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Prince des ténèbres

Titre Original Prince of darkness
Genre Horreur
Pays Usa (1987)
Date de sortie mardi 24 juin 2003
Durée 97 Min
Réalisateur John Carpenter
Avec Donald Pleasence, Dennis Dun, Jameson Parker, Lisa Blount, Alice Cooper, Peter Jason
Producteurs Larry J. Franco
Scénaristes Martin Quatermass (John Carpenter)
Compositeur John Carpenter, Alan Howarth
Format Dvd 9
 

Langues
  PCM Label Film Bonus Commentaire
  Anglais
Non
Non
Non
  Français
Oui
Oui
Oui

Le Film Critique de Alexandre Czapski
  Editeur  
  Edition   Collector
  Label  
  Zone  2
  Durée Film  97 min
  Nb Dvd  1
   
   

Synopsis :


Un prêtre, des étudiants et quelques scientifiques entreprennent de mettre à jour le secret contenu dans un mystérieux coffret gardé depuis des siècles par une secte religieuse. A l'intérieur un troublant liquide vert va vite mettre toute l'humanité en péril.

 

 

 

Critique subjective :

 

Le prince des ténèbres…

Le plus ultime de tous les méchants (c’est Satan tout de même !) rechigne à nous gratifier de sa présence sur les écrans de cinéma. Les raisons pour lesquelles les producteurs misent bien plus facilement sur de bons vieux tueurs en série plutôt que sur le prince du mal lui-même, sont nombreuses. Après le film L’exorciste, qui marquât toute une génération de spectateurs, les apparitions de Satan au cinéma ne furent, en effet, que peu nombreuses en comparaison avec la quantité impressionnante de films d’horreur produits. Alors, L’exorciste est-il irremplaçable dans le cœur des spectateurs ? Satan n’a-t-il pas disposé d’un scénario qui contienne assez de splendeur et de qualités pour quelqu’un de sa stature ?


Le prince de l’horreur…

Sa majesté des enfers à tout de même fait quelques apparitions notables au cinéma. L’une d’elles, celle dont il est question ici, fut réalisée en 1987 par celui que l’on appelle le prince de l’horreur : John Carpenter. En plus d’être l’une des rares apparitions de Satan au cinéma (bien qu’ici il s’agisse plutôt de son père : le prince des ténèbres), ce film marque aussi le retour de Carpenter à ses premiers amours : l’horreur indépendante à petit budget. En effet, après les désillusions de son précédent opus, Les Aventures de Jack Burton dans les griffes du mandarin (Big trouble in Little China). Prince des ténèbres (Prince of Darkness) a bénéficié d'un budget de seulement 3 millions de dollars et a été tourné en un temps record de 40 jours, loin des grands studios d'Hollywood, dans une petite église des bas quartiers de Los Angeles. Ce fait ne l'a pas empêché de devenir un classique du genre fantastique, récompensé à sa sortie par le prix de la Critique au Festival d'Avoriaz de 1988.


Un espace immersif

Dans la critique de Fog (que vous trouverez sur le site), nous avions fait allusion à l’oeuvre d'abstraction du mal développée par Carpenter dans ses films (le mal est insaisissable, la peur se cristallise dans l’attente…). Ici aussi, la peur trouve son origine dans d’autres recettes que les trop classiques effets de surprises ou autres projections de sang ou de chair (bien que ces éléments soit présents occasionnellement à l’image). La peur surgit de l’union de plusieurs thèmes cinématographiques dont celui du siège, celui du corps mort vivant et celui de la possession. Carpenter, en présentant ici ses protagonistes progressivement possédés et emprisonnés par des adorateurs du malin, propose au spectateur un espace immersif qui trouve sa force dans l’image fluette d’un simple d’un miroir…


