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2046 en double DVD - édition limitée

Genre Science Fiction
Pays Hong-Kong, Chine, France (2004)
Date de sortie jeudi 26 mai 2005
Durée 123 Min
Réalisateur Wong Kar-wai
Avec Tony Leung Chiu-Wai, Gong Li, Kimura Tahuya, Faye Wong, Zhang Ziyi, Carina Lau Ka-Ling, Chang Chen, Wang Sum, Siu Ping-Lam, Maggie Cheung, Thongchai McIntyre, Dong Jie
Producteurs Eric Heumann, Ren Zhonglun, Zhu Yongde, Wong Kar-Wai
Scénaristes Wong Kar-Wai
Compositeur Peer Raben, Shigeru Umebayashi
Format Dvd 9
Site Internet Site officiel
Critiques cinéma de 2046
Informations
Complémentaires

La bande originale du film est disponible sur CD en version simple ou collector et comporte 20 titres signées par Shigeru Umebayashi (And Then… de Morita Yoshimitsu, All Under the Moon de Sai Yoichi, The Christ of Nanjing de Tony Au, In the Mood for Love de Wong Kar Wai et Le Secret des poignards volants de Zhang Yimou) et Peer Raben (L’amour est plus froid que la mort, Prenez garde à la Sainte Putain, Le Mariage de Maria Braun et Le Secret de Veronika Voss de Rainer Werner Fassbinder).
 

Langues
  PCM Label Film Bonus Commentaire
  Chinois
Non
Non
Non
  Français
Oui
Oui
Non

Le Film Critique de Laurent Berry
  Editeur   Océan
  Edition   Edition limitée
  Label  
  Zone  2
  Durée Film  123 min
  Nb Dvd  2
   
   

L'histoire :

Dans sa petite chambre d'hôtel, Chow Mo Wan, écrivain en mal d'inspiration, tente de finir un livre de science-fiction situé en 2046. A travers l'écriture, Chow se souvient des femmes qui ont traversé son existence solitaire. Passionnées, cérébrales ou romantiques, elles ont chacune laissé une trace indélébile dans sa mémoire et nourri son imaginaire.

Critique subjective :

Wong Kar-Wai présente 2046 qui est une variation futuriste de In the mood for love, et un film-somme entretenant un réseau de relations étroites avec certains de ses films. L’occasion de découvrir un projet qui aura nécessité quatre années de travail et où l’on retrouve à nouveau son acteur fétiche, Tony Leung Chiu-Wai entouré d’un casting féminin exceptionnel et charmant dont Zhang Ziyi, Gong Li, Faye Wong, Carina Lau Ka Ling ou Maggie Cheung.

Depuis l'immense succès de Chunking Express (1994), son quatrième long métrage, Wong Kar-Wai a accédé au statut de réalisateur culte. Les spectateurs ont alors réévalué à la hausse ses films antérieurs, As tears go by (1988), Nos années sauvages (1991) dans lequel joue Maggie Cheung et Les cendres du temps (1994). Maggie Cheung qui signe d’ailleurs avec 2046 (critique cinéma) sa cinquième et brève collaboration avec Wong Kar-Wai en donnant une fois de plus la réplique à Tony Leung Chiu-Wai.

La filmographie de Tony Leung Chiu-Wai se confond avec celle de Wong Kar-Wai pour lequel l’amoureux de In the mood for love qui lui a valu le Prix d'interprétation masculin du Festival de Cannes 2000, est un de ses acteurs fétiches et a déjà figuré à l’affiche de 6 de ses films (Nos années sauvages (1991), Les cendres du temps (1994), Chunking Express (1994), Happy Together (1997), In the mood for love (2000) et 2046 (2003)). Tony Leung Chiu-Wai représente l’acteur asiatique masculin par excellence qui s’impose en occident avec des films comme Cyclo de Tran Anh Hung(1995), Histoire de fantômes chinois 3 (1991) de Tsui Hark, Hero (2003) de Zhang Yimou ou encore les polars Infernal Affairs (2004) réalisé par Andrew Lau et Alan Mak. Dans 2046, Tony Leung Chiu-Wai revient avec un Mr. Chow plus cynique, seule une moustache différencie les deux variantes du personnage.

