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Pentagon papers

Titre Original The Post
Genre Biopic
Pays USA (2018)
Date de sortie mardi 29 mai 2018
Durée 117 Min
Réalisateur Steven Spielberg
Avec Meryl Streep, Tom Hanks, Sarah Paulson, Bob Odenkirk, Tracy Letts, Bradley Whitford, Bruce Greenwood, Matthew Rhys
Producteurs Kristie Macosko Kriegern, Amy Pascal et Steven Spielberg
Scénaristes Liz Hannah et Josh Singer
Compositeur John Williams
Format Dvd 9
 

Langues
  PCM Label Film Bonus Commentaire
  Français
Oui
Oui
Non
  Anglais
Oui
Oui
Non

Le Film Critique de Emmanuel Galais
  Editeur   Universal
  Edition   Standard
  Label  
  Zone  2
  Durée Film  117 min
  Nb Dvd  1
   
   
Première femme directrice de la publication d’un grand journal américain, le Washington Post, Katharine Graham s'associe à son rédacteur en chef Ben Bradlee pour dévoiler un scandale d'État monumental et combler son retard par rapport au New York Times qui mène ses propres investigations. Ces révélations concernent les manœuvres de quatre présidents américains, sur une trentaine d'années, destinées à étouffer des affaires très sensibles… Au péril de leur carrière et de leur liberté, Katharine et Ben vont devoir surmonter tout ce qui les sépare pour révéler au grand jour des secrets longtemps enfouis…

Un film de Steven Spielberg est toujours un évènement en soi, et alors que son « Ready Player One », malgré toutes ses qualités narratives, visuelles et mise en scène, bataille pour préserver la couronne du roi, « Pentagon Papers » vient rappeler, à qui en doutait encore, à quel point le maitre sait se diversifier et prendre à bras le corps des thèmes aussi sensibles que les lanceurs d’alertes. Alors que d’autres réalisateurs soucieux de retrouver leurs mordant d’antan, se lance dans une reconstitution minutieuse des faits sans se soucier réellement des personnages, Spielberg, avec une régularité confondante va toujours chercher l’homme, ou la femme d’ailleurs, derrière l’histoire. Car effectivement tout le monde peut avoir entendu parler de ce scandale qui fit vaciller le gouvernement Nixon, dans lequel des documents faisaient état de l’existence d’un rapport lu par 5 présidents qui alertait déjà sur les risques d’enlisement de la guerre du Vietnam. Au-delà du scandale que tout ces présidents firent fi de ce rapport, c’est surtout l’attitude de Nixon qui se conduisit comme un véritable dictateur pour museler la presse afin qu’elle ne publie pas de page de cette analyse précise de la situation au Viet-Nam, qui le fragilisa, pour arriver au Watergate sa chute finale.

Par contre, il n’est pas certain que le public connaisse l’histoire derrière l’histoire, à savoir celle de cette femme Katharine Graham, héritière d’un journal, d’un empire financier qui va devoir s’opposer aux hommes, aux financiers sans scrupules, tout en imposant ses propres convictions. Une femme au rôle de potiche qui devient subitement la première lanceuse d’alerte de l’histoire de la presse écrite. Un sujet idéal pour Spielberg qui en tire une histoire pleine ‘humanité et en fait une œuvre féministe majeure. Car au-delà de cette guerre entre la finance et la presse c’est avant tout celle du combat d’une femme dans un monde d’homme, qui subit chaque jour la pression de ces machistes enivrés par le gain qui veulent gérer un journal comme on gère une épicerie. Rien que la scène où l’héroïne doit prendre une décision importante, avec tous les hommes autour d’elle positionné comme des prédateurs, vaut le détour à elle toute seule. Elle doit s’affranchir de cette domination qui l’avait cantonné à n’être qu’une richissime organisatrice de soirée. Avec une mise en scène qui utilise les espaces pour mieux accentuer la pression, ou les plans serrés sur les personnages comme miroir d’une lutte psychologique intense, Spielberg fait encore preuve d’une maestria saisissante. Alors que certains se serait limité à retranscrire les faits et à faire une critique de gouvernements dont nous savons tous qu’ils étaient gangrénés jusqu’à la moelle. Ici Spielberg explore la psychologie de chacun des protagonistes, en particulier le couple Katherine Graham et Ben Bradlee. Les deux étant diamétralement opposés dans leurs vies quotidiennes mais tellement complémentaires dans cette ambition de faire changer les choses, de pouvoir bouger les lignes et transformer une société qui atteint déjà ses limites.

