Le Seigneur des Anneaux: La Communauté de l'Anneau - Version Longue

Titre Original
The Lord of the Rings: The Fellowship of the Ring - The Extended Cut
Genre
Pays
USA (2001)
Date de sortie
lundi 18 novembre 2002
Durée
208 Min
Réalisateur
Producteurs
Peter Jackson, Barrie M. Osborne, Tim Sanders, Fran Walsh
Scénaristes
Peter Jackson, Fran Walsh, Philippa Boyens
Compositeur
Howard Shore, Enya
Format
Dvd 9
Langues
PCM
Label
SS.Titres Film
SS.Titres Bonus
SS.Titres Commentaire
Anglais
Non
Non
Non
Français
Oui
Oui
Oui
Le Film
Critique de Alexandre Czapski
Editeur
Edition
Collector
Label
Zone
2
Durée Film
208 min
Nb Dvd
4

Synopsis :

Dans ce chapitre de la trilogie, le jeune et timide Hobbit, Frodon Sacquet, hérite d'un anneau. Bien loin d'être une simple babiole, il s'agit de l'Anneau Unique, un instrument de pouvoir absolu qui permettrait à Sauron, le Seigneur des ténèbres, de régner sur la Terre du Milieu et de réduire en esclavage ses peuples. À moins que Frodon, aidé d'une Compagnie constituée de Hobbits, d'Hommes, d'un Magicien, d'un Nain, et d'un Elfe, ne parvienne à emporter l'Anneau à travers la Terre du Milieu jusqu'à la Montagne du Destin, lieu où il a été forgé, et à le détruire pour toujours. Un tel périple signifie s'aventurer très loin en Mordor, les terres du Seigneur des ténèbres, où est rassemblée son armée d'Orques maléfiques... La Compagnie doit non seulement combattre les forces extérieures du mal mais aussi les dissensions internes et l'influence corruptrice qu'exerce l'Anneau lui-même. L'issue de l'histoire à venir est intimement liée au sort de la Compagnie.


Critique subjective :

La sortie de ce coffret collector a, en son temps, suscité de larges vagues successives de rumeurs, previews, flash et autres news en tout genre ; chaque nouvelle nouvelle remplaçant la nouvelle précédente, les forums de discutions s’embrasaient… Quelle sera la taille des statuettes ? Combien de bonus y aura-t-il au juste ? Aurons nous la chance d’avoir une piste DTS ES ? Le film tiendra-t-il vraiment sur deux DVD au lieu d’un seul et « unique » ?


L’un des sujets de spéculation favoris des internautes et autres fans en tout genre était, bien entendu, la composition de ces fameuses scènes additionnelles dont cette version longue du film est pourvue. L’amour de Peter Jackson pour la monstruosité, son art du mauvais goût, le Bad Taste, le Gore, l’ensemble des ingrédients qui érigent certains de ses films au rang de film culte, étaient absents de, ou discrets dans, la version cinéma de la communauté de l’anneau. Alors les rumeurs fusaient : le film sera, dans sa version longue, plus gore, plus méchant, plus sombre… Le dvd semblait pouvoir avoir la force de tirer le film du « gouffre de la respectabilité », comme ont pu le dire certains critiques, dans lequel les obligations mercantiles ont pu le faire basculer.


Alors, en prenant en compte les fantasmes des fans du livre (Tom Bonbadil sera-t-il enfin présent ?) et ceux des fans de Jackson, il faut avouer que certains spectateurs ont pu être déçus par ces ajouts. Le film est certes plus long mais cette nouvelle version ne propose pas de ruptures de ton flagrante. Néanmoins, les scènes ajoutées sont parfaitement intégrées. Certains personnages sont mieux définis et le film rend bien mieux compte de la durée du voyage effectué par la communauté.


Un dernier mot ?

Si, à la lecture de ces quelques lignes, vous avez ressenti une petite déception, sachez qu’elle ne concerne qu’une partie infime de l’iceberg que constitue cette édition. Si la monstruosité de Peter Jackson ne s’est pas exprimée comme nous l’attendions, elle a pris une tournure différente. La version longue du film qui n’est pas un director’s cut, ainsi que les bonus présents sur cette édition font de celle-ci un maître étalon pour comparer toutes les autres éditions collector du marché. Une édition monstrueuse ?
L'image
Couleurs
Définition
Compression
Format Vidéo
16/9 anamorphique couleur
Format Cinéma
2.35:1

Fort heureusement, et ce malgré une durée supplémentaire (pour un film déjà long au cinéma) ainsi que la présence de deux pistes sonore épaulées par quatre commentaires audio, l’éditeur a fait le choix délibéré de ne pas sacrifier la qualité de l’image en nous proposant le film sur deux dvd double couche au lieux d’un seul et « unique ». En effet, le seigneur des anneaux est sans doutes le plus grand joyaux du studio New Line et il est évident en contemplant le film qu’il reçu le traitement qu’il méritait de part son statut de « précieux » du studio. Avant d’entamer une discussion plus technique, nous pouvons noter que les scènes ajoutées sont parfaitement intégrées à l’ensemble. En fait, une personne n’ayant pas vue la version cinéma du film ne sera pas capable de discerner une quelconque différence de qualité ou de colorimétrie qui pourrait lui faire dire : « Tiens, cette scène semble ajoutée ! »…

Parlons maintenant du transfert, ou plutôt de la qualité de ce dernier. La qualité, donc, est toute comparable à celle de la première édition du film. Exempte de taches ou de griffes, celle-ci ne grouille pas comme peuvent le faire d’autres masters tournés en 35 mm. Les couleurs sont belles et saturées avec des textures de peau magnifiquement détaillées. Les noirs sont profonds et contrastés. Les ombres sont bien dessinées et leurs contours bien fins comme il faut…


L’ « unique » défaut notable est sans doutes le fait que certaines scènes semblent un peu sombre : certaines images d’intérieurs apparaissent donc très légèrement moins bien défini. Mais ces symptômes, très légers, ne sont pas liés à un quelconque défaut du transfert ou de compression : souvenez-vous, au cinéma, certaines scènes ne vous étaient-elles pas apparues une peu sombres ?


