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Coffret Trilogie Star Wars - La guerre des étoiles, un nouvel espoir, L'empire contre attaque, Le retour du Jedi

Titre Original Star Wars trilogy - A new hope, The empire strikes back, The return of the Jedi
Genre Space opéra
Pays USA (1977)
Date de sortie mardi 21 septembre 2004
Durée 600 Min
Réalisateur George Lucas
Avec Harrison Ford, Mark Hamill, Carrie Fisher, Alec Guiness, James Earl Jones, David Prowse
Producteurs Gary Kurtz
Compositeur John Williams
Format Dvd 9
Site Internet Le site officiel américain
Informations
Complémentaires
Lucas à imposé que les trois films soient commercialisés dans un coffret unique sans possibilité d’achat séparé. Il considère (à juste titre avouons le) que la trilogie est un tout indissociable pour tous. C’est pourquoi à DVDcritiques nous vous proposons également une fiche unique, respectant l’unicité des trois films et du DVD bonus. Officiellement la « légèreté » du packaging devait permettre un prix global des plus attractifs. Avec un prix indicatif de 50€, l’attrait du coffret est indéniable, surtout pour tous ceux qui ont achetés, parfois pour des sommes indécentes (Coffrets LaserDisc limités), les différentes versions.
 

Langues
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Le Film Critique de Guillaume Simon et Bruno Orrù
  Editeur   Fox pathé europa
  Edition   Standard
  Label  
  Zone  2
  Durée Film  600 min
  Nb Dvd  4
   
   

L'histoire


Il y a bien longtemps dans une galaxie lointaine, très lointaine... La galaxie entière est sous la coupe de l'Empereur Palpatine, un tyran personnalisé devant ses troupes par son bras droit, le sinistre Dark Vador. Après des années de privations et de souffrances, un groupe de rebelle s'est formé dans le but de détruire l'étoile noire, base (et arme) secrète du dictateur dont les plans viennent d'être volés et cachés dans la mémoire d'un droide. Envoyé sur une planète peu peuplée, Tatooine, il y est découvert par Luke Skywalker, un jeune fermier qui ne rêve que de rejoindre la rébellion.

 


Un peu d'histoire...


C'est un fait acquis, et n'en déplaise aux Friedkin, Shrader et autres Thowne (d'infatigables détracteurs de l'empire Lucas), la saga Star Wars est d'ores et déjà entrée dans la légende du cinéma mondial. Non contente d'être un succès commercial sans précédent (à titre de comparaison, si il sortait aujourd'hui, et en tenant compte de l'évolution du prix des tickets, il réaliserait plus d'un milliard de dollars de recettes sur le seul sol américain) un véritable culte s'est formé autour des films en prenant pour base une immense mythologie sans cesse complétée (y compris par les fans eux-mêmes). Ces millions d'amateurs, même après presque trente années à ce régime, ne s'en sont toujours pas lassés le moins du monde. George Lucas, l'instigateur de cet univers s'est à la fois fait (il a gagné une indépendance totale) et auto-détruit (il s'est enfermé dans l'univers de Star Wars) professionnellement avec la saga.


1974, George Lucas a 27 ans. Jeune réalisateur fraîchement diplômé, il recherche désespérément un financement pour son premier film, THX 1138. Tiré de l'un de ses court-métrages de fin d'études, le script n'intéresse pas grand monde. Lucas trouvera néanmoins appui et aide auprès de son ami Francis Ford Coppola lequel le soutiendra sans relâche en produisant le film et en lui laissant une liberté d'action totale au point que, lors de la présentation du film aux huiles, il ne sait toujours pas de quoi il a l'air tant il a peu visité le plateau. Cette projection est un désastre total, les patrons du studio s'attendaient à un film purement commercial, ils ont en lieu et place quelque chose qui est, au contraire, très expérimental voir même abscons. Le film sort, moyennant quelques coupures, dans un nombre limité de salles et ne rencontre logiquement pas son public. L'aspect austère de ce film de science-fiction tendance 2001 (qui a inauguré la SF dotée d'un message, et non plus uniquement ludique) ne séduit pas vraiment. Il est néanmoins salué par une partie des critiques.