Pour 2046, Wong Kar-Wai a décidé de réunir quelques-unes des plus belles femmes du cinéma asiatique afin qu’elles soient comme autant de facettes d’un modèle de la femme idéale pour le personnage de Tony Leung Chiu-Wai, mais il s’agit de fait de l’image sublimée d’une femme qui n’existe pas. Toutes les femmes de 2046 jouent le même rôle et chaque partie du film autour d’une des femmes (Gong Li, Faye Wong, Zhang Ziyi, Carina Lau Ka Ling, Siu Ping Lam, Maggie Cheung ou Dong Jie) révèle quelque chose sur le passé de Mr. Chow (Tony Leung Chiu-Wai).

Gong Li(Su Li Zhen) qu’il rencontre dans un tripot à Singapour lui rappelle qu’il est obsédé par le passé vécu avec la première Su Li Zhen interprétée par Maggie Cheung dans Nos années sauvages (1991) et In the Mood for love (2000) que Wong Kar-Wai fait revenir dans 2046 un peu comme une apparition, un souvenir, une image mentale. Gong Li est cette superbe actrice à la beauté changeante qui figure dans plusieurs des réalisations de Zhang Yimou, son ex-époux dont Le Sorgho rouge (1987), Epouses et Concubines (1991), Qiu Ju une femme chinoise (1992), Vivre (1993), Shanghai Triad (1995). On a aussi pu la voir dans Adieu ma concubine (1992) ou L’empereur et l’assassin (1999) de Chen Kaige et joue dans Eros (2003) la trilogie réalisée (sortie le 06 Juillet 2005) par Steven Soderbergh, Michelangelo Antonioni, Wong Kar-Wai.

Avec Zhang Ziyi, Mr. Chow veut une relation concrète mais finit par la rater car si la rencontre de l’âme sœur arrive trop tôt ou trop tard on peut la rater. Mr. Chow est hanté par la perfection de Su Li Zhen ce qui l’empêche d’apprécier une nouvelle femme à sa juste valeur. Zhang Ziyi que l’on découvre dans un registre un peu différent a beaucoup appris sur ce tournage. Elle devient une actrice incontournable dans le cinéma asiatique puisqu’elle a déjà tourné dans Hero (2002) ou Le Secret des poignards volants (2003, critique cinéma) de Zhang Yimou. D’autres collaborations importantes se sont multipliées avec Rush hour 2 (2001), Tigre et dragon (2000) de Ang Lee, La Légende de Zu (2001) de Tsui Hark.

Carina Lau Ka Ling poursuit une belle carrière depuis une vingtaine d’année. Elle incarne la Lulu de Nos années sauvages (1990) dont elle prolonge le personnage dans 2046 mais sous l’apparence de la nouvelle Mimi que retrouve Mr. Chow par hasard.  Elle avait déjà tourné avec Wong Kar-Wai dans Les cendres du temps (Ashes of time, 1994) ainsi que Nos années sauvages (1990), mais elle figure également à l’affiche de Les Fleurs de Shanghai (1998) de Hou Hsiao Hsien et des Infernal Affairs II (2003) et III (2004).

Le casting extraordinaire de 2046 se complète du jeune acteur japonais Takuya Kimura qui est une vraie star dans son pays. Il incarne Tak, le personnage japonais errant dans le train 2046. Il a tourné principalement dans des séries télévisées. L’acteur Chang Chen incarne l’androïde cc1966 et figurait par ailleurs dans Happy Together (1997) de Wong Kar-Wai, Betelnut Beauty (2001) ou la trilogie Eros (2004). Bien sure, on retrouve également Faye Wong qui incarne deux personnages (la fille aînée du directeur de l’hôtel et l’androïde wjw1967). Elle a déjà tourné dans le sympathique ChungKing Express (1994) et poursuit une carrière musicale importante. Maggie Cheung que l’on a vu récemment dans Clean (2004) et qui a déjà joué dans As Tears go by (1988), Nos années sauvages (1990),  Les Cendres du temps (1994) et surtout In the Mood for Love (2000) de Wong Kar-Wai revient cette fois très brièvement dans 2046.