Un dernier mot ?
Pas de défauts de compression, des couleurs magnifiques, la classe !

Le Son
Langue
Type
Format
Spatialisation
Dynamique
Surround
Français
6.1
Français
6.1
Anglais
6.1

A ce sujet aussi, l’intégration des scènes inédites est parfaite. Howard Shore a re-composé de nouveaux thèmes juste pour cette version longue du film. Les effets sonores de ces nouvelles scènes ont reçus le même traitement que ceux de la version originale du film. Les doublages français ou les voix des acteurs Anglais sont parfaitement intégrés à l’ensemble Ici aussi, impossible de déceler une différence notable entre ces nouvelles scènes et celles originales.


Les trois pistes proposées sont absolument grandioses. Les dynamiques sont incroyables et confèrent à l’ensemble une profondeur exemplaire. Les dialogues, la musique et les effets sont parfaitement mixés : les enceintes avant distillent de nombreux et subtiles effets stéréo aux dialogues sans jamais tomber dans la grossièreté. Les enceintes surround sont constamment sollicitées. Les plus petits sons d’ambiance ou les plus glorieuses scènes de bataille sont bien spatialisées. Le champ sonore enveloppe le spectateur : l’immersion est totale. Le visionnage, grâce à la piste LFE, deviens une expérience physique : les basses, profondes et fortes, mettront à rude épreuve les caissons de basses.     



 

Un dernier mot ?

Comme bien souvent, la piste Anglaise semble très légèrement supérieure à celle française. Pourtant, la piste Française DTS nous fera oublier cet écart malheureux. Dommage que l’éditeur ne nous ait pas proposé la piste DTS anglaise présence sur la version zone 1 de ce coffret à priori absolument époustouflante !

Les Bonus
Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
Durée
360 min
Boitier
Coffret

Les bonus présents sur les deux dvd du film.


Commentaire audio du réalisateur  Peter Jackson et des scénaristes Fran Walsh et Philippa Boyens.

Peter Jackson nous offre ses très précieux éclaircissements sur d’innombrables aspects du film. Fran et Philippa complètent justement ses propos. La qualité de l’ensemble ne peut que nous sauter au visage. Il est fort important de noter qu’il ne s’agit pas, contrairement à d’autres commentaires, présents sur d’autres éditions d’autres films et dont nous tairons les noms, d’un commentaire qui se limite à nous re-présenter le film. Ici, cela grouille d’anecdotes en tout genre : Saviez-vous que Peter Jackson n’à pas démonté le décor d’Hobbitebourg après le tournage et qu’il aimerait y vivre un jour ?


Commentaire audio de l’équipe artistique.
Huit membres importants de l’équipe artistique du film unissent leurs forces et connaissances pour nous proposer des informations au sujet des décors, costumes, miniatures et effets digitaux. Richard Taylor ouvre les hostilités en nous proposant une vision plus globale du travail accomplit. Il parle en détachant tous les mots ce qui pourrait agacer certains spectateurs mais ses interventions ont le mérite, de part leur pertinence, d’excuser l’originalité de son accent. Alan Lee et John Howe font une magistrale démonstration de leur connaissance de l’univers de Tolkien. Certains des éclaircissements qu’ils nous proposent sont déjà présents dans les appendices, mais quel bonheur de pouvoir en profiter en contemplant le résultat de leur travail !


Commentaire audio de l’équipe de tournage et de post-production.
Présenté par Barry Osborne, ce commentaire nous emmène encore plus loin dans la connaissance de la réalisation technique du film. Les informations sont très nombreuses, les commentaires très denses. Si les bonus n’ont pas calmés votre soif de connaissance à ce sujet, c’est assurément un commentaire vers lequel vous pouvez vous tourner… Pour en savoir encore plus…


Commentaire audio des acteurs.
Tout comme le font les bonus, ce commentaire met en avant la franche camaraderie qui s’est établie entre les acteurs. La communauté des acteurs, si chère à ce cher Peter, aborde de nombreux sujets de discussion. Sean Bean nous reparle de sa très grande peur de l’altitude, Lee et McKellan nous dévoilent leurs profondes motivations concernant le film… Vigo est malheureusement absent de la piste…


 

 

 

Les bonus cachés


C'est encore Peter Jackson qui nous accueille. Il nous avait déjà fait part, dans la presse, de son intérêt pour les éditions dvd, dont il dit d'ailleurs être un grand consommateur. Et bien ce genre de petits bonus, c'est justement ce qui fait plaisir à nous autres fans de dvd et/ou fans de la trilogie de tolkien.


Sur le disque numéro un, nous trouvons donc un remake du conseil d'Elrond. Réalisée par Mtv, avec la présence de l'acteur Jack Black (Ennemi d'état, Mars Attacks...), cette version alternative utilise les images du film pour nous proposer un sketch basé sur une histoire de piercing. Je n'en dit pas plus, pour ne pas trop en dévoiler. L'image est de qualité moyenne, le son stéréo, mais l'ensemble est entièrement sous-titré.


