Masters of Horror (La collection)

Genre
Pays
USA (2005)
Date de sortie
mardi 10 octobre 2006
Durée
300 Min
Réalisateur
Producteurs
Tom Rowe, Lisa Richardson.
Scénaristes
Sam Hamm
Format
Dvd 9
Langues
PCM
Label
SS.Titres Film
SS.Titres Bonus
SS.Titres Commentaire
Français
Oui
Oui
Oui
Anglais
Non
Non
Non
Le Film
Critique de Johan Belleville
Editeur
Edition
Standard
Label
Zone
2
Durée Film
300 min
Nb Dvd
5

Présentation
Showtime Networks, c’est le nom de la chaîne qui a diffusé en 2005 la série « Masters Of Horror ». Treize réalisateurs ont tourné treize films d’horreur d’environ une heure dans le but de réaliser la, première saison d'une série centrée sur l'horreur. Là où cela devient très intéressant, c’est que l’ensemble des réalisateurs invités sont des habitués du genre : John Carpenter, Dario Argento, Joe Dante et bien d’autres. À l’occasion de la sortie des premiers épisodes de la série, DVDCritiques vous propose une petite revue d’effectif. Sachez qu'une seconde saison est déjà en tournage.


Mick Garris « Chocolat »
Jamie un jeune homme récemment divorcé qui crée des parfums artificiels pour l’industrie alimentaire, commence soudainement et sans explication à avoir de brefs et aléatoires flashes d’une personne et de lieux inconnus. Ces flashs se traduisent par des visions, sons, odeurs, sensations tactiles. Apprenant qu’il est en train d’expérimenter la vie à travers les sens d’une femme mystérieuse, il commence à tomber amoureux d’elle sans ne l’avoir jamais rencontrée.
Infos: Initiateur de la série « Masters Of Horror », Mick Garris est généralement plutôt habitué à collaborer avec son ami Spephen King. Mick a signé un bon nombre d'adaptations des romans de l'écrivain dont Le fléau et The shining. Il propose là un épisode intéressant qui se démarque pas mal des autres. Le réalisateur innove en proposant un personnage malsain qui ressent graduellement les sensations de celle qu'il ne connaît pas. Vous reconnaîtrait sans doute l'esprit de Stephen King dans cette sensation malsaine non montrée qui vous tient tout au long de l'histoire. Malgré quelques longueurs et approximations, « Chocolat » se révèle être passionnant.


Dario Argento « Jenifer »
Jenifer est le récit choquant d’une Lolita des temps modernes, qui avec ses pouvoirs de sirène, finit par détruire le corps et l’âme de tout homme malchanceux croisant son chemin. Après lui avoir sauvé la vie, l’officier de police Frank l’emmène chez lui et découvre qu’aucune bonne action ne reste impunie.
Infos: « Suspiria » étant un des films préférés de votre serviteur, il n'en fallait pas moins pour le pousser à visualiser l'épisode numéro quatre tourné par le maître du Giallo. Âme sensible, s'abstenir ! Même si le format réduit du programme n'aide pas Dario Argento à approfondir ses personnages, il nous offre une succession de scènes cultes parfois presque choquantes (la scène d'amour, le chat, les morts...). Il faut dire que l'apparence physique de Jenifer met en condition. Vous aurez tout le plaisir de vous plonger dans l'histoire avant de découvrir son visage.


John Mc Naughton « Les amants d'outre-tombe »
Ernest Haeckel trouve refuge dans une cabine isolée au coeur de la campagne sauvage de la nouvelle Angleterre. Il reçoit pour consigne de son hôte de ne sortir sous aucun prétexte. Alerté par les pleurs d’un bébé qui se mêlent à d’horribles gémissements, Haeckel désobéit et se retrouve au coeur d’une orgie peuplée de morts-vivants.
Infos: Le réalisateur de « Sexcrimes » et « Harry: Portrait d'un sérial Killer » nous offre le treizième et dernier épisode de la série. John nous emmène dans une histoire qui se déroule dans le passé, ce qui ne le rendra pas moins macabre. On ne pourra s'empêcher de penser à Frakenstein dont Mc Naughton a ici été fortement influencé. Après une trentaine de minutes plutôt cool, l'épisode va légèrement partir en vrille notamment à partir d'une scène d'amour un peu...spéciale. Comme « Chocolat », ce volume s'écarte un peu des histoires classiques du genre.