Des différentes femmes du film, si Gong Li (Su Li Zhen ou la mygale toute de noir vêtue) lui rappelle qu’il est obsédé par le passé, Zhang Ziyi (Bai Ling) interprète celle qui incarne le temps présent. En s’installant dans la chambre d’hôtel voisine, elle crée une intimité avec Mr. Chow qui provoque le désir, le désespoir, puis la jouissance éphémère, ainsi que de soudains accès de colère et de rancœur. Zhang Ziyi est le symbole d’un appétit de vie décadent et débordant tout à la fois. Les mélodies de Dean Martin, Connie Francis, les rythmes de rumba et de cha-cha-cha évoquent alors l’érotisme qui se dégage de la comédienne et qui avait attiré Chow. Faye Wong sous les traits de l’androïde incarne un futur exploré par le biais de la narration permise par le roman. On y voit un japonais qui entretien une relation avec cette femme androïde. Ici, il s’agit d’une histoire d’amour imparfaite, pleine d’obstacles qui font écho à ceux de la fille aîné du directeur de l’hôtel, l’autre personnage de Faye Wong qui veut renoncer à son histoire d’amour avec son amant japonais.

Le personnage japonais du roman 2047 écrit par Tony Leung Chiu-Wai, Incarne Mr. Chow qui vit des relations différées avec les androïdes. Ces femmes androïdes se détraquent et elles finissent par ressentir les émotions avec plusieurs heures de décalage. En fait, avec 2046 Mr. Chow en apprend plus sur lui-même que sur les femmes. Mr. Chow est un collectionneur de temps et ceci est d’autant plus évident qu’il est écrivain et qu’on le voit rester immobile, la plume suspendue comme en panne d’inspiration au dessus de sa feuille. En tant qu’écrivain il met le monde en mouvement par son immobilité, explore le temps et à la capacité de créer des personnages en leur inventant une affectivité. Comme le révèle Tony Leung, Wong Kar-Wai écrit beaucoup, parfois il s’endort sur son bureau puis se réveille et recommence à écrire. Mr. Chow c’est Wong kar-Wai lui-même qui écrit et bien que le temps s’écoule, il reste assit à écrire comme le réalisateur dans la vie réelle. L’écrivain met le monde en mouvement par son immobilité mais le réalisateur arrête le temps en image et épaissit la durée par le ralenti, quoi de plus naturel.

Avec 2046, on est dans le royaume de la composition, plan par plan. Des décors verts intenses et chatoyants fricottent avec une robe rouge. Le rouge toujours si intense, qui désigne le personnage qui porte la passion. Tantôt celle de la fille aînée du directeur de l’hôtel que Mr. Chow semble vouloir séduire mais qui se marrie finalement avec son amoureux japonais ou la robe tachetée de rouge de l’incendiaire Mlle Bai (Zhang Ziyi). Wong Kar-wai distillent des blocs de sensation en image, emmitouflé dans une gangue musicale.

Alors Wong Kar-Wai qui possède l’art de la ritournelle accompagne chaque actrice d’une musique. Gong Li qui représente le passé et incarne le personnage complexe de la mygale est accompagnée d’extraits élégiaques et nostalgiques de la Polonaise de Long Journey d’Umebayashi et par une partition inédite de Peer Raben, Sisyphos at work, elle–même inspirée d’un thème inspirée d’un thème composé pour La Troisième génération de Rainer Werner Fassbinder (1979). Carina Lau (lulu/mimi) introduit un autre thème mélancolique, extrait de la bande originale de Querelle (1982) de Fassbinder. Zhang Ziyi est accompagnée des mélodies de Dean Martin, d’un mélange de cha-cha-cha et de rumba tandis la fille du patron incarnée par Faye Wong, l’amoureuse de Chungking Express est entourée de l’aire de l’Adagio de Secret Garden (pour l’androïde) et de la Costa de Bellini pour l’autre personnage.
Musique d’une légèreté affolante pour le flirt retrouvé une fois la relation avec Zhang Ziyi terminée, musique nostalgique lors de la lecture de la lettre de l’amant japonais par la fille du patron. La musique fait son cinéma.