Sur le disque numéro deux, une belle bande annonce des deux tours. Celle ci est en VOSTF et dispose d'une piste son dolby digital 5.1 impressionnante. La spatialisation des effets est exemplaire, les dynamiques ahurissantes. Malheureusement l'image n'est pas d'une qualité optimale .En effet, les arrières plans et les scènes pendant lesquelles il y a beaucoup de mouvement souffrent d'un master très moyen.


Mode d'emploi

 Disque 1: Aller au menu de sélection des chapitres, chapitres '25-27'. Mettre en surbrillance "le conseil d'Elrond".  Appuyer sur le bouton bas de la télécommande, et cliquer sur l'anneau qui apparaît pour voir la version MTV du conseil.


Disque 2: Aller au menu de sélection des chapitres, chapitre '48' (Générique du fan club officiel). Appuyer sur bas pour faire apparaître une icône des deux tours. Cliquer dessus!


 

 

 

Les bonus « solides »

 

Dans une belle petite pochette cartonnée, reprenant le design vert et or du digipack, on trouve, en plus, certains bonus bien moins versatiles. Un belle et grande carte des Terres du Milieu qui aurait pu finir, dans un cadre, accrochée au dessus de votre cheminée, si elle n’avait pas été trop soigneusement pliée. Ainsi que plusieurs cartes postales, en 16/9, magnifiquement imprimées sur un support glacé, reprenant certains moments du film. La classe…


 

 

 

Les appendices : Première Partie : Du livre à une vision.


 

 

 

Introduction :

C’est Peter Jackson lui même (plutôt son image numérisée mais vous vous en doutiez) qui nous accueille au début de ce premier DVD d’appendices. Il nous présente les deux moyens offerts, grâce à l’interactivité du disque, de découvrir les nombreux appendices proposés aux heureux spectateurs qui ont glissés le disque dans leur lecteur. La première possibilité consiste à se laisser séduire par les titres des différents reportages. La seconde ? Laissons lui la parole : « si comme moi, vous n'aimez pas naviguer à travers le DVD, cliquez sur Visite Guidée, et regardez tranquillement deux heures trente de documentaires qui se suivent d'une traite ». Au cours de ce premier disque, on découvrira comment Tolkien a créé l'histoire ainsi que le processus d'interprétation du livre mis en place par la production, les scénaristes, les décorateurs…


J.R.R. Tolkien, Créateur de la Terre du Milieu. (22 min)

Tout au long de ce petit reportage, on découvre la vie et l’œuvre de John Ronald Reuel Tolkien, né le trois janvier de l’année 1892. De l’Afrique du Sud jusqu’en Angleterre, on nous présente la vie du maître de l’anneaux. Les nombreux universitaires et critiques littéraires (qu’il serait fastidieux, de part leur nombre, de présenter ici), nous proposent une approche de l’œuvre de Tolkien que certains fans de la trilogie pourraient trouver trop sérieuse. Effectivement, l’approche n’est pas contemplative. Il s’agit plutôt d’une tentative raisonnée, d’autres diraient académique, de nous présenter, en un temps limité, certains caractères sous-jacents du Seigneur des Anneaux mis habilement en relation avec la vie de Tolkien. Ce dernier est, d’ailleurs, présenté ici comme un être pointilleux à l'extrême, têtu et opiniâtre. Ces facultés, érigées en qualités par les réalisateurs du reportage, sont celles qui permettent d’expliquer la quantité de détails dont le livre est pourvu. Pourtant, la volonté initiale de Tolkien n’était pas d’écrire un livre mais plutôt de créer un univers de récits et de légendes afin de léguer à l’Angleterre la mythologie dont elle était dépourvue. Dans un premier temps, son travail a été plutôt égoïste. Il s’en explique, par l’intermédiaire d’un acteur reprenant ses paroles, au cours de ce premier appendice : « Je fais ça pour ma satisfaction personnelle. Je ne pensais pas que d'autres s'intéresseraient à ce travail. C'était au départ une quête linguistique initiée pour fournir un cadre indispensable à l'histoire des langues Elfiques ». Ces terres du milieu représentaient, d’une certaine manière, une forme d’exutoire pour son imagination débordante avant qu’elles ne prennent une forme plus consistante en devenant l’histoire de Bilbo le hobit. Devant le succès de ce premier roman, son éditeur lui demandât d’en écrire un autre. Le premier volet de la trilogie, La Communauté de l'Anneau, fut publiée en chez Allen and Unwin. Dans cette partie du documentaire, on nous présente donc quelques photographies de ces premières éditions qui sont devenues des objets de collection recherchés. Les interviewés plus âgés nous expliquent l’engouement des lecteurs de l’époque, engouement qui en fit le « deuxième livre le plus lu du vingtième siècle, après la Bible ». C’est alors qu’une intervention de Peter Jackson fait basculer le reportage dans un autre registre. «Son œuvre foisonne de tant de détails qu'on ne peut recréer l'univers du Seigneur… tel qu'il est décrit dans les livres. En revanche, il est essentiel de transposer ses thèmes au cinéma ». C’est donc une approche thématique que l’on propose alors au spectateur. La guerre, l’industrialisation, la bureaucratie font partis des ces thèmes abordés ici. Jamais, pourtant, le reportage ne se laisse aller à des tentatives maladroites d’interprétation. Bien au contraire, les réalisateurs s’en défendent allant jusqu’à citer Tolkien : « Ne cherchez aucun sens ou message, car je n'en ai mis aucun. Ce récit n'est ni allégorique ni d'actualité. Je déteste les allégories sous toutes leurs formes, depuis que je suis en âge de les reconnaître. Je préfère de loin l'histoire, réelle ou inventée. A chaque lecteur de faire le lien avec sa vie ».


