Le coût de la vie

Pays
France (2003)
Date de sortie
mercredi 25 février 2004
Durée
105 Min
Réalisateur
Producteurs
Anne-Dominique Toussaint
Scénaristes
Philippe Le Guay
Compositeur
Philippe Rombi
Format
Dvd 9
Langues
PCM
Label
SS.Titres Film
SS.Titres Bonus
SS.Titres Commentaire
Français
Non
Non
Non
Le Film
Critique de Jean-Luc Richter
Editeur
Edition
Standard
Label
Zone
2
Durée Film
105 min
Nb Dvd
1


L'histoire

 

Une mère de famille est au supermarché et, au moment de payer, elle se rend compte que sa carte bleue n’est plus valable. Un homme, Brett (Fabrice Luchini) est dans un taxi avec une femme. Voyant que le compteur ne cesse d’augmenter le montant de la course, il s’enfuie sous la pluie. En courant, il croise la voiture de Coway (Vincent Lindon), qui se dispute avec sa femme car il a, une fois de plus, payé l’addition du restaurant.

Pendant ce temps, Laurence (Isild Le Besco) gifle son ami dans une boite de nuit, avant de se retrouver, en pleurs, dans un bar où elle rencontre Patrick (Lorant Deutsch). Celui-ci lui propose un travail dans le restaurant de Coway pour la consoler de ses malheurs, sans savoir que Laurence (Isild Le Besco) est une riche héritière dégoûtée par l’argent.

 

Autour du film

 

Le réalisateur, Philippe le Guay, a déjà de nombreux films à son actif, comme scénariste (« 15 août », « Mémoire traquée) et comme réalisateur, avec, en particulier, « Trois huit ». Pour « Le coût de la vie », il s’est inspiré d’un article  sur la fille d’un richissime artiste décédé, qui lui donne le personnage de Laurence, interprété par Isild Le Besco. A travers ce personnage il a voulu explorer le rapport à l’argent.

La réalisation d’un film « choral » s’est rapidement imposée comme le meilleur moyen de traiter le sujet. Le réalisateur déclare à ce propos : « Dès qu'on rentre dans un personnage et ses motivations, on perd l'argent comme problématique. Le personnage devient plus fort que le thème, un peu comme dans la vie. Il fallait donc plusieurs personnages, un peu comme dans Short Cuts de Robert Altman ou Magnolia de Paul Thomas Anderson ».

L’action du film se situe à Lyon, car pour Philippe le Guay : « la ville de Lyon est liée à l'argent, à la gastronomie, et donc au plaisir ». C’est d’ailleurs pour cette raison que l’un des personnages principaux sera un restaurateur, rôle interprété par Vincent Lindon, que le réalisateur compare à Jean Gabin.

Fabrice Luchini, qui avait déjà travaillé avec Philippe le Guay, s’est immédiatement imposé pour le rôle du radin, qu’il interprète d’ailleurs à merveille. Quand à Géraldine Pailhas, habituée aux rôles de courageuse mère de famille, elle interprète admirablement un rôle de call girl de luxe qui devient la thérapeute du radin.

 

Critique subjective

 

L’absence de continuité narrative, due au choix du réalisateur de faire un film « choral », où les histoires de plusieurs personnages se croisent, est assez troublante de prime abord et pourra en rebuter certains. Ce choix est finalement assez judicieux car il permet au réalisateur de nous montrer de nombreuses façons les rapports avec l’argent. Chaque spectateur pourra ainsi retrouver une situation qui lui est proche, voir sa propre philosophie sur la chose. Cela permet également à chaque spectateur de percevoir le film de façon différente.

Ce qui rend ce film intéressant et même assez attachant, c’est surtout l’excellent jeu de ses acteurs. Vincent Lindon et Fabrice Luchini y excellent et  transmettent de telles émotions à travers un simple regard qu’il parviennent, en quelques minutes, à rendre leurs personnages vivants et crédibles.

Tous les autres acteurs nous démontrent leurs talents à leur façon : l’émouvant et candide Lorant Deutch, la vénale et séduisante Géraldine pailhas, l’élégant et égoiste Claude Rich ou la dynamique et inventive Catherine Hosmalin. Ce film est ainsi l’occasion de prouver que le cinéma français est plein de vitalité.