Wong Kar-Wai fait des ritournelles en musique, les personnages réapparaissent tels des atavismes, des résurgences et pourtant le réalisateur maintient Hong Kong dans les années 60. Même si 2046 explore le futur en faisant un détour par l’imagination de Mr. Chow, c’est une vision du futur selon les critères d’un homme vivant dans les années 60. La ville qui a été créée (par la société française d’effets spéciaux Buf) reste un univers sans horizon. Elle bouche l’horizon et on y navigue avec de longs travellings et avec des trains qui la parcourent en serpentant entre les immeubles. Wong Kar-Wai explique qu’il a eu l’idée de faire 2046 avant 1997. Alors que Hong Kong allait devenir chinois, les autorités ont promis une période de 50 années sans changement jusqu'en 2046. Ca l'amusait d'associer ce chiffre à une histoire d'amour, parce qu'au début d'une relation on ne sait pas si ça va durer. Il y a-t-il quelque chose d'immuable dans ce monde ?

Parmi les emprunts et les connexions opérés par Wong Kar-Wai on note plusieurs variations de scènes déjà rencontrées antérieurement. A la 43ème minute, la scène dans le taxi avec Tony Leung Chiu-Wai et Zhang Ziyi rappelle celle de In the mood for love qui est reprise plus loin mais cette fois avec Maggie Cheung. Ces scènes se rapportent également à une autre scène comparable entre les deux amants de Happy Together. La scène ou l’androïde regarde par la vitre du train est très proche formellement de celle ou la même actrice (Faye Wong) regarde à travers une vitre dans ChungKing Express. La boucle est bouclée.

D'une certaine manière 2046 est un bilan des films précédents et un film-somme. La musique, les personnages, les histoires, les lieux concourent à faire de 2046 le prisme des amours d’un homme autour duquel il y a autant de femmes différentes pour autant d’histoires singulières. Wong Kar-Wai tente de construire un cristal dont le centre est le couple Su Li Zhen/Mr. Chow et les facettes toutes les femmes qui lui permettent d’explorer le temps. Ceci prend une tournure d’autant plus étrange et évidente quand on sait que Wong Kar-Wai va tourner avec Nicole Kidman un film qui s’intitulera La Dame de Shanghai(2006) (remake de La Dame de Shanghai d’Orson Welles (1948) ?) . La dame de Shanghai d’Orson Welles comporte une scène assez fascinante où le personnage féminin est réfléchit dans des miroirs. Gilles Deleuze l’a analysé comme étant une illustration de son concept de cristallisation résultant de l’échange perpétuel entre l’actuel (la dame) et le virtuel (ses reflets). Le choix de ce titre directement connecté au film culte d’Orson Welles et l’exploration du processus de cristallisation laisse présager une réalisation d’autant plus extraordinaire qu’elle devrait réunir Wong Kar-Wai, Nicole Kidman et Takeshi Kitano.

Verdict :

2046 n’est pas le meilleur film de Wong Kar-Wai car on il lui manque un peu de cette fluidité évidente de In the mood for love. A certains égards, 2046 semble être à la fois un film bilan, un film-somme et une œuvre ouverte entretenant des relations avec certains films du réalisateur et d’autres films par le biais d’emprunts musicaux notamment. Cependant, avec 2046 se joue une articulation esthétique et conceptuelle qui mérite de l’attention d’autant que cette édition est faite pour vous permettre une excellente expérience visuelle et sonore.


L'image
  Définition
  Couleurs
  Compression
   
  Format Vidéo 16/9 anamorphique couleur
  Format Cinéma 2.35:1
   
   

Le master est impeccable et l’image superbe. Comme on le sait Wong Kar-wai sait s’entourer et la photo de 2046 a encore une fois été confiée à Christopher Doyle (assisté de Lai Yiu Fai (HKSC) et de Kwan Pun Leung) le chef-opérateur préféré du réalisateur.

D’autre part 2046 a bénéficié d’un étalonnage numérique HD, réalisé chez Duboi (Duran Duboi, une société française de talent qui a déjà signée tant de collaboration) par Didier Le Fouest, l’étalonneur du Fabuleux destin d’Amélie Poulain. Les laboratoires Eclair on donc pu tirer les copies pour les projections en salles à partir d’un master numérique HD, et Eclair Premastering DVD réaliser le transfert sur DVD à partir d’un master étudié pour la vidéo.