L’ensemble est passionnant et dépasse largement, dans les propos aussi bien que dans la forme, d’autres productions comme celle de Robert Di Napoli : Jrr Tolkien, maître des anneaux, édité par Eagle vision et dont vous pouvez lire la critique sur le site.


Du livre au Scénario. (20 min)

Habillé de la musique d’Howard Shore, le reportage se voit doté d’une ambiance très enthousiasmante. On a la sensation de découvrir une histoire incroyable. Grâce à la première séquence, qui sert aussi de transition avec le reportage précédant, on entre dans la confidence des intervenants qui nous racontent les conditions de leur première lecture du roman. Ils nous dévoilent certains des sentiments qu’ils éprouvent envers le roman. Par exemple, Andrew Lesnie, directeur cinématographique déclare : « C'est probablement la première expérience littéraire qui m'a vraiment fait ressentir la puissance du mot écrit ». On nous propose, ensuite, et c’est la le réel but de ce bonus, de découvrir le défi que représentait le fait d'adapter ce roman monumental, et adulé, pour le cinéma.


Dans un premier temps, le documentaire se charge de nous présenter un élément important du travail d’écriture du scénario : le choix du nombre de films. Les studios Miramax ont été les premiers à placer leur confiance en Peter Jackson. Entouré de ses scénaristes, celui-ci eut la charge de condenser le roman en deux scénarii puis en un seul. Devant un tel choix commercial, Jackson pris la décision risquée mais nécessaire, selon lui pour permettre une adaptation fidèle, de trouver d’autres financeurs. Usant de ses relations, il décroche un rendez-vous avec Bob Shaye de New Line : « Peter et Fran ont présenté le projet, montré les reconstitutions, la cassette et on ignorait ce qu'il en pensait. Bob a regardé Peter et a dit : Dis-moi, Peter, pourquoi quelqu'un de sensé ferait deux films ? Ils étaient déstabilisés, ils ne comprenaient pas. Et il a ajouté : il faut faire 3 films ». Le format retenu serait donc une trilogie : trois films et donc trois scénarii.


« Les adaptations littéraires ne marchent pas. Il faut choisir ce qu'on trouve essentiel dans le livre, et en faire un film ». Cette phrase de John Gilbert, issue du reportage, résume plutôt bien la suite de cet appendice. Peter Jackson, Frances Walsh et Philippa Boyens, les trois scénaristes, nous présentent les éléments du livre, en particulier le tomme un, qu’ils ont choisi afin d’écrire une histoire adaptable au cinéma. Les exemples tirés du film sont nombreux et souvent mis en relation avec le roman. Pourquoi tel passage plutôt qu’un autre ? Pourquoi ne pas retenir Tom Bonbadil ? Pourquoi ajouter des choses qui ne sont pas dans le roman ? Ces questions trouvent leurs réponses ici.


Mettre les mots en images (13’24’’)

Les bonus présentés dans cette édition ont pour objectif de dévoiler au spectateur la manière dont s’est construit le film ou plutôt, comment se fait un film. Ces petits appendices nous dévoilent les différentes étapes de la création et, ici, il s’agit donc, après l’histoire et l’écriture du scénario, de la composition du story-Board. Pédagogiquement, on nous propose de répondre à la question suivante : un Story Board, à quoi ça sert ? Peter Jackson nous propose une vision asses pécuniaire de la chose : « Faire 3 films d'affilée comporte beaucoup de risques. Il nous fallait planifier ces films en détail car la marge d'erreur était minime ».  C’est donc, à priori, un souci de rendement qui motive l’utilisation d’un tel outil. Pourtant, le reportage nous propose, par l’entremise de Christian Rivers (le storyboardeur de Jackson), une autre utilisation plus pratique : « (…) Le story-board est numérisé, puis monté comme les plans seront montés pour le film. C'est la version dessinée en noir et blanc et en 2 dimensions du film. On a réuni des acteurs locaux dans un studio, 5 ou 6 acteurs qui avaient lu le scénario, et qui ont interprété les divers personnages.(…) On appelle ça une ''animatique'', à savoir une bande vidéo de chaque image du story-board. » Ce pre-film permet alors d’avoir une vision plus globale, plus réaliste du film et ainsi répondre aux questions : cette scène n’est-elle pas trop longue ? Ne faut-il pas ajouter un plan nécessaire à la compréhension? Bien entendu, ce travail nécessite que le réalisateur ait, auparavant, une idée de ce qu’il souhaite voir à l’écran et Peter Jackson a, donc, pensé le film avant le tournage. On découvre de nombreuses photographies de ce storyboard et même un extrait de ce fameux animatique. On ne peut que frémir à l’idée qu’un pré-film du retour du roi est déjà prêt.


Le storyboard n’est pas le seul de ces outils utilisés pour le film. En effet, de nombreux plans, et surtout ceux dotés d’effets spéciaux, ont été pre-produits en images de synthèses en utilisant des modèles grossiers. Ce sont les prévisualisations. Peter Jackson se rendait aussi, avec une caméra, sur les lieux du tournage pour mieux en appréhender l’espace. Ainsi, avec l’aide de certains participants de la production, Peter a filmé des scènes entières du film et notamment celle du retour de Gandalf à Cul-de-sac dans laquelle il interprète Frodon. Ce document inédit, présenté ici, est très amusant. C’est une perle pour les fans du film.


