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Je ne suis pas un Salaud

Genre Drame
Pays FR (2016)
Date de sortie mercredi 21 septembre 2016
Durée 111 Min
Réalisateur Emmanuel Finkiel
Avec Nicolas Duvauchelle, Mélanie Thierry, Maryne Cayon, Driss Ramdi
Producteurs Christine Gozlan et David Poirot
Scénaristes Emmanuel Finkiel
Compositeur Cholé Thévenin
Format Dvd 9
 

Langues
  PCM Label Film Bonus Commentaire
  Français
Oui
Oui
Non

Le Film Critique de Emmanuel Galais
  Editeur   Bac films
  Edition   Standard
  Label  
  Zone  2
  Durée Film  111 min
  Nb Dvd  1
   
   
Lorsqu’il est violemment agressé dans la rue, Eddie désigne à tort Ahmed, coupable idéal qu’il avait aperçu quelques jours avant son agression. Alors que la machine judiciaire s’emballe pour Ahmed, Eddie tente de se relever auprès de sa femme et de son fils et grâce à un nouveau travail. Mais bientôt conscient de la gravité de son geste, Eddie va tout faire pour rétablir sa vérité. Quitte à tout perdre…

Le réalisateur de « Je suis », Emmanuel Finkiel, revient avec « Je ne suis pas un salaud », qui sonne comme une inversion de la courbe du précédent  dans lequel il filmait la reconstruction après un accident vasculaire Cérébral. Dans « Je ne suis pas un salaud », le réalisateur à la reconstruction mais surtout à la déconstruction d’un homme après une grave agression qui va accuser un homme simplement parce qu’il l’a vu précédemment. Et alors que la machine judiciaire fait son travail, le remord s’insinue et commence à gangréner la victime pour la faire passer du côté des accusateurs puis des bourreaux. Une dérive inexorable dans laquelle le réalisateur plonge sa caméra et sa plume pour tisser une histoire toute en nuance, dans laquelle on explore tous les virages que peuvent prendre l’esprit humain dans une pareille situation, à commencer par ce besoin inconscient de trouver un coupable, un auteur à la souffrance, et la confusion qui mène à l’erreur ou au mensonge.

Et Pour cela, Emmanuel Finkiel ne se limite à une vision linéaire du genre : Une victime/Un coupable, il va beaucoup plus loin en esquissant chaque nuance à travers les personnages secondaires : la femme et le fils d’Eddie / La copine et la maman d’Ahmed. On y découvre alors la compassion, puis la rédemption et lorsque le doute s’installe la pression, les menaces le déséquilibre pour finir sur la chute. Alors le film prend une dimension forcément remarquable, nous entraîne également dans les coulisse d’un esprit qui ne sait plus où aller, et qui tente malgré tout de garder la tête hors de l’eau, mais se laisse submerger par ses vieux démons. Et puis il y a la justice, qui ne semble jamais faire dans la nuance, il y a cet homme, accusé par un autre dont la justice ne semble pas prendre en compte le traumatisme et sa hauteur, qui clame son innocence mais que le passé sans être totalement mauvais va suffire à enfermer, et puis l’autre, brisé, noyé par une pression venue de tous les côtés qui va passer de victime à menteur. Et c’est bien là toute l’intelligence du scénario que de ne pas porter de jugement trop fermé, mais, au contraire de laisser la place à la réflexion et à la sensibilité de chacun. Le titre est d’ailleurs très évocateur de cette nuance apportée au propos.

Avec une mise sobre, presque académique, le réalisateur filme au plus près ses personnages, et tire le maximum de ses comédiens, même les plus approximatifs, comme une majorité des seconds rôles pour ne tirer le meilleur et servir ainsi une histoire qui n’aurait rien gagné à un jeu trop soigné. Ici, les acteurs, ne cherchent pas la précision dans les dialogues mais plutôt les imperfections qui rendent plus réalistes les rapports entre les personnes. Nicolas Duvauchelle (Polisse) fait preuve d’une présence sidérante, tant dans son approche du personnage entre loser impénitent et irréversible autodestructeur. Toujours sur le fil du rasoir, l’acteur n’est jamais aussi grandiose que dans ces personnages perdu dans l’espace et dans la vie. Ecorché vif émouvant autant que repoussant, il tisse un personnage d’une rare complexité avec une précision toujours aussi remarquable. Face à lui Mélanie Thierry (La princesse de Montpensier) interprète une jeune femme forte et pourtant si fragile face à l’homme de sa vie, qu’elle voit sombrer petit à petit dans une colère, une haine inexorable sans toutefois avoir conscience de ce mal qui le ronge.

« Je ne suis pas un salaud » est un film d’une rare précision avec un scénario intelligent qui laisse une place importante à la réflexion du spectateur, et un distribution redoutablement efficace qui maitrise parfaitement son art pour rendre son jeu plus réaliste et moins académique.


L'image
  Définition
  Couleurs
  Compression
   
  Format Vidéo 16/9 anamorphique couleur
  Format Cinéma 1.85:1
   
   
Dans l’ensemble l’image est de bonne tenue avec des couleurs bien pesées et des contrastes qui donnent une véritable profondeur à l’ensemble. Les ambiances sont parfaitement bien travaillées pour nous plonger dans cette histoire intérieure entre souffrance et dérive. Tout est parfaitement dosé et les contrastes offrent une belle profondeur à l’ensemble. Le support donne tout son volume au film.

Le Son
 
La piste Dolby Digital 5.1 se révèle d’une grande précision et permet au film d’appuyer encore un peu plus son ambiance sombre et personnelle. La musique vient parfaitement habiller l’ensemble pour donner des transitions de grandes qualités. Jamais dans l’excès, la piste sonore est parfaitement bien harmonisée pour que les dialogues ne soient pas effacés par la musique ou les effets sonores.

Les Bonus
  Supléments
  Menus
  Sérigraphie
  Packaging
 
  Durée 2 min
  Boitier Amaray
   
   
Alors c’est dommage, uniquement les bandes annonces

Bonus
  Livret
  Bande annonce
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  Documentaire
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