Le parfum de la dame en noir

Pays
FRANCE (2005)
Date de sortie
mercredi 22 mars 2006
Durée
115 Min
Réalisateur
Producteurs
Why not production
Scénaristes
Bruno Podalydès
Compositeur
Phillipe Sarde
Format
Dvd 9
Langues
PCM
Label
SS.Titres Film
SS.Titres Bonus
SS.Titres Commentaire
Français
Non
Non
Non
Anglais
Oui
Oui
Non
VF Sourds
Oui
Oui
Non
Le Film
Critique de Cédric Bachelier
Editeur
Edition
Standard
Label
Zone
2
Durée Film
115 min
Nb Dvd
1

Synopsis :

Mathilde Stangerson et Robert Darzac fraîchement mariés se rendent en villégiature chez leurs amis Edit et Arthur Rance au Château d’Hercule. Ballmeyer réapparaît sur leur chemin et terrorise encore la belle Mathilde. Rouletabille toujours aidé de son fidèle Sainclair va mener l’enquête pour découvrir comment Ballmeyer arrive à s’introduire au château fort…

 


Critique subjective :


Après s’être livré à une magnifique adaptation de l’œuvre de Gaston Leroux avec " Le mystère de la chambre jaune ", Bruno Podalydès réitère l’exploit une seconde fois en nous proposant la suite logique et très attendue : " Le parfum de la dame en noir ". Le film reste proche de l’œuvre originelle de Gaston Leroux. L’atmosphère de ce deuxième volet reste sur la lignée du premier avec un humour raffiné, subtile et décalé tout en jouant la carte de l’auto dérision. L'ambiance mystèrieuse du film est décuplée par des jeux d'ombres et de lumières inventifs. Les scènes nocturnes sont remarquablement bien rendues et sublimées par des couleurs froides à souhait et un éclairage de pleine lune exeptionnel . Un beau travail !   L’intrigue policière et énigmatique du film est au rendez vous et nous tiens en haleine jusqu’à la scène finale, cependant l’effet de surprise s ‘est estompé. L'enquête est plus alambiquée et moins crédible que dans le premier opus laissant ainsi une plus grande place aux relations entre les différents personnages (notamment la relation de Mère – fils entre Mathilde et Roultabille). La réalisation et la mise en scène sont tout bonnement excellentes et le style novateur de la chambre jaune  est conservé. Les personnages sont tous plus mystérieux et introvertis les uns que les autres, ceci laissant planer le doute quand à la véritable fausse identité de notre prestidigitateur criminel. Ces personnages atypiques sont remarquablement interprétés par une quirielle d’acteurs très inspirés par une œuvre majeure.



 Le film est présenté un peu comme un cluedo grandeur nature ou tout personnage est potentiellement un Ballmeyer alias Fréderic Larsan. Ce dernier s’est infiltré dans le château prêt à bondir dans la chambre de Mathilde Stangerson à la moindre occasion, réalisant de nouveau une performance exceptionnelle digne d’un Fantomas  en grande forme! ! !

La capture de Ballmeyer s'annonce d'ores et déja difficile, d'autant plus que Rouletabille est partagé entre sa volonté de protèger sa mère et son admiration pour son père (Ballmeyer). Le jeune reporter, affublé de son valeureux collègue Sainclair, doit  jouer habilement de ses talents d’enquêteur perspicace et pragmatique afin de tenir éloignés ses deux parents s'il veut les préserver. Il ira même jusqu’à utiliser des astuces enfantines afin d’espionner " discrètement " les occupants du château par une belle nuit d’été accroupit au fond d’un puits sans eau, un périscope à la main... Ces trouvailles ludiques ainsi que les inventions grotesques du vieux Bob apportent une touche d’originalité et d’espièglerie au récit qui ravive notre esprit d’enfant.


Les similitudes avec Tintin:


Rouletabille, reporter de son état, nous rappelle quelque peu le héros de bande dessinée d’un certain Hergé ; j’ai nommé Tintin ! Tous deux sont confrontés à des énigmes inexplicables et côtoient chacun un professeur tout aussi loufoque que ses inventions sont farfelues !

L’énergie solaire déjà utilisée dans la chambre jaune  alimente cette fois  un improbable sous marin de poche à la fiabilité douteuse qui n’est pas sans rappeler les créations de l’hurluberlu professeur Tournesol comme notamment son sous marin panoramique en forme de requin.

Plus flagrant encore , le fameux tableau de marin qui se prend un coup de boulet de canon en pleine tête est la réplique exacte, jusque dans les moindres détails, du portrait de  l’ancêtre du capitaine Hadoque présent dans " Le secrêt de la licorne " et " Le trésort de Rackham Le Rouge ". Seul le visage de Chevalier de Hadoque à été  remplacé par celui de Bruno Podalydès. Ces similitudes, loin d'être anodines, confortent l'idée que Podalydès est un fervent adorateur de l'univers de Hergé.




 Conclusion :


Ce divertissement singulier contient tous les ingrédients nécessaires pour combler l’ensemble de la famille des plus jeunes aux plus sages. A la fois fantaisiste, romanesque, mystérieux et bon enfant, Le parfum de la Dame en Noir  est au final un récit passionnant poursuivant sans faille celui du mystère de la chambre jaune. A noter la double performance de Bruno Podalydès en tant que réalisateur et acteur ! A recommander de toute urgence.

L'image
Couleurs
Définition
Compression
Format Vidéo
16/9 anamorphique couleur
Format Cinéma
1.85:1

Le parfum de la dame en noir nous gratifi d'une image somptueuse dont les couleurs naturelles apportent un beau cachet au film. Les scènes de nuits Américaines sont remarquablement détaillées  et d'un bleu nuit absolument fantastique. Les noirs sont bien débouchés et les dominances de blancs sont éclatantes et bien distinctes. Que du bonheur!

 

Le Son
Langue
Type
Format
Spatialisation
Dynamique
Surround
Français
5.1

La scène sonore est majoritairement frontale et offre des dialogues d'une grande clarté. La bande originale, riche en basses, ainsi que les micros détails de la faune de l'Ile sont habilement intégrés dans l'environnement sonore et contribuent à soutenir la trame du film de façon subtile et distinguée. Les enceintes arrières ne sont que rarement mais habilement sollicitées.


 

Les Bonus
Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
Durée
50 min
Boitier
Amaray

Au parfum (26"):

Documentaire ou le réalisateur et les acteurs donnent de plus amples informations sur le film et leurs personnage. Sorte de making of décontracté pendant lequel Bruno Podalydès s'attarde sur les lieux et les secrêts du tournage. Quelques explications sont données sur les techniques de tournage en nuits Américaines.


Un plan, un jour, une classe (17") :

Podalydès rend ici hommage aux jeunes enfants qui ont tournés dans son film et notamment dans la séquence du "flashback" ou Rouletabille rencontre pour la première fois la Dame en noir.


La chanson de Port-cros:

Un moment de détente ou le vieux Bob distrait toute l'équipe du tournage le temps d'une chanson avec sa guitare.


Bandes annonces:

Bandes annonces du "Parfum de la dame en noir" et du "mystère de la chambre jaune" agrémenté de quelques gravures monocrome illustrants la notice de Gaston Leroux.
Bonus
Livret
Bande annonce
Biographies
Making of
Documentaire
Interviews
Com. audio
Scènes sup
Fin alternative
Galerie de photos
Story board
Multi-angle
Liens internet
Interface Rom
Jeux intéractifs
Filmographies
Clips vidéo
Bêtisier
Bonus Cachés
Court Metrage