Dès lors Lucas, dépité par cet échec, change son fusil d'épaule et, recherchant avant tout le succès commercial, mise tout sur une comédie où la cible est claire, les jeunes. American graffiti est la concrétisation de cette ambition. Les financements sont toujours aussi difficiles à trouver et George Lucas doit à nouveau compter sur Coppola qui sera encore une fois à ses côtés lorsque les investisseurs manifesteront leur grand mécontentement suite à la première projection du film. Contre toutes attentes, cette histoire baignant en plein dans l'ambiance des années 60 sur fond de rock'n roll fait un véritable carton au box-office. On pourrait croire dès lors que Lucas pourrait profiter d'une liberté d'action au minimum correcte pour son projet suivant, il n'est est pourtant rien. Une fois encore il devra se conformer aux ordres et aux désirs des patrons de studios et batailler pour trouver son financement. Cette situation lui est insupportable. Une des expériences parmis celles qui vont définir toute la suite de sa carrière et sa vision même du cinéma.


Lucas décide pour son film suivant, comme pour se venger de l'échec de son premier film, de revenir à la science fiction. Fan de Flash Gordon, dont il essaye en vain d'acheter les droits, il conçoit un univers de science-fiction pour pouvoir y conter les histoires qu'il a en tête. Si il avait réussit à décrocher ces droits, il est probable que l'univers de Star Wars n'aurait jamais vu le jour... Le long travail d'écriture commence alors, Lucas couche ses idées en vrac sur le papier... Résultat : tout et n'importe quoi, un saut du coq à l'âne toutes les deux lignes : une histoire de vengeance, d'amour, de haine, sérieuse puis naïve, drôle puis dramatique, un héros jeune puis vieux puis à nouveau jeune, idéaliste ou fataliste, un héros principal du nom de Mace Vindu, Obiwan Kenobi et Anakin Skywalker forment une seule et même personne, puis deux, Luke est un mercenaire, puis un général, puis un fermier... Il ne sait pas vraiment où il va mais il y va. Le script part dans tous les sens et connaït des dizaines de révisions qui le changent du tout au tout. Nombreux sont les évènements dans l'épopée Star Wars qui aujourd'hui nous paraissent une évidence qui ont pourtant ont été décidés par Lucas soit sur un coup de tête soit à la dernière minute. La légende voulant qu'il ait, dès le départ, écrit un gigantesque script servant de base à neuf films et que sa vision n'ait pas bougé d'un iota depuis reste un pur fantasme de fan.


Une fois son script finalisé Lucas le présente à plusieurs sociétés de productions. Les réponses sont toutes identiques : un refus catégorique. Personne n'y croit, personne ne comprend un mot de ce scénario : "Des droides ? Des jedis ? Mais de quoi s'agit-il ?". Puis, enfin, Lucas trouve une réponse positive auprès de la 21th century Fox grâce à un producteur visionnaire qui croit immédiatement au projet. Les sacrifices sont là (budget trop modeste en comparaison des ambitions) mais Lucas pourra faire son film à peu près comme il l'entend et c'est là pour lui le plus important. Même en portion réduite, le coût du film est toujours élevé pour l'époque et pour Lucas le constat est simple : ou Star Wars rencontre le succès (ou du moins couvre ses dépenses), ou il ne fera plus jamais de cinéma. Avec prudence, il escompte simplement que le film puisse se rembourser suffisamment rapidement pour rassurer ses investisseurs.


Le tournage de Star Wars en lui-même est un calvaire pour un Lucas plus habitué à des productions plus modestes et surtout bien moins compliquées. Entre les effets spéciaux qui ne marchent pas (ILM n'en est alors qu'à ses balbutiements et dépense des centaines de milliers de dollars pour des résultats absolument ridicules - après une année complète de travail ils n'ont toujours rien de probant à montrer), les acteurs qui ne cessent de pester après le scénario (Harrison Ford à George Lucas : "George, tu peux écrire cette merde, pas la dire"), les pressions du studio en réponse à un budget qui enfle, les menaces de ses techniciens (lorsque Lucas proposa de les engager pour des heures supplémentaires, le refus fut catégorique)... Lucas est éprouvé. Aussi, la fin des prises de vue est pour lui un grand soulagement. Travailler avec des acteurs et sous les ordres d'un tiers restera sa hantise et il ne retournera derrière la caméra que lorsque il sera assuré de pouvoir contrôler un maximum de facteurs (acteurs virtuels, équipe à sa botte, auto-production).


