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Mondovino

Genre Documentaire
Pays Frande (2004)
Date de sortie jeudi 12 mai 2005
Durée 132 Min
Réalisateur Jonathan Nossiter
Avec Jonathan Nossiter, Robert Parker, Michel Rolland, Hubert De Montille, Aimé Guibert
Format Dvd 9
Site Internet SITE OFFICIEL
Informations
Complémentaires
Le vin, une passion pour Jonathan Nossiter Le vin n'a plus de secrets pour Jonathan Nossiter. Ayant débuté comme serveur dans des restaurants parisiens et sommelier diplômé à New York, ce dernier explique sa passion pour ce breuvage : "Le vin, dans sa complexité infinie d'expressions, est sur la planète entière, la chose la plus à l'image de l'être humain. Il fédère les traditions judéo-chrétiennes et gréco-romaines, il les garde - ou plutôt les prolonge - vivantes, vitales et actuelles. Le vin est donc un dépositaire unique de la civilisation occidentale. Essayer de saisir l'état du monde du vin, c'est forcément une quête sur notre relation à la vie et à la mort, mais aussi une quête sur la transmission d'un passé, orienté vers l'avenir."
 

Langues
  PCM Label Film Bonus Commentaire
  Français
Oui
Non
Non

Le Film Critique de Fabrice Navarro
  Editeur   Diaphana
  Edition   Standard
  Label  
  Zone  2
  Durée Film  132 min
  Nb Dvd  1
   
   

Synopsis.

Sur trois continents, Mondovino met en scène les sagas de succession de tout-puissants milliardaires de Napa, Californie, les rivalités de deux dynasties aristocrates florentines, et les conflits de trois générations d'une famille bourguignonne se battant pour conserver ses quelques hectares de vigne. Mais toutes ces luttes ne sont-elles pas secondaires à ce corsaire espiègle de Bordeaux portant allègrement la bonne parole de la modernité de l'Italie à l'Argentine en passant par New York ?


Le vin a été un symbole de la civilisation occidentale pendant des millénaires. Jamais le combat pour son âme n'a été aussi féroce. Il n'y a jamais eu tant d'argent et de gloire en jeu.

Mais l'ordre de bataille n'est pas celui auquel on s'attend : locaux contre multinationale, simples paysans contre capitaines d'industrie. Dans le monde du vin, les suspects habituels ne sont jamais où on les attend.

Critique subjective.

La galaxie Mondovino.

L'univers de Mondovino c'est un peu le Star Wars du vin. On y retrouve toute une galerie de personnages qui ne laissent pas indifférents. Et le Georges Lucas de tout cela s'appelle ici Jonathan Nossiter qui a balladé sa caméra aux 4 coins du monde pour voir comment les gens parlaient et vivaient le vin. Autant vous dire de suite que les américains n'ont pas, mais pas du tout la même vision que les français... Quelle divine suprise... ;)

Mais revenons à notre parallèle avec Star Wars. Du côtés des "gentils" nous avons Aimé Guibert (domaine Daumas-Gassac,  languedoc, en photo avec les cheveux blancs) sorte de Maître Yoda empli de sagesse qui a su réintroduire la qualité dans les vins en Languedoc. Ecouter le parler... il respire l'humilité et l'amour de la terre... Et pour avoir gouté ses vins, votre serviteur vous dit qu'il a fait un sacré boulot depuis 1979. Hubert de Montille sorte d'Obiwan Kenobi de la Bourgogne, grand défenseur des vins d'autrefois, il a initié son fils Etienne (sorte de Luc Skywalker) et Alix (princesse Leia) qui ignore qu'elle a l'oenologie de son père en elle... ;)

Du côté obscur (ou plutôt business lié à la mondialisation pure et dure du vin), nous retrouvons l'inquiétante famille américaine Mondavi (voir photo) qui brassent plus de 100 millions de bouteilles dans le monde. Le père fait penser à l'empereur ayant pris sous sa coupelle le consultant francais barbu (voir photo) en oenologie passé du côté obscur de la force : Michel Rolland, qui ne vit que pour une chose : l'argent et la puissance. Autour d'eux gravite le tout puissant créateur du guide américain Robert Parker (casquette FBI sur la photo) sorte de Boba Feth qui sillone les vignobles et fait trembler les châteaux des grandes familles du vignoble.

