Quelques heures dePrintemps

Genre
Pays
France (2012)
Date de sortie
mercredi 6 février 2013
Durée
105 Min
Réalisateur
Producteurs
Miléna Poylo & Gilles Sacuto
Scénaristes
Stéphane Brizé et Florence Vignon
Compositeur
Nick Cave & Warren Ellis
Format
Dvd 9
Langues
PCM
Label
SS.Titres Film
SS.Titres Bonus
SS.Titres Commentaire
Français
Oui
Oui
Non
Le Film
Critique de Emmanuel Galais
Editeur
Edition
Standard
Label
Zone
2
Durée Film
105 min
Nb Dvd
1

A 48 ans, Alain Evrard est obligé de retourner habiter chez sa mère. Cohabitation forcée qui fait ressurgir toute la violence de leur relation passée. Il découvre alors que sa mère est condamnée par la maladie. Dans ces derniers mois de vie, seront-ils enfin capables de faire un pas l'un vers l'autre ?

Pour traiter de la fin de vie, il faut beaucoup de simplicité et d’intelligence, et le film de Stéphane Brizé en a toutes les qualités. Même si on peut parfois regretter qu’il n’aille pas forcément assez loin dans le mécanisme qui consiste à l’acceptation de la maladie et la perspective que l’heure de la mort a sonné. Un processus inévitable pour accepter le fait de contrôler l’heure de sa mort, et à travers cela, faire accepter aux autres la séparation définitive.

Et Le réalisateur l’a bien compris, car il film avec beaucoup de pudeur, ces silences presque assourdissant entre la mère et son fils. Un fils qui lutte pour donner un sens à sa vie et une mère qui lutte pour donner un sens à sa mort. Tous les deux s’enferment dans une logique de survie incontrôlable, qui fera ressurgir les blessures du passé, mais offrira à chacun un moment de rédemption. Le scénario garde une logique pudeur dans tout cela. Pas de grands discours, ils n’auraient fait qu’alourdir le propos, mais une intelligence dans l’écriture dans laquelle les scénaristes ont puisé tout ce qui rend le discours crédible. Le masque d’Yvette qui préfère ne pas parler de sa maladie comme une fierté ou comme une pudeur mal placée, les colères du fils ignorant, qui petit à petit va se laisser submerger par l’échéance qui s’approche et qui devra trouver un hypothétique courage pour accompagner sa mère au dernier soupir.

La force du scénario est de ne pas rechercher le spectaculaire, car contrairement aux idées reçues, la mort n’est pas un spectacle vivant. La fin de vie est un instant en suspension, où tous les sentiments s’entremêlent : La colère, la tristesse, l’ignorance et le doute. C’est un moment de la vie qui se vit intérieurement, à sa manière, avec tout ce qu’il y a d’introspection à mener. Stéphane Brizé et Florence Vignon, gardent une distance remarquable avec le sujet afin de mieux imprégner le spectateur dans le parcours qu’Yvette et Alain auront à suivre jusqu’au bout. Un parcours qui se repose aussi sur le soutient de Monsieur Lalouette, le voisin, qui d’un œil extérieur devient volontairement ou non le trait d’union, la passerelle qui permettra à Yvette de prendre le contrôle de son destin et à Alain de la soutenir à hauteur du besoin qu’elle nécessite.

Comme d’habitude la composition de Vincent Lindon (Mademoiselle Chambon) est à la hauteur du rôle. Un personnage à la fois perdu dans ses errances, qui tente de trouver une raison à ses ambitions. Mais c’est Hélène Vincent (La vie est un long fleuve tranquille) qui capitalise tous les regards. La comédienne joue avec beaucoup de pudeur et de simplicité son personnage d’Yvette, femme blessée et fier par une vie qui ne lui a fait aucun cadeau, dont elle ne rougit pas, mais dont elle n’éprouve pas de fierté non plus. Une raison suffisante pour qu’elle contrôle la fin de son existence.

En conclusion, « Quelques heures de printemps » est un film sobre et intelligent, réalisé avec beaucoup de finesse par Stéphane Brizé qui en signe aussi le scénario. L’ensemble, en l’associant aux compositions précises et impeccables des comédiens principaux, font de ce film une véritable réussite.

L'image
Couleurs
Définition
Compression
Format Vidéo
16/9 anamorphique couleur
Format Cinéma
1.85:1

Une image qui souligne en toute discrétion, la qualité de lumière d’Antoine Heberlé (Mademoiselle Chambon). Les environnements qu’ils soient lumineux ou non, qu’ils soulignent la solitude dans laquelle s’enferme Yvette (voir la scène dans la salle d’eau) ou que l’on soit dans les alpages suisses avec une luminosité forte et en même temps douce sont retranscrit avec beaucoup de soin. Le travail de transfert met parfaitement l’ensemble en valeur et c’est une bonne nouvelle en soit !


Le Son
Langue
Type
Format
Spatialisation
Dynamique
Surround
Français
2.0
Français
5.1
La piste 5.1 se remarque par la mise en ambiance assez précise. Si la répartition est très en avant elle ne manque toutefois pas de précision, et imprègne ainsi beaucoup mieux le spectateur dans cette refléxion intime. La spatialisation est brillante et les dialogues sont particulièrement bien mis en valeur.

Les Bonus
Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
Durée
45 min
Boitier
Amaray

Un entretient passionnant avec Stéphane Brizé, qui revient avec beaucoup d’assurance et de pudeur sur les raisons qui l’ont amené à se pencher sur le sujet. Puis « Le casting des comédiens » qui montre à quel point les deux comédiens principaux se sont imposé dès les premiers bouts d’essais.

 

Bonus
Livret
Bande annonce
Biographies
Making of
Documentaire
Interviews
Com. audio
Scènes sup
Fin alternative
Galerie de photos
Story board
Multi-angle
Liens internet
Interface Rom
Jeux intéractifs
Filmographies
Clips vidéo
Bêtisier
Bonus Cachés
Court Metrage
Le Casting des comédiens