Interdit aux moins de 18 ans. Configuration conseillée : Pentium IV 3 Ghz, 1 Go de RAM, carte graphique RADEON 9800 Pro ou GeForce 6600, Windows 2000/XP
Langues
PCM
Label
SS.Titres Film
SS.Titres Bonus
SS.Titres Commentaire
Français
Non
Non
Non
Le Jeu
Critique de Loïc Pontani
Editeur
Edition
Standard
Label
Zone
all
Durée Film
900 min
Nb Dvd
1

Un FPS de plus

Faire un FPS (First Person Shooter, un jeu de tire en vue subjective) sur PC est aujourd’hui une tache difficile. En effet, dans la multitude de FPS sortant chaque mois, il est devenu extrêmement difficile de sortir du lot. Les fausses bonnes idées sont nombreuses et certains essaient de faire le FPS le plus violent du moment, d’autres préfèrent jouer la carte de la technologie en présentant le plus beau (et le jeu ne devient souvent de fait qu’une vitrine technologique qui permettra à ses créateurs de mieux vendre leur moteur graphique). Enfin, d’autres explorent des concepts avec plus ou moins de bonheur. Ainsi, au milieu de ces centaines de jeux, les programmeurs de Monolith, dont les jeux n’ont jusqu’ici jamais fait beaucoup parler d’eux (à part peut-être Alien Vs Predator 2), nous annoncent une nouvelle expérience de jeu.



A mi-chemin en un jeu et un film

Le concept de F.E.A.R. est ainsi très simple : reprendre tous les éléments qui ont fait le succès de certains films fantastiques pour faire un jeu.

A première vue, rien d’original, et on se demande bien où se situe la révolution annoncée. En fait, après quelques minutes de jeu, on se rend compte que le rapport entre F.E.A.R. et un film n’est pas dans la trame scénaristique, le scénario de F.E.A.R. tenant sur un Post-It.

Alors, escroquerie ?

Pas du tout ! F.E.A.R. se rapproche d’un film par sa mise en scène. Tous les éléments, tant visuels que sonore sont pensés pour vous faire angoisser. Ici, pas besoin de chiens zombies qui sautent par la fenêtre pour vous effrayer, il suffit du bruit d’une bouteille sur le sol pour vous faire sursauter. Car F.E.A.R. sait parfaitement jouer sur les musiques, rythmées au moment de passer au combat, pour soudainement s’arrêter pour faire monter la tension. Cette gestion de la musique, que les amateurs de films d’horreur connaissent très bien, permet de rendre F.E.A.R. très immersif. Dés les premières minutes de jeu, on est déjà dans l’ambiance. Cependant, il ne faudrait pas croire que seule la musique a bénéficié des talents de mise en scène de l’équipe de développement. En effet, sur le plan visuel, de nombreuses trouvailles : utilisation outrancière de flous et de ralentis rendus à la façon Bullet Time (comme dans Matrix)…



Et le scénario ?

Si on parle de film, on parle (normalement) de scénario. Donc, F.E.A.R. vous place dans la peau d’une jeune recrue d’une unité de forces spéciales, les F.E.A.R. (First Encounter Assault Recon). En tant que tel, vous aller devoir éliminer la menace que présente un groupe paramilitaire, les Replica. Ce groupe est dirigé par un soldat d’élite, Paxton Fettel. Rapidement, vous apprendrez que les Replica est une armée de clones sans conscience propre et dont les soldats sont dirigés télépathiquement par Paxton Fettel. Ainsi, tuer Paxton Fettel permet d’éliminer instantanément la menace des Replica.

C’est donc sur un scénario très basique que part l’histoire de F.E.A.R.. Cependant, dés les premières minutes, une scène montrant une petite fille exterminer votre escouade  permet d’entrevoir un scénario bien plus creusé qu’une bête guerre entre les gentils et les méchants.

C’est donc au cours des 11 Intervalles qui composent le jeu que vous découvrirez les origines de cette enfant, ces liens avec Paxton Fettel… mais aussi ses liens avec vous !

Car en fait, vous n’êtes pas un soldat tout à fait ordinaire, et ces réflexes surhumains que vous possédez depuis votre naissance ne sont pas là par hasard.

