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2LDK

Titre Original 2LDK (duel project 2)
Genre Thriller psychologique
Pays Japon (2002)
Date de sortie mercredi 1 mars 2006
Durée 70 Min
Réalisateur Yukihiko Tsutsumi
Avec Maho Nonami, Eiko Koike
Producteurs Shinya Kawai, Yuuji Ishida, Kazuki Manabe et Susumu Nakazawa
Scénaristes Yukihiko Tsutsumi et Miura Uiko
Compositeur Nobuhiko Morino
Format Dvd 9
Site Internet Site de We Productions
 

Langues
  PCM Label Film Bonus Commentaire
  Japonais
Non
Non
Non
  Français
Oui
Oui
Non

Le Film Critique de Laurent Berry
  Editeur   We productions
  Edition   Standard
  Label  
  Zone  2
  Durée Film  70 min
  Nb Dvd  1
   
   

L'histoire :

Lana (Maho Nonami) et Nozomi(Eiko Koike) partagent le même appartement. Toutes les deux appartiennent à une agence de tarento. Rana, la senpai, tente de percer dans el métier d’actrice, tandis que Nozomi débute dans une carrière d’aidoru. Un beau jour, les deux jeunes femmes passent uen audition pour le même rôle dans le film Gokudo no Nyouboutachi. La veille du résultat, une violente dispute éclate entre elles après que Nomozi ait retrouvé des cheveux de Rana dans la baignoire …

Critique artistique :

Le Duel Project est né en 2003 d’un défi lancé par le producteur Shinya Kawai aux deux réalisateurs japonais Ryuhei Kitamura et Yokihiko Tsutsumi après qu’ils aient rendus leurs courts-métrages pour le projet Jam Films (2002) en un temps record. Ce défi était de réaliser chacun un long métrage selon cinq règles, c’est-à-dire en une semaine, un décor unique avec seulement deux acteurs, moyennant un budget minimaliste et se clôturant par la mort de l’un des protagonistes. Ce projet fut nommé Le Duel Project pour lequel Ryuhei Kitamura (Versus - l'ultime guerrier (2001), Azumi (2003)) a donc réalisé Aragami, Duel Project 1 et Yokihiko Tsutsumi 2LDK, Duel Project 2 (2002). Yukihiko Tsutsumi est un créateur très occupé et impliqué dans des projets personnels pour le cinéma dont une sorte de Lord of the ring japonais (Seigneur des anneaux), deux films proches de Zatoichi, il réalise par ailleurs des épisodes pour des séries Télévisés dramatiques, a son propre groupe de rock et reçoit des propositions diverses comme celle de faire une grande pièce de théâtre. Il confie ne s’interdire aucun support pour s’exprimer. Il a par ailleurs réalisé l’adaptation télévisée du manga Black Jack en trois épisodes (2000-2001).

Pour coller à la règle de décor unique, Yukihiko Tsutsumi conçoit son film comme un concept presque architectural que résume le titre 2LDK qui correspond au numéro de l'appartement où se déroule l'action mais désigne également un type d’appartement dans la classification des logements au Japon. En effet, les appartements sont classés en trois catégories en fonction de leur taille : 1DK (1 chambre, salle à manger, cuisine), 1LDK (1 chambre, salon, salle à manger, cuisine), 2DK (2 chambres, salle à manger, cuisine). L'appartement dans le film est plutôt luxueux et permet aisément d’articuler un ensemble de scènes indispensables pour faire évoluer l’intrigue en fonction des possibilités offertes par les différentes pièces. La cuisine est une des pièces stratégiques de l’appartement où peuvent facilement s’exprimer une forme de tension liée à la délimitation d’une zone réservée aux réserves alimentaires de chacune des jeunes filles. On voit ainsi Nozomi appliquer des marques sur ses œufs sous les yeux de Lana que l’on sent agacée. Cette scène rappelle forcément les difficultés liées à  la vie en communauté ou collocation notamment. A ce titre 2LDK est très intéressant et fait une incursion dans le registre sociologique même si cet aspect aurait pu être d’avantage fouillé.

Le réalisateur a creusé une autre idée pour créer un contraste entre les deux personnages qui n’ont pas la même origine sociale en citant de nombreuses références de marques. Il fait allusion à une forme de fétichisme des marques qu’il explique comme une tendance des japonais qui ne savent pas ce qui est beau ou intéressant et préfèrent se définir par rapport aux marques et aux films qu’ils voient. Il considère que les deux filles ne savent pas qui elles sont et a pris le parti de le montrer de manière à la fois violente et comique. 2LDK contient de la violence un peu comme un manga ce qui explique pourquoi on y retrouve une forme d’humour grinçant selon le réalisateur. La situation est d’autant plus ridicule qu’elle repose sur un énorme quiproquo ce qui fait de 2LDK une sorte de grosse farce existentielle, pointant le doigt sur la bêtise associée aux désirs de réussite et d’accéder à une forme de célébrité par exemple puisque ici les deux jeunes filles s’affrontent pour obtenir un rôle dans un film. Finalement, 2LDK perd le Duel Project à cause de longueurs et d’un ensemble de règles qui ont conduit une équipe, ralentie par les actrices malades notamment à tourner de nuit et dans l’urgence afin de boucler un tournage déjà serré.