Stuart Gordon « Le cauchemar de la sorcière »
Walter Gilman, un universitaire étudiant une théorie sur des liens interdimensionnels, loue une mansarde dans un immeuble délabré. Hanté par des cauchemars terrifiants mettant en scène une sorcière, un rongeur à tête humaine et peut-être Satan lui-même, Walter commence à perdre tout contact avec la réalité.
Infos: Stuart Gordon...Stuart Gordon...Ah oui! Ré-animator! LE film d'horreur le plus connu des cours de récréation. Le temps de la ré-animation est bien loin et Stuart nous invite à suivre le destin de Walter, un jeune qui va graduellement péter un câble. Cette plongée dans la folie est bien mise en image, mais on aurait aimé un peu plus de dynamisme dans la réalisation. Idem, l'acteur principal n'a pas le charisme d'un Bruce Campbell (vous comprendrez pourquoi ci-après) et son jeu légèrement soporifique n'aide pas vraiment à rehausser le souffle du film. C'est dommage car  Gordon avait tout le loisir de nous préparer un épisode excellent sur un thème certes déjà traité, mais toujours très emballant. Les clins d'oeil à Evil Dead et au Necronomicon feront plaisir aux connaisseurs.


John Carpenter « La fin absolue du monde »
Kirby Sweetman sait comment retrouver les bobines des films rares. Toutefois, rien ne pouvait le préparer au travail de recherche pharaonique sur « La Fin absolue du monde », un film prétendument montré une seule fois et dont la rumeur dit qu’il a poussé les spectateurs à une frénésie meurtrière avant que la salle de cinéma ne se consume mystérieusement.
Infos: Depuis "Ghost Of Mars", les fans attendaient une réalisation réussie de la part de John Carpenter. C'est pourquoi son épisode se devait d'être irréprochable tout comme certains de ses films dont « Halloween », « Christine » ou encore « L'antre de la folie ». Carpenter a l'habitude de  proposer des personnages intrigants, flippants et complètement frénétiques. C'est toujours le cas dans  « La fin absolue du monde » où le réalisateur parvient sans problème à entretenir cette sorte de climat dérangeant et malsain qui poussera en fin de compte son personnage principal à la folie. La réalisation est soignée, on constate que le réalisateur est un maître dans la préparation des plans. Tout est parfaitement cadré. Le meilleur épisode de la saison.
L'image
Couleurs
Définition
Compression
Format Vidéo
16/9 anamorphique couleur
Format Cinéma
1.77:1
L’image offre une définition exemplaire malgré la présence de quatre pistes sonores et de nombreux bonus. Les couleurs sont éclatantes. On regrettera juste un manque de précision sur les plans les plus sombres.

Le Son
Langue
Type
Format
Spatialisation
Dynamique
Surround
Anglais
5.1
Anglais
5.1
Français
5.1
Français
5.1
Pour une fois, les possesseurs des DVD Zone 1 doivent bien nous envier. Sur chacun des titres, l’éditeur offre des pistes DTS exclusives disponibles en version originale et française. L'équipe technique est la même sur l'ensemble de la série, le traitement des pistes sonores est donc équivalent. La musique d’introduction du DVD vous mettra dans l’ambiance tandis que les pistes 5.1 mettront surtout en avant la bande originale. Les effets surrounds sont plutôt absents, c’est bien dommage sur les quelques scènes bien flippantes.

Les Bonus
Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
Durée
90 min
Boitier
Digipack

Commentaire audio
Sur l’ensemble des titres chroniqués figure un commentaire audio. Cerise sur le gâteau, ils sont sous titrés ce qui permet d’apprécier au mieux les informations et autres choix de réalisation. Un excellent bonus qui permet d’apprécier diverses approches cinématographiques.


Entretiens et documentaires
Sur l'ensemble des DVD sont présents divers entretiens ou les réalisateurs se livrent à propos de leur épisode. Le seul réellement passionnant est celui sur John Carpenter. On apprend qu'il n'était pas trop intéressé par le projet à l'origine. Les documentaires emmènent le spectateur sur le lieu du tournage.
Bonus
Livret
Bande annonce
Biographies
Making of
Documentaire
Interviews
Com. audio
Scènes sup
Fin alternative
Galerie de photos
Story board
Multi-angle
Liens internet
Interface Rom
Jeux intéractifs
Filmographies
Clips vidéo
Bêtisier
Bonus Cachés
Court Metrage