Story-boards (10’34’’)

Dans cette section, on nous propose trois extraits de l’animatique dont nous parlions précédemment. « Le prologue » nous propose une version alternative de la séquence d’introduction du film. Cet élément clef du film, puisque chargé de nous présenter le contexte de l’histoire, a été conçu plusieurs fois au cours de la production. Frodon est le narrateur de cette première version qui présente aussi la diversité des peuples des Terres du Milieu ainsi que l’héritage de la première alliance. « Les orques en Lothlorien» : A l’origine, comme dans le livre, les orques de la Moria poursuivent la communauté jusqu’en Lothlorien. « Les rapides de Sarn Gébir » : La communauté est forcée, par les assauts des guerriers Uruk haï, à emprunter les rapides. Cette scène, qui n’a pu être tourné à cause d’inondations, était un ajout par rapport au livre dans lequel la communauté contourne ces chutes que personne n’a traversé.


Ces trois extraits sont particulièrement aboutis : des acteurs posent leurs voix sur ces images de story-boards, des sons et des bruitages complètent les ambiances et, pour le DVD, la musique d’Howard Shore complète l’ensemble. Si le film, présenté dans l’édition, nous proposait des images coupées au montage, ici, on va plus loin encore avec des séquences non tournées et pourtant très largement compréhensibles.


Les prévisualisations (3’17’’)

Dans cette section, on nous propose des extraits de ces fameuses prévisualisations en images de synthèse dont nous parlions précédemment. La production du film s’est, à ce sujet, inspirée des méthodes de travail d’Industrial Light and Magic. Il s’agit, sans doutes, d’un document de référence livré aux responsables des effets spéciaux car le résultat final (le film) est assez fidèle à ce qui est présenté ici.


Les comparaisons avec le film

Ce genre de documents est bien connu des amateurs de Bonus. L’originalité se trouve ici dans la qualité de présentation de la chose. Deux séquences nous sont proposées : comparer la scène des Nazgûls attaquant Bree à des images de l’animatique essentiellement composées d’images du story-board et comparer la scène du pont de Khazad-dûn à des extraits en images de synthèse des prévisualisations. Pour chacune d’entre-elles, il est possible de voir l’animatique et l’extrait du film en plein écran avec des sous-titres. Il est possible aussi de voir les deux séquences en simultané sur le même écran. Enfin, la touche angle, permet de passer d’une présentation à l’autre.


Répétitions à Cul-de-sac (6’29’’)

Avec l’aide de certains participants de la production, Peter a filmé des scènes entières du film et notamment celle de Gandalf convaincant Bilbon de laisser l’anneau à Cul-de-sac (Peter interprétant Bilbon). Ce document inédit, présenté ici, est très amusant. Les participants nous livrent leurs impressions et la difficulté d’interpréter un rôle sans répétitions. Une perle pour les fans du film.


La conception de la Terre du Milieu (41’07’’)

Pour célébrer le centième anniversaire de la naissance de Tolkien, une réédition illustrée du seigneur des anneaux fût décidée. C’est Alan Lee qui fût choisi pour en réaliser les nombreux dessins. John Howe est un autre spécialiste de Tolkien. Il a participé à l’illustration de nombreux calendriers, illustrations ou couvertures d’ouvrages. Ces nombreuses illustrations constituent autant de tentatives, parmi les plus abouties, de mettre le roman en images. Peter Jackson se devait de prendre en compte le fait que de nombreux lecteurs furent marqués par la force de ces expériences de représentation. L’objet de cet appendice est de nous présenter, entre autres, comment ces deux sommités se sont jointes au projet : « Leurs illustrations sont restées accrochées aux murs du bureau pendant plus d'une année, alors qu'on travaillait au scénario. Je trouvais formidable l'idée que ces deux-là collaborent au film comme concepteurs artistiques, puisque, à ce stade, nous étions accrochés à leurs images » (Peter Jackson). On les découvre, avec beaucoup d’émotion, faisant des croquis : certains sur des coins de feuilles. Le reportage nous propose des images de leurs travaux, comment sur le haut d’une colline, en Nouvelle-Zélande, ils ont imaginés la Compté… Epaulés par de nombreux dessinateurs, ce sont eux qui sont à l’origine des nombreux décors, des idées de costumes. Il a fallut créer de nombreux genres architecturaux…


Dans la seconde partie du reportage, on nous présente comment certains décors sont sortis de la terre. Comment les personnages et les monstres ont pris forme dans la mousse et la résine. Divers lieux du tournage nous sont présentés et mis en relation avec le roman et les dessinateurs : « La décoration de la maison d'Elrond évoque sa célèbre bibliothèque. Elle a un côté musée qui rappelle des faits tels la première prise de Barad-Dûr et la perte de l'Anneau. Tout ça se reflète dans une quantité d'accessoires. Il y a d'abord Narsil. Cette épée brisée est la pièce majeure de ce musée. Sur les murs, on trouve une série de fresques. Alan Lee en a réalisé une ou deux ». Près de trois cent personnes ont participés à la re-présentation de cet univers : dessinateurs, apprentis et artisans. C’est Alan Lee qui clôture cet appendice, en se chargeant de présenter l’énormité de la tâche : « Tout le travail accompli pour le film ne peut apparaître complètement à l'écran. C'était le projet de départ : créer un monde qui donne l'impression d'avoir existé pendant des millénaires. On a pu y penser et le voir comme un monde réel. Ca lui donne cette vérité »…


Weta Workshop (42’59’’)

« Si vous ne pouviez atteindre le plus haut niveau d'enthousiasme, de passion, de professionnalisme, et faire comme si c'était la chose la plus importante de toute votre vie, vous n'étiez pas digne de cette tâche. C'est nous qui avions été élus pour porter à l'écran une œuvre du folklore anglais moderne ». Richard Taylor, Directeur de WETA Workshop et Superviseur des Créatures, Miniatures, Armures et Maquillages spéciaux.



