Okami

Genre
Pays
Japon (2007)
Date de sortie
jeudi 8 février 2007
Durée
800 Min
Plateforme
PS2
Informations
Complémentaires
Disponible sur PS2.
Langues
PCM
Label
SS.Titres Film
SS.Titres Bonus
SS.Titres Commentaire
Français
Oui
Non
Non
Le Jeu
Critique de Pierre Dubarry
Editeur
Edition
Standard
Label
Zone
2
Durée Film
800 min
Nb Dvd
1

L’une des dernières productions des studios Clover, à l’origine de la série Viewtiful Joe, déboule dans nos contrées alors que nous ne l’espérions plus. Okami n’est pas un jeu, c’est une expérience des plus dépaysantes et des plus enrichissantes à laquelle ils nous a été donné de jouer. Un chef d’œuvre du début jusqu’à la fin, une production aux antipodes de ce qui se fait aujourd’hui, Okami c’est le jeu vidéo au sens poétique…Test d’un chef d’œuvre à mettre entre toutes les mains.



Mes paupières sont lourdes…


Lors de la sortie de Okami au pays du Soleil Levant, il n’y avait que très peu de chance que cette production des studios Clover (Capcom) vienne hanter nos PS2 en Europe. Mais chose suffisamment rare pour être souligné, Capcom décida finalement d’expatrier son jeu suite à l’engouement généré autour de ce titre. Avant même sa sortie sur notre territoire, environ 2 semaines plus tôt, nous apprenions que Capcom décidait de fermer définitivement les studios Clover…Preuve de plus que la créativité et la rentabilité ne sont pas deux termes sensiblement proches dans le milieu vidéo ludique. La résultat de cette fermeture inattendu? La production du titre stoppé, faisant rapidement devenir Okami très recherché dans un avenir proche, les boutiques n’arrivant plus à obtenir de nouveaux arrivages, God Hand en subit également les conséquences à son tour. Le jeu vidéo est une industrie, et comme dans toute industrie il n’y a qu’un seul gagnant : l’argent. Okami en bon chef d’œuvre qui se respecte donc, est appelé à devenir un objet collector, à tel point que le seul endroit ou vous pourrez trouver le titre dans quelques mois, ce sera Ebay. Enfin bon, retournons à nos loups. Okami n’a pas de semblable dans le milieu du jeu, si ce n’est peut-être Zelda, et encore si nous devions les comparer cote à cote, Okami balayerait le maître d‘un coup de pinceau. Tout d’abord ce qui surprends dans cette production c’est sa narration, prenant pour départ de l’histoire, une légende japonaise. Cette légende est présenté non pas en cinématiques temps-réels, mais sous forme d’ombres chinoises, et ce dans un langage incompréhensible à la manière d’un Zelda. Le narrateur prends tout son temps pour raconter le point de départ de cette nouvelle légende, et on y prends autant de plaisir que les histoire que nous comptaient nos parents avant de nous endormir.

 


Le sommeil est le gardien de nos rêves


Le joueur incarne la déesse Amaterasu, réincarnée au sein d‘un corps de loup blanc de légende, Okami. Tout d’abord ce qui est frappant, c’est que le jeu n’en est pas réellement un, non…Okami c’est plus que ça, c’est une preuve pour les détracteurs chevronnés du jeu vidéo, que celui-ci mérite à bien des égards le rang d’art. L’art c’est l’essence même du jeu, le style Cell-Shading donne ici l’impression de découvrir une peinture de maître, mais à la différence près qu’ici les développeurs donnent la possibilité au joueur d’y participer de manière interactive, et de vivre une expérience comme JAMAIS il ne nous avait été donné de participer. D’ailleurs l’arme ultime ici, si nous mettons de coté les attaques classiques, c’est le pinceau, oui vous avez bien lu un pinceau! Le joueur au gré de l’aventure participe à l’évolution de ce tableau interactif, via un pinceau magique très spécial. Les ennemis, représentés ici par des ombres, peuvent être annihilés par la seule force de votre pinceau, chaque tracé représentant une attaque bien précise. Au tout début , le joueur se retrouve avec un seul coup de pinceau, mais en découvrant différentes divinités cachés dans les astres, d‘autres calligraphies viendront s‘ajouter à vos connaissances. Mais si la force du pinceau ne se trouvait qu’en ceci, Okami n’aurait pu entièrement prétendre au statut de chef d’œuvre qui est le sien. Non, le pinceau magique ne sert pas seulement à vaincre les ombres, mais il sert aussi à créer et de placer ainsi le joueur à son tour dans un rôle tout particulier de créateur. Okami se retrouve face à une étendue d’eau qu’il ne peut franchir, que doit-il faire? Rien de bien difficile, une feuille, de l’encre et le joueur s’attele à recréer une forme de nénuphar, pour passer cette étendue d’eau sans se mouiller les pattes. La calligraphie permet également de rendre bien des services aux villageois, en réparant diverses constructions, ou en les aidant d‘une toute autre manière, à l‘image du guerrier que vous rencontrerez au tout début de votre périple...


