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Æon Flux

Titre Original Æon Flux
Genre Science Fiction
Pays USA (2006)
Date de sortie jeudi 24 août 2006
Durée 90 Min
Réalisateur Karyn Kusama
Avec Charlize Theron, Marton Csokas, Jonny Lee Miller, Sophie Okonedo, Frances McDormand, Pete Postlethwaite, Nikolai Kinski
Producteurs Gale Anne Hurd, David Gale, Gary Lucchesi, Gregory Goodman, Martha Griffin, MTV Films
Scénaristes Phil Hay, Matt Manfredi
Compositeur Gale Anne Hurd, David Gale, Gary Lucchesi, Gregory Goodman, Martha Griffin, MTV Films
Format Dvd 9
Site Internet Le site officiel du film
 

Langues
  PCM Label Film Bonus Commentaire
  Anglais
Oui
Oui
Oui
  Français
Oui
Oui
Oui
  Néérlandais
Oui
Oui
Non

Le Film Critique de Véronique Levrier
  Editeur   Paramount
  Edition   Standard
  Label  
  Zone  2
  Durée Film  90 min
  Nb Dvd  1
   
   

Synopsis
En 2011, une épidémie se déclencha à l’échelon mondial, un scientifique, Trevor Goodchild, réussit à trouver un vaccin, mais entre temps la population mondiale ne se composait plus que de 5 milliard d’être humains. 400 ans plus tard, le reste de l’humanité vit au sein de Bregna, une cité coupée du reste du monde, retourné à l’état sauvage. Ce monde utopiste est dirigé, depuis la fin de l’épidémie, par la dynastie des Goodchild, mais ce monde parfait n’en reste pas moins une dictature et même si ses dirigeants semblent des plus bienveillants, un malaise profond commence à envahir tous les citoyens de la cité. Un groupe de personnes décide de se rebeller contre cette dictature éclairé : les Monicans. Une d’elles s’appelle Æon Flux, une jeune femme efficace et prête à tout dans la lutte contre la dynastie des Goodchild. Mais sa mission au sein de la résistance prendra une toute autre teinte quand sa sœur se fera tuer par la police à sa place. Elle n’aura alors plus qu’un seul but dans la vie, détruire la dynastie des Goodchild à tout prix, pour cela elle deviendra le plus efficace des agents Monicans, l’assassin parfait. Et quand on lui donne enfin pour mission d’abattre Trevor Goodchild, l’homme actuellement à la tête de leur gouvernement, Æon Flux n’hésite pas un instant et accepte. Pour cette jeune femme, l’heure de la vengeance a sonné mais cette mission ne se passe pas comme prévu et l’amène sur un autre chemin que celui de la vengeance, celui de la vérité avec au bout la réponse au malaise ressenti par tous les habitants de Bregna.


Critique subjective
Avant de parler du film, commençons par parler un peu de l’inspiration du film, du matériel de base qui a servit à créer le monde futuriste d’Æon Flux et qui transpire encore énormément dans le métrage final. Petit cours d’histoire sur l’origine du film.
Il y a bien longtemps de cela, enfin une bonne dizaine d’années, un samedi sur deux, Canal + diffusait en clair une émission intitulé « l’œil du cyclone », trip expérimental de courts métrages et autres bizarreries, cette émission diffusait de temps à autre une autre émission du même genre, une émission made-in MTV : « Liquid Television ». Courts métrages loufoques, comme l’inclassable Dog Boy, animés expérimentaux et musiques une recette atypique qui fonctionnait parfaitement. Parmi les courts métrages animés expérimentaux, un ressortait plus que les autres, que ce soit au travers de son graphisme très typé, de son univers futuriste, de ses codes visuels ou encore de son héroïne, qui avait la fâcheuse tendance de mourir dans tous les épisodes. Cette série, c’est Æon Flux, crée par Peter Chung (qui réalisa plus tard Alexandre, un bon exemple de son style visuel), une série qui a marqué les esprits et aux codes graphiques si spéciaux que la seule adaptation envisageable pour un passage sur grand écran était un long métrage d’animation. Pourtant c’est un film classique avec des acteurs qui est parvenu sur les écrans après 7 ans de production.

Quand on connaît l’animé, son format et surtout son style très marqué, on pouvait s’attendre au pire comme au meilleur. Et malgré tout ce qui s’est dit sur le film, il semble que le pari soit réussit, le résultat se tient très bien face à son auguste prédécesseur. Et s’il n’atteint pas le niveau d’un Matrix, Æon Flux se défend très bien dans sa catégorie. Explication.