Weta workshop est, avec sa forge, ses fours, ses ateliers tout comme une petite usine qui pendant près de trois ans et demi a fabriqué environ 45 000 pièces différentes, toutes traitées avec l’attention d’historiens reconstituant les objets d’une civilisation perdue. Ce documentaire fourmille d’anecdotes qui présentent l’énormité de la tache accomplie. En voici un avant goût : Fabrication de plus de 10 000 masques et plus de 1 800 costumes en mousse de latex. Les trois fours à mousse de latex ont marché 365 jours par an pendant trois ans et demi pour les fabriquer. Douze maquilleurs pour poser les 1 800 paires de pieds de hobbits. Pour fabriquer les côtes de mailles il a fallut débiter 12 millions et demi d'anneaux dans un tuyau en plastique noir, d'une longueur de plus de 12 km. Plus de 10 000 flèches ont été fabriquées pour les films et chaque race avait un type de flèches différent…


Saviez vous que John Howe fût l’un des consultants privilégié pour la fabrication des armures complexes ? Saviez-vous que le Narsil est la première épée fabriquée pour le cinéma avec un pommeau creux ? De part le ton donné, on a la sensation de participer à une aventure incroyable…


La conception des costumes (11’31’’)

Les nombreux costumes du film ont été fabriqués sous la direction de Ngila Dickson : la chef costumière. Dans ce court appendice, elle nous propose de découvrir : comment, à partir des dessins de John Howe et d’ Alan Lee, elle a conçue les costumes. La salle dans laquelle étaient stockés ces derniers nous fait prendre conscience de l’ampleur de la tache : « Nous avons fait 10 exemplaires pour l'acteur principal, 10 exemplaires pour la doublure, 10 exemplaires pour la petite doublure, et 10 exemplaires pour le cascadeur... Il y a donc environ 40 costumes pour un seul et même modèle », nous dit-elle. Un simple calcul permet d’imaginer le nombre total de costumes…


Les galeries d’images

Jamais, on avais vu un tel foisonnement de documents : des centaines de photographies, toutes classées grâce à de nombreux menus, nous sont proposées et forment une sorte de portfolio encyclopédique. Cette partie des bonus nous permet de nous attarder sur certains documents aperçus pendant le visionnage des documents dont nous parlions plus haut. La présentation des documents est chronologique : tout d’abord, les dessins qui, successivement,  tendent à se préciser puis les maquettes des personnages suivies de la présentation des costumes et enfin des photos des costumes portés et mis en scène. Cette présentation, inédite dans la qualité comme dans le nombre, se permet d’autres originalités. Au détour d’une « planche contact » de certaines de ces nombreuses images, il n’est pas rare de trouver un petit patch de cire qui nous indique que le document est doté d’un commentaire. Il s’agit d’une intervention de certains des membres de l’équipe : dessinateur, décorateur ou costumière qui nous accompagnent dans la compréhension de leurs travaux. L’ensemble est si riche, qu’il est difficile d’en résumer le contenu en quelques lignes. Pourtant ce n’est jamais long ou fastidieux. On peut très bien, selon son envie, en consulter une partie et, une autre fois, découvrir d’autres choses. Dans l’univers des jeux vidéo on aurait pu parler d’une « grande durée de vie »…


L’ATLAS de La Terre du Milieu : (Sur les traces de la Communauté)

Suivre les traces de la Communauté, c’est ce que nous propose cet appendice. Une carte de la Terre du Milieu, le nom des régions et la possibilité de choisir l’une d’entre elles. Une fois ce choix effectué, la caméra se déplace en zoomant. Certains noms disparaissent, des détails apparaissent et finalement, c’est une tout autre carte, plus précise qui apparaît. Il est désormais possible de choisir un lieu ou un village afin de découvrir, grâce à des extraits choisis du film, les événements de l’histoire qui s’y déroulent. Quand l’extrait se termine, deux possibilités sont offertes : revenir à un plan plus large ou suivre la Communauté dans son voyage. Dans le second cas, la caméra se déplace sur la carte et un trait symbolise le chemin que la Communauté emprunte…


Ce bonus, grâce à son interactivité et à son coté ludique, représente une vraie innovation digne de certaines présentations multimédias qui, à cause de leurs complexité, étaient réservées au support CD-Rom. Outre l’aspect technique de la chose, cet appendice offre la possibilité de mesurer grossièrement les distances parcourues par la Communauté. D’une certaine manière, cette carte, que tous les lecteurs connaissent, prend de la consistance en perdant de son coté statique : virtuel, imaginaire mais vivant.


La Terre du Milieu en Nouvelle Zélande

Peter Jackson, en short, coiffé d’une casquette et entouré de membres de son équipe de production part en reconnaissance sur les lieux de tournage du film. Une carte de la Nouvelle Zélande nous propose donc de découvrir, à l’état brut, les paysages de l’île choisis comme décors pour le film : de Hobbitebourg à Amon Hen en passant par les Mont Venteux, le Gué de Buinen, Fondcombe, Lothlorien et Anduin : le grand fleuve, Peter Jackson nous propose une carte postale interactive de sa terre natale et nous fait entrevoir le long et difficile travail de reconnaissance d’avant tournage.

 

 

 

 

Les appendices : Seconde Partie.


