HellForces

Genre
Pays
Russie (2005)
Date de sortie
jeudi 23 juin 2005
Durée
600 Min
Plateforme
PC
Langues
PCM
Label
SS.Titres Film
SS.Titres Bonus
SS.Titres Commentaire
Anglais
Non
Non
Non
Français
Oui
Non
Non
Le Jeu
Critique de Guillaume Simon
Editeur
Edition
Standard
Label
Zone
2
Durée Film
600 min
Nb Dvd
2

L'histoire

Comme dans la quasi-totalité des doom-like, les quatre phrases et demi appelées scénario ne sont là que pour donner prétexte à un dézinguage de zombies/robots/extra-terrestres/autres méchants de base en règle. C'est  le cas ici aussi avec cette vague histoire de secte à tendance satanique qui a réussi à pourrir l'esprit de la petite amie du héros. Et il faudra... vous ne devinerez jamais.... La sauver ? Oui c'est bien ça, vous êtes décidément très perspicace.


Critique subjective

Dur, toujours plus dur de se faire une place dans l'univers des fps. Après les récents Half-life 2 et Doom 3, deux excellents jeux, c'est Orion, un développeur russe qui tente le coup en lorgnant du côté des deux titres précédemment cités. Le seul problème, tout de même assez gênant, c'est qu'à aucun moment le titre n'arrive à la cheville de l'un ou de l'autre. Explications.

Après une cinématique assez mal foutue (mélange indigeste du moteur 3D et de dessins) le joueur est directement plongé au coeur de l'action... Le héros, censé être un ex-soldat reconvertit en barman (mais semblant plutôt sortir tout droit de Vampire la mascarde, et possédant autant de charisme d'un fan de Nicoletta dans un concert de Napalm Death), s'empare d'un tuyau (!) avec la ferme conviction d'en découdre. Une ruelle sombre... droit devant un zombie comme on les aime. Il est gros, il est gras, il est moche. Malheureusement pas moche dans le bon sens du terme (relativement correctement modélisé mais couverts de textures incroyablement laides, il peine à impressionner). Il avance vers nous, beuglant et grognant, il va bien voir ce qui lui attends, gnéeee. Pas de bol, on a même pas le temps de lui filer un bon coup derrière la caboche qu'il s'éffondre lamentablement de luî-même. C'a commençe bien... mais c'est un peu à l'image du soft.

Allez. Un autre cours vers moi comme un dératé. Un coup de tuyau dans la tronche, ça lui passera l'envie de me mordre les mollets tiens. Et là surprise, le coup lui explose le crâne, déversant sa cervelle et laissant un demi crâne vide. Le voilà, le point fort du jeu ! C'est génial ! Une vraie localisation des dégats ! Ah.. ben non, en fait, après d'autres essais on constate vite que chaque type de monstre à SA localisation perso. Un seul type de dégât qui est précalculé et en aucun cas subit en fonction de l'arme ou de l'angle du coup choisi. Concernant les ennemis, on notera égallement leur extrême bêtise. C'est bien simple, pour peu d'avoir un bon vieux shotgun et une bonne reserve de cartouche il est facile d'échapper à une dizaine d'assaillants. L'avantage quand on met des zombis dans son jeu, et ça, le développeur l'a bien compris, c'est que ça dispense de programmer un IA digne de ce nom, le zombie étant crétin par nature. Seulement là, ils ont fait fort. Exemple : tournez autour d'un zombie, sautez par dessus un obstacle, il restera coincé. Autre exemple : grimpez trois marches d'un escalier, il ne sait pas monter (pas plus d'ailleurs que les autres ennemis du jeu) d'ailleurs les soldats et autres illuminés qu'il vous sera possible d'éliminer sont tous à peu près aussi bêtes.

Mais un jeu vidéo peut ne pas être orignal, moche graphiquement, avoir une ambiance sonore antique et pourtant être un hit. Il lui suffit d'être fun et jouable. Hellforces, malheureusement pour lui, n'est ni l'un ni l'autre. Même si la présence des zombies apporte un plus indéniable (ils sont assez marrant à éliminer) on avance sans grande motivation dans des niveaux très mal construit et souffrant d'un level design catastrophique. Pour couronner ce tableau peu reluisant la jouabilité se révèle minable, à l'image du saut, incontrôlable, imprécis et trop peu puissant.