Une fois le montage achevé, lui aussi avec difficultés (la femme de Lucas, monteuse, abandonne le film de son propre mari pour New York, New York de Scorcese), Lucas commence à présenter son film, tout d'abord à ses meilleurs amis : Coppola, Spielberg, De Palma... Si Coppola n'aime pas le film et le dit à Lucas sans détours, il reste poli et lui parle en ami. De Palma, en revanche, est impitoyable. Il souligne le moindre défaut du film, accable Lucas, les acteurs, l'histoire, le rythme... Ce dernier, peu rancunier, laissera même De Palma l'aider à réecrire le texte d'introduction jugé trop abscons. En fait, le seul à donner un avis totalement positif sur le film est Spielberg. Enthousiaste comme un gamin il est émerveillé par Star Wars et prédit un succès collosal à Lucas. Si ce dernier préfère ne pas se laisser griser et continue à tabler sur un succès modeste, les autres s'amusent de la prédiction.

 

Comme souvent, lors de la sortie de l'un de ses films, Lucas prend du recul. Il décide donc de partir avec sa femme à Hawaï au moment même où son film sort sur les écrans en prétextant que de toutes façons les résultats au box-office n'avaient aucune importance pour lui. Juste avant de quitter Los Angeles, il voit un immense attroupement devant un cinéma, ce dernier projette Star Wars. Les premiers échos sont positifs mais Lucas ne veut pas en savoir plus et part aussitôt. Dès son arrivée il remarque que le studio n'a cessé de tenter de le joindre, on le somme de regarder la télévision au plus vite. Lucas allume son poste et n'en croit pas ses yeux. Star Wars est devenu un phénomène battant tous les records d'exploitation et éclipsant tous les autres films. Pour l'anecdote, il est rejoint peu de temps après par un Spielberg venu féliciter son ami. C'est sur cette même plage où, entre deux châteaux de sables, ils mettront sur pied les bases d'un autre projet : Indiana Jones.


Dès lors, les mêmes producteurs qui dénigraient Lucas lui mangent dans la main. Il avait exprimé par le passé le projet de faire une trilogie, il a à présent carte blanche. Concernant le financement des films, Lucas un atout de taille. Lors de la négociation de son contrat sur Un nouvel espoir il avait renoncé à une partie de son salaire en échange des droits sur les produits dérivés du film (marché inexistant à l'époque). C'est ce secteur qui fera sa fortune. A présent capable de se produire lui-même, les studios ne lui servent plus que de distributeurs. "Ils m'ont baisé par le passé, maintenant c'est à mon tour de les baiser." Pour les deux suites, Lucas engagera deux réalisateurs mais restera l'unique concepteur de la saga dans le rôle du producteur et du scénariste ne laissant que de maigres moyens de s'exprimer à ses employés. L'Empire contre-attaque et Le retour du Jedi sont tout deux d'immenses succès. Les spectateurs auront même la surprise de lire au début de l'Empire contre-attaque qu'il s'agit de l'épisode 5. Autrement dit, la trilogie en court ne serait que la suite d'une autre trilogie dont Lucas ne devait débuter la réalisation que près de 15 ans plus tard.