D'autres personnages sont rencontrés dans cette quête initiatique, on retiendra le pacifique Battista  Colombu (Sardaigne), le sympathique Neal Rosenthal (Han solo, importateur américain de vin, anti-these d'un Michel Rolland ) ou encore Michael Broadbant (directeur des vins chez Christie's à Londres) le dégustateur le plus experimenté du monde et bien sûr en opposition avec un Robert Parker.

Mondovino de quoi ca parle ?

Le sujet de ce documentaire est on ne peut plus simple : le vin n'échappe pas à la mondialisation et qui dit mondialisation dit maximiser les bénéfices. En fait c'est le combat entre le respect de la tradition et du temps qui passe contre la modernisation et la société de consommation immédiate. Le même genre de combat que l'on pourrait imaginer entre la cuisine francaise et la malbouffe américaine. Un combat qui semble perdu d'avance entre de petites exploitations de Bourgogne contre des multinationales américaines qui envahissent le monde.

C'est le combat qu'a livré par exemple Aimé Guibert dans son petit fief d'Aniane (2400 habitants !) et qui a réussi avec l'aide d'un maire communiste (!) à repousser le projet des américains de Mondavi qui voulaient raser ses collines pour y contruire des plateaux pour obtenir une ultra productivité...

Mais Mondivino c'est aussi l'inquiétante uniformisation du vin pronée par le duo Parker-Rolland, le deuxième élabore des vins artificiellement parfait avec des procédés de physique (ex : il enleve l'eau du vin, il l'oxygene) dans des cuves metalliques ou dans ses labos de chimie et le premier les note superbement dans son guide... Tout cela sous le regard bien veillant de la famille Mondavi avec laquelle ils ont fait acte d'allégeance... Sans compter la merveilleuse revue américaine d'oenologie on ne peut plus objective Wine Spectator où le vin du continent américain est le meilleur... Et quand on pense que certains grands vins Bordelais "collaborent" avec ce genre de multinationales depuis 20 ans et se soumettent à leurs exigences de goût (vin concentré, coloré et "vieilli" en futs de chêne neufs), vous comprendrez que le vin de Bordeaux est entrain de perdre tout son prestige et son terroir pour un culte voué à l'argent... pathétique... Ne soyons pas étonné d'ailleurs qu'ils rencontrent aujourd'hui une grave crise de vente...

Marque contre AOC.

Heureusement des gens comme Aimé Guibert ou le facétieux Hubert de Montille perpétuent la tradition du grand Vin, de celui qu'on laisse vieillir naturellement pour l'apprécier...Car seuls le temps et la patience donne de grand vins. Ceux qui savent écouter la terre et la vigne existent encore, Dieu merci ! Mais le combat s'annonce rude avec une firme comme Mondavi qui a racheté de prestigieux domaines dans le monde entier (la France résiste) pour créer une Marque (oui une marque) de vin..la où l'on parle de domaine, d'AOC , de terroirs... bref le merchandising à l'américaine pur et dur... D'ailleurs Mondavi n'a qu'un rêve, réussir à casser nos Appellations d'Origine Controlée pour que le consommateur n'achète plus qu'une marque...

D'ailleurs vous savez comment s'appelle le vin Best Seller des Mondavi : "Opus One" (et pourquoi pas Air Force One tant qu'on y est ?)...Ah la culture américaine...le rêve permanent...

Il est d'ailleurs bien aidé par le trés classieux Robert Parker , américain typique, qui adore démolir du Bourgogne ou de la trés ancienne famille qui possède des "putains" de châteaux. Lui c'est le cowboy qui débarque et impose son gôut... et le pire c'est qu'il devenu l'homme le plus influent... Entre ça et voir des américains faire du vin (on dirait Disneyland leurs vignes) il y a de quoi déprimer... Ah, Parker a un bouledogue francais qui pete tout le temps... La grande classe je vous disais... alors on veut bien qu'un grand nom ne fait pas forcément un grand vin ou peut vivre sur sa renomée passée, mais que diable un peu plus de respect !

