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Metal Gear Solid 3 : Subsistence

Genre Jeux Vidéo
Pays Japon (2006)
Date de sortie jeudi 5 octobre 2006
Durée 999 Min
Producteurs Hideo Kojima
Scénaristes Hideo Kojima
Compositeur Harry-Gregson Williams
Plateforme PS2
Site Internet Site de l'éditeur
Site officiel du jeu
Informations
Complémentaires
Disponible sur PS2.
 

Langues
  PCM Label Film Bonus Commentaire
  Anglais
Non
Non
Non
  Français
Oui
Oui
Non

Le Jeu Critique de Pierre Dubarry
  Editeur   Konami
  Edition   Edition limitée
  Label  
  Zone  2
  Durée Film  999 min
  Nb Dvd  1
   
   


Rétrospective

Avant de débuter la chronique de ce titre, un retour en arrière s’impose. Metal Gear Solid 3 : Snake Eater est en fait le cinquième jeu de la série, mais bel et bien le troisième de la trilogie. Le premier volet sorti en 1987 s’intitule simplement "Metal Gear», son créateur souhaite alors apporter au jeu vidéo un nouveau genre inconnu à cette époque l’action/infiltration. Mais pourquoi donc ? La raison est simple, la MSX n’était pas une console très puissante, qui ne permettait pas d’afficher beaucoup de personnages dans une même scène, et l’idée de génie vient de là ! Pourquoi attaquer directement son ennemi quand on peut l’éviter, puisant ainsi bien moins dans les ressources de la console ? Ce premier volet rencontra un grand succès auprès des joueurs au Japon, car il ne fut distribué exclusivement que dans le pays du « Soleil Levant »...jusqu'a aujourd'hui et cette nouvelle édition qui répare cette injustice, ainsi que celle concernant le deuxième volet.

En 1989, un nouvel épisode suit « Metal Gear Solid :Solid Snake» toujours développé par le père de la série Hideo Kojima, et vu les résultats du premier opus, le jeu rencontra un grand succès. En 1991 sorts « Metal Gear Solid 2 » qui apportait de nombreuses nouveautés , ainsi qu’un approfondissement de la psychologie des personnages, et un affrontement final contre « Big Boss » , le père légitime de Snake.

En 1998, l’Europe découvre un jeu tout nouveau, aux ambitions discrètes, mais qui s’impose comme le jeu à posséder impérativement sur Playstation. Les joueurs rencontrent des personnages captivants , dont le plus certainement abouti de la série « Psycho Mantis », un médium doué de capacités télé kinésiques, et qui imposait pour le vaincre de brancher sa manette sur le deuxième port de la console pour qu’il ne puisse lire les pensées de Snake ! Une vraie minirévolution dans le monde du jeu vidéo, et un plaisir immense pour les joueurs. Ensuite trois années plus tard arrive « Metal Gear Solid 2 : Sons of Liberty », jamais un jeu n’avait suscité un tel engouement bien avant sa sortie, et les joueurs se délectaient des pré bandes-annonces distillés au compte-goutte par Kojima. Une fois arrivé dans nos consoles, le constat s’imposait de lui-même, cette suite était un choc ! D'une part, le scénario laissait planer certains doutes quand à l’avenir de la série , l’aventure se situait à différents endroits non pas comme dans Metal gear Solid, et l’environnement graphique et sonore impressionnait, et impressionne toujours, puisque le jeu n’a toujours pas à rougir face à des productions actuelles bien qu’il soit sorti il y 3 ans de cela !

Puis nous voici enfin , 3 Mars 2005 une date à jamais encrée dans l’esprit des joueurs , comme le fut un certain Final Fantasy 7. Prêt pour le choc ? attachez vos ceintures , le voyage vers le paradis vidéoludique commence...

En décalage avec l’atmosphère des deux premiers volets , Metal Gear Solid 3 : Snake Eater ne constitue pas une suite au sens propre du terme, et se déroule dans une jungle immense et hostile. L’action se déroule en 1964 , autrement dit en pleine guerre froide. Snake est envoyé en mission pour libérer un scientifique du nom de Sokolov, créateur de la fusée A1 ayant permis à Youri Gagarine d’aller sur la Lune, et rétablir ainsi l’équilibre entre les deux grandes puissances mondiales que sont les États-Unis et la Russie aidant ainsi à instaurer la paix à sa manière... Au cours de sa mission, il rencontre certains personnages déjà connus des joueurs comme Revolver Ocelot en jeune commandant ambitieux et cynique, et de nombreux nouveaux personnages qui augmentent petit à petit la complexité de l’intrigue. Parmi eux, ils découvriront Eva, une jeune femme mystérieuse et terriblement charmeuse, en faisant la "Mata Hari " des années 60 ; mais aussi The Boss , qui est sans doute possible le personnage le plus captivant de la série, ayant réponse à de nombreuses questions clés de la série, elle est en quelque sorte la mère spirituelle de Snake. D'autres personnages tout aussi fascinants font également leur apparition.


