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Metal Gear Solid V : Ground Zeroes

Genre Jeux Vidéo
Pays JAP (2014)
Date de sortie jeudi 20 mars 2014
Durée 800 Min
Producteurs Hideo Kojima
Scénaristes Hideo Kojima
Compositeur Harry Gregson-Williams
Plateforme PS4
Site Internet Site web officiel du jeu
Informations
Complémentaires
Disponible sur PS4 (version testée), Xbox One, PS3, Xbox 360.
 

Langues
  PCM Label Film Bonus Commentaire
  Anglais
Non
Non
Non
  Français
Oui
Oui
Non

Le Jeu Critique de Pierre Dubarry
  Editeur   Konami
  Edition   Standard
  Label  
  Zone  2
  Durée Film  800 min
  Nb Dvd  1
   
   
Pas loin de six ans après l'inoubliable Metal Gear Solid 4 : Guns of the Patriots, Hideo Kojima, le papa de la saga Metal Gear, remet le couvert pour un nouvel épisode. En attendant le « vrai » Metal Gear Solid V (The Phantom Pain), qui ne devrait pas voir le jour avant fin 2014 voire début 2015, Kojima Productions et Konami ont décidé de faire patienter les joueurs avec le prologue Metal Gear Solid V: Ground Zeroes. Pour la bonne cause...ou pas ?

Au moment de la sortie du quatrième opus, Hideo Kojima avait exprimé son souhait de passer à autre chose et refermer de manière définitive la parenthèse Metal Gear Solid, même s'il laissait la porte ouverte à d'hypothétiques suites, elles se feraient sans sa participation. Des propos (heureusement) infirmés deux ans plus tard avec l'annonce de Metal Gear Solid : Peace Walker sur PSP, confirmant que l'homme n'en avait pas terminé avec une saga qui lui colle à la peau depuis maintenant 27 ans. Chose confirmée par l'annonce de Metal Gear Solid V à l'E3 2013 par Hideo Kojima lui-même.

Contrairement aux précédents opus, le jeu est découpé en deux parties. Le développement de Phantom Pain n'étant pas encore achevé, Kojima nous offre Ground Zeroes, sorte de prologue à l'aventure principale. La manœuvre a d'ailleurs provoqué une levée de boucliers, l'annonce d'un prologue étant vu comme une pure stratégie marketing, et, pour ne rien arranger, les rumeurs annonçaient une durée de vie famélique d'à peine 2 heures. Objectivement, les critiques étaient-elles fondées ou exagérées ? Après plusieurs jours en sa compagnie, il semble nécessaire de rétablir la vérité sur le but recherché.

Avec ce prologue, Kojima souhaite poser les bases du cinquième épisode. Une raison compréhensible dès les premières minutes, tant les nouveautés sont nombreuses. Inutile de nier qu'en matière de gameplay, la saga MGS avait besoin d'être repensée. Tout du moins sous certains aspects, notamment la rigidité des déplacements et de la gestuelle dont on commençait déjà à percevoir les limites dans MGS 4. C'est désormais chose faite, ce nouveau Metal Gear bénéficie enfin de la souplesse que nous attendions, les déplacements paraissent enfin naturels, comme en atteste la capacité de Snake à interagir automatiquement avec les éléments du décor pour s'en servir de couverture, sans compter une palette de mouvements d'animations considérablement étoffée pour l'occasion. De petits détails, qui une fois mit bout à bout améliorent considérablement la prise en main en comparaison de ses aînés.

Preuve de ce dynamisme que l'on ne connaissait pas à la série, il est désormais plus facile de se fondre dans le décor ou attaquer un garde sans avoir la crainte de réaliser une fausse manipulation, les développeurs ont amélioré à la fois l'aspect infiltration et action. Qu'on ne s'y trompe pas, Ground Zeroes reste un jeu d'infiltration dans la plus pure tradition de la saga Metal Gear Solid, toutefois s'il conserve la plupart des mécanismes que l'on connaissait jusque-là pour se fondre dans le décor, de petites nouveautés participent à améliorer l'expérience. On citera parmi celles-ci l'ajout d'un marqueur pour suivre les déplacements des ennemis à proximité, l'intensification de la luminosité dès qu'un garde suspecte une présence, l'effet de ralenti qui laisse une dernière chance d'agir rapidement pour maîtriser un assaillant avant qu'il ne puisse donner l'alarme, des phases d'action à la dimension plus « théâtrale » filmée façon caméra à l'épaule, ou encore la possibilité de conduire des véhicules là ou la série ne s'offrait aucune folie de ce genre dans les précédents épisodes. L'autre nouveauté apportée par Ground Zeroes réside dans le passage au « monde ouvert » qui laisse une plus grande liberté d'action qu'autrefois, même si force est de reconnaître que malgré la très belle taille du camp Oméga, ce principe ne sera pleinement appliqué que sur Phantom Pain, que Kojima nous annonce d'ores et déjà comme 100 fois plus grand que Ground Zeroes, ça laisse rêveur.