Plus qu’une comédie, ce film vous donnera également un bon sujet de réflexion sur votre rapport à l’argent. L’occasion de savoir si vous pouvez dépenser quelques euros pour un très bon film, admirablement interprété et proposé ici avec une excellente qualité technique et de nombreux bonus intéressants.
L'image
Couleurs
Définition
Compression
Format Vidéo
16/9 anamorphique couleur
Format Cinéma
1.85:1


Ce DVD dispose d’une image d’excellente qualité (encodée à 6 Mb/s). Les arrières-plans sont précis et détaillés. Les couleurs sont franches et réalistes. Aucun problème de compression n’est à déplorer, même dans les scènes sombres. La définition générale est très bonne, surtout sur les gros plans d’acteurs. Seul, quelques scènes d’extérieur manquent un peu de définition. La photographie du film est donc pleinement mise en valeur par le support. C’est l’occasion d’apprécier le travail de Laurent Machuel (responsable image) et du réalisateur Philippe le Guay, très loin des nombreux films « clip vidéo » que l’on voit de plus en plus ces dernières années. Philippe le Guay déclare d’ailleurs, dans le commentaire audio, que son modèle est Fritz Lang !

Le Son
Langue
Type
Format
Spatialisation
Dynamique
Surround
Français
5.1


Ce DVD ne nous propose qu’une seule piste sonore en Dolby Digital 5.1 française.

 

Le travail effectué sur la piste sonore est remarquable, avec un réel effort de spatialisation lors de certaines scènes (Lyon sous la pluie, le marché…) et des effets surround qui ne se limitent pas à la musique. La dynamique est également très bonne et la diction des personnages est de toute première qualité. A noter toutefois qu’Isild Le Besco est le seul personnage du film dont on ne comprend pas toujours les dialogues, l’actrice aurait pu faire quelques efforts à ce niveau.

Les Bonus
Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
Durée
60 min
Boitier
Amaray


Pour ce DVD, l’éditeur Pathé nous propose un packaging assez classique, mais de nombreux bonus intéressants :

 

Films annonces

 

L’éditeur nous propose ici quatre films annonce de ce film : trois films de pré-annonce et la bande annonce cinéma.

 

Scènes coupées

 

Cette section comporte neuf scènes inédites qui peuvent être regardées avec ou sans commentaires du réalisateur. Ces commentaires apportent un éclairage intéressant sur l’évolution du scénario lors du montage du film. Ils permettent également de percevoir plus finement la psychologie de certains personnages, mais le réalisateur les a généralement coupées car elles se raccordaient mal au reste du film.

 

Commentaire audio de Philippe Le Guay

 

Le réalisateur du film explique, avec force détails, la psychologie de ses personnages, les techniques de réalisations et de narration de son film et les choix qui ont étés opérés au montage. Très riche en enseignement sur le travail du réalisateur, qui est aussi l’auteur du scénario, ce commentaire apporte presque trop d’informations et pourra modifier fortement la perception que le spectateur a eu du film. A ne regarder que lorsque vous aurez déjà vu le film deux ou trois fois, que vous vous serez forgé une image claire des personnages et que vous serez prêt à accueillir la vision du réalisateur.

 

Le making of – 25 minutes

 

Ce documentaire nous permet de suivre le tournage de plusieurs scènes du film, de voir comment travaillent les acteurs avec le réalisateur. La bonne idée de ce making of est de mettre côte à côte deux versions de la même scène afin de nous permettre de juger des différentes interprétations des acteurs. Cette mise en scène est très instructive et nous permet de voir à quel point le jeu de l’acteur peut modifier la perception d’une scène par le spectateur.

 

Filmographies

 

Cette partie donne accès à huit « fiches » filmographiques pour les principaux acteurs du film et le réalisateur. On retrouve dans ces fiches les principaux films auxquels ont participé tous ces artistes.
Bonus
Livret
Bande annonce
Biographies
Making of
Documentaire
Interviews
Com. audio
Scènes sup
Fin alternative
Galerie de photos
Story board
Multi-angle
Liens internet
Interface Rom
Jeux intéractifs
Filmographies
Clips vidéo
Bêtisier
Bonus Cachés
Court Metrage