Quant au vins élaborés par Michel Rolland, la aussi votre serviteur en a gouté. Ils sont exactement comme on les attend : parfaits, mais comment dire ? Sans vie...Pour faire une métaphore, ils sont comme une paire de seins silliconés, ca peut etre beau mais on sait qu'il y a triche et toute la saveur disparait... Et surtout, on sait que cela vieillit trés mal... En plus Michel Rolland rigole grassemenent tout le temps le long du film, fume (bonjour le palais...) et apparait proprement imbus de sa personne "Pour faire un bon vin, prenez Michel Rolland !". Ben voyons...

Un fonds mal mis en forme.

Une si longue critique pour une note de 3 sur 5 seulement, cela peut paraitre étonnant. Mais le sujet de fonds est passionnant (même si l'on est pas un grand fan de vin ou un oenologue averti), seulement la mise en forme est atroce... L'image bouge tout le temps, file le tournis, le caméraman s'amuse à filmer les chiens des gens interrogés (tel chien, tel maitre ?), ou un avion qui passe, enfin cela bouge tout le temps... argh ! Mais le pire est surement dans la construction du film qui passe du coq à l'âne, qui est assez molassonne et ne donne pas d'arguments chiffrés comme dans l'excellent Super Size Me. Nossiter laisse ses interlocuteurs parler et donc s'élever ou s'enfoncer tout seul et ne prend quasi jamais partie, ce côté neutre peut agacer... et souvent le spectateur décroche ou s'énerve car il voit des choses mais on ne lui en explique pas la raison, la cause ou encore les conséquences, c'est à lui de tout comprendre... C'est dommage, une réalisation plus pêchue eut mieux servi le film, là on a l'impression de regarder un documentaire pépere sur France 3...

Conclusion.

Une idée, la mondialisation (à la sauce américaine) vue au travers le vin,   trés originale et passionante mais malheureusement assez mal mise en forme. L'exemple typique du trés bon fond et une forme qui le dessert. La réalisation est trop décousue, passant un peu du coq à l'âne, mettant en avant des faits mais sans jamais en expliquer les causes, en les chiffrant réellement ou en les argumentant afin d'en mesurer l'étendue réelle. Du coup le spectateur décroche par moment tout au long de ces 2h12 car tous les intervenants ne sont pas forcément intéressant. J. Nossiter donne l'info brute de fonderie sans analyse de sa part, tout le travail est à faire du côté du spectateur qui aurait par exemple bien voulu comprendre la motivation et le but recherché de Nossiter. Car il nous fait découvrir des choses assez effroyables mais ne les commente pas, ne les explore pas, bref nous laisse sur notre faim. Alors oui du coup c'est trés objectif, car la force de ce documentaire réside dans le fait que Nossiter laisse parler librement  tous les interlocuteurs sans trop chercher à orienter son reportage comme le fait un Michael Moore. Un énorme travail d'investigation auquel il manque la finesse d'une analyse ou d'une mise en forme plus pertinente.

Au final 4/5 pour le  fonds et 2/5 pour la mise en forme. Rassurons ceux qui ne connaissent pas  l'oenologie mais qui en apprécient le vin pour autant, le film n'est pas du tout élitiste !


L'image
  Définition
  Couleurs
  Compression
   
  Format Vidéo 16/9 anamorphique couleur
  Format Cinéma 1.85:1
   
   

Une robe moyenne

Bon, ne chipotons pas, ce documentaire n'est pas un docu style National Geographic avec de superbes images de paysages ou d'animaux où un rendu moyen affecterait le programme. Ici, c'est de la réalisation nerveuse (trop même) caméra sur l'épaule façon tonton Albert avec son camescope. Résultat cela peut donner le mal de mer, un mal de crâne ou une explosion des rétines. Heureusement de temps en temps la caméra se pose  sur un des interlocuteurs ou sur son chien...

