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Une Affaire de Famille

Titre Original Manbiki kazoku
Genre Drame
Pays Jap (2018)
Date de sortie mercredi 24 avril 2019
Durée 121 Min
Réalisateur Hirokazu Kore-Eda
Avec Lily Franky, Sakura Ando, Mayu Matsuoka, Kiki Kirin, Jyo Kairi, Miyu Sasaki
Producteurs Kaoru Matsuzaki, Yose Akihiko et Hijiri Taguchi
Scénaristes Hirokazu Kore-Eda
Compositeur Haruomi Hosono
Format Dvd 9
 

Langues
  PCM Label Film Bonus Commentaire
  Français
Oui
Oui
Non
  Japonais
Oui
Oui
Non

Le Film Critique de Emmanuel Galais
  Editeur   Le pacte
  Edition   Standard
  Label  
  Zone  2
  Durée Film  121 min
  Nb Dvd  1
   
   
Au retour d’une nouvelle expédition de vol à l’étalage, Osamu et son fils recueillent dans la rue une petite fille qui semble livrée à elle-même. D’abord réticente à l’idée d’abriter l’enfant pour la nuit, la femme d’Osamu accepte de s’occuper d’elle lorsqu‘elle comprend que ses parents la maltraitent. En dépit de leur pauvreté, survivant de petites rapines qui complètent leurs maigres salaires, les membres de cette famille semblent vivre heureux – jusqu’à ce qu’un incident révèle brutalement leurs plus terribles secrets…

Hirokazu Kore-Eda continue son exploration de la famille avec « Une Affaire de Famille » et en profite, au passage pour dépeindre une société japonaise qui peut parfois s’enfermer dans des paradoxes, vanter l’importance du lien familial, et la réussite, et laisser à l’&abandon des familles entières dans une pauvreté qui les force à vivre de rapines. Un Japon qui voit d’ailleurs assez mal les positions prisent par le réalisateur d’« Une Affaire de Famille » envers les choix politiques de Shinzo Abe, et qui n’a pas jugé bon de parler de la prestigieuse récompense qu’a reçu le film lors du festival de Cannes. Un retour de bâton pour un artiste qui n’hésite pas à critiquer la politique de son pays et a forgé son œuvre sur les travers de cette société qui se désagrège inévitablement. Pourtant Hirokazu Kore-Eda n’a pourtant pas une vision autarcique de la société, il a parfaitement conscience que la société occidentale souffre également des mêmes mots et que « Une Affaire de Famille » peut également raisonner comme un écho à ce que vivent les pays Européens ou Américains. Le capitalisme créateur d’inégalités sociales, les classes moyennes qui se voient acculées aux frontières de plus en plus avec les classes populaires ou d’extrêmes pauvretés.  

Avec un sens déjà bien aiguisé depuis ses précédentes réalisations : « Tel Père tel fils », « Notre Petite Sœur » ou encore « Après la tempête », le réalisateur explore la société japonaise à travers une peinture du cercle familial, si indissociable de la culture nippone. Jamais dans l’outrance, le réalisateur s’est inspiré d’un fait divers pour écrire l’histoire de cette famille pauvre qui vit de rapines afin de garder la tête haute alors que les parents travaillent et que la grand-mère touche une pension. Si les liens familiaux restent forts, l’argent reste la préoccupation majeure des parents. Et c’est d’ailleurs de cette situation que vont découler toutes les décisions et toutes les conséquences de l’intrigue du film. Le père parfois inconscient, usé qui part chaque matin au travail pour un salaire insuffisant, la mère dont la situation professionnelle peut virer au chaos en un rien de temps, le fils qui idolâtre son père mais voit comme une remise en question l’arrivée de cette petite fille. Hirokazu Kore-Eda s’intéresse autant aux liens qui unissent les membres de cette famille surprenante qu’aux méfaits pervers de la société Nippone. Et son scénario ne va surtout pas chercher dans la surimpression de sentiments ou de noirceur, il expose avec une certaine minutie toutes les clés de son histoire et les éléments qui vont venir ternir la vie de ses héros.

D’une beauté saisissante, et d’un romanesque puissant, ce « Une Affaire de famille » t réserve une multitude de bonnes surprises et confirme toutes les qualités de ce réalisateur adulé dans le monde entier mais pas suffisamment dans son pays. « Une Affaire de Famille » est un film puissant et sans concession où la sensibilité froide apparente de ses personnages principaux, ses liens qui semblent si fragiles et si simples en même temps, sont en fait un reflet de chaque travers de la société japonaise. Malgré une existence basée sur la famille, le respect et la réussite, le réalisateur nous expose ses paradoxes et laisse les personnages découvrir leurs propres valeurs autant que leurs propres fêlures. 

En conclusion, « Une Affaire de Famille » est une œuvre majeure que tout cinéphile qui se respecte doit avoir vu pour comprendre la complexité de la société japonaise. Il y eut Akira Kurosawa, Hayao Miyazaki, il n’est pas superflu de rajouter le nom de Hirokazu Kore-Eda dans la déjà longue liste des réalisateurs majeurs japonais. Mais ce dernier fait, à n’en pas douter partie du top 5.


L'image
  Définition
  Couleurs
  Compression
   
  Format Vidéo 16/9 anamorphique couleur
  Format Cinéma 2.35:1
   
   
Le film a bénéficié d’un transfert minutieux et précis, qui permet aux images du réalisateur de pouvoir se découvrir avec toutes les nuances liées à son goût du détail. Du coup le travail minutieux et précis de son chef opérateur Ryuto Kondo (Saua Zamurai), les plans choisit par le réalisateur ressortent avec plus de brillance et de précision. Le Japon y apparaît dans toutes ses nuances et dans tous ses paradoxes. Il y a de la poésie dans l’intérieur crasse de la famille et de la beauté dans les extérieurs comme le magasin dans lequel le fils vole régulièrement et recevra sa meilleure leçon de vie.

Le Son
 
Le film est disponible étonnement en Dolby Digital 5.1, en VO comme en VF. L’ensemble des canaux est mis à contribution et offre une bien belle retranscription sonore des environnements choisis par le réalisateur. Forcément il y a une préférence pour la VO, tant la version française a tendance à surjouer pour coller au plus prêt des mouvements des acteurs. Dans l’ensemble le résultat est à la hauteur de la beauté du film.

Les Bonus
  Supléments
  Menus
  Sérigraphie
  Packaging
 
  Durée 45 min
  Boitier Amaray
   
   
Deux entretiens avec Hirokazu Kore-Eda l’un pour l’émission « Story Movies » et l’autre pour « Ciné + » dans les deux cas le réalisateur revient sur ce film et notamment sur le fait divers qui l’a inspiré. Avec sa douceur habituelle, il n’hésite pas à faire des parallèles avec la société occidentale telle qu’il la voit.

Puis une galerie de photos.

Bonus
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
  Fin alternative
  Galerie de photos
  Story board
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