Malheureusement, vu le soin apporté aux moindres détails de l’ambiance du jeu, on aurait souhaité un scénario plus fouillé, avec plus de rebondissements et surtout dont l’histoire ne se termine pas brutalement au 11ème Intervalle après avoir mis 7 Intervalles à se mettre en place. Car n’attendez surtout pas la moindre réponse à vos questions avant les 2 tiers du jeu !

Enfin, la présence de ce scénario entraîne malheureusement un jeu très linéaire…



Un jeu classique ?

Hormis sa trame scénaristique et sa mise en scène, F.E.A.R. est aussi (et surtout) un jeu. Au cours de ce jeu, vous devrez traverser en long, en large et en travers de multiples immeuble (pas de scène en extérieur, à part quelques scènes sur des toits et quelques combats de rue). Vous devrez tuer les hommes de Paxton Fettel juste armé de pistolets, de fusils, de lanceurs de plasma, de lance roquettes… on aurait aimé un éventail de choix un peu plus large. A noter que vous pouvez porter jusqu'à trois armes en même temps, en plus de votre inventaire complet de grenades en tout genre.

Pour ce qui est de vos ennemis, la diversité fait cruellement défaut à F.E.A.R.. Vous serez ainsi confronté le plus souvent à des soldats tout à fait ordinaires, même si il arrivera que vous soyez confronté à des soldats capables de se camoufler ou à de gros robots armés jusqu’aux dents. Lorsque le nombre d’ennemis se fait vraiment important, vous pourrez utiliser vos réflexes exceptionnels pour voir le monde au ralenti et vous offrir un avantage certain sur vos ennemis.



Conclusion

F.E.A.R. est vraiment un excellent jeu. L’idée de réutiliser toutes les ficelles qui ont fait les beaux jours des films d’horreur est bonne et a su être parfaitement mise en œuvre. Bien entendu, le jeu n’est pas parfait et on regrettera avant tout la faible durée de vie. En effet, d’une part le mode solo, trop linéaire pour justifier le fait de refaire plusieurs fois le jeu, se termine en une quinzaine d’heures (évitez absolument le mode de difficulté Facile) et d’autre part, toutes les bonnes idées de mise en scène ne se retrouvent pas en mode multi-joueur, limitant du coup l’intérêt de ce mode. Au chapitre des défauts, si on aurait pu vouloir quelques armes en plus, c’est surtout le faible nombre d’ennemis différents qui pourra lasser certains.

Par contre, pour ceux qui sauront passer outre ces quelques défauts, ils trouveront un jeu terriblement prenant, à la réalisation technique (presque) sans faille.
L'image
Couleurs
Définition
Compression
Format Vidéo
Sans objet
Format Cinéma
Sans objet

Du grand art !

Que ce soit par les jeux de lumière, les effets de ralentis ‘Bullet Time’, la finesse des texture, les cinématiques, tout est excellent. Malheureusement, la principale limite sera votre carte graphique et la puissance de votre processeur. En effet, il est obligatoire de posséder une bonne carte graphique (supportant complètement DirectX 9 de préférence) et un processeur rapide (Pentium IV 3GHz par exemple) pour profiter pleinement du jeu !

Sans ces pré requis, l’ambiance sera résolument moins prenante…

Le Son
Langue
Type
Format
Spatialisation
Dynamique
Surround
Français
5.1

Les graphismes sont bons, voir excellents…

Le son est encore meilleur !

Le choix des musiques et leur gestion ‘intelligente’ (même si assez scripté) vous plonge dans une ambiance terriblement angoissante. L’environnement sonore fourmille de petits bruits (une bouteille vide roule sur le sol derrière vous… est-ce un ennemi ? est-ce le vent ?). Contrairement a ce qui est trop souvent le cas, la bande son sert réellement le jeu… Bravo !

Les Bonus
Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
Durée
0 min
Boitier
Amaray

Vous trouverez un Making-of, les commentaires vidéos de l’équipe de développement, un court métrage en image de synthèse (F.E.A.R. : Machinima)… et surtout un court métrage filmé (Les débuts de F.E.A.R.) qui, même si ce n’est pas un chef d’œuvre du septième art, saura vous (re)mettre dans l’ambiance du jeu.
Bonus
Livret
Bande annonce
Biographies
Making of
Documentaire
Interviews
Com. audio
Scènes sup
Fin alternative
Galerie de photos
Story board
Multi-angle
Liens internet
Interface Rom
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Filmographies
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Bonus Cachés
Court Metrage