Introduction

Pour ce second disque de bonus, c’est Elijah Wood qui nous en présente le contenu : « Bienvenu dans le 2e disque des Appendices. Il couvre tout : du début du tournage jusqu'après la sortie du film. Si vous cliquez sur Visite Guidée, vous verrez les documentaires du disque en continu. Ils durent 3 h 30. N'oubliez pas qu'il y a d'autres choses à découvrir : photographies, instantanés, maquettes : que de bonnes choses. Profitez-en ! » Et hop, en avant !


La communauté des acteurs (34’42’’)

Peter Jackson nous présente une communauté de l’anneau unie, à l’image, comme l’est celle du livre. Cette réussite ne tiens pas qu’à la seule maîtrise du langage cinématographique du réalisateur. Cet appendice présente Jackson comme étant l’instigateur de ce qu’il appelle la communauté des acteurs et dont il est question ici : « J'espérais qu'ils se lieraient car les 15 mois de tournage passeraient plus vite si tout le monde s'entendait bien. Et je savais que, pour le film, le fait que les Hobbits ne fassent qu'un était important ».  Le reportage ne nous raconte pas seulement la cohabitation studieuse d’acteurs. Le ton est bien plus enthousiasmant : il s’agit de nous présenter comment se sont liées des amitiés, comment de jeunes premiers ont cohabités avec d’autres acteurs plus expérimentés, comment le quotidien se nourrissait du tournage et bien sûr comment les impératifs de la production pouvaient influencer sur les ambiances « hors tournage »…

La journée d’un hobbit (13’05’’)
« Je suis heureux d'être le réalisateur et de ne pas jouer un Hobbit, parce qu'ils ont une vie difficile et doivent se lever à des heures impossibles! »


La vie des acteurs, qui pendant la durée du tournage ont interprétés les Hobbits, fut loin d’être de tout repos. Cette featurette présente ce à quoi ressemblait l’une de leurs journées de tournage. Une journée type de hobbit commence, à l’aurore, par une longue séance de maquillage des pieds et des oreilles. Dès le matin donc, les hobbits devaient rester de longues heures debout, se contentant d’une simple tasse de café chaud, en attendant que le latex de leurs prothèses palmaires sèche. Ce reportage présente aussi la belle entente qui existait entre les quatre acteurs : le reportage vous propose l’un des sketches, tourné au caméscope, qu’ils prenaient plaisir à interpréter, pour se détendre, entre les scènes. Le reportage donne aussi quelques astuces qui furent utilisées par la production pour se jouer de la taille des personnages. La journée d’un hobbit dresse un portrait de cette petite communauté d’acteurs et donne réellement la sensation d’entrer un peu dans l’intimité du tournage.


Des cameras en Terre Du Milieu (49’38’’)

Si, malgré la foultitude de bonus proposée, vous souhaitez n’en regarder qu’un seul ou si vous ne savez pas trop par lequel commencer, Des cameras en Terre Du Milieu est probablement celui que vous devriez choisir. Il s’agit d’un hôtel érigé à la gloire de ce que Peter Jackson s’amuse à appeler : « le plus gros film à petit budget tourné à Wellington ». Cet appendice présente de nombreux éléments de la production en commençant par l’évidente énormité de la tache à accomplir et dont nous avions déjà eu écho au cours des autres bonus de l’édition. C’est d’ailleurs lui qui ouvre les hostilités : « On a tourné ces 3 films en 1 5 mois, mais si on avait eu qu'une équipe, ça aurait probablement pris 6 ou 7 années. On a eu jusqu'à 5 à 7 équipes de tournage. Avec presque toujours 2 caméras par équipe ». Le reportage nous propose donc de suivre le tournage du seigneur en suivant les différentes équipes de tournage sur les divers lieux et décors du tournage. Entre autres, à la compté (Le décor principal était une ferme près de la ville de Matamata en Nouvelle Zélande), nous découvrons que deux plateaux, à échelles différentes, furent utilisés pour reproduire, à l’image, la différence de taille entre Ian McKellan et Ian Holm. Plus loin, c’est Christopher Lee qui nous dispense de nombreuses informations sur l’univers de Tolkien tandis que le reportage nous dévoile le tournage des scènes de l’Isengard. Plus tard, encore, nous découvrons avec étonnement que cinq jours furent nécessaires pour tourner la scène du conseil d’Elrond à Rivendell. 


Cet appendice est composé de nombreux extraits du film, de plusieurs de « making of » et est largement illustré. C’est sans aucun doutes l’un des points d’orgue de l’édition.


Les photos de production
Soixante et onze photos nous dévoilent des images du tournage. Parmi lesquelles on découvre quelques clichés saugrenus : des hobbits en lunettes de soleil, des cavaliers noirs affublés de parapluies bleus, entre autres…


Echelles (15’34’’)

Cet appendice se propose de nous dévoiler plus précisément les méthodes utilisées pour retranscrire les différences de taille entre humains, nains et hobbits. On pourra en compter deux principales : La perspective forcée (une technique traditionnelle : avec deux personnes de même taille, pour que l’une paraisse plus petite, on l'éloigne de la caméra) et la méthode des échelles composites (Chaque acteur est filmé séparément, puis les deux éléments sont assemblés en une image composite). Le reportage est très didactique : on découvre comment ça marche mais aussi, le cas échéant, pourquoi ça ne fonctionne pas…