La nouvelle trilogie


Comme il l'avait promis, Lucas s'attèle (avec un peu de retard) à la première trilogie Star Wars. Ces trois films devant raconter comment Anakin Skywalker est devenu Dark Vador. Si l'écriture débute en 1994 (soit un peu plus de 10 ans après la sortie du Retour du Jedi) le film ne sort qu'en 1999. Star Wars Episode 1 : La menace fantôme déçoit grandement beaucoup de gens, y compris des fans acharnés et pourtant à priori acquis à la cause de Lucas. La raison ? Un retour à un univers encore une fois trop enfantin (bien plus encore que celui du Retour du Jedi). Le film est pourtant un succès colossal partout dans le monde et trois ans plus tard sort sur les écrans Star Wars Episode 2 : L'attaque des clones, largement meilleur malgré toujours quelques défauts.


Que dire de cette nouvelle trilogie en cours (dont le dernier épisode, Star Wars episode 3 : La revanche des Siths sortira l'année prochaine) ? Elle est en fait différente. Elle ressemble à du Star Wars sans y ressembler. Les personnages sont là, l'univers est là, mais un facteur est venu tout modifier : le numérique. Lucas est obsédé par une idée : pouvoir faire un film tout seul. Il déteste, c'est assez évident, travailler avec d'autres personnes et s'il le pouvait il se passerait bien volontiers d'acteurs. Il a d'ailleurs déjà considérablement réduit leur interprétation (quand il ne sont pas entièrement numériques) à des rôles purement fonctionnels. Assurer une simple présence physique devant un écran bleu destiné à accueillir l'univers Star Wars est devenu le lot quotidien des acteurs de la nouvelle trilogie. Voilà ce qu'il manque à cette nouvelle saga : la simplicité de la première. L'impression de contempler un univers crédible et réaliste, de voir des effets plus rudimentaires mais qui ont bien plus de charme. D'autre part, ces deux épisodes ne contiennent que peu d'humour, alors que la trilogie originale en est bourrée. La faute à Lucas de vouloir jouer sur deux tableaux : faire une trilogie "sérieuse" sur la déchéance d'un homme, et une trilogie accessible aux enfants (l'épisode 1 est clairement un film que même les plus jeunes peuvent voir sans problèmes). Si la nouvelle trilogie n'est pas ratée en soit (même si l'épisode 1 est décrié, il n'en reste pas moins qu'au niveau de l'histoire et de l'univers c'est du Star Wars pur jus) elle ne remplacera jamais l'ancienne. L'épisode 2, quand à lui est un film assez fascinant. Mi-film, mi-film d'animation, il est une curiosité de par son obsession à se passer de l'élément humain à l'écran.


Finalement, Lucas s'est enfermé, lui et sa carrière, dans l'univers Star Wars. C'est bien simple, depuis près de 30 ans, il ne fait que ça en tant que réalisateur. Sa carrière de producteur et bien plus prolifique mais ne lui rapporte que peu d'argent (en dehors des Indiana Jones il ne reste pas grand chose), quand il n'en perd pas. Il sera néanmoins intéressant de voir ce que sera pour lui l'après Star Wars.


Critiques subjectives :


Star Wars Episode 4 : Un nouvel espoir : Premier épisode vu sur les écrans, mais quatrième dans la continuité de la série, Un nouvel espoir fut, lors de sa sortie, une véritable révolution. Un phénomène. Le film sort à une époque où la nouvelle génération intellectualise le cinéma, les films qui marchent étant bien souvent des films d'auteurs (Coppola et Cie).


Star Wars arrive à point nommé, à un moment où les spectateurs veulent autre chose. Ils veulent une histoire simple, moins de noirceur, de l'humour, de l'évasion, en somme, du divertissement. Lucas l'a bien compris (tout comme Spielberg) lorsque il a réalisé American graffiti. Après avoir été partisan du cinéma d'auteur pur et dur (avec THX 1138) et du cinéma de réflexion, il se tourne vers l'exact opposé. Dans Star Wars, pas de réflexion poussée, juste du divertissement. C'est cette simplicité qui le mènera sur la voie du succès. Un nouvel espoir déboule donc sur les écrans avec les réponses à toutes ces attentes. Luke, Leia, Solo et tous leurs amis deviennent les icônes d'une génération.


