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A Man Called Hero

Titre Original Zhong hua ying xiong
Genre Fantasy
Pays Hong-Kong (1999)
Date de sortie mercredi 13 avril 2005
Durée 86 Min
Réalisateur Andrew Lau
Avec Ekin Cheng, Kristy Yang, Nicholas Tse, Biao Yuen, Francis Ng, Ken Lo, Grace Yip, Dion Lam, Jude Poyer, Elvis Tsui, Sam Lee, Pei Pei Cheng, Anthony Wong Chau-Sang, Shu Qi
Producteurs Raymond Chow, Golden Harvest Company Ltd.
Scénaristes Wong d’après l’œuvre de Ma Wing Shing
Compositeur Kwong Wing Chan
Format Dvd 9
Site Internet Site de la collection Asian Star
Informations
Complémentaires

La collection Asian Star présente sa première vague de film dont la sélection s’avère particulièrement judicieuse. Asian Star se situe nettement un cran au dessus de la décevante collection Asian Connection dont nous avions fait la critique de plusieurs de ses films. Pour la première vague des films Asian Star, Jean-Pierre Dionnet nous propose de découvrir les deux films coréen Yesterday, The legend of evil lake (2003). La collection se complète de plusieurs films Hong-kongais dont trois polars, Guerres de l’ombre (1990), Victim (1999) et Bullets over summer (1999) auxquelles se rajoutent The moon warriors (1992), Flying Dagger (1993), A man called Hero (1999) et un film chinois, L’empereur et l’assassin (1999).
 

Langues
  PCM Label Film Bonus Commentaire
  Cantonais
Non
Non
Non
  Français
Oui
Non
Non

Le Film Critique de Laurent Berry
  Editeur   Fox pathé europa
  Edition   Standard
  Label  
  Zone  2
  Durée Film  86 min
  Nb Dvd  1
   
   

L'histoire :

En Chine, dans les années 20. Hero Hua vit paisiblement avec ses parents, sa fiancée enceinte et son ami Sheng. Mais lorsque ses parents sont froidement assassinés par des trafiquants d’opium, Hero abat les meurtriers. Obligé de fuir la Chine, il débarque à New York où il se fait engager comme travailleur à la mine. 16 ans plus tard, Sheng, accompagné de Sword (épée), le fils de Hero, se rend à New York afin de retrouver sa trace.

Critique subjective :

A man called a hero est une très bonne surprise et un film au casting musclé. Andrew Lau qui a une filmographie assez fournit est réalisateur, acteur et producteur. Il débute en 1982 comme technicien sur une production de la Shaw Brothers et acquière une expérience en tant que cameraman puis devient directeur de la photo. Il a exercé ses talents sur des films comme City On Fire de Ringo Lam, As Tears Go By et Chungking Express de Wong Kar-wai, Gunmen de Kirk Wong, Future Cops de Wong Jing ou encore Once Upon a Time in China III de Tsui Hark. Il obtient un premier succès avec Raped by an Angel (1993) puis enchaînera différents films jusqu’à la saga des Young and Dangerous qu’il réalise grâce à son association avec le réalisateur  Wong Jing (Future Cops) et l’acteur scénariste Manfred Wong qui fondent ensemble la compagnie Bob & Partners. Puis suivront The Stormrider, A Man Called Hero ou Infernal Affairs avec Alan Mak.

Andrew Lau a connu un grand succès avec le film Storm riders et signe avec A man called a hero un très belle réalisation du cinéma Sword Fantasy asiatique. Cette adaptation de la Bande dessinée Blood Sword, très populaire à Hong-Kong réunit un casting qui rend ce film très attractif.

Le rôle de Hero a été confié à l’acteur Ekin Cheng qui doit sa carrière à l’émission pour enfant Space Shuttle 430 qui lui a permis de décrocher un rôle dans le film Girls Without Tomorrow (1992). Il apparaît dans Future cops (1993) mais sera découvert par Wong Jing, qui lui offrira son premier succès avec sa participation à la saga des Young and Dangerous (1996 et 1997). Il jouera dans Storm Riders (1998), Tokyo Raiders (2000) et Running Out Of Time 2 de Johnny To (2001).

