Les images des menus


Les images du film


Les images des bonus





du même réalisateur
  KALIDOR : LA LÉGENDE DU TAL...
  L’ENIGME DE CHICAGO EXPRESS...
  L'ÉTRANGLEUR DE BOSTON
  20 000 LIEUX SOUS LES MERS
  MR MAJESTIC
  ASSASSIN SANS VISAGE
  SOLEIL VERT
  CONAN LE DESTRUCTEUR
  LES FLICS NE DORMENT PAS LA...
  L'ÉTRANGLEUR DE RILLINGTON

dans le même genre
  WATCHMEN SAISON 1
  TERMINATOR : DARK FATE
  SUPERGIRL SAISON 4
  ALITA : BATTLE ANGEL
  MORTAL ENGINES
  BUMBLEBEE
  FUTURE WORLD
  VENOM
  KIN : LE COMMENCEMENT
  NEW YORK 1997 (REMASTER 201...

du même éditeur
  CASTLE ROCK SAISON 2
  VIKINGS SAISON 5
  PRODIGAL SON SAISON 1
  TENET
  LES AFFRANCHIS
  WATCHMEN SAISON 1
  SUPERGIRL SAISON 4
  BIG LITTLE LIES : SAISON 2
  CA CHAPITRE 2
  ANNABELLE : LA MAISON DU MA...


Dernières Actus
  DVDCRITIQUES LIVE #35 : KIT...
  DVDCRITIQUES LIVE # 34 : L'...
  MORT DU COMÉDIEN ET SCÉNARI...
  TEST DIVACORE ANTIPODS2 : E...
  TEST JEU DE SOCIÉTÉ : KITAR...
  TEST JEU DE SOCIÉTÉ : L'ANT...
  LE SEIGNEUR DES ANNEAUX EN ...
  CRITIQUE FILM SONG BIRD D'A...

Soleil vert

Titre Original Soylent green
Genre Science Fiction
Pays Usa (1973)
Date de sortie mercredi 19 novembre 2003
Durée 93 Min
Réalisateur Richard Fleischer
Avec Charlton Heston, Edward G. Robinson, Leigh Taylor-Young
Producteurs Walter Seltzer, Russell Thatcher
Scénaristes Stanley R Greenberg
Compositeur Fred Myrow
Format Dvd 9
 

Langues
  PCM Label Film Bonus Commentaire
  Anglais
Non
Non
Non
  Français
Oui
Oui
Non

Le Film Critique de Alexandre Czapski
  Editeur   Warner
  Edition   Standard
  Label  
  Zone  2
  Durée Film  93 min
  Nb Dvd  1
   
   

 

Synopsis :

Année 2022. La terre a épuisé la quasi-totalité de ses ressources naturelles. La ville de New York dénombre plus de 40 millions d’habitants et suffoque sous les effets de la pollution et de la surpopulation. Le détective Robert Thorn est chargé d’enquêter sur le meurtre crapuleux de William Simonson, un nanti, dirigeant de la compagnie Soylent...


Critique subjective :


L’expression de la peur

Le documentaire de Michael Moore « Bowling for colombine », se propose, entre autres, de montrer à quel point la peur est un élément important de la civilisation américaine. Elle est présente à chaque coin de rue. Elle s’insinue et se manifeste sous diverses formes à la radio, à la télévision et dans la littérature. Le cinéma est l’un des media favori de la peur. La formule consacrée : « la peur de l’autre » peut expliquer la composition de nombreux scénarii hollywoodiens. La peur de ses voisins est l’un des ressorts dramatiques principaux du film d’Alfred Hitchcock, Fenêtre sur cour. La peur des voisins de la campagne est l’un des éléments principaux de certains films comme Massacre à la tronçonneuse de Tobe hooper ou Délivrance de John Boorman. Il y a aussi la peur des voisins extraterrestres, la peur de l’au-delà, du surnaturel… Mais l’une des peurs les plus angoissantes ne serait-elle pas celle d’un futur incertain et peu heureux ?


Dystopia ?

Soleil vert s’inscrit dans le cadre de cette peur du futur. On nous y présente des foules sans noms et sans visages, des personnes accablées, aux personnalités de moutons. L’imagination, les divertissements et la culture ne sont réservés qu’à une poignée d’élus. La mémoire des temps passés se corrompt. Ces quelques caractéristiques font du film une pièce à mettre en relation avec d’autres réalisations plus récentes comme Equilibrium, Cypher (peut-être ?) et Matrix. Ce sont  autant d’œuvres modernes dystopiques qui proposent une représentation alarmiste d’une société futuriste incertaine qui ne fonctionne pas, qui ne fait pas le bonheur de ses citoyens, et qui semble forcément vouée à l’échec.


Un futur incertain n’arrive jamais seul…

Un futur incertain, c’était la tendance de l’époque aux états unis. Le pays avait les deux pieds dans une troisième décennie de guerre au Vietnam, le tout ne faisant partie que d’une menace fantôme que l’on appelait alors guerre froide. New York était alors gangrenée par le crime, financièrement et moralement en faillite. De nombreux américains, apeurés par une éventuelle attaque nucléaire se demandaient : « un futur, aurons nous la chance d’en avoir un ? ». C’est dans ce cadre peu reluisant que fut produit Soleil Vert, adaptation du roman Make Room ! Make Room !, écrit en 1966 par Harry Harrison…


Make Room ! Make Room !