Nom de code « Snake »


Le jeu commence par un évènement historique, le premier saut « Halo » réalisé par un homme, et cet homme n’est autre que Snake en personne, la classe ! La séquence d’introduction dure approximativement 20 minutes, pendant lesquelles le joueur se délecte d’une mise en scène furieusement inspirée du cinéma américain, mais nous y reviendrons plus tard. Le premier constat est que Snake est manipulé dès le début, mais il commence à en avoir l’habitude le bougre ! Il est toutefois ici pour accomplir une mission, et est prêt à tout faire pour celle-ci. Premier constat , Snake n’est pas surarmé bien au contraire, il n’est équipé que d’un couteau et d’un pistolet tranquillisant puisque sa mission est top secrète , les États-Unis n’ayant formellement pas le droit de pénétrer en territoire Russe. L’affrontement direct est inenvisageable, et complètement absurde pour tout fan de la série , puisque le principal attrait de la saga est de rester caché dans l’ombre. Éviter les gardes devient vite un plaisir indescriptible, mais lors des premières minutes de jeu les alertes se succéderont, puisqu’il faut tout de même un minimum d'apprentissage , n'est pas Snake qui veut. Le concept d’infiltration prend ici tout son sens. Tout d'abord, Snake dispose dorénavant de camouflages adaptés aux différents environnements que propose le titre ; ainsi l’ennemi ne repérera pas le joueur si celui-ci possède un camouflage parfaitement en adéquation avec le niveau, et s'il reste aussi silencieux qu'un serpent...


Snake un homme comme les autres


En effet le rôle de Snake prend dans ce dernier volet toute sa quintessence, cet opus nous montre que ce personnage n’est pas aussi froid et dénué de sentiment que l’on osait l’espérer, cet homme est rongé par ses propres démons , et ne se bat que pour deux choses : sa mission et son pays. Snake ne vit que pour être un « bon soldat » et ne possède pas de réelle vie en dehors de l’armée. Et c’est sur ce point que le titre insiste en début de jeu, Snake ne se bat pas pour ses convictions où aider, mais pour son pays, se disant même « Patriote », mais il apprendra par la suite à changer de cmaps et à lutter pour lui-même. Difficile de se dire en voyant le sérieux du titre que le message central du jeu est la « Joie » ,, mais en prenant du recul , le joueur peut vraiment comprendre, car oui pour la première fois de la série Snake sourit, il montre un aspect beaucoup plus humain de lui, mais en contrepartie il grogne toujours autant ! Une des nouveautés intéressantes que propose le soft , est le CQC (Close Quarter Combat), forme d’affrontement rudimentaire et terriblement efficace, ainsi Snake pourra toujours se défendre même si ces munitions viennent à manquer, mais aussi interroger les gardes pour leur soutirer des informations parfois vitales, telle une fréquence radio permettant de déverrouiller une salle.


La vie ne tient qu'à un fil


Dans ce nouvel opus, Snake possède la faculté de panser ses blessures , pour que celles-ci cicatrisent assez vite, et ne fassent pas perdre de la vie inutilement au joueur .Ainsi via le menu on peut pour soigner une blessure par balle par exemple, utiliser un désinfectant, un couteau pour retirer la balle, et un pansement pour que le Snake sois tout beau ! Ainsi, passer par les menus pour soigner le personnage que le joueur incarne, apporte une certaine osmose entre le joueur et son héros. Cette idée, pousse en effet le genre à son paroxysme, mais elle n'est pas la seule , en effet dans cette jungle , le héros se doit de se nourrir pour récupérer de la vie, ainsi il ne faut en aucun cas gaspiller ses rations trouvées dans la nature , tel un serpent , un rat ou encore une grenouille tout ce qui est vivant est a priori bon, mais la réalité est tout autre, car Snake peut s’intoxiquer avec certaines denrées. Donc les joueurs doivent être prudent et entretenir le héros du mieux qu'ils puissent faire.Bien sûr passer par les menus , en débutant le jeu peut paraître rébarbatif, mais celui-ci est tellement indispensable, que le joueur en oubliera ses désagréments rapidement. Autre point Snake effectue une opération en pleine Guerre froide , donc les créateurs de la série ont mis cela en évidence en ce qui concerne les armes ; on retrouve ainsi le couteau qui est un outil indispensable pour Snake, puisque ce dernier pourra lui être utile dans les phases de CQC et a le loisir de trancher la gorge de son assaillant, ou juste le menacer pour que les autres ennemis réfléchissent à deux fois avant de tirer et blesser leur coéquipier par la même occasion. Mais là où ça devient intéressant, c’est que le joueur n’a pas de système de visée , et doit donc tirer à l’oeil , difficile dans un premier temps, mais peu à peu on se rend compte que l’idée est absolument immersive, et met le joueur dans la peau de Snake ! L'intégration dans Subsistence d'une vue à la troisième personne pouvant aider, si on se trouve destabilisé par ce système.