Autour de Ekin Cheng apparaissent de nombreux autres acteurs de talents comme la jolie actrice taiwanaise Shu Qi. Elle a démarré par des soft porns puis joué dans différents films dont Young & Dangerous 5 et The Storm Riders  (1998), le fameux Millennium Mambo (2001) ou So Close (2002).

Francis Ng incarne le méchant qui affronte Hero. Il commence par une carrière télévisuelle puis apparaît également dans la série des Young and Dangerous et dans plusieurs films de triades comme Big Bullet (1996), The Mission (2001). Il signe un très bon premier rôle dans le très intéressant Bullets over summer de Wilson Yip (1999). Face à lui Anthony Wong Chau-Sang incarne Pride, le maître de Hero. Anthony Wong (The mission (2001), Fist Power ou  O.C.T.B. (1991)) mène une carrière internationale en jouant dans Matrix reloaded et Matrix revolutions (2002) puis plus récemment encore dans Infernal Affairs II (2003).

Le casting est complété par plusieurs acteurs intéressants voire légendaires dans des seconds rôles interprétés par Pei Pei Cheng (L’hirondelle d’or et  Le retour de l‘hirondelle d’or de 1968, Les Griffes de Jade 1971 ou Tigre & Dragon  en 2000), Sam Lee qui est un jeune acteur à la filmographie très chargée (True mob story (1998), Gen-X cops (1999) ou Fist Power (2000)) et Grace Yip (Gen-X cops en 1999).

A man called a hero frappe par la qualité des décors, des effets spéciaux et les combats chorégraphiés à merveille par Diam Lam (Young and dangerous, stormriders, infernal Affairs), le directeur des combats. Le film se positionne comme le dernier gros budget du 20 ème siècle de l’industrie cinématographique de Hong-Kong ce qui se justifie pleinement. A man called a hero est un modèle du cinéma Sword Fantasy et parvient à recycler plusieurs thématiques récurrentes du Wu Xia Pian comme le culte voué aux armes avec l’épée rouge de Hero ou les guerres intestines entre écoles d’arts martiaux chinois et japonais. Ces vieilles querelles auxquelles les invasions japonaises ne sont pas étrangères et que Wang Yu notamment exploitera dans Le Boxeur Manchot (1971) ou Le Dieux de la guerre (1972) sont ici transportées sur le sol des États-Unis au début du vingtième siècle.

Ce déplacement géographique de l’intrigue profite à l’histoire qui s’inscrit ainsi à la fois dans le cadre classique des films de Wu Xia Pian mais propulse le genre dans le monde occidental et dans l’époque moderne. On assiste ainsi à un combat entre Japonais et chinois, américains et chinois et on découvre une vision des conditions d’immigration des chinois aux Etats-Unis. Le summum de la transposition du genre dans le New-York du début du XX ème siècle est prétexte à monter un combat impressionnant sur le site de la statue de la liberté. Cette scène a profité d’un important travail de post-production et d’effets spéciaux qui ont été très profitable à d’autres scènes de combats spectaculaires comme lors de l’affrontement entre Pride (Anthony Wong) et Invincible (Francis Ng). Ce combat qui n’est pas très long produit de très beaux effets d’eaux comme on le retrouve peu de temps après dans Hero (2002) de Zhang Yimou.

A man called a hero évite de sombrer dans le kitsch le plus total en dépit de cette scène de combat finale sur la statue de la liberté dont les effets spéciaux font un peu penser aux effets des Mortal Kombat. Mais heureusement le film a bénéficié d’une vision globale de l’image à laquelle l’expérience d’Andrew Lau en tant que cameraman puis chef opérateur ne doit pas être étrangère. On apprécie les transformations des ninjas et leurs déplacements qui s’affranchissent de toutes les règles de la physique et dépassent largement les effets planant obtenus avec l’utilisation de câbles comme dans Tigre et dragon par exemple. Mais les deux films ne visent pas exactement le même objectif. Les compétences de Diam Lam, directeur des combats permet de donner au film une niveau de finition qui n’est pas passé inaperçue puisqu’il a été aussi recruté pour travailler dans l’équipe du maître Yuen Woo-ping sur la trilogie Matrix avant de signer les combats de Spider man 2.