Un vieil adage dit qu’un traducteur est obligatoirement un traître, on peut dire la même chose de l’adaptateur, qui doit faire cohabiter puristes et novices, histoire cryptique et intrigue détectée à 100m. Le dosage est difficile mais ici le film y arrive plutôt bien. L’histoire générale est très éloignée de l’animé, mais l’animé n’avait pas vraiment de continuité propre, après tout Æon Flux mourrait presque à la fin de tous les épisodes et tuer son héroïne principale ainsi n’est pas tout à fait hollywoodien. Alors que reste-il de l’animé dans le film ? Plusieurs éléments, d’abord des clins d’oeils, certains immanquables comme la scène où Æon capture une mouche avec ses cils, scène presque entièrement calqué sur le générique de l’animé et de nombreuses autres petites références qui montrent aux fans de la série à quel point on a cherché à respecter au mieux le concept de départ et au vue de l’animé et de soin style c’est déjà beaucoup. Autre élément de l’animé difficile à retranscrire, l’esthétisme de l’animé, comme le look futuriste d’Æon Flux ; Karyn Kusama, la réalisatrice a réussit à réinventer cet univers au travers des décors épurés et zen, très japonisant, et aux lignes claires, très organique, un reflet de la société décrite, une dictature mais une dictature éclairée, où les gens ont abandonné leur liberté en échange d’un monde meilleur.

Pour en revenir à l’animé, n’oublions pas un autre élément et des plus importants : les personnages, complexes et assez froids, presque déshumanisé, pour lesquels il est difficile de dire qui est le bon du méchant, entre Trevor Goodchild, un dictateur mais qui tente par tous les moyens de sauver son prochain et de trouver la cause du malaise qui atteint tous les habitants de la cité, et Æon Flux, la rebelle, froide et redoutable, une femme mû par la vengeance, devenant ainsi un pion facilement manipulable. Cet aspect des personnages entraîne un jeu d’acteurs un peu statique et rigide, du moins au début, mais avec le cheminement du film, les personnages s’humanisent en même temps que le spectateur découvre la réponse au pourquoi du malaise général de la population et de cette déshumanisation si apparente. Et arrêtons nous un peu sur les acteurs de ce film, une actrice principale oscarisé, Charlize Theron, – qui crée une Æon assez crédible et sait mettre son physique d’ancienne danseuse au service de cette tueuse aux allures de panthère –, un casting international, avec des acteurs issus du théâtre, Marton Csokas, Lord Celeborn dans le Seigneur des Anneaux – ou comment, avec une des prestations les plus courtes de la trilogie, s’imposer avec deux lignes de texte –, des seconds rôles qui collent vraiment à leur personnage, de Jonny Lee Miller, dans le rôle de Owen Goodchild, petit frère de Trevor, un vilain que l’on a du mal à détester à Pete Postlethwaite, l’un des derniers vrais humains de cette Terre. Un bon casting au service d’un bon film.

Alors revenons sur ce que beaucoup reprochent au film, dont les scénaristes, et là je vous renvoie à la partie bonus de cette critique pour une revue en détail de leurs propos à ce sujet, la « simplicité » de l’intrigue, ou tout du moins le fait que l’intrigue nous soit entièrement dévoilée et que tous ses tenants et aboutissants nous soient livrés de A à Z.
Une explication très claire, trop claire pour certains de ce qui se passe dans le film, mais ces critiques ne tiennent que si on part du principe que tout bon film de science-fiction se doit d’être verbeux et obscure. Le public n’est pas réfractaire à se faire montrer la solution de temps en temps et n’a rien contre d’avoir devant lui un film rapide, sans problèmes d’ellipses et qui ne dure pas des heures, surtout si le film est bon et de ce point de vue Æon Flux est un très bon film. Æon Flux est court mais sans baisse de rythme et l’on sort du visionnage du film en ayant compris toute l’intrigue du film. Et oui, il arrive au public d’apprécier un film qui lui livre toutes les clefs de l’histoire et cela sans utiliser des moyens trop décalés et en lui donnant des explications dans le domaine du possible.

On peut se demander alors pourquoi ce film reçu des critiques plutôt moyennes à sa sortie, vous apprendrez une partie de l’histoire en visionnant le film avec le commentaire audio des deux scénaristes, qui semblent surtout vouloir se défausser des soi-disant défauts du film sur les producteurs et les monteurs, qu’ils encensent aussi au cours du même commentaire. Malheureusement, les scénaristes et des nombreux critiques de cinéma, qui démolirent le film durant sa trop brève sortie en salle, ont oublié qu’Æon Flux est un produit MTV, destiné à « l’entertainment », et qui s’en tire très bien, et pas le nouveau 2001 l’Odyssée de l’Espace.
Non, Æon Flux n’a pas cette stature, il ne cherche même pas à l’atteindre, et c’est pour cela que ce film marche, sans avoir à souffrir de la référence à d’autres films auréolé d’un statut presque mythique et inattaquable, il frappe juste et offre un très bon spectacle. Un peu comme le premier Blade en son temps et sa réinvention du film de vampire.
Alors si vous avez besoin d’un exemple d’un bon film de science-fiction qui fonctionne bien et reste compréhensible au commun des mortels, Æon Flux est à cité sans ciller.

