La petite Sirène

Genre
Pays
USA (1989)
Date de sortie
mercredi 4 octobre 2006
Durée
83 Min
Producteurs
Jeffrey Kartzenberg
Scénaristes
John Musker et Ron Clements
Compositeur
Alan Menken
Format
Dvd 9
Langues
PCM
Label
SS.Titres Film
SS.Titres Bonus
SS.Titres Commentaire
Néérlandais
Oui
Oui
Oui
Français
Oui
Oui
Oui
Anglais
Oui
Oui
Oui
Le Film
Critique de Emmanuel Galais
Editeur
Edition
Standard
Label
Zone
2
Durée Film
83 min
Nb Dvd
2

Arielle, la petite sirène, fille du roi Triton, n'a d'yeux que pour Eric un jeune prince humain, qu'elle vient de sauver de la noyade. Malgrès l'interdiction de son père, elle décide de passer un pacte avec Ursula la sorcière des mère pour pouvoir vivre avec son amour.

S’intéresser à « La Petite Sirène », c’est aussi s’intéresser à la compagnie Disney et particulièrement à son renouveau. Car, plus qu’un superbe dessin animé, « La Petite Sirène » est le symbole du renversement des anciennes institutions par de plus jeunes, mais aussi et surtout la prise de conscience qu’un géant a besoin pour vivre, de gagner de l’argent. Donc exit Roy E. Disney (neveu de Walt) et welcome Michael Eisner, nouveau président de cette immense compagnie. Exit aussi, les ténors de l’animation Disney, et welcome Jeffrey Kartzenberg et toute une équipe d’animateur chargé de donner vie à l’héroïne d’Andersen tout en respectant l’esprit du fondateur (qui avait déjà fait de son vivant quelques annotations sur le conte nordique).

Sous la direction du tandem John Musker et Ron Cléments, Arielle, la petite sirène qui, par amour pour un humain décide de mettre en péril sa propre vie, va faire renaître un studio presque moribond. Car une multitude de changements et de bonnes idées arrivent. Pour ne reprendre que le meilleur, commençons par Arielle, qui se révèle enfin en véritable héroïne féminine avec  tout ce que cela comporte, une ouverture à l’amour, à la séduction. Les dessinateurs nous proposent de découvrir une nouvelle forme d’héroïne Disney, plus sensuelle, plus ondulante comme peut l’être une sirène. En privant Arielle de sa voix, les dessinateurs lui permettent d’utiliser son corps comme moyen d’expression, pour séduire. « La petite sirène », signe la fin des personnages asexués.

L’autre point fort du dessin animé, concerne l’animation elle-même.  La nouvelle équipe s’est attelée à rendre plus crédible l’univers de la sirène en adaptant leurs techniques au besoin de la narration. Ainsi, lorsque l’action se passe sous l’eau, l’image est doucement ondulante afin de mieux immerger le spectateur. Bien évidemment, les personnages sont la preuve d’un très grand travail d’observation de la part des animateurs. Ainsi, le roi Triton est inspiré du propre père de son créateur, et Ursula la méchante est passé par bon nombre de créatures avant d’hériter de  ce corps de calamar qui en fit l’une des méchantes les impressionnantes de l’histoire du studio.

Enfin, il serait probablement insultant de ne pas parler des chansons, qui, grâce au talent d’Alan Menken et d'Howard Ashman, viennent compléter et renforcer la trame. Et puis c’est toujours aussi enivrant d’entendre un crabe parler et chanter avec la voix d’Henri Salvador.

En conclusion, une édition parfaitement éblouissante tant la restauration est efficace. Les couleurs ravivées redonnent de la force à un dessin animé qui n’en manquait pas à l’origine. Un chef d’œuvre de l’animation forcément, une éblouissante réussite artistique, celle d’un renouveau.
L'image
Couleurs
Définition
Compression
Format Vidéo
16/9 anamorphique couleur
Format Cinéma
1.78:1
A l’instant où l’on commence le visionnage de cette édition, le terme « Version Remasterisée », prend tout son sens. L’image est saisissante de beauté, beaucoup plus stable que dans la version précédente. Les couleurs sont superbes et beaucoup plus vives qu’à l’origine, offrant un spectacle d’une incroyable beauté. Rarement, à part chez Disney, une remasterisation aura permis à un dessin animé de retrouver, non une nouvelle jeunesse, mais plutôt une renaissance.

Le Son
Langue
Type
Format
Spatialisation
Dynamique
Surround
Anglais
5.1
Français
5.1
Français
5.1
Néérlandais
5.1

Signe indiscutable, la remasterisation sonore de « La petite Sirène » est une réussite en tous points. La piste 5.1 de la version simple propose une nouvelle dynamique qui permet une immersion totale dans l’univers marin. Pour s’en convaincre, il suffit de regarder la scène d’attaque du requin. Enfin, dans la version Collector, une piste DTS 5.1, qui ouvre encore plus de dynamisme et de réalisme à l’ensemble. Seule ombre au tableau, dans cette version, une bande musicale un peu trop présente.

Les Bonus
Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
Durée
110 min
Boitier
Amaray avec fourreau cartonné

Une édition très complète, comptant un très imposant Making Off (En version courte sur l’édition simple) découpé en 7 reportages pour une durée totale de 45’. Celui-ci revient largement sur les conditions dans lesquelles est né le projet, de la situation financière difficile, au besoin de renouvellement artistique. L’ensemble est traité avec beaucoup d’intelligence et de respect et nous offre une vision différente de la conception d’un dessin animé. Deux points à relever dans ce Making Off, d’abord la présence de Jeffrey Kartzenberg, devenu entre temps le concurrent directe de Disney, avec Dreamworks, et surtout la présentation des notes de Walt Disney, lui-même qui avait déjà travaillé sur le projet avant sa mort. Ainsi qu’une présentation suivi d’une comparaison entre l’histoire originale et le dessin animé. Puis une galerie de photos comprenant la recherche graphique, la création des personnages, les story- boards… Puis une visite virtuelle d’une attraction inspirée de « La petite sirène » qui n’a jamais vu le jour, surprenant et intéressant à la fois, puisque disponible avec ou sans commentaires des ingénieurs qui travaillèrent sur le projet.

Puis dans la version Collector, un reportage de 9’ sur les effets spéciaux, travaillant particulièrement sur la tempête. 26’de scènes coupées, avec un défaut de taille : Etant formé de planche de travail, l’ensemble est parfois de mauvaise qualité. Puis un petit documentaire, sous forme d’encyclopédie sur l’univers marin et les espèces qui inspirèrent les personnages, intéressant et ludique à la fois. Enfin un court métrage de 6’ sous le titre de « La petite fille aux allumettes ».

En conclusion, une grande réussite que cette édition collector de « La petite sirène ».Complète, ludique, amusante et surtout agréable et logique dans sa conception. Il était bon de le signaler.
Bonus
Livret
Bande annonce
Biographies
Making of
Documentaire
Interviews
Com. audio
Scènes sup
Fin alternative
Galerie de photos
Story board
Multi-angle
Liens internet
Interface Rom
Jeux intéractifs
Filmographies
Clips vidéo
Bêtisier
Bonus Cachés
Court Metrage