L’autre coté du miroir

L’espace immersif dont nous parlions plus haut est régit par des règles surnaturelles. Des zombies (humains corrompus, ennemis de l’intérieur) oeuvrent pour la libération de leur maître, l’anti-dieu (ennemi de l’extérieur), encore séparé du monde réel par la surface devenue mouvante d’un miroir, dernier rempart protégeant le plan de réalité du film de l’abomination. En jouant, grâce à sa grande maîtrise du langage cinématographique, avec les points de vue, Carpenter fait surgir l’horreur au cours d’un final éprouvant. Un plan en particulier semble vouloir placer le spectateur de l’autre coté du miroir sus évoqué. L’un des survivants du siège contemple un miroir. Face à la caméra, il tente de saisir, d’apercevoir, l’autre coté de ce miroir, l’antimonde dans lequel le prince des ténèbre règne. L’écran devient ainsi l’interface mouvante et potentiellement traversable qui nous sépare de l’espace temps transverse du film. Cet « autre monde », dont nous devinons donc faire partie, serait donc celui du Malin ? S’agit-il d’un clin d’œil habile du Cinéaste engagé ? Faut-il y voir une autre des ses critiques sous jacentes de la morale ou de la religion envisagée à travers le prisme du cinéma fantastique ?


L’anti-dieu ?

Le petit coin de l’exactitude scientifique…

Au cours de sa présentation du film, proposée dans la section bonus du dvd, John Carpenter avoue être agacé par les ouvrages de sciences fiction, préférant de loin un livre de science « réelle ». Dans le prince des ténèbres, il fonde son scénario sur un contexte scientifique solide afin de renforcer la « réalité » de son fantastique. Les physiques du 20° siècle ont démasqué la conception matérialiste du Monde due à Descartes comme étant insuffisante pour construire une image réelle de l’univers. C’est dans cette faille que s’est engouffré Carpenter pour écrire le scénario du prince des ténèbre.


« Laissez tomber tout ce que vous croyez être la réalité, parce que nos cerveaux logiques ne fonctionnent pas selon la réalité du monde actuel : des phénomènes nous échappent encore… » Professeur Howard Birack (Victor Wong)


Ce contexte scientifique, dont nous parlions plus haut, se nourrit de plusieurs théories qui sont à la pointe de notre science réelle et moderne. Dans le film, un événement mystérieux a fait basculer le monde du prince des ténèbres dans l’antimatière. Cette anecdote du scénario est en fait un clin d’œil fait au théoricien Paul Adrien Maurice Dirac. Il n’est donc pas tout à fait anodin que le nom du chef de l’expédition scientifique du film soit Howard Birack. En effet, en 1928, Dirac développa une théorie qui montrait que lorsque de la matière est crée, une quantité égale d'antimatière, dotée des propriétés exactement opposées, devait être crée en même temps. Si l'antimatière n'est bien, comme le pense Feynman (prix Nobel de physique en 1965), qu'un point de vue inversé sur une seule et même réalité, la subjectivité contenue dans cette pensée nous impose l’image du miroir. Le reflet du miroir, celui de l’écran (de télévision ou de cinéma), sont donc habilement épaulée par ces allusions scientifiques. La réalité du fantastique du film s’en retrouve magistralement grandie.


Un dernier mot

Un film incontournable, une édition à acheter de toute urgence...


L'image
  Définition
  Couleurs
  Compression
   
  Format Vidéo 16/9 anamorphique couleur
  Format Cinéma 2.35:1
   
   

Jusqu’à ce jour, le prince des ténèbres n’était disponible en France que sous la forme de cassettes vidéos. L’image, pour l’occasion, avait été « optimisée » pour une diffusion télévisée « optimale » au format 4/3. Cette décision, loin d’être intelligente, ne rendait pas hommage à la toujours très belle utilisation du format anamorphique du réalisateur. Il fallait donc lorgner du coté de l’édition zone un du film pour enfin découvrir le film dans son intégralité, c'est-à-dire au format 2.35 :1. Pour cette édition, concoctée par le studio canal, le film dispose d’un nouveau transfert haute définition. Le master utilisé est de très bonne qualité, il n’y a pas de traces de rayures, pas de taches, seulement quelques très rares petits grains de poussière. On ne pourrait regretter que le léger grain de l’image mais ce dernier trouve son origine dans le format 35 mm. Le résultat n’est donc pas à la hauteur des productions numériques ou numérisée que l’on découvre aujourd’hui mais reste dans l’ensemble d’un très bon niveau.