Le film en lui-même est effectivement un extraordinaire divertissement. Dès le générique, c'est bien simple, on est dans l'espace. Dès lors, les scènes s'enchaînent avec un brio certain. Lucas alterne humour, action, mythologie, personnages charismatiques (Han Solo marque les esprits) et en deux heures, crée un mythe. L'histoire est des plus simples, basique même. Un courageux héros, une princesse à sauver, un sinistre méchant, un empire du mal à combattre... Lucas puise son inspiration dans les contes enfantins. En bref, l'histoire a clairement été sacrifiée à la technologie. Dès que le succès de Un nouvel espoir est connu, Lucas envisage deux autres épisodes afin de boucler sa trilogie.







Star Wars Episode 5 : L'Empire contre-attaque : Changement de réalisateur. Lucas, proprement écoeuré par le métier se cantonne au poste de producteur et loue les services de Irvin Kershner, réalisateur et acteur à ses moments perdus. La main-mise de Lucas sur le projet est bien-sur présente et pas un plan n'est validé sans son accord. A cette époque déjà les effets spéciaux prenaient une place importante dans la production du film : "Je tournais les plans qui partaient immédiatement vers la post-production, ce n'est que des mois après que je pouvais voir ce que j'avais filmé" dira Irvin Kershner. Bref, le plan de Lucas commence à prendre forme. Le tournage n'est pour lui qu'une simple formalité : inscrire quelque chose sur la pellicule, il modèle ensuite son film selon ses désirs en post-production. D'ailleurs c'est bien simple, Lucas est le seul à décider. Oui, non, j'aime, je n'aime pas. Personne n'est censé lui dicter quoi que ce soit, il a le dernier mot sur tout. Travailler dans de telles conditions n'est forcément pas évident pour un réalisateur.


A ce moment de sa carrière, Lucas est en mal de reconnaissance. Il voudrait tourner quelque chose de moins enfantin mais est intimement lié à la saga Star Wars dont il doit encore livrer deux épisodes rapidement (pour ne pas laisser vieillir ses acteurs). L'Empire contre-attaque est donc bien plus sombre que son prédécesseur, mettant en avant une tragédie familiale et surtout un constat final bien plus pessimiste.


Souvent considéré comme le meilleur épisode de la saga l'Empire contre-attaque dispose de scènes d'action énormes et surtout d'un scénario bien plus fouillé que Un nouvel espoir. La formation de Luke, sa rencontre avec Yoda, la bataille de Hoth ou encore la première confrontation avec Dark Vador (incluant au passage une révélation capitale) font parties des scènes les plus mémorables de toute la trilogie. La saga prend donc une tournure différente, résolument plus adulte et plus sombre. De bon augure pour le troisième opus à venir.




Star Wars Episode 6 : Le retour du Jedi : En tant que dernier épisode de la saga, Le retour du Jedi était attendu comme une apothéose, le meilleur de la série, tout simplement. Le film suscita une légère déception lors de sa sortie, en grande partie à cause d'un retour vers un univers plus enfantin. Il est pourtant aujourd'hui plus apprécié et ses qualités plus reconnues. Cette conclusion à la saga Star Wars est en effet bien moins sombre que l'Empire contre-attaque. Nous sommes en fait à mi-chemin, au niveau de l'esprit, entre les deux premiers épisodes.


Les morceaux de bravoure ne sont pas en reste, le film étant l'un des plus fourni de la saga en scènes d'action. L'ultime bataille est elle aussi spectaculaire et inventive. Disposant d'un héros inattendu (Lando) elle est montée en parallèle de la mission de Yan, désactiver le bouclier de l'étoile noire (idée presque reprise telle quelle, mais à l'inverse, dans l'Episode 1), et du combat final entre Luke et Vador.

 

Dans son ensemble, Le retour du Jedi ne fait pas avancer les intrigues, ni les rendre plus fouillées ou plus complexes. Les deux heures dix du métrage servent uniquement à les conclure. Le Retour du Jedi est donc plus un simple épilogue à la saga qu'autre chose. Cette minceur du scénario, en comparaison de l'épisode précédent, fait aussi partie des principales causes de la déception relative causé par cet opus final. 


