René la Canne

Pays
France (1976)
Date de sortie
samedi 19 novembre 2005
Durée
96 Min
Réalisateur
Producteurs
Jacques-Eric Strauss
Scénaristes
Roger Borniche et Francis Girod
Compositeur
Ennio Morricone
Format
Dvd 9
Langues
PCM
Label
SS.Titres Film
SS.Titres Bonus
SS.Titres Commentaire
Français
Non
Non
Non
Le Film
Critique de Jean-Luc Richter
Editeur
Edition
Standard
Label
Zone
2
Durée Film
96 min
Nb Dvd
1

L’histoire

A Paris, pendant l’occupation, un voyou, surnommé René La Canne (Gérard Depardieu), et Marchand (Michel Piccoli), un policier agent de la résistance, se font arrêter ensemble par la police allemande. Pour qu’il échappe à la Gestapo, René conseille à Marchand de se faire passer pour un truand, hostile à la police française. De fait, grâce à ce subterfuge, leur peine qui aurait pu être très lourde, est commuée en une condamnation au S.T.O. en Allemagne, où on les emploie comme ouvriers dans une imprimerie. Là, les deux complices se conduisent en « French-Lovers »…

Critique subjective

Dans ce film, réalisé en 1976, le réalisateur Francis Girod s’inspire de l’histoire de René Girier, alias René La Canne, un truand qui s’est rendu célèbre par ses multiples évasions et la biographie qu’en a faite l’écrivain Roger Borniche. Personnage haut en couleur, René la Canne est l’un des gangsters les plus connus de l’après-guerre. Ayant fait partie de la résistance, il refusa de voler les biens des juifs mais ne se priva pas de s’approprier le contenu des coffres de banque où des vitrines de bijouteries.

Comme beaucoup de voleurs de cette époque, Renée la Canne flambait tout ce qu’il vivait, jouant le ‘grand seigneur’ quand il n’était pas le grand saigneur. En effet, malgré l’image ‘gentils voleur’ qu’en ont fait les écrivains, le personnage était loin d’être un enfant de chœur. En tout cas, il a inspiré le cinéma puisque ses exploits ont été repris dans de nombreuses fictions.

Francis Girod tente ici de prendre le mythe à rebrousse poil et de créer une parodie de film policier. Il multiplie donc les clichés, faisant volontairement sur jouer les acteurs. Il avoue lui-même s’être placé dans une situation ‘d’anarchiste’ par rapport à un film de commande. Sur le tournage, le réalisateur et les acteurs ont beaucoup ri, ne prenant pas leur film très au sérieux. Le financement était de toute façon assuré par la participation de la célèbre Sylvia Kristel, alias « Emmanuelle » dont la seule présence à l’écran devait assurer au film un nombreux public masculin.

Malheureusement, le parti pris du réalisateur associé au manque de sérieux du tournage a fait de ce long-métrage une véritable bouffonnerie. Le scénario n’a ni queue, ni tête. Les acteurs, à force de sur jouer en deviennent complètement ridicules et le mauvais goût est omniprésent. Le pire, c’est que le film n’est jamais drôle mais seulement totalement navrant. C’est donc un navet pur jus que nous présente Studio Canal. L’un de ces films qui ont une belle affiche mais qu’il conviendra de soigneusement éviter  !
L'image
Couleurs
Définition
Compression
Format Vidéo
16/9 anamorphique couleur
Format Cinéma
1.85:1

Présenté en format 1.66 en 16/9ème, le film nous offre une image assez satisfaisante. Les couleurs sont vives et la définition est à la hauteur du support. La compression reste également discrète.

Le Son
Langue
Type
Format
Spatialisation
Dynamique
Surround
Français
1.0

Une seule piste sonore accompagne le film. Elle est en Dolby Digital Mono française. La dynamique d’ensemble est assez bonne mais la musique est parfois un peu sourde et manque d’ampleur dans les hautes fréquences.

Les Bonus
Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
Durée
45 min
Boitier
Amaray

Le DVD est proposé dans un coffret classique avec un fourreau cartonné. En dehors du chapitrage, l’éditeur Studio Canal nous propose quelques suppléments qui s’avèrent bien plus intéressants que le film lui-même :

Francis Girod – Cinéaste (22 minutes)

Dans cet entretien, entrecoupé d’extraits du film, Francis Girod justifie son film et la façon dont il a détourné l’histoire de René La Canne. Il explique l’ambiance sur le tournage et donne quelques indications sur ses relations avec les acteurs.

Dominique Eudes, porte-plume de René La Canne (11 minutes)

Après avoir raconté sa vie à Borniche, René la Canne a contacté Dominique Eudes pour qu’il raconte la partie de son histoire non abordé par le premier auteur. L’écrivain résume donc la véritable histoire de ce champion de l’évasion.

Claude Dubois – Historien de la Pègre (14 minutes)
L’historien est interviewé devant les portes de la maison de la Santé. Il raconte la célèbre évasion de René Girier (Alias René la Canne) depuis son fourgon cellulaire, avant de revenir sur le milieu de la délinquance de l’après-guerre. Les nombreuses anecdotes, parfois très gore, son racontées avec un langage très fleuri propre aux gangsters français ! Un document intéressant et même assez amusant.

Bande-Annonce
Le grand classique du DVD, mais une fois de plus cette bande annonce dévoile pratiquement tout le film.
Bonus
Livret
Bande annonce
Biographies
Making of
Documentaire
Interviews
Com. audio
Scènes sup
Fin alternative
Galerie de photos
Story board
Multi-angle
Liens internet
Interface Rom
Jeux intéractifs
Filmographies
Clips vidéo
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Bonus Cachés
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