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Les âmes mortes

Titre Original Dead Souls
Genre Documentaire
Pays Chin (2019)
Date de sortie mercredi 5 juin 2019
Durée 495 Min
Réalisateur Wang Bing
Avec Wang Bing
Producteurs Serge Lalou, Camille Laemlé, Louise Prince et Wang Bing
Scénaristes Wang Bing
Compositeur Divers
Format Dvd 9
 

Langues
  PCM Label Film Bonus Commentaire
  Chinois
Non
Non
Non
  Français
Oui
Non
Non

Le Film Critique de Emmanuel Galais
  Editeur   Arte Video
  Edition   Standard
  Label  
  Zone  2
  Durée Film  495 min
  Nb Dvd  3
   
   
Dans la province du Gansu, au nord-ouest de la Chine, les ossements d’innombrables prisonniers morts de faim il y a plus de soixante ans, gisent dans le désert de Gobi. Qualifiés d’ultra-droitiers lors de la campagne anti-droitiers de 1957, ils sont morts dans les camps de rééducation de Jiabiangou et de Mingshui. Le film nous propose d’aller à la rencontre des survivants pour comprendre qui étaient ces inconnus, les malheurs qu’ils ont endurés, le destin qui fut le leur…

Difficile de parler de cette série documentaire sans une certaine émotion. D’abord parce que les témoignages recueillis dans les 3 parties qui forment cet ensemble, sont déchirants de sincérité et de pudeur. Les victimes de ces rafles antidroitières destinées à museler, par l’oppression une opposition possible à un régime qui se dit du « Peuple », mais ne fit que l’isoler du monde, ne parlent pas à grand renfort de superlatifs ou de grands gestes. Elles sont installées dans leur vieillesse et répondent simplement à des questions en décrivant un quotidien et une origine de ce qui brisa leur vie, pour toujours. L’émotion vient d’elle-même, elle traverse les mots, s’inscrit dans les maux que subirent ces personnes accusées, à tort ou à raison, là n’est même plus la question, de vouloir s’opposer au régime.
 
Avec une simplicité désarmante, les témoins nous parlent de ce quotidien injuste, difficile et où la jalousie, l’arrivisme et la trahison régnaient en maîtres absolus. Comment ne pas être touché par ces personnes à la longévité remarquables, survivantes d’une répression cruelle et sans limite, où les camps servaient à expurger ceux qui pouvaient déranger les uns ou les autres sans forcément s’opposer au destin d’une nation dont ils n’avaient plus de mots à dire et qu’ils aimaient tellement. Quelle que soient les véritables intentions qui les ont mis dans l’horreur des camps de Jianbiangou, Mingshui ou Xiantiandun, ces hommes et ces femmes subirent jusqu’à leurs descendances, le bannissement et l’oubli dans des camps de travaux forcés.
 
Au-delà des témoignages, le montage simple et sans effet de quelque sorte, laisse planer la force des mots et des situations, à l’image de l’enterrement de l’un des témoins qui ressemble à une longue procession, faite de douleur et de peine pour ceux qui suivent le cercueil, et trouve son apogée dans un discours déchirant du fils, qui a également subit cette mise à l’écart pour les faits supposés reprochés à son père. En une seule scène le réalisateur tire toute la puissance de son propos et fait se porter les yeux sur l’injustice que subirent une partie de la population Chinoise dans les années 50-60 et pratiquement jusque dans les années 80, lorsque les enfants se virent refuser certaines libertés ou certaines évolutions comme les portes de l’université, par exemple.

En conclusion, « Les Ames mortes » est une série documentaire en 3 parties qui nous plonge dans l’enfer de la répression communiste des années 50-60 et de l’horreur de ses camps de travaux forcés, où les supposés opposants aux régimes, travaillaient dans des conditions terribles, sans manger suffisamment. Certains mourraient d’épuisement, d’autres de faims. Quant aux survivants, ils gardèrent les stigmates de ces années d’enfermement arbitraire jusqu’à la fin de leurs jours. Volontairement ou non, le documentaire fait se parler les morts et les vivants qui vont les rejoindre. La mémoire de ceux sous terre est honorée par ceux qui, jusqu’à la fin de leur vie la gardèrent intacte.


L'image
  Définition
  Couleurs
  Compression
   
  Format Vidéo 16/9 anamorphique couleur
  Format Cinéma 1.85:1
   
   
Succession d’images d’archives et d’interviews récentes le documentaire peut paraître inégale dans le traitement de son image, mais finalement le grain parvient à se faire discret et les contrastes offrent toute de même une belle perspective.

Le Son
 
L’utilisation d’une piste Stéréo reste forcément une évidence qui permet réellement de plonger au cœur des confessions des uns et des autres y compris lorsqu’elles viennent du passé. La spatialisation offre une belle répartition et ne vient en rien ternir l’émotion suscitée par les témoignages poignants et vibrants.

Les Bonus
  Supléments
  Menus
  Sérigraphie
  Packaging
 
  Durée 0 min
  Boitier Amaray
   
   
Un livret de 20 pages dans lequel le réalisateur se confie sur ses recherches et sur ses ambitions.

Bonus
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
  Fin alternative
  Galerie de photos
  Story board
  Multi-angle
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