Jamais jouer n’aura paru si intelligent


Malgré ses qualités profondes, évocatrices d’un très grand savoir faire, mais surtout d’un soin artistique qui parvient à toucher jusqu'à nos âmes, le jeu n’en oublie pas de justement d'en être un. Ici la beauté et la poésie est côtoyé par l’humour, un humour très intelligent faisant surtout allusion à la forma animale de la déesse, il en résulte quelques réparties qui déclencheront vos zygomatiques à plusieurs reprises. Le jeu s’appuyant sur la mythologie nippone, toutes les divinités présentés tout au long du jeu sont réelles au cœur de la culture japonaise. Comme dit plus haut, ces mêmes divinités vous apporteront de nouvelles techniques qui sont au nombre de 13, les coups de pinceau étant représentatifs des divinités vous les ayant attribués. Ainsi le loup Okami pourra directement agir sur l’environnement, par exemple, vous ne pouvez accomplir qu’une mission de nuit? Pas de soucis, dessinez un rond sur votre feuille et le soleil se couche ou se lève, il en est de même pour le vent ou le désenchantement de la faune et de la flore. Les développeurs font passer l’environnement d’état passif, à zapping grâce au joueur. Okami peut également utiliser des armes pour vaincre ses adversaires, chaque arme pouvant aussi bien être utilisé en attaque qu’en défense. Mais certains coups ne se débloquerons qu’après une phase d’apprentissage chez un vieux maître chinois, chaque combo devant d’ailleurs être acheté. Il en résulte lors des combats contre les ombres, mais surtout contre les boss d’une alternance entre les armes blanches et le pinceau très complémentaires, la violence et la poésie coexistent ici dans une harmonie totale.


 



Okami un chef d’œuvre



Okami c’est un mélange de poésie, d’amour, de sensibilité, d’intelligence, le tout saupoudré d‘un brin d’écologisme. Si un jeu est capable d’éveiller en vous un sentiment autre que celui du divertissement, c’est bien celui-ci, faisant passer le jeu du stade de divertissement à celui d’expérience artistique. Okami c’est une symphonie qui s’éveille en chacun de nous, laissant notre esprit créer librement au gré de notre pinceau qu’est notre imagination. Depuis les premiers balbutiements du jeu vidéo, jamais nous n’avions vu ça, et le statut de « jeu culte » laisse ici place au statut « d’œuvre ». Avec tout ça, je vais finir par pleurer moi…

L'image
Couleurs
Définition
Compression
Format Vidéo
16/9 anamorphique couleur
Format Cinéma
1.33:1
L'esthétique surprends, non pas de par ses choix artistique mais de par la qualité mais surtout de la personnalité de chacun des niveaux que vous serez ammenés à parcourir. La beauté des paysages laisse sans voix, si bien qu'il arrive qu'on oublie quelque peu sa mission principale pour aller galoper au gré du vent et du chant des oiseaux. Véritable hymne à la nature de par sa réprésentation graphique, Okami est sans nul doute l'une des oeuvres les plus abouties sur PS2, comme quoi il n'y a pas que la Next-Gen dans la vie. Un chef d'oeuvre je vous dis...

Le Son
Langue
Type
Format
Spatialisation
Dynamique
Surround
Français
5.1
Les compositions de Okami nous permet d'encore plus pénétrer dans ce monde fascinant, se trouvant dans des sonorités très asiatiques, les instruments à vents largement utilisés ici, nous font divaguer vers un autre monde. Magistral! C'est d'ailleurs la composition musicale de Okami qui s'en sort avec les honneurs en PLII, dispatchant intelligemment la musique sur la scène avant, tout en laissant le chant libre aux différents effets tel que le vent à l'arrière, formant ainsi une quadriphonie des plus convaincantes.

Les Bonus
Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
Durée
0 min
Boitier
Amaray
Aucun, mais Okami n'en avait pas réellement besoin, étant avant tout une expérience se ressentant de manière différente en chacun de nous.
Bonus
Livret
Bande annonce
Biographies
Making of
Documentaire
Interviews
Com. audio
Scènes sup
Fin alternative
Galerie de photos
Story board
Multi-angle
Liens internet
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Filmographies
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