Les décors de New-York sont particulièrement soignés ce qui nous plonge sans aucune rupture dans des ambiances différentes. Il n’y a pas non plus de rupture de rythme qui reste soutenu bien qu’alternant entre scènes d’actions et scènes de la vie quotidienne. L’intrigue se maintient grâce à un habile aller-retour entre l’histoire des parents de Sword et la vie de Hero. Les retrouvailles familiales et les relations parfois compliquées entre les différents personnages donne une certaine épaisseur au film avec lequel on passe un très bon moment.

Verdict :

La collection Asian Star présente sa première vague de film et nous propose de découvrir A man called Hero, un film d’action qui s’avère être une vraie bombe truffée d’effets spéciaux et rudement bien réalisé. A man called Hero est marqué par un visuel fort tant par le soin apporté aux décors qu’au travail de post-production. C’est aussi un film mêlant Kung Fu, Wu Xia Pian et armes à feux parfaitement intégrés dans un scénario qui soutient un bon niveau d’action et d’aventure. Un film à visionner et que tout fan du genre doit posséder.


L'image
  Définition
  Couleurs
  Compression
   
  Format Vidéo 16/9 anamorphique couleur
  Format Cinéma 2.35:1
   
   

Le master est très propre hormis quelques discrètes et finalement rares taches blanches.
Le contraste est impeccable et les noirs profonds ce qui fait merveille dans ce film à ambiance ou l’on passe de scènes de nuit surnaturelles à des combats entre chinois et Ninja japonais. Les couleurs sont très bien rendues conformément au spectre des couleurs assez variées. La compression est très bonne et il n’ay pas de problème de définition ce qui est essentiel surtout avec le grand nombre de plan truqués qui sont souvent de toute beauté. On peut dire que la copie originale est très bonne et le transfert sur DVD de grande qualité. Du bon travail.

Le Son
 

La piste audio Dolby Digital 2.0 surround VO est très efficace et équilibrée.
Il est certain qu’une piste audio Dolby Digital 5.1 aurait trouvé matière à s’exprimer sur un tel film mais les deux pistes audio 2.0 remplissent parfaitement leur office. Les deux pistes exploitent de manière équivalente les surround avec une bonne spatialisation et une excellente dynamique. On peut s’exprimer très satisfait de ces deux pistes bien que ma préférence va à la piste audio 2.0 en VO. Les deux pistes sont très pêchues pour notre plus grand plaisir. Les voix française de la piste audio Dolby Digital 2.0 surround VF sont correctes et collent bien aux personnages. On a une enveloppe sonore très agréable qui donne l’impression d’être enveloppé par l’action, certes de manière un peu moins efficace qu’une bonne piste audio 5.1 mais suffisante pour passer un très bon moment.

Les Bonus
  Supléments
  Menus
  Sérigraphie
  Packaging
 
  Durée 9 min
  Boitier Amaray avec fourreau cartonné
   
   

Toute la collection Asian Star propose une présentation des films faite par Jean-Pierre Dionnet, le directeur de la collection. On peut choisir de voir le film avec ou sans présentation.
Il est dommage que cette édition ne propose pas de bonus sur les effets spéciaux et els décors qui sont particulièrement aboutit.

Bonus :
- La présentation du film par Jean-Pierre Dionnet (2 mn 03)
- Bande-annonce chinoise 1 (2mn 22)
- Bande-annonce chinoise 2 (3 mn 05)
- Bande-annonce Française1 ( 1 mn32)
- Galerie photo montrant 12 photos des effets spéciaux et tournage sur fond vert (intéressant mais un peu gadget vu le nombre très réduit de photos).

Menus
I'illustration sonore des menus est codée en dolby Digital 5.1.

Packaging
Le packaging de la collection adapté aux couleurs du film avec une jaquette imprimée recto verso. La fiche technique accompagne le boîtier et le tout est disposé dans un étui en carton.


Bonus
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
  Fin alternative
  Galerie de photos
  Story board
  Multi-angle
  Liens internet
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