Les principales modifications


Une nouvelle fois, après ses éditions spéciales censées être définitives, Lucas a retravaillé ses films avant de les ressortir en DVD. En plus de bénéficier d'une superbe restauration (une qualité jamais vues pour ces films) il a modifié quelques détails dont l'importance va de l'insignifiant à l'essentiel. Certaines modifications sont si discrètes qu'elles n'ont sans doutes pas encore été pointés du doigt mais voici néanmoins les changements vraiment significatifs découverts jusqu'à maintenant.


Sur Un nouvel espoir :

La scène entre Jabba et Solo a à nouveau été refaite. Il est assez hallucinant de voir ce que ILM à réussit à faire à partir d'un ancien rush d'une scène abandonnée tournée avec un autre acteur. On à aujourd'hui un vrai Jabba (et non plus l'ancien, qui ressemblait plus à un personnage de jeu vidéo qu'autre chose) et leur interaction est bien plus réaliste. Si Solo lui marche toujours sur la queue Jabba se met maintenant en colère. Le résultat persiste pourtant à ne pas sembler naturel, et l'incrustation de Jabba en elle-même laisse toujours à désirer.


Han Solo continue toujours à tirer en second face à Greedo (décision prise pour renforcer le capital sympathie du personnage) mais, en plus, évite son tir. On peut voir maintenant un Han Solo se déplacer de 10 centimètres en une fraction de seconde d'une façon qui est tout sauf naturelle.  


Sur L'Empire contre-attaque :

Principale modification : la scène entre Dark Vador et l'Empereur a été retournée par Ian McDarmid et a été rallongée, à présent il révèle à Vador l'identité de Luke. Changement significatif, il serait assez réussit si la version française ne l'était pas si peu.


Temurra Morrison, l'interprète de Jango Feet dans l'Episode 2 a redoublé tous les dialogues de Boba Feet, son clone.




Sur Le retour du jedi :

Outre l'amélioration de l'intégration du Rancoor (dans la scène du palais de Jabba), et l'apparition de quelques plans supplémentaires dans la célébration finale (sur Naboo), la modification la plus importante (et peut-être même la plus importante des trois épisodes) se trouve dans les tout derniers plans. En lieu et place de Sebastien Shaw, l'interprète de Anakin Skywalker démasqué, on trouve Hayden Christensen qui apparaît finalement sous forme de fantôme devant Luke et aux côtés de Yoda et Obi-Wan Kenobi. La raison : Anakin est mort à cet âge-là pour donner naissance à Dark Vador. Ce changement peut porter à polémique mais il est, à mon avis, bienvenu. La première fois que j'ai vu le Retour du Jedi, quand Dark Vador retire son masque je vois un vieux type tout rabougri. Rien à quoi s'accrocher. Rien de connu. A présent on retrouve après trois films de séparation ce visage familier, après qu'il soit passé du côté obscur pour revenir suite à sa rédemption au côté lumineux. Et ça marche. Retrouver Anakin tel qu'on l'avait connu donne un bien meilleur résultat. Bien sûr pour arriver à cela il fallait avoir vu Anakin, donc les premiers épisodes... Même si ce choix n'est pas logique (car à la fin, Vador redevient Anakin et meurt donc en tant qu'Anakin âgé) il est bon dans l'ensemble de la saga et dans l'effet recherché par la réapparition de Anakin du côté lumineux.


En conclusion


Star Wars est à la fois le film qui à construit et détruit Hollywood. Construit car il en a crée un nouveau, basé sur l'entertainment, le merchandising et les effets spéciaux... détruit car avec le succès de Star Wars a disparu peu à peu la toute-puissance du réalisateur et la popularité du cinéma d'auteur. Aujourd'hui, on dénombre aux USA dans le circuit des grands studios bien plus de films "de producteurs" que de vrais films d'auteurs.


Star Wars est pourtant une oeuvre fascinante, foisonnante, visuellement riche à n'en plus finir. Un classique de la science-fiction dans son genre.