Le mot de la fin
Loin d’un Matrix, d’un 1984 ou d’un 2001, qu’il ne cherche même pas à émuler, ayant souffert de très mauvaises critiques à sa sortie, Æon Flux est un très bon film de science-fiction qui a certainement pâtit du fait que paradoxalement tout le monde peut suivre le film du début à la fin sans se perdre et sans être choqué par les révélations qui ponctuent le film. Compréhensible, visuellement très beau, aidé par des acteurs au jeu juste, Æon Flux ne vous décevra pas et mérite amplement d’être vu pour au moins se forger sa propre opinion.


L'image
  Définition
  Couleurs
  Compression
   
  Format Vidéo 16/9 anamorphique couleur
  Format Cinéma 2.35:1
   
   
Ce film est beau, c’est une réussite visuelle. Ce monde futuriste, créé grâce à des architectures déjà existantes, a été magnifié sur le film. L’image de ce film est belle et le travail de photographie qui a été réalisé dessus est parfaitement restitué sur ce DVD. Un vrai régal pour les yeux

Le Son
 
Pour accompagner une si belle image, la bande son ne pouvait qu’être également soignée. La bande originale du film n’est pas un chef d’œuvre du genre et ne marquera pas les esprits mais elle accompagne bien l’action du film. Pas de problème d’écoute, une bande son sans défaut à tester en VO et VF.

Les Bonus
  Supléments
  Menus
  Sérigraphie
  Packaging
 
  Durée 66 min
  Boitier Amaray
   
   

Une bonne dose de bonus dans cette édition standard, mais faites attention à prendre certains de ces bonus pour seulement ce qu’ils sont, des outils marketing bien Hollywoodien, phénomène plus que visible dans le bonus sur les cascades qui devient une véritable ode aux talents athlétique de Miss Theron,et je veux bien croire que le passé de danseuse de Charlize Theron lui a apporté toutes la souplesse nécessaire au rôle, sans les cascadeurs, les fils et autres harnais et les gens des effets spéciaux, Mademoiselle aurait bien eu du mal à réussir ses cascades aussi bien. Un autre bonus à prendre avec une certaine réserve, le commentaire des scénaristes du film, qui passent plus ou moins leur temps à critiquer le film et à essayer de nous démontrer que le film que nous voyons n’est pas bon et que ce n’est pas leur faute, son visionnage permet de comprendre pourquoi le film a si mal marché, non pas car le film est mauvais mais qu’une partie des gens qui l’ont réalisé non pas cru dans ses qualités, pourtant réelles. Les autres bonus sont plus classique, making-of, création des décors, un des bonus les plus intéressant avec celui sur la création des costumes, car ils relatent de toute la difficulté de créer un univers futuriste réaliste à partir de notre univers et d’éléments de notre quotidien.


Bonus :
- Commentaires de Charlize Theron et de la productrice Gale Anne Hurd : n’espérait pas voir le film sous un autre angle, ces dames consacrant une partie du film à commenter sur l’accident de Charlize qui faillit arrêter entièrement la production,

- Commentaires des co-scénaristes Phil Hay et Matt Manfredi : je ne vous conseille pas de voir ce commentaire lors de votre premier visionnage, ces deux messieurs passant leur temps à regretter que telles scènes aient été coupées, que l’histoire a changé et que le film ne correspond plus à leur vision, une démolition de leur propre œuvre un peu pénible surtout quand on réalise que le film dans ce format n’est pas mauvais du tout,

- Création d’un univers : Æon Flux, le making-of, exercice habituel et très marketing, avec interview des producteurs, acteurs, réalisatrice et scénaristes du film,

- Les extérieurs d’Æon Flux, ou comment créer la ville du futur à partir de notre architecture moderne mais avec des influences de l’architecture plus classique

- Les cascades d’Æon Flux, ou plutôt Charlize Theron est en fait une cascadeuse professionnelle et n’a besoin de personne pour faire ses cascades,

- L’atelier de conception des costumes d’Æon Flux, ou comment créer la mode du futur sans tomber dans les clichés de la science-fiction,

- Le travail du photographe de plateau d’Æon Flux, un métier très mal connu mais qui est vital quand à la bonne promotion d’un film,

- Bande annonce cinéma du film

Et en début la bande annonce de Mission Impossible 3


Bonus
  Livret
  Bande annonce
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