Le roman raconte l'histoire d'Andy Rusch : un détective vivant dans un New York délabré et surpeuplé. Ce dernier se voit confié une enquête : le meurtre d'O'Brien, un racketteur dont la mort est liée à un autre racketteur cooptant son territoire.  La quête de Rusch est le prétexte utilisé par Harrison pour présenter au lecteur un futur relativement proche dans lequel les ressources naturelles de la terre sont épuisées. New York, surpeuplée, est devenue une mégalopole invivable. Charlton Heston était un grand fan du livre. Il a essayé pendant des années d’adapter le roman en film. C’est MGM qui s’en est chargée, en prenant quelques libertés avec l’histoire originelle qui n’étaient pas du goût de l’écrivain. Dans le livre, il y a bien des biscuits à base de soja que l’on distribue aux citoyens affamés mais il ne s’agissait ni plus ni moins que de biscuits de Soja destinés à nourrir la populace. En outre, dans le film, l’un des personnages, Sol, meurt en entrant volontairement dans un salon de suicide approuvé par le gouvernement. Ce n'est pas de cette manière que le personnage est mort dans le livre et il est de renommée qu’Harrison avait détesté cette idée, bien qu’ayant admis que la scène avait été bien réalisée.


Le monde Heston

On ne présente plus Charlton Heston. Ses rôles, dans les superproductions hollywoodiennes des années 50 et 60 que sont Ben - Hur, Les Dix Commandements ou encore Le Cid, l’ont placé au pinacle de la gloire. Mais c’est en 1968 qu’Heston montre son amour du cinéma de genre , notamment de science fiction, en acceptant le rôle de l’astronaute Taylor dans le célèbre film : La Planète des Singes. Deux ans plus tard, il se voit confié le rôle de Thorn, personnage (principal ?) du film dont nous parlons. Pourtant, les moments les plus grandioses du film n'appartiennent pas à Heston, qui incarne un héros ambigu. C'est Edward G. Robinson, qui interprète le personnage de Sol Roth, qui se voit prêté l’une des scènes les plus marquantes du film (celle de l’euthanasie). Sol, dans ce futur morne, est celui qui transmet la mémoire de ce que fut jadis la Terre. Il est la conscience et l'âme du film. Heston, qui subit plus qu’il ne contrôle l’enquête, dans un film qui brille surtout par sa mise en garde sévère à l’encontre de la modernité et de la voracité que l’Homme exerce sur sa planète, est tout comme un pantin … armé…


Un dernier mot…

Malgré les défauts de cette édition (des bonus « faire valoir », pas de piste son spatialisée), Soleil Vert est forcément un film à (a)voir. Foncez…


L'image
  Définition
  Couleurs
  Compression
   
  Format Vidéo 16/9 anamorphique couleur
  Format Cinéma 2.35:1
   
   

Soleil vert dispose, pour cette édition, d’un transfert 2.40 :1. Les fans du film seront donc heureux de pouvoir mettre de coté leurs vidéos recadrées afin de (re)découvrir enfin le film dans son « intégralité ». Dans l’ensemble, les couleurs, la compression et les contrastes sont de bonne tenue. Il y a quelques défauts, liés à l’âge du film, qui ne peuvent être gommés : quelques taches et parfois des couleurs légèrement délavées. Pourtant, l’ensemble s’avère être plutôt enthousiasmant.


Le Son
 

Le film dispose d’une piste dolby digital 1.0 Mono, en anglais et en français. La musique et les ambiances sont bien enregistrées et les dialogues parfaitement compréhensibles. Dommage que l’éditeur ne nous ait pas proposé de mixage en 5.1…


Les Bonus
  Supléments
  Menus
  Sérigraphie
  Packaging
 
  Durée 18 min
  Boitier Amaray
   
   

Encore une belle brochette de bonus faire-valoir !

Les bonus proposés dans l’édition étaient déjà présents sur l’édition zone un du film. Malheureusement, l’éditeur n’a pas pris la peine de sous titrer le Commentaire audio de Richard Fleischer et Leigh Taylor-Young. Il sera à réserver aux anglophones. Un regard sur le monde de Soleil Vert (10’04’’) est une featurette commerciale d’époque qui nous présente quelques images du tournage. Le ton est bien entendu complaisant, on nous représente littéralement le film, l’intérêt de ce type de reportages est bien entendu tout relatif. Dans Hommage à Edward G. Robinson (4’51’’), on nous propose quelques extraits d’une soirée qui eut lieu, pendant le tournage du film, en l’honneur de l’acteur pour qui Soleil Vert était le 101ème film. On y lève quelques coupes, on y découpe un grand gâteau… Pour finir, l’inévitable Bande-annonce (3’21’’) d’origine…


Bonus
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
  Fin alternative
  Galerie de photos
  Story board
  Multi-angle
  Liens internet
  Interface Rom
  Jeux intéractifs
  Filmographies
  Clips vidéo
  Bêtisier
  Bonus Cachés
  Court Metrage