 

Concernant la compression, il n’y a pas de défauts : pas de pavés de pixels, pas d’artefact de compression ni d’effet de moirage sur les surfaces noires. Les contrastes sont très bon, les noirs profonds. On ne pourrait regretter qu’un très léger manque de définition dans les arrières plans au cours des quelques plans extérieurs du début du film et peu être une colorimétrie peu acérée mais il s’agit sans doutes d’une volonté de l’éditeur de ne pas dénaturer le film.


Le Son
 

L’édition nous propose quatre pistes sonores : la piste stéréo originelle du film, la piste mono française ainsi que deux mixages en dolby digital 5.1 : en Anglais et en français.


Intéressons nous tout d’abord à ces deux dernières pistes. Les deux spatialisent admirablement bien la musique répétitive et atmosphérique, composée comme un long crescendo, par John Carpenter et Alan Howarth. Celle-ci est en effet très présente sur toutes les enceintes et offre un champ sonore à 360 degrés qui participe à l’immersion du spectateur. Malheureusement, que ce soit en vo ou en vf, les dynamiques ne sont pas très importantes et le caisson ne ponctue pas, comme il aurait pu le faire, la musique dont nous parlions plus haut. Les bruitages ne sont pas spatialisés et se bornent à ne sortir que des enceintes avant pour la vo et de l’enceinte centrale pour la vf. On pourra aussi remarquer, en plus du choix maladroit des acteurs pour le doublage qui donne un ton très série B à l’ensemble, que la piste française est très légèrement moins bien mixée que celle anglaise. Les bruitages ainsi que les voix sont en effet en retrait par rapport à la musique. Pour toutes ces raisons, on préfèrera la piste vostf.


Les amateurs intégristes seront ravis de regarder le film dans le format d’origine. Bien entendu, ces deux pistes « originelles » n’égalent pas celles spatialisées. Dans les deux cas, les dialogues restent clairs et compréhensibles.


Les Bonus
  Supléments
  Menus
  Sérigraphie
  Packaging
 
  Durée 110 min
  Boitier Digipack
   
   

Intéractivité :

Les menus, en trois dimensions, sont très beaux. Ce sont des images du film qui ont servi pour les textures et le résultat est surprenant. La navigation est très classique, notons qu’il n’est pas possible de changer les pistes sonores à la volée.


Commentaire audio de John Carpenter et Peter Jason

Ces commentaires sont une exclusivité de l’édition. En effet, le dvd zone un ne disposait pas de bonus et donc pas de commentaires audio qui auraient pu être recyclés ici. John et Peter (un des acteurs fétiches du réalisateur qui a joué dans plusieurs de ses films dont Invasion Los Angeles ou Ghost of Mars) échangent amicalement leurs impressions en redécouvrant le film. Ils évoquent ensemble divers problèmes liés au faible budget du film. Carpenter évoque la petite mécompréhension des spectateurs concernant le fait qu’il s’agissait bien du père de Satan et non Satan lui-même qui devait revenir de l’antimonde. L’ensemble grouille d’informations intéressantes et dispose d’un ton enthousiasmant. A ne pas manquer…


Présentation par John Carpenter (7’13’’)

Au cours de dette petite vidéo, Carpenter nous présente le film : le retour au cinéma indépendant, l’aspect scientifique de l’intrigue, le choix de l’église pour emprisonner les scientifiques… L’ensemble est plutôt bien monté et dispose de nombreux extraits du film pour illustrer les propos tenus.


Analyse de séquence (2’49’’)

Retour avec le réalisateur sur le final terrible du film. Lui-même reste sans voix… Ou peut être, c’est parce qu’il a remarqué qu’il contemple sur un écran de télévision ce qui est peut être la plus terrible copie de son film : format 4/3, bruit important, couleurs dénaturée…


Galerie de photos

 

Bande annonce

 

Filmographie (John Carpenter, Jameson Parker, Lisa Blount, Victor Wong, Donald Pleasence)

 

Le livret exclusif de 82 pages

Comme c’est dommage, nous aurions tellement voulus vous parler de ce fameux livret. En effet, suite à un vol lors de son acheminement, les coffrets ont été dérobés. Ce ne sont donc que de simples check disques, ceux ci ne nous permettent donc pas d’apprécier la qualité de l’impression du livret (hehe), qui nous ont été livrés. Merci la poste !!


Bonus
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
  Fin alternative
  Galerie de photos
  Story board
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