Alexandre le bienheureux

Genre
Pays
France (1967)
Date de sortie
mercredi 14 avril 2004
Durée
100 Min
Réalisateur
Producteurs
Madeleine films et Les Productions de la Guéville
Scénaristes
Pierre Lévy-Corti et Yves Robert
Compositeur
Vladimir Cosma
Format
Dvd 9
Langues
PCM
Label
SS.Titres Film
SS.Titres Bonus
SS.Titres Commentaire
Français
Non
Non
Non
Le Film
Critique de Jean-Luc Richter
Editeur
H2F
Edition
Standard
Label
Zone
2
Durée Film
100 min
Nb Dvd
1

L'histoire

Alexandre (Philippe Noiret) est un fermier du centre de la France. Il s’occupe d’une grande exploitation sous le regard attentif et la tyrannie de sa femme qui lui prépare tous les jours des programmes de travails inhumains. Pourtant, Alexandre n’aspire qu’à la paix et au repos, mais il a trop peur de braver son épouse.

Lorsqu’Alexandre adopte un petit chien, la situation avec sa femme se dégrade encore, mais celle-ci meurt opportunément dans un accident de voiture avec ses beaux-parents. Alexandre est soudain libre et décide de rattraper son sommeil en retard en se couchant… pour plusieurs mois. Les habitants du village, d’abord inquiets pour lui, finissent par se révolter devant ce mauvais exemple de paresse donné à toute la communauté…

Autour du film

Yves Robert est né en 1920 à Saumure. Il monte à Paris pour débuter sa carrière artistique dans les cafés-théâtres. Son premier rôle d’acteur au cinéma remonte à 1948. Après quelques films assez mineurs Marcel Carné l'engage pour « Juliette ou la Clé des songes » (1950). Il enchaîne ensuite quelques belles réussites, dont « La Jument verte » (Claude Autant-Lara, 1959).

Mais Yves Robert ne se contente pas de jouer la comédie, et devient rapidement metteur en scène. Après un court métrage, il réalise « Ni vu ni connu » (1958). Ses succès les plus marquants, il les devra à son association avec Jean-Loup Dabadie. Ensemble, ils produiront quelques unes des comédies françaises les plus marquantes des années 70, parmi lesquelles on retiendra « Un éléphant, ça trompe énormément » (1976) et sa suite « Nous irons tous au paradis » (1977). Sa collaboration avec Pierre Richard sera également une étape marquante de sa carrière, avec la saga du « Grand Blond avec une chaussure noire » (1972), et « Le Retour du grand blond » (1974). Pierre Richard joue aussi un petit rôle dans « Alexandre le bienheureux » (1967).

Avec ce film, le réalisateur réalise son projet de faire un film fable sur le pouvoir de dire « non ». Il souhaite donner une morale à l’envers : « un laboureur qui fait à ses enfants l’éloge de la paresse ». Son personnage dira d’ailleurs : « Il faut prendre le temps de prendre son temps ». On sent une rébellion contre la société qui s’accélère et où le travail et l’activité sont les valeurs phare. Ce mouvement de rébellion, mouvement de société, prendra d’ailleurs une forme plus violente et démonstrative au mois de mai de l’année suivante… en 1968 !

Critique subjective

Ce film est assez agréable, on y retrouve le ton gai et insouciant du réalisateur, qui est servi par les excellents jeux d’acteur de Philippe Noiret, qui s’est fait remarquer grâce à ce film, et de Marlène Jobert. Malheureusement, certains second rôles en font parfois un peu trop, comme cette entrée chez Alexandre de Pierre Richard, qui force la dose et rend un peu ridicule une scène qui aurait pu rester d’anthologie.
Le film a pris un petit coup de vieux à cause du changement de mentalité de notre époque. Dans une société où le loisir et la recherche du bonheur personnel est devenus le lot commun, « Alexandre le bienheureux » n’a plus grand chose de subversif et de sulfureux. Il reste tout de même un film agréable qui a bénéficié du grand talent d’Yves Robert dont les transitions sont très inventives. Philippe Noiret y joue également l’un de ses meilleurs rôles et Marlène Jobert est craquante à souhait. Si vous appréciez ces acteurs, n’hésitez pas à vous procurer ce DVD, vous ne le regretterez pas.
L'image
Couleurs
Définition
Compression
Format Vidéo
16/9 anamorphique couleur
Format Cinéma
1.85:1
Dans l’ensemble, l’image du DVD est assez belle. On sent qu’un travail de restauration de la bande a été réalisé avec soin. Les couleurs sont assez belles, même si elles ne sont pas si éclatantes et précises que dans les productions actuelles. Si les gros plans et les vues d’intérieur bénéficient d’une bonne définition, ce n’est pas le cas des vues extérieures. Ces dernières souffrent souvent d’un problème de balance des couleurs et de nombreux fourmillements, comme lors de cette scène où Alexandre admire les oiseaux sur le lac.

Le Son
Langue
Type
Format
Spatialisation
Dynamique
Surround
Français
2.0
Le DVD ne propose qu’une seule piste sonore en Dolby Digital 2.0 française. La dynamique de cette piste est tout à fait acceptable, même si elle est perfectible. La spatialisation est assez limitée et il n’y a aucun effet surround (ce qui normal en 2.0). La musique de Vladimir Cosma est assez sympathique, mais la chanson du générique a vraiment pris un sacré coup de vieux et devient rapidement pénible.

Les Bonus
Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
Durée
20 min
Boitier
Amaray

Pour cette édition DVD, l’éditeur H2F a rassemblé ce qu’il a pu :

Archives

Il s’agit d’un petit document de la télévision française, enregistré en août 1967 sur le lieu de tournage du film. Le journaliste interviewe Yves Robert et Philippe Noiret. La séquence se termine sur le tournage d’une scène qui n’apparaît d’ailleurs pas dans le film. L’image de ce document est en 4/3 noir et blanc et comporte de très nombreuses tâches et rayures. Son plus grand mérite est de permettre au réalisateur de nous décrire sa vision du film.

A propos d’Alexandre le Bienheureux

En quatre écrans de texte, signé Yves Robert, le réalisateur nous résume le film et ce qu’il faut en tirer.

Photos de tournage

Ce diaporama nous présente quelques photos du film et de son tournage.

Filmographie

On retrouve dans cette section la filmographie d’Yves Robert, de Philippe Noiret et de Marlène Jobert.

Bande annonce

Il s’agit de la bande annonce cinéma du film.

Collection

Cette bande annonce publicitaire présente les autres films de collection « Yves Robert » avec « La guerre des boutons », « Un éléphant, ça trompe énormément » et sa suite « Nous irons tous au paradis »
Bonus
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