L'image
  Définition
  Couleurs
  Compression
   
  Format Vidéo 16/9 anamorphique couleur
  Format Cinéma 2.35:1
   
   

Les trois films présentent un superbe master. Un véritable choc visuel pour celui qui a vécu comme moi successivement avec ses VHS et LaserDisc ; on se croirait devant un film fraîchement tourné tellement c’est lisse. Le travail de restauration gigantesque (voir notre news à ce sujet) laisse donc très loin derrière ce que l’on avait déjà vu sur les supports vidéo existants. La compression est exemplaire, en particulier sur les contours et les arrières plans, ce qui permet de ne jamais gâcher cet immense plaisir visuel. On note bien quelques instabilités d’images sur certains plans mais c’est tellement fugitif !

 
Les couleurs sont vives à souhait, oublié l’aspect délavé de la trilogie VHS. Si l’on note que les effets spéciaux visuels sont d’un autre age, ils conservent néanmoins un réalisme surprenant et n’apparaissent pas aussi désuets que d’autres productions de la même époque. Par contre, les ajouts « Edition spéciale » ressortent de manière criarde, comme superposés et non intégrés. Même avec ces décalages, l’expérience visuelle est des plus belle, sans aucun doute supérieure à ce que l’on a vu en salles à la belle époque, celle ou la trilogie disposait encore de ses défauts de conception qui ont toujours fait son charme.

Le Son
 

Les trois films sont estampillés d’un encodage 5.1 EX. Attention, le canal centre arrière est abondamment utilisé, si vous en avez la possibilité n’hésitez donc pas à commuter votre décodeur en position 6.1 ou 7.1 !


La restauration sonore est également indéniable ; le master sonore semble avoir été totalement dépoussiéré que ce soit au niveau des dialogues, des bruitages ou de l’intemporelle partition de John Williams (une rumeur persistante parle d’une prochaine version SACD 6 canaux – que les dieux des majors musicales nous entendent !). Cela se perçoit par une dynamique nouvelle ; bien que le canal LFE soit abondamment sollicité, on est évidemment loin d’une superproduction moderne. La saturation audible lors de certains combats dans de précédentes éditions vidéo à disparu. La superposition des éléments parlés, bruitages et musicaux est mieux intégrée, certainement grâce au déport de la musique dans les canaux surround. La stéréo d’origine est nettement plus palpable, les effets frontaux ont également été retravaillés.


Nombreux sont qui attendent en priorité le mixage 5.1, création totale pour ce coffret puisque les masters originels n’ont pas bénéficié d’une telle attention. Le travail à porté principalement sur les effets ponctuels, en particulier sur les nombreux déplacements avant / arrière (et inverse) des vaisseaux. Les combats dans l’espace prennent une toute autre dimension spatiale que celle que l’on connaît déjà par cœur, essentiellement frontale. Ici les canons crachent leurs lasers dans tous les coins de la pièce, y compris juste au dessus de notre tête grâce à l’encodage EX. Bien entendu le relief sonore n’est pas celui d’une superproduction moderne, en particulier pour le premier épisode, mais nous sommes si loin des plates versions antérieures que c’est du vrai bonheur ! Seul désagrément, ce nouveau mixage est parfois trop « brut », les effets surgissent soudainement pour disparaître tout aussi vite.



VO, VF, même combat avec les différences habituelles sur l’intégration des dialogues. Par contre la VO présente de récurrentes variations de tonalités, traduisant une récupération des éléments depuis différentes sources.

Le choix des langues n'est pas autorisé en dehors du menu spécifique, par contre il est intéressant de noter qu'en sélectionnant VO sans sous-titre, le texte du générique de début défile en anglais mais il défile en français en sélectionnant la piste française ou la VOST.


Les Bonus
  Supléments
  Menus
  Sérigraphie
  Packaging
 
  Durée 300 min
  Boitier Amaray
   
   

Lucas reprend pour la cette trilogie un développement structurel et une ergonomique strictement identique aux éditions des récents épisodes.