Selon les endroits et l'heure du jour l'image va de trés jolie à moyenne. Mais encore une fois l'intérêt n'est pas là et le résultat est tout à correct.


Le Son
 

Variable

Un peu comme pour l'image, cela dépend des endroits où la captation sonore s'est effectuée. La piste sonore DD2CH alterne entre le francais , l'italien et l'anglais (sous titrés of course) avec une qualité somme toute acceptable.


Les Bonus
  Supléments
  Menus
  Sérigraphie
  Packaging
 
  Durée 60 min
  Boitier Amaray
   
   

Menus : animés avec une musique rigolote  mais pas trés jolis, un peu brouillons et donc fidèles au film ;)

Bonus : Un épisode des 10 heures de film originelles qui ont servi de base au film cinéma Mondovino en pierre angulaire, mais aucune interview de Jonathan Nossiter..dommage...

Ou allons nous ? (VOST - VF - 52:00) : En avant premiere un épisode des 10 épisodes de la série Mondovino qui va sortir en coffret DVD de 10 fois 1 heure. Ici dans cet épisode il est question de l'influence du goût du (trop) célèbre critique Parker, connu pour aimer les vins boisés et "vieilli " en barrique neuve. Du coup, pour obtenir de bonnes notes dans son guide nombre de vignerons (en particulier du Bordelais) ont renouvelé toutes leurs barriques pour répondre aux exigences du palais de Parker... Mais le pire c'est quand on leur demande si ce phénomène d'emploi de barriques neuves est récent ils répondent que cela toujours été comme ça...que c'est Historique...plutôt pathétique de les voire ramper comme ça.. oui... Bref à ce rythme là, tous les vins vont se ressembler... mais si c'est le prix à payer pour trouver grâce aux yeux de Parker, autant aller voir ailleurs du côté des vignerons qui préfèrent faire du vin avec amour selon leur savoir, le temps, les récoltes, la tradition et surtour le Terroir ! Continuez à résister Messieurs, sinon le vin risque de devenir un vulgaire produit de consommation aseptisé qui aura le goût du coca-cola si un jour le vulgaire monsieur Parker décide d'aimer sentir une pointe de cette chose au lieu de sa tendre et chère vanille actuelle des fûts de chênes francais...

Filmographie de Jonathan Nossiter

Bandes annonces : Super Size Me (trés contextuel ;) ) - Just a Kiss - Tout Pour Plaire - Carnet de Voyage - Retour à Kotelnitch.

Conclusion : Une idée, la mondialisation (à la sauce américaine) vue au travers le vin,   trés originale et passionante mais malheureusement assez mal mise en forme. L'exemple typique du trés bon fond et une forme qui le dessert. La réalisation est trop décousue, passant un peu du coq à l'âne, mettant en avant des faits mais sans jamais en expliquer les causes, en les chiffrant réellement ou en les argumentant afin d'en mesurer l'étendue réelle. Du coup le spectateur décroche par moment tout au long de ces 2h12 car tous les intervenants ne sont pas forcément intéressant. J. Nossiter donne l'info brute de fonderie sans analyse de sa part, tout le travail est à faire du côté du spectateur qui aurait par exemple bien voulu comprendre la motivation et le but recherché de Nossiter. Car il nous fait découvrir des choses assez effroyables mais ne les commente pas, ne les explore pas, bref nous laisse sur notre faim. Alors oui du coup c'est trés objectif, car la force de ce documentaire réside dans le fait que Nossiter laisse parler librement  tous les interlocuteurs sans trop chercher à orienter son reportage comme le fait un Michael Moore. Un énorme travail d'investigation auquel il manque la finesse d'une analyse ou d'une mise en forme plus pertinente. Côté technique c'est correct, côté bonus en avant premiere un épisode de la future série 10 X 1 heure  Mondovino et la filmographie de Nossiter. On aurait apprécié une interview du Monsieur sur son travail et connaitre ses opinions...Dommage...


Bonus
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
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  Fin alternative
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