Une longue palette de personnages


Le jeu est à proprement dire, une sorte de film interactif. Les longues cinématiques assoient un scénario construit sur des bases solides et faisant même allusion à certains films comme « À toute épreuve » de la grande époque asiatique du réalisateur John Woo. Les angles de vues proposées dans ces cinématiques le montrent encore mieux et sont plus impressionnantes les unes que les autres. Ainsi, la séquence d’introduction a été réalisée avec l’aide de Kyle Cooper, qui a travaillé sur de nombreuses séquences d’ouverture de films tel « Spider Man 2 ». En rapport avec le cinéma, on peut souligner de nombreuses références aux films Predator de John Mc Tiernan et Rambo. Metal Gear Solid 3, propose des personnages hauts en couleur, et profondément touchés par la guerre. Ainsi, les joueurs font la connaissance de l'unité d'élite Cobras composée de The Pain, The Fear, The Fury, The Sorrow,The End et The Boss le maître à penser de Solid Snake ! Ainsi, chaque nom a été minutieusement réfléchi, pour que le joueur se pose de nombreuses questions sur le passé des ennemis de Snake, qui autrefois était dans son camp. Le jeu est un enchaînement de questions , qui trouvent toujours réponses concises et claires pour peu que l’on soit un brin attentif et surtout passionné.


Snake le roi de l’infiltration


Décrire toutes les possibilités du titre relève du défi impossible à réaliser. Mais l’essentiel et le plus important aux yeux de chaque joueur se trouve dans ces lignes. Snake rentre définitivement dans le Panthéon des personnages vidéoludiques les plus charismatiques, et nous offre une aventure inoubliable, qui restera à jamais gravée dans la mémoire des joueurs , et dans l’histoire du jeu vidéo plus généralement. Metal Gear Solid 3 est un chef d’oeuvre. D’une part de par son scénario de génie , qu’aucun jeu vidéo ne nous à jamais offert, nous proposant un personnage charismatique faisant irrémédiablement penser au Snake Plisskeen de Carpenter, mais aussi à une ambiance sonore ébourriffante, et une aventure inoubliable. La note maximale attribué au titre est encore trop peu représentative des qualités du jeu. Un conseil, mettez votre camouflage et partez vous procurer ce titre qui ne vous fera aucunement regretter votre investissement, pour peu que vous soyez un tantinet réceptif. De plus, passer à côté d'un tel jeu , à si bas prix serait un véritable crime, alors foncez !


L'image
  Définition
  Couleurs
  Compression
   
  Format Vidéo 16/9 anamorphique couleur
  Format Cinéma 1.85:1
   
   
La PS2 n'a jamais fait aussi bien, nous regretterons cependant que le frame-rate n'est pas été rehaussé, mais là nous titillons. La PS2 sort ses tripes pour nous offrir l'une de ces plus belles prestations.

Le Son
 

Un prologic 2 qui n'a jamais été aussi efficace sur la console , même comparé aux quelques jeux en DTS Interactive, MGS3 : Subsistence remporte la palme du jeu le plus convaincant, et ce, à tous les niveaux ! Doublages charismatiques, retranscription d'une image sonore convaincante, nous sommes face à du lourd.


Les Bonus
  Supléments
  Menus
  Sérigraphie
  Packaging
 
  Durée 999 min
  Boitier Coffret
   
   

Une bien belle édition

Cette nouvelle édition de MGS3, proposée sur 3 disques dans sa version limitée, permet de redécouvrir un jeu sous un tout autre aspect. Tout d'abord les joueurs rebutés par la vue de dessus (marque de fabrique indissociable de la série ), seront aux anges d'apprendre qu'une vue à la troisième personne et doté d'une caméra libre fait son entrée, ainsi que l'ajout d'une vue FPS, celle-ci n'ayant pas vraiment sa place ici... Sur cette édition, Hideo Kojima a donc décidé de réintégrer certaines scènes coupées, et qui permettent de mieux cerner certains personnages, un incontournable pour les fans, et une raison pour beaucoup de redécouvrir le jeu qui les a tant émerveillés. Le jeu propose également des minijeux à l'intérêt variable cependant, mais dans l'ensemble le tout est assez rafraîchissant et nous font passer de bons moments. Mais la grosse partie de cette réédition , c'est son mode multijoueurs. Permettant d'affronter plusieurs joueurs en lignes, ou sur la même console, ce mode s'avère malheureusement très décevant. Non pas que le concept soit mauvais bien loin de là, mais la faute incombe plutôt au service online de Sony aléatoire et assez rebutoire ; avec un tel potentiel et un service online adapté, nul doute que le jeu aurait remporté un succès phénoménal , au lieu de ça il s'avère seulement « intéressant ». Outre l'intégration de scènes cinématiques rallongées, Kojima en a détourné un certain nombre , et croyez-moi un bon nombre d'entre vous risquent de rire un bon moment en voyant ces cinématiques-là , tellement Kojima nous montre ici un talent de l'autodérision hors pair et forcément nous, on adore. Et n'oublions pas, la présence exclusive des deux premiers opus MSX qui n'étaient jamais sortis en Europe, les fans ne passeront évidemment pas par dessus ceci, puisque nous étions nombreux à l'attendre un jour...et c'est chose réparé. A un si petit prix, pourquoi s'en priver?


Bonus
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
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  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
  Fin alternative
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