L’histoire :
Capturée puis plongée dans un long sommeil cryogénique, Selene se réveille et part à la recherche de son compagnon, Michael Corvin.
Critique subjective :
Apparue bien avant la mode des sagas vampiro-lycanthropes (Twilight, True blood, etc.), la franchise Underworld s’apprête aujourd’hui à souffler ses dix bougies. Ayant accumulé une fanbase non négligeable et bénéficiant d’une bonne image auprès du grand public, elle a engrangé un bon paquet de billets verts. Malgré une qualité assez discutable, l’intérêt ne s’est pas tari. De quoi justifier le lancement d’un quatrième opus, intitulé Underworld : Nouvelle ère. Un nouveau volet dont Len Wiseman (qui conserve sa place de scénariste et de producteur) confie la réalisation au duo suédois Mans Marlind / Bjorn Stein (Storm, Le silence des ombres).
A la vision d’Underworld : Nouvelle ère, on sent que la charte posée par Wiseman en 2003 reste pleinement d’actualité. Nouvelle ère peut-être (l’intrigue se déroule dans un futur proche), révolution certainement pas. Le cahier des charges inhérent à la franchise Underworld est encore une fois respecté à la lettre. On retrouve donc des décors urbains obscurs et froids, des créatures qui ont de la gueule (effets spéciaux soignés), des gunfights stylisés, des sauts au ralenti, des poses iconiques, etc. La seule variation notable réside dans une dose d’action nettement accrue. C’est simple, Underworld 4 enchaîne les péripéties à cent à l’heure pendant quatre-vingt-cinq minutes. Une certaine générosité que l’on retrouve aussi à travers un concept con mais fun : le super lycan, un loup-garou géant !
Les ingrédients habituels étant réunis, Underworld : Awakening souffre donc des mêmes défauts que ses prédécesseurs. En tête : un côté frileux et sans âme. En effet, force est de constater que l’histoire n’est guère passionnante (le script ne prend aucun risque) et que le niveau émotionnel de la chose stagne au ras des pâquerettes (impossible de vibrer pour des personnages aussi fades). Quant à l’action, elle s’avère finalement en surdose. N’en déplaise à certains, le métrage aurait sans doute gagné à s’accorder davantage de moments de répit.
Verdict :
A l’arrivée, si vous avez aimé les chapitres antérieurs, vous apprécierez sans doute celui-ci (dans l’attente du cinquième volet qu’annonce un final abrupt). Le cas échéant, mieux vaudra vous abstenir. Underworld ou le syndrome du copier / coller.
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