Si les couleurs du DVD sont aussi belles et étudiées c’est grâce à la collaboration et à l’attention de Didier Le Fouest et William Chang qui ont procédés à une longue séance de comparaison entre l’image DVD et celle du master HD. Didier Le Fouest a du pousser assez loin sa compétence compte tenu du niveau d’exigence pour ce projet et du fait qu’il y ait eu un tournage étalé sur plusieurs années, qu’il y ait eu plusieurs laboratoires, des pellicules différentes et enfin trois directeurs de la photo. Le transfert sur DVD a été maîtrisé pour rester conforme au master et conserver la finesse et le piqué de l’image particulier aux films de Wong Kar-Wai.

L’image du DVD bonus est très agréable également et on a une forte cohérence visuelle.

Le Son
 

Cette édition a fait l’objet d’une réalisation technique visuelle et sonore poussée. En plus d’un master numérique HD pour l’image, une piste audio en version française inédite a été enregistrée pour toucher un plus large public, un nouveau mix a été spécialement effectué pour le Home Theater et une piste DTS 5.1 exclusive pour le DVD est proposée. On ne peut que se réjouir de ce travail exceptionnel sur une édition DVD.

Le DVD est livré avec une piste audio DTS 5.1 en Version Originale (768 Kbps), une piste audio Dolby Digital 5.1 en Version originale (448 Kbps) et une piste audio Dolby Digital 5.1 en Version Française inédite (448 Kbps).

Wong Kar-wai a confié le design sonore et le mixage de 2046 à un tandem composé du Taiwanais Tu Duu Chih (happy Together, récompensé à Cannes en 2001 pour le son de Millenium Mambo de Hou Hsiao Hsien et de Et là-bas quelle est-il ? de Tsai Ming Liang) et du français Claude Letessier (le son de la ligne rouge de Terrence Malick, Human nature de Michel Gondry, Land Of plenty et Don’t come knocking de Wim Wenders).

Claude Letessier en était à sa troisième collaboration avec Wong Kar-Wai, après le court-métrage pour la série The hire de BMW et l’épisode de la trilogie Eros. Grâce à la complicité du studio piste rouge à Paris, il a cherché pendant quatre mois à recréer l’élégance de la bande son d’origine de 2046. Le résultat est un mix très équilibré, optimum, sans excès de surround pour conserver la simplicité artistique de l’original ce qu’il a obtenu grâce à une écoute de proximité et sans trop monter le volume. On apprécie car les DVD avec des pistes audio sous-exploitées, mal exploitées ou enregistrées avec un niveau sonore impossible ne sont pas rares et il est toujours pénible de devoir pousser le niveau d’écoute pour parvenir à entendre ou inversement d’avoir une piste baveuse et saturée.

La piste DTS 5.1 en VO est très équilibrée et reste vraiment mesurée et subtile. 2046 est un film subtil et très musical ce qui impliquait un remix afin de créer une représentation sonore spécifique au DVD. Les médiums des dialogues ont donc été corrigé pour être plus perçants et la musique gagnée en profondeur grâce à une spatialisation plus précise et des vapeurs de réverbération à l’arrière.

La piste audio Dolby Digital 5.1 en Version française inédite est bien sentie et fonctionne bien ce qui n’est pas toujours simple. Un très bon travail de traduction a été fait pour restituer l’expression de la version originale. On peut redécouvrir le film en le revisionnant avec la piste française après la Version Originale que l’on préfère pour l’expressivité des langues en usage (mandarin, cantonais, Japonais) et parce que l’on dispose de deux bonnes pistes en version originale dont la piste audio DTS 5.1 calibrée pour le DVD.

Les Bonus
  Supléments
  Menus
  Sérigraphie
  Packaging
 
  Durée 180 min
  Boitier Coffret
   
   

Cette édition est superbe à bien des égards. Un packaching splendide qui fait de ce DVD un bel objet collector. Le film et le cinéma de Wong Kar-Wai est exploré de long en large et l’on prend la pleine mesure du travail accomplit, du talent du réalisateur et du mérite de ceux qui travaillent avec lui. Le second DVD et le livret fournissent de quoi alimenter polémique, admiration et légende autour de Wong Kar-Wai.

