Coffret D.W. Griffith : Naissance d'une Nation/Intolérance

Titre Original
The Birth of a Nation / Intolerance
Genre
Pays
Etats-Unis (1915)
Date de sortie
mercredi 8 novembre 2006
Durée
360 Min
Réalisateur
Producteurs
D.W. Griffith, David Shepard
Scénaristes
D.W. Griffith
Compositeur
D.W. Griffith, Joseph Carl Breil
Format
Dvd 9
Langues
PCM
Label
SS.Titres Film
SS.Titres Bonus
SS.Titres Commentaire
Français
Oui
Non
Non
Le Film
Critique de Philippe Jallet
Editeur
Edition
Standard
Label
Zone
2
Durée Film
360 min
Nb Dvd
2

Naissance d’une nation :

L’histoire :

La guerre de Sécession. Deux familles éprouvées : les Stoneman (favorables au Nord) et les Cameron (sudistes. Le retour de la paix ne calme pas les esprits. Lincoln est assasiné. Les troubles naissent des politiciens véreux et des Noirs livrés à eux-mêmes. Par réaction se crée le Ku Klux Klan justicier et vengeur.

Critique :

Un film muet de 1915, de 3 heures qui plus est, ça a forcément de quoi rebuter. Et comment blâmer ceux qui passeront à côté de cette œuvre historique, tant le film a techniquement énormément vieilli. Et même si la restauration est de qualité, il est difficile de se mettre dans le bain, lorsque l’on est habitué aux productions visuellement léchées. 

Car oui, ce film est historique. L’une des toutes premières méga productions de l’histoire du cinéma. DW Griffith est devenu une référence en matière cinématographique. Dans Naissance d’une nation, il nous conte la guerre de sécession, vue du côté des sudistes, ainsi que l’après guerre et la reconstruction des états du sud. Il faut bien avoir à l’esprit que ce film n’a été réalisé qu’un demi siècle après la guerre civile américaine (1861 – 1865).

Techniquement, le film fut très novateur. Il améliore les codes de l’époque, et invente certains effets filmiques. Les scènes de batailles sont également grandioses pour l’époque. On est évidemment loin des énormes séquences que l’on peut découvrir dans le Seigneur des anneaux, mais pour l’époque, c’est éblouissant !

Dans cette longue fresque, l’accent est donc mis sur les états du sud, et c’est là que le film fit bien scandale. En effet, l’ambiguïté plane. On a parfois du mal à déceler si le film n’est pas en train de valoriser les sécessionnistes, et de mettre en avant les « qualités » du Ku Klux Klan. Ainsi, la mise en valeur de l’esclavage est assez choquante et perturbante. Mais là encore, il faut savoir se remettre dans un contexte où Martin Luther King, Rosa Parks et autres JFK sont alors à un demi siècle de rentrer dans l’histoire.

Cependant, DW Griffith s’est largement défendu de cette interprétation qui a été faite de son œuvre. Et il mettra en scène Intolérance, pour appuyer ces propos.

Alors libre aux spectateurs de se faire leur propre opinion sur ce chef d’œuvre qu’est naissance d’une nation. Oui, le film souffre de cette ambiguïté concernant le message proposé, mais ne serait ce que pour ce statut historique et ses qualités techniques indéniables, mérite d’être découvert. 

Intolérance :

L’histoire :

A travers l'image d'une femme berçant un enfant, quatre épisodes de l'intolérance sont racontés dans une fresque monumentale. Un épisode moderne sur un gréviste condamné à la pendaison. Un épisode biblique lors d'une noce à Cana. Un épisode des guerres de religion au temps de Charles IX. Un épisode chaldeen.

Critique :

Ce film fut réalisé 4 ans après Naissance d’une nation. Son réalisateur, DW Griffith, y vit le meilleur moyen de répondre aux attaques que suscita son film Naissance d’une nation et son apologie supposée de l’esclavagisme et du Ku Klux Klan.

Quatre histoires sont contées, en parallèle. On passe de l’une à l’autre très régulièrement au long des trois heures que dure le film. Ces histoires possèdent une structure similaire, pour illustrer la confrontation de la haine et de l’intolérance face à l’amour.

Les moyens employés sont colossaux. Les décors sont magnifiques et gigantesque. Les figurants sont légion, les éléphants sont également de la partie… Visuellement ce film est vraiment magnifique.

DW Griffith utilise ici de nombreux changements de plans. Des gros plans mettant en valeur les émotions des personnages, et des plans très larges montrant ces décors énormes. On s’éloigne un peu plus encore du style théâtral, et de la caméra fixe qui étaient alors de coutume. Le film y gagne grandement en rythme !

Dans son propos cependant, Intolérance souffre d’un certain manichéisme. Les trames sont finalement assez prévisibles, et seul le traitement permet avec succès de tenir le spectateur en haleine.

Intolérance s’inscrit comme une œuvre magnifique et grandiose dont seul son manichéisme trop appuyé atténue les éloges. Et DW Griffith y apporte une réponse aux critiques qui se sont abattues sur Naissance d’une nation. Cette réponse suffit-elle ? Au spectateur de se faire sa propre opinion.
L'image
Couleurs
Définition
Compression
Format Vidéo
16/9 anamorphique couleur
Format Cinéma
1.85:1
Une restauration de qualité pour des films qui ont presque un siècle d'âge. L'image de Intolérance est cependant de meilleure qualité que celle de Naissance d'une nation. Attention cependant, on est très très loin des films en noir et blanc des années 50.

Le Son
Langue
Type
Format
Spatialisation
Dynamique
Surround
Français
1.0
Les deux longs métrages sont simplement sonorisés par de la musique.

Les Bonus
Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
Durée
15 min
Boitier
Amaray
2 introductions formidables nous sont offertes, une pour chacun des deux films.

Introduction de Naissance d'une nation (12 min) : Des propos illustrés pour remettre ce film dans son contexte, et exposer sa réalisation ainsi que l'accueil qui en fut fait par le public et par la presse.

Introduction de Intolérance (3 min) : Une introduction beaucoup plus brêve. Dommage, car même si ce fut très bref, il est passionnant.
Bonus
Livret
Bande annonce
Biographies
Making of
Documentaire
Interviews
Com. audio
Scènes sup
Fin alternative
Galerie de photos
Story board
Multi-angle
Liens internet
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