Pour l'esprit conservateur, de telles nouveautés avaient de quoi effrayer aux premiers abords, par peur qu'elles ne facilitent trop la tâche ou amenuise l'esprit infiltration de la série, pourtant c'est bien le contraire qui se passe, ces éléments participent à améliorer davantage l'immersion comme en atteste par exemple l'absence de radar dans le coin de l'écran, remplacé par l'iDroid, dispositif permettant d'afficher la carte des lieux, demander un support aérien pour les exfiltrations par exemple, et écouter des enregistrements audio. Pour la parenthèse, Konami propose d'ailleurs une application second écran, vraiment bien pensé, pour les smartphones et tablettes iOS et Android. L'une des preuves les plus parlantes reste l'IA des ennemis, considérablement améliorée (et corsée !), les gardes n'hésitent plus à s'organiser afin de contourner une position et coordonner leur stratégie pour pousser le joueur dans ses derniers retranchements. Même si l'on remarque quelques comportements étranges, ce genre d'égarement reste dans l'ensemble minoritaire. Il faudra donc veiller à être particulièrement attentif à ses moindres faits et gestes, et préparer intelligemment ses déplacements sous peine de sanction pour ceux qui tenteraient une approche plus directe, Ground Zeroes conserve l'ADN d'un Metal Gear Solid, il n'hésitera d'ailleurs pas à le rappeler au besoin.

Reste l'épineuse question de la durée de vie. Il est d'abord nécessaire de rétablir la vérité, le jeu ne se termine pas en 5 heures comme certains propos le laissaient entendre. Si Metal Gear Solid V : Ground Zeroes ne comporte qu'une seule mission principale, en plus des nouveautés vues précédemment ou l'aspect visuel tout simplement superbe, l'intérêt de ce prologue réside dans les missions annexes et défis cachés qu'il propose, notamment la mission « Déjà-vu » ou l'on incarne Solid Snake, avec de nombreux clins d’œil qui ne manqueront pas de rappeler de nombreux souvenirs du premier épisode sorti sur Playstation One, mais qui nécessitera de trouver les 9 patchs XOF disséminés aux quatre coins du camp Oméga avant de se débloquer.

Qu'on se le dise, l'objectif n'est pas de terminer le jeu en ligne droite, sous peine de passer totalement à côté de ce qui a toujours constitué l'intérêt de n'importe quel épisode de la série. Un point d'autant plus important que les actions réalisées lors des séquences de sauvetage des otages auront une répercussion importante, même si l'on ne sait pas encore de quelle manière, sur certains évènements de Phantom Pain. Les sauvegardes de la Mother Base, sorte de hub pour le développement d'armes, seront d'ailleurs synchronisées sur Phantom Pain. Pour l'anecdote, la Mother Base peut aussi être créée depuis son smartphone ou tablette, via iDroid, l'application donne également accès aux enregistrements audio débloqués et les musiques du jeu dont l'inoubliable « Chevauchée des Valkyries » de Wagner.


Conclusion

Le pari de proposer un prologue à l'aventure principale comportait de très nombreux risques, c'était sans compter sur le savoir-faire des équipes de Kojima Productions. Metal Gear Solid V : Ground Zeroes est une réussite, une évidence en matière de gameplay, ou l'on assiste à un renouveau important qui nécessite un petit temps d'adaptation pour ceux qui ont déjà écumé les épisodes précédents, tout en ayant eu l'intelligence de conserver l'ADN de la série, voire même de l'améliorer sur certains points en laissant une certaine liberté d'action dans la manière d'aborder certaines situations. Ground Zeroes est bien plus qu'une simple démo, c'est une friandise à consommer sans modération, l'attente de Phantom Pain va être bien longue...

L'image
  Définition
  Couleurs
  Compression
   
  Format Vidéo HD 1080p
  Format Cinéma 1.33:1
   
   
Visuellement le jeu réussit sans aucun mal le passage à la nouvelle génération. Testé sur PS4, le jeu est affiché en résolution 1080p avec un framerate de 60 images par secondes (720p sur Xbox One). Ground Zeroes n'est pas une démonstration technique, aucun jeu de la saga ne l'a d'ailleurs jamais été, ce qui n'enlève en rien de sa superbe à l'aspect visuel du jeu, tout comme le travail monstrueux réalisé sur les cinématiques (poignantes) sur lesquelles la patte Kojima fait toujours merveille. Les différents protagonistes sont parfaitement modélisés, avec une mention toute spéciale à Naked Snake alias Big Boss, les éclairages parfaitement maîtrisés de jour ou de nuit, sans compter la météo changeante dont les effets de sécheresse ou d'humidité sont parfaitement retranscrits à l'écran, le rendu de la pluie étant haut combien bluffant de réalisme. Seul regret, le clipping un peu visible...un point que l'on espère corrigé sur Phantom Pain.

Le Son
 
Malgré la généralisation du 5.1 dans les jeux vidéos, rares sont les titres pensés de façon aussi intelligente que la saga Metal Gear Solid, MGS 4 : Guns of the Patriots reste sans conteste l'une des plus belles démonstrations en la matière, si ce n'est la meilleure d'ailleurs sur PS3 aux côtés de Last of Us. Ground Zeroes ne déroge pas à la règle, notamment lors des phases d'assaut et des cinématiques qui exploitent pleinement l'environnement multicanal avec une une précision, une dynamique et une spatialisation qui exploite réellement l'ensemble des canaux, sans empiéter sur l'intelligibilité de la centrale. Inutile de chercher, aujourd'hui on ne fait pas mieux. Saluons également le superbe travail opéré sur la bande-originale, avec quelques belles partitions signées Harry Gregson-Williams (Man of Fire, Kingdom of Heaven, Narnia, X-Men Origins, etc.) rattaché à la série depuis MGS 2 : Sons of Liberty, et l'excellent choix de Kiefer Sutherland pour le doublage du Big Boss.

Les Bonus
  Supléments
  Menus
  Sérigraphie
  Packaging
 
  Durée 0 min
  Boitier Amaray
   
   
Entre les cinq missions annexes, les défis, la possibilité de recommencer l'aventure dans le niveau de difficulté maximale, débloquer la mission secrète "Déjà-vu", MGS V : Ground Zeroes promet quelques belles heures de jeu.

Bonus
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
  Fin alternative
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