Bonus :

DVD 1 :
- Bandes-annonces de "In the Mood for Love" et "2046"
- Chapitrage musical et commentaires sur la musique

DVD 2 (180 min) :

Zone 1963 : Singapour et ses salles de jeu
- As de pique
• Making of (37 min)
• Dans la peau de Mlle Bai (3 min)
• 2046 : anatomie du souvenir (5 min)
Les étapes de la conception et de la réalisation de la ville futuriste en images de synthèse

- Roi de cœur
Les promo-reels, trailers, teasers et bande-annonce définitive retracent l’évolution du film au fil du temps, de 2002 à 2004 (16 min)
• Promo-reel 2002 (4 min 10)
• Teaser 2002 (1min 22)
• Promo-reel 2003 (6 min 58)
• Trailer Cannes 2004 (1 min 18)

Zone 1966 : Oriental Hôtel, Hong Kong et ses hôtels
- La chambre 2046
• Scènes inédites et fin alternative (20 min)
- La chambre 2047
• Galerie de photos inédites
Un point de vue différent sur des scènes du film et la découverte de scènes totalement inédites
- Le bureau du directeur
• La musique de 2046 :
*Introduction par Wong Kar Wai
*Notes poétiques : commentaires surla musique par Joanna C. Lee
*Liste des morceaux
*Biographies des musiciens, Shigeru Umebayashi et Peer Raben, auteurs dela musique originale.
*Vidéo-clip inédit sur l’air de Casta Diva par Wong Kar Wai (7 min 27)
- La réception
• Section multimédia
A utiliser dans le lecteur DVD-Rom de votre ordinateur PC
*Dossier de presse du film
*Economiseur d'écran
*Fonds d'écran
*Liens Internet

Zone 1967 : Restaurant Lung Kee
- 2046 : légendes cannoises (27 min)
• Un documentaire richement illustré retrace els péripéties de la présentation du film à Cannes en mai 2004, racontée par Thierry Frémaux, délégué artistique du Festival. Passionnant.
- Plats
• Promo-reels, teasers et bandes-annonces (10 min)
- Desserts
• Galerie d’affiches (diaporama)
Des dizaines de projets de Hong Kong, du Japon et de France

Zone 2046 : où rien ne change jamais
- Tour 993
• Wong Kar-Wai, Tony Leung, Zhang Ziyi : regards croisés (17 min)
- Tour 994
• 2046 et le cinéma de Wong Kar-Wai (20 min 46)
Trois critiques, Michel Ciment (du magazine Positif), Jean-Michel Frodon (des Cahiers du cinéma) et Pascal Mérigneau (Le nouvel Observateur), commentent le film et le restituent dans l’oeuvre du cinéaste.
- Tour 995
• Numérologie de 2046
Le sens de tous les nombres dans et autour du film est dévoilé.
• Devant et derrière la caméra
* Fiches artistique et fiche technique du film
* Biofilmographies de Wong Kar-Wai(réalisateur), Christophe Boyle, Kwan Pu Leung et Lai Yiu Fai (directeurs de photographie), William Chang (directeur artistique) et des comédiens Tony Leung, Gong Li, Zhang Ziyi, Faye Wong, Takuya Kimura, Maggie Cheung, Carine Lau, Chang Chen, Wang Sum, Dong Jie, Bird Tongchai McIntyre, Siu Ping Lam.

Zones 1224 et 1225 : Noël, Grands froids
• Films asiatiques dans la même collection
• Catalogue DVD Océan
• Générique du film
• Crédits DVD

• ...et un bonus caché.

Le guide du voyageur
• Livret collector de 12 pages, manuel à l'usage des passagers en partance pour 2046...

Menus
Les menus sont très beaux. La navigation du DVD bonus peut être un peu déroutante au début car certaines sections sont reprises dans la rubrique 2047. 

Packaging
Très beau travail de présentation et de mise en valeur du film sur cette édition collector limitée. Le boiter en métal (un peu fragile alors gaffe à la livraison par envoie postale et lors des manipulations) colle parfaitement avec l’univers du film et la typographie en relief du numéro de la chambre d’hôtel.


Bonus
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
  Fin alternative
  Galerie de photos
  Story board
  Multi-angle
  Liens internet
  Interface Rom
  Jeux intéractifs
  Filmographies
  Clips vidéo
  Bêtisier
  Bonus Cachés
  Court Metrage
   Huit scènes inédites