Pour cela, bien sûr, Steven Spielberg s’entoure de deux acteurs dont la réputation n’est plus à faire et notamment de cette trempe de comédiens qui vont bien plus loin que la simple composition linéaire : Meryl Streep (Le Diable s’habille en Prada) et Tom Hanks (Il faut sauver le Soldat Ryan). La première explore, avec une précision déconcertante, la psychologie de cette femme, timide, bouleversée par le suicide de son mari. Une femme qui ne comprend pas et n’accepte pas ce monde de mâle qui préfère se cacher pour peu que le profit soit préservé, un monde d’homme où la femme n’a qu’une place décorative. Meryl Streep compose un personnage tout en nuance qui apprend à mesure que le combat progresse, à se libérer de ses chaines. Quant à Tom Hanks, il parvient toujours à composer des personnages faussement identiques, qui se laissent porter par leurs idéaux. Avec une précision d’orfèvre il tient son personnage à bout de bras, en assimile tous les gestes, toutes la morale et toute la finesse pour que le public se laisse emporter par les idées de son personnage.

En conclusion, « Pentagon Papers » est un film d’une telle intelligence qu’il n’y a que Steven Spielberg pour en être le maitre d’œuvre. Le réalisateur réussit sur tous les plans que ce soit la reconstitution historique d’une période noire de l’histoire américaine, ou encore sur une œuvre féministe qui en plein raz de marée « Weinstein » tombe à pic.


L'image
  Définition
  Couleurs
  Compression
   
  Format Vidéo 16/9 anamorphique couleur
  Format Cinéma 2.35:1
   
   
Le réalisateur a choisi une image qui joue volontairement en contraste.  Assez neutre lors des scènes dans l’univers froid et enfumé de la rédaction. Les couleurs sont soignées et l’édition DVD appuie beaucoup sur la qualité des nuances pour leur donner une touche plus retro. C’est tout le travail de photographie du film qui y est mis en valeur. Les ambiances sont parfaitement retranscrites et le support est à la hauteur de l’attente du vidéaste. Les contrastes donnent un volume et une profondeur à l’image à la hauteur de l’ensemble.

Le Son
 
La piste Dolby Digitale 5.1 se révèle d’en grande efficacité dans la mise en place des ambiances. Les effets sonores envahissent les différents canaux, avec beaucoup de précision et de dynamique. Et les dialogues ne manquent pas de volume pour ne pas se laisser envahir par les effets sonores qui fourmillement dans tout le film. La musique vient parfaitement habiller l’ensemble pour donner des transitions de grandes qualités. 

Les Bonus
  Supléments
  Menus
  Sérigraphie
  Packaging
 
  Durée 45 min
  Boitier Amaray
   
   
Une section Bonus qui ne fait pas dans le reportage historique mais qui a le mérite de survoler plusieurs phases importantes de la création d'une oeuvre cinématographique : 

« Ligne éditoriale » : recréer une époque, dans ce making of, l’équipe revient sur le travail de reconstitution, non seulement d’une époque avec son code vestimentaire, mais surtout la salle de rédaction, construite quasiment à l’identique par une équipe technique soucieuse du moindre détail.

« Arrêtez les presses » : le making of du film, avec interview et analyse de l’équipe à commencer par Steven Spielberg, Tom Hanks et Meryl Streep.

« Arts & divertissements » : Un focus sur la musique toujours grandiose de John Williams.


Bonus
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
  Fin alternative
  Galerie de photos
  Story board
  Multi-angle
  Liens internet
  Interface Rom
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  Filmographies
  Clips vidéo
  Bêtisier
  Bonus Cachés
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