Maxi-tures (16’16’’)
Le terme « maxi-ture » est une invention de l’équipe de production pour désigner les maquettes qui ont été réalisées pour filmer certains décors du film. Derrière ce néologisme se cache la nécessité, pour la production, de réaliser des miniatures géantes afin que celles-ci soient plus détaillées que si leur taille avait été plus « raisonnable ». L’appendice nous propose de découvrir l’intérêt de l’utilisation des ces maxi-tures. Alex Funke, l’un des responsable des scènes mettant en jeux ces macro maquettes, nous fait découvrir la fabrication de certains de ces décors ou éléments de décors : Khazad-dum, l’Argonath ou Lothlorien. Il est amusant de voir que ces techniques, à l’ère du tout digital, sont encore utilisées et surtout de constater qu’elles le sont avec autant de réussite. Cette section est complétée par une large collection de photographies. La présence des équipe techniques autour des ces maxi-tures rend compte de leur taille. Une vraie curiosité…



Weta Digital (24’49’’)

Weta Digital est l’entreprise chargée des effets numériques pour le film. Elle fut crée en 1993 par Peter Jackson pour le film créatures célestes. Dans cet appendice, des infographistes nous expliquent les raisons pour lesquelles certains plans ont du être truqués. Nous découvrons aussi comment furent crées divers monstres pour le film dont le guetteur, le troll des cavernes ou encore le Balrog. Si vous souhaitez savoir s’il est possible, pour un cadreur équipé de lunettes tridimensionnelles de faire bouger manuellement une caméra virtuelle dans un univers entièrement virtuel, c’est ici que ça se passe. A la vue de cet appendice, on ne peut s’empêcher de penser que la science fiction rattrape la réalité… Et oui !!!


 
Montage: donner une vie à une épopée (12’45’’)
Le montage est un élément déterminant dans la production d’un film. Cet appendice est entièrement bâtit autour de cette lapalissade. Pourtant, l’ensemble s’avère être passionnant. John Gilbert, qui a passé d’innombrables heures à retravailler le montage du film, nous présente les enjeux de la tache qui fut à sa charge : comment faire un film que les personnes ne connaissant pas le livre trouveront parfaitement compréhensible ? Comment faire, d’autre part, pour que les fans du livre retrouvent la saveur de l’univers originel de Tolkien ? Quels plans choisir parmi le très nombreux rush ? Toutes ces questions cruciales trouvent, ici, quelques éléments de réponse. Dans une seconde partie du reportage, Peter Jackson nous parle de cette fameuse version longue présente sur cette édition du seigneur des anneaux. Il nous explique pourquoi il a du mettre de coté ces « nouvelles » scènes de la version « salle » du film…


Démonstration de montage: Le conseil d’Elrond
Les réalisateurs en herbe apprécieront probablement ce bonus. Il offre la possibilité de voir tous les plans utilisés pour un extrait de la scène du conseil d’Elrond. Six cases diffusent dans leurs intégralités les 36 plans nécessaires à la composition de ces 30 secondes de film. Le montage final apparaît dans une case plus grande. Il est possible de la regarder dans son intégralité ou se choisir de voir tous les plans indépendamment.


L’étalonnage numérique (12’07’’)

Il s’agit, ici, d’un sujet bien trop rarement abordé lorsque l’on parle des moyens dont disposent les réalisateurs pour faire un film. Pourtant il s’agit d’un processus primordial lorsqu’il s’agit de retoucher certains plans trop sombres ou de donner, sans utiliser de filtres, une teinte particulière à l’image. Peter Doyle (qui participât également à retoucher le film Matrix), nous présente au travers de quelques scènes du film les possibilités énormes offertes par l’étalonnage. Le résultat est saisissant…

L’environnement sonore de la Terre du Milieu (12’35’’)
Il aurait été bien difficile, sans cet appendice, d’imaginer quelles sources sonores ont été utilisées pour réaliser les sons et bruitages du film. La petite fenêtre, ouverte sur le studio d’enregistrement des effets sonores de la production, nous permet d’en avoir un petit aperçu. Saviez-vous que le terrible guetteur du film était en fait doublé par un mélange habile de sons de débouche lavabos et de tapis en caoutchouc mouillés se balançant dans les airs ? Saviez vous que les terrifiants cavaliers noirs poussaient des hurlements de gonzesses ? (en fait ceux de Fran Walsh, l’une des scénaristes) Saviez-vous que les nuées d’orques tenaient les bruits de leur démarche d’insectes à de simples capsules de bière scotchées à des semelles en caoutchouc ? Saviez-vous que près de 98% des voix des acteurs ont été réenregistrées en studio ?

Musique pour la Terre du Milieu (12’27’’)
 « La musique d'un film est primordiale car elle guide les émotions des spectateurs. Les acteurs et les réalisateurs font leur job pour créer une ambiance, une émotion, mais à I'évidence, la musique est puissante et évoque ce que vous devez ressentir à tout moment. » Peter Jackson


Howard Shore a gagné de nombreux prix pour avoir composé cette bande originale poignante. La création lui demanda près de deux années de travail. De nombreuses images nous proposent d’entrer dans l’intimité de l’orchestre symphonique qui eut la charge de jouer la musique composée par le susnommé. Il est intéressant de noter que l’on dispose ici d’un son dolby digital 5.1.

 
La route se poursuit sans fin… (7’22’’)
Il s’agit d’un moment bien triste. Nous voilà arrivés à la fin de l’épluchage de ces appendices puisqu’il s’agit, ici, du dernier d’entre eux. Bien évidement il s’agit d’une sorte d’au revoir. Après avoir présenté la plupart des étapes de la création du film, il est temps, enfin, de présenter l’accueil que reçu le film lors de ses premières diffusions. Entre Londres et Wellington, les acteurs en profitent pour nous dire au revoir… Un au revoir en forme d’à bientôt…
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