Verdict :

Les règles du Duel Project étaient très contraignantes et tourner un film en une semaine reste compliqué, aussi ne peut-on s’étonner de constater que les deux réalisations, Aragami de Ryuhei Kitamura et 2LDK de Yukihiko Tsutsumi laissent à désirer. Cependant, il faut saluer la performance même si Aragami semble remporter le duel face à un 2LDK intéressant mais pas assez développer pour justifier son existence en tant que long-métrage. 2LDK aurait sans doute profité d’un tournage un peu moins serré qui a nécessité de travailler de nuit.


L'image
  Définition
  Couleurs
  Compression
   
  Format Vidéo 16/9 anamorphique couleur
  Format Cinéma 1.85:1
   
   

Le master est de qualité moyenne car des taches blanches sont visibles tout au long du film et l’image est terne et mal contrastée. De fait la colorimétrie laisse un peu à désirer même si cela n’est pas catastrophique. Comme le film se déroule à huit-clos dans un appartement avec peu d’ouverture, on a une exposition qui est très mal gérée. Heureusement que la compression n’est pas trop mal et la résolution suffisante pour maintenir l’image à une qualité moyenne. En bref il y a mieux comme image mais c’est plus cher.

Le Son
 

Cette édition DVD de 2LDK est livrée avec deux pistes audio Dolby Digital 2.0 (192 Kbps) en version originale Japonais sous-titrée en français et en version française. Les deux pistes sont très frontales et plutôt monotone surtout parce que l’on entend principalement les voix des deux actrices. Les deux versions se valent et vous pourrez aisément vous contentez de la version française si vous n’êtes pas à l’aise avec le sous-titrage. La spatialisation et les surround sont pratiquement inexistants.

Les Bonus
  Supléments
  Menus
  Sérigraphie
  Packaging
 
  Durée 65 min
  Boitier Amaray
   
   

Bonus :

- Interview de Yukiko Tsutsumi (23 mn 24, la moitié du temps de l’interview est entamé par la traduction orale en allemand) : où le réalisateur dit avoir donné tout ce qu’il avait (on se permet d’en douter quand même) et que 2LDK montre la bêtise et la force des japonais. Il contient de la violence un peu comme un manga ce qui explique pourquoi on y retrouve une forme d’humour grinçant. Il explique d’ailleurs à propos de Aragami qu’il trouve bien, que Ryuhei Kitamura le réalisateur d’Aragami sait faire de belles images de films d’action mais que lui sait filmer les japonais de manière comique ce qui rend le pari du Duel Project possible Dans son cas ça peut être intéressant dans la mesure où il s’exprime avec des supports très variés (TV, cinéma, Pub, clip, etc.)

- Message du réalisateur (5mn) accompagnée des deux actrices parées de robes rouges sexy. On peine à suivre l’actrice Maho Nonami quand elle dit que 2LDK est un film pénétrant et qu’on l’apprécie de plus en plus en le regardant plusieurs fois. Intéressant uniquement pour voir les deux actrices apprêtées et fort jolies.

- Making of (19 mn) où on suit jours après jours le tournage qui s’est déroulé sur 8 journées avec une moyenne de 2 heures de sommeil sur la dernière journée et l’équipe sur les genoux. On a droit aux commentaires sur les 22 prises effectuées sur une scène à cause de l’actrice Maho Nonami ce qui a entraîné un retard d’autant plus important que le tournage était à boucler en un temps record. Le making-of est assez bon enfant notamment à cause des onomatopées qui ponctuent le document et on ne nous cache rien. Les deux actrices ont ainsi joué étant malades. Nozomi(Eiko Koike) a eu par exemple 39 degrés de fièvre et sa camarade a ensuite été grippée.

- Court-métrage, Rencontre énigmatique (17mn 56) de Yzabel Dzisky qui serait basé sur une histoire vraie … , n’a rien voir avec le film et le réalisateur 2LDK et offre une image plus agréable que 2LDK.

- Galerie photos

- Bandes annonces

Menus
L’interface de 2LDK est moins belle que celle de Aragami mais ça n’est pas très gênant car 2LDK n’as pas un style visuel très travaillé.


Bonus
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
  Fin alternative
  Galerie de photos
  Story board
  Multi-angle
  Liens internet
  Interface Rom
  Jeux intéractifs
  Filmographies
  Clips vidéo
  Bêtisier
  Bonus Cachés
  Court Metrage
   Message du réalisateur