Bon, on va bien trouver quelque chose à sauver. La musique ? Encore raté. A moins d'être nostalgique ou masochiste difficile d'apprécier cette vague suite de notes censée former des sons appelée bande originale. On les coupera d'ailleurs assez vite tant elles sont redondantes (en prime elles se payent le luxe de se ressembler).

C'est alors qu'un croit avoir à peu près fait le tour des points forts (hum hum) et faibles du jeu que l'on se rend compte qu'on à déjà ramassé un bon gros paquet d'armes. Couteau, tuyau, machette, hachette de boucher, trois types de mitraillettes, flingue de base, shotgun, lance-roquette, poupée vaudou... Même si elles font parfois doublon (trois type d'armes blanches) les armes sont là en bon nombre, et ça ça fait toujours plaisir. Ca me rappelle Blood 2 tiens. Un autre point commun avec le fameux titre de Monolith est la variété apprécialbe des décors. On passe des bureaux à la base spatiale et à la ruelle sombre en passant par la jungle. Sympa. Ca nourrit les regrets.


En conclusion

Pas beau, une jouabilité douteuse, un level design pensé par une classe de sixième, un IA digne d'un animal mort... les défauts ne manquent pas... et là normalement on devrait pouvoir trouver le truc, le petit plus qui sauve le jeu... mais non. Hellforces a 4 ans de retard sur la concurence, et même à cette époque il aurait été dans le peloton de queue. Reste l'amusement que procure toujours le massacre de zombies, les nombreuses armes du jeu (avantage plutôt artificiel vu le peu de variété de ces dernières) et les différents décors traversés. C'est bien peu.
L'image
Couleurs
Définition
Compression
Format Vidéo
Sans objet
Format Cinéma
Sans objet

Le moteur est fait maison et le moins que l'on puisse dire est qu'il ne tient pas une seconde la route face à un Doom 3, un Farcry ou un Half-life 2. Les textures sont aussi répétitives qu'imprécises (voir carrément moches). Plus grave encore, les ennemis et personnages sont d'une grande laideur, d'un niveau inférieur même à ceux d'un Return to Castle Wolfenstein pourtant pas vraiment récent. Comme si ça ne suffisait pas on notera un level design catastrophique, bordélique et illogique au possible. La gestion de la gravité est tout aussi hasardeuse, les corps tombent n'importe comment sans le moindre soucis de réalisme.

On se dit alors : avec toutes ces faiblesses le moteur du jeu doit être peu gourmand et Hellforces tournera peut-être sur mon bon vieux Pentium 200... Que nenni ! Le moteur est extrêmement gourmand (plus encore qu'un Doom 3 engine) et se paie en prime le luxe de ramer sur des configurations pourtant bien équipées.

Le Son
Langue
Type
Format
Spatialisation
Dynamique
Surround
Anglais
2.0
Doté d'une musique insipide, omniprésente et hors de propos semblant sortir tout droit d'un doom-like du milieu des années 90, le jeu pousse vite le joueur à se contenter des seuls effets sonores. Entre les Beuaaaaa des zombies, les bruitages et le doublage moyen le jeu s'en sort à peu près correctement. On reste à des années lumières des références du genre mais ça reste convenable.

Les Bonus
Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
Durée
0 min
Boitier
Amaray
Le mode multijoeur se limite aux parties en lan. Pas de deathmatchs sur Internet donc, dommage, il aurait pu se révéler amusant grâce à la panoplie de gadgets que le jouer peut utiliser.
Bonus
Livret
Bande annonce
Biographies
Making of
Documentaire
Interviews
Com. audio
Scènes sup
Fin alternative
Galerie de photos
Story board
Multi-angle
Liens internet
Interface Rom
Jeux intéractifs
Filmographies
Clips vidéo
Bêtisier
Bonus Cachés
Court Metrage