Chaque film bénéficie d’un commentaire audio avec comme personnage récurrent George Lucas lui-même. Parfois redondant avec le long documentaire sur la saga, Lucas livre toutefois d’innombrables informations sur l’histoire (et la pré-histoire) de cette aventure. Tous les enjeux sont passés en revus ; financiers, politiques, humains (si, si), cinématographiques… Dommage que les commentaires manquent d'enthousiasme.


Le quatrième DVD du coffret est dédié aux documents vidéo et photos et à une section DVDrom dont le but principal est de vous propulser sur les sites Internet officiels de la trilogie. Comme souvent seule l’insertion du DVD original permet l’accès à une section spéciale du site américain.


La pièce maîtresse du DVD bonus est le documentaire "L’empire des rêves" ! Découpé en 12 chapitres, ce long document de 2h30 passe en revue toute l’histoire de la trilogie. Une voix off fait le lien entre les nombreuses interventions (près de 40 personnalités !) et rythme sans fatigue les différentes sections. Cela permet de parcourir rapidement toute cette épopée mais malheureusement c’est comme un car de touriste qui traverse une grande ville ; on entrevoit plein de choses mais les explications vont rarement au fond des choses et le guide oublie de parler des choses peu élégantes ou qui fâchent. Lucas à invité tous ses copains d’aujourd’hui pour intervenir sur les différents points abordés pour un discours trop consensuel et finalement éloigné de la notion de vrai témoignages. Autre remarque, ce document est malheureusement plus construit à la gloire de Lucas qu’à la trilogie elle-même, les premières minutes du documentaires sont à ce titre édifiantes en posant Lucas comme LE renouveau du cinéma américain de cette époque (sic !).


Reste que ce documentaire est chargé d’images inédites et regorge d’informations. Les vrais fans, ceux qui ont appris leur anglais et achetés à prix d’or les Laser Disc déjà mentionnés resteront en partie sur leur faim (on aurait véritablement aimé plus d’images de tournage) mais tous les autres apprendront tout ce qu’il faut pour appréhender la conception la production, le tournage, le marketing…


Autre suppléments :


Les personnages de Star Wars : La revue en 15 minutes de tous les personnages importants de la première trilogie. Les acteurs interrogés récemment reviennent sur leur vision de chacun tandis que Lucas apportent des informations sur leur naissance, souvent cahotique.


La naissance du sabre laser : Sans aucun doute l’un des objets les plus connus du cinéma moderne, tant par sa lueur, son bruit caractéristique que sa connotation d’ordre Jedi. En 15 minutes, ce document permet de savoir comment à été imaginée et développée cette arme et les difficultés rencontrées lors des tournages pour que ce sabre soit convaincant à l’image finale.


La force est avec eux – l’héritage de Star Wars : Les films et tout l’imaginaire de Star Wars ont eu un impact considérable sur des millions de personnes. Parmi elles, quelques réalisateurs devenus célèbres et qui prennent la parole pour expliquer quelle à été l’influence de Star Wars dans leur travail. Avec la participation de James Cameron, Ridley Scott, Peter Jackson, Dean Devlin, John Singleton, Roland Emmerich…


Apercu de l’épisode III : Le retour de Dark vador. Sans aucun doute l’un des documents chargés de mystère. Lucas est passé un as dans l’art d’en dire sans rien dévoiler de concret. N’attendez évidemment aucune révélation importante (du moins rien de ce qui parcoure déjà les sites de passionnés) mais un montage rapide d’images de tournage. A suivre tout de même une séquence intéressante de création du nouveau masque de Vador.


Star Wars Battlefront : La bande annonce du prochain jeu dérivé de l’univers Star Wars. Des images impressionnantes complétée par une démo jouable qui ne font qu’augmenter notre impatience.


Star Wars Episode III : la création du jeu. Document qui mélange à la fois des images de conception intéressante et un support marketing marqué.


Bandes annonces et spots TV : A voir pour les souvenirs…


Galerie de photos : De nombreuses photos de tournages accompagnés de commentaires écrit (en français rassurez-vous). Sans aucun doute l’un des bonus les plus intéressants à ne louper sous aucun prétexte.


Affiches : un slide-show des multiples affiches américaines et internationales.


Bonus
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
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