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A History of Violence

Genre Thriller psychologique
Pays Allemagne, USA (2006)
Date de sortie samedi 22 juillet 2006
Durée 90 Min
Réalisateur David Cronenberg
Avec Viggo Mortensen, Maria Bello, Ed Harris, William Hurt
Producteurs Chris Bender, J.C. Spink, Jake Weiner
Scénaristes Josh Olson
Compositeur Howard Shore
Format Dvd 9
 

Langues
  PCM Label Film Bonus Commentaire
  Anglais
Non
Non
Non
  Français
Oui
Oui
Oui

Le Film Critique de Guillaume Simon
  Editeur   Metropolitan
  Edition   Standard
  Label  
  Zone  2
  Durée Film  90 min
  Nb Dvd  1
   
   

L'histoire

Tom Stall, un père de famille tout ce qu'il y a de plus standard tue deux cambrioleurs qui viennent un soir le menacer dans son café. Il devient vite un héros populaire et est célébré pour son acte. Le soucis est qu'il fut un tueur un peu trop efficace, de quoi apporter des soupçons et lui faire revenir un passé de meurtre et de violence.


Critique subjective

Considérablement affaiblit par une série de films qui n'ont pas rencontré leur public (Existenz, Spider...) et des films stoppés en cours de production (Basic instinct 2) David Cronenberg décide, en acceptant de réaliser A history of violence, de faire un film commercial. Mais en imposant la décision de revoir le traitement et l'histoire à sa guise, il s'en écarte forcément, comme tout bon auteur et finit par réaliser un film qui n'est ni plus ni moins impersonnel qu'un autre. A history of violence se devait être un thriller basique hollywoodien, il est finalement devenu un Cronenberg, très accessible certes mais un véritable Cronenberg tout de même.

Plus encore que le gore ou la violence, le thème de prédilection de Cronenberg est la transformation, physique ou mentale, de ses personnages ainsi que l'exploration, ici encore des corps à proprement parler ou de l'esprit.. A history of violence s'inscrit ainsi parfaitement dans cette thématique au travers du personnage de Tom Stall, interprété avec brio par un Viggo Mortensen qui réussit (et c'est un véritable tour de force) à faire oublier l'image d'Aragorn qui lui colle à la peau. En apparence un cytoyen tout à fait normal d'une petite ville américaine, Tom va voir la violence faire soudain irruption dans sa vie au travers de l'attaque de son café par deux cambrioleurs limites psychopathes que notre héros va faire manger les pissenlits par la racine avec une efficacité suspecte.

Les apparences sont trompeuses et sous son masque d'américain modèle et sous le couvert de la légitime défense, Tom à soudain fait paraître un autre, un tueur implacable pouvant tuer en une fraction de seconde. Le film s'emploie à retranscrire ce conflit intérieur d'un homme face à ses instincts et à son passé qu'il tente d'oublier et à l'installation progressive de la violence dans son quotidien et au changement de regard de ses contemporains qu'il soit positif (avant son café voyait quelques clients à l'heure, après la tuerie il ne désemplit plus) ou négatif (sa femme ne le reconnaît plus, son fils tente d'appliquer à ses problèmes de cours de récré les mêmes solutions expéditives).

Le talent de Cronenberg n'est plus à démonter et même face à des oeuvres aussi fortes que Crash ou La mouche, A history of violence en démontre encore et se révèle comme l'une des réalisations les plus efficaces du cinéaste. Le rythme est relativement lent mais il se passe toujours quelques chose d'intéressant, les scénario est finement ciselé si bien que le film reste passionnant d'un bout à l'autre et les révélations sont des modèles tant elles sont bien amenées et s'imbriquent parfaitement dans une logique scénaristique irréprochable (on est loin des films à twist où la révélation arrive comme un cheveux sur la soupe). L'interprétation est au diapason et loin d'être exagérée rend compte au contraire de manière assez réaliste quelle pourrait être une véritable réaction face à la situation donnée. Au final A history of violence, qui devait être un film mineur et commercial, se révèle en fin de compte comme l'un des meilleurs films de son auteur.


En conclusion

Un Cronenberg facile d'accès qui peut autant être disséqué par des cinéphiles acharnés qu'apprécié par le grand public, A history of violence est aussi efficace qu'intelligent. Sobre et traitant ses scènes d'action sans exagération il reprend les thèmes de prédilection de réalisateur de La mouche qui livre un excellent film sur le thème de la violence et de son irruption dans la société.

 


L'image
  Définition
  Couleurs
  Compression
   
  Format Vidéo 16/9 anamorphique couleur
  Format Cinéma 1.85:1
   
   
Si la perfection existe elle n'est pas bien loin. L'image de A history of violence est tout simplement excellente et n'accuse aucun défauts. La copie est parfaite, les couleurs vives et la compression s'en tire avec tous les honneurs dans les scènes très éclairées comme dans les scènes de nuit.

Le Son
 
A l'image du film, la bande son distille habillement les longs moments calmes pour mieux exploser lors des scènes intenses. La musique de Howard Shore (sans doute parfois inspirée de morceaux non utilisés pour le Seigneur des anneaux) est admirablement réparties sur les 5 canaux pour une spatialisation excellente.

Les Bonus
  Supléments
  Menus
  Sérigraphie
  Packaging
 
  Durée 90 min
  Boitier Amaray
   
   

Une interactivité qui impressionne de par son aspect très complète malgré le fait qu'elle tient sur le même DVD que le film sans jamais venir causer du tord à l'image de ce dernier.

* Commentaire audio de David Cronenberg : le réalisateur, pourtant pas si rompu que ça à l'exercice, nous passionne sans mal durant l'heure et demi de son commentaire, distillant anecdotes et motivations sur l'histoire et les personnages. Il ne se cache pas une seule seconde d'avoir ici réalisé un film purement commercial mais nous convainc également, si c'était nécessaire, que le film est aussi plus complexe qu'il ne le laisse penser de prime abord.

* Act of violence : un documentaire passionnant de plus d'une heure (66') qui dissèque la réalisation de quelques scènes (elles sont présentées en ordre chronologique) mais ce n'est en fait qu'un prétexte pour parler de tout et de rien. Du film, de sa réalisation, des effets spéciaux, de la réputation de son réalisateur, de ses intentions. Complet et passionnant.

* La scène 44 : Cronenberg n'aime pas présenter ses scènes coupées. Pourtant il le fait ici pour cette unique scène où, durant un rêve, le personnage de Viggo Mortensen tente de tuer celui de Ed Harris qui à, c'est le moins que l'on puisse dire, la peau dure. Une drôle de séquence qui n'a vraisemblablement pas sa place dans un film qui mise beaucoup sur le réalisme mais qui mérite d'être vue malgré tout.

* Le démontage de la scène 44 : on en voit beaucoup des scènes coupées sur les DVD. Parfois les chutes se montent à 40 ou 50 minutes. Pour la première fois (de mémoire) Cronenberg nous propose de suivre ce making-of pour se rendre compte qu'une scène coupée, c'est aussi du travail.


Bonus
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
  Fin alternative
  Galerie de photos
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