Les Indestructibles : le jeu (PC)

Genre
Pays
Etats Unis (2004)
Date de sortie
vendredi 12 novembre 2004
Durée
999 Min
Producteurs
Shane Keller, Jacqueline Sandee Valle
Scénaristes
créateurs : Heavy Iron Studio
Plateforme
PC
Langues
PCM
Label
SS.Titres Film
SS.Titres Bonus
SS.Titres Commentaire
Français
Non
Non
Non
Le Jeu
Critique de Jean-Luc Richter
Editeur
THQ
Edition
Standard
Label
Zone
2
Durée Film
999 min
Nb Dvd
2


Les Indestructibles : le jeu

Il est devenu commode pour les éditeurs de jeu vidéo de profiter de la sortie d’un film pour l’accompagner avec d'un jeu vidéo sous licence. La récente sortie du dernier film de Pixar « Les Indestructibles » ne déroge pas à cette règle. La création du jeu a été confiée à la société Heavy Iron. L’éditeur THQ, avait déjà fait réaliser le jeu sur le « Monde de Némo » et nous promet depuis longtemps le jeu « S.T.A.L.K.E.R. : Shadow of Chernobyl » qui devrait « révolutionner le concept de FPS » et qui devrait sortir en mai 2005 (s’il n’y a pas de nouveau report).

Afin de rentabiliser la production de « Les Indestructibles » au maximum, les programmeurs l’ont adapté à toutes les consoles du marché : PS2, Xbox, GameCube, GBA et PC CD-ROM. L’inconvénient de cette dernière version c’est qu’un PC ne réagit pas du tout comme une console ; Si vous laissez les contrôles par défaut au début du jeu, c’est totalement injouable : la souris étant beaucoup trop sensible. Il est indispensable de réduire le niveau de sensibilité prés du minimum pour avoir un comportement à peu prés normal dans le jeu : cela dénote un manque de sérieux dans la finition du jeu.

Après un menu bien dans le style des interfaces que l’on voit dans le film, le jeu commence avec M. Indestructible qui doit aller empêcher un hold-up commis par de mystérieux mimes. C’est l’occasion de découvrir les différentes commandes du jeu qui sont très bien expliquées, pas à pas lorsque l’on se rend sur l’un des ronds bleus qui marque le cheminement du jeu. Les premières minutes sont assez faciles, alors que l’on apprend à donner des coups de poings rageurs et à sauter dans tous les sens. Le jeu semble nerveux et assez réjouissant, surtout que les bonus de vie fourmillent et que les méchants ne font pas très mal.

La difficulté est assez progressive et bien dosée. En fait,  on se rend rapidement compte que la principale gêne dans le jeu ne vient pas des ennemis mais de la gestion de la caméra. Au second niveau on dirige Hélène (Mme Indestructible), la femme élastique et dés la scène de l’entrepôt la rotation totalement aléatoire de la caméra rend les choses énervantes. Alors que l’on voudrait voir s’il y a des méchants en haut des caisses, la caméra descend, puis tourne et nous montre le sol ! A la fin du niveau cela devient extrêmement pénible lorsqu’il faut s’accrocher à des lampadaires et sauter sur des blocs qu’on ne voit pas car la caméra refuse de se mettre derrière le personnage pour nous montrer où il faut sauter. Quand on sait qu’un saut raté oblige à refaire une partie du niveau et qu’on essaie pour la dixième fois, on a vraiment envie de jeter le CD par la fenêtre !

Il faudra pourtant tenir et rester calme pour réussir à finir les 18 niveaux du jeu qui suivent la trame du film et nous permettront d’incarner également Violette qui se rend invisible et Flèche qui court super vite. Le choix des personnages n’est toutefois pas libre, puisqu’il est imposé en début de niveau. Les transitions entre ces niveaux sont des scènes réalisées avec le moteur du jeu ou des extraits du film, ce qui constitue une sorte de carotte pour avancer. Et on a bien besoin d’une carotte dans certains niveaux où ça explose de partout et que l’on doit essayer de diriger le personnage sans voir où on va car les programmeurs ont trouvé plus fun de faire tourner la caméra dans tous les sens !

Un peu de technique

L’éditeur annonce une configuration minimum en Pentium III 800 avec carte GeForce 2 ou Radeon 7500, mais il vaut mieux avoir la configuration recommandée (Processeur à 1,4 GHz, 512 Mo de RAM, Carte graphique GeForce 3Ti ou Radeon 8500) pour que le jeu soit jouable en … 640x480 ! En effet, malgré ses graphismes assez pauvres et un nombre d’ennemis raisonnable, le jeu est très gourmand. Avec un Pentium 4 à 3 GHz, une carte graphique de type Radeon 7500 (Carte graphique intégrée Intel 915G avec 128 Mo de mémoire partagée) et 1 Go de mémoire vive il n’était pas possible de dépasser le 800 x 600 sans avoir des saccades à tout bout de champ !
Un autre test effectué sous Windows 98SE avec un Athlon 700, 396 Mo de mémoire vive et une carte Geforce 4 Ti 4200 m'a forcé à descendre en résolution 640x480 dés le second niveau et le jeu est même devenu tout à fait injouable à cause des saccades vers le milieu de ce second niveau !
Il est donc indispensable d’avoir une très bonne carte graphique et un PC musclé pour ne pas rajouter un ralentissement à une maniabilité déjà passablement pénible.

Critique subjective

Conçu pour console, cette version PC des « Indestructibles » est donc un peu décevante. Il y a pourtant de bonnes idées et le rythme de jeu est là. On aurait d’ailleurs aisément pu pardonner à THQ les graphismes un peu dépassés au vu de la bonne dynamique de l’action. Mais la maniabilité aléatoire et les mauvais placements de caméra en décourageront plus d’un. Destiné aux enfants à partir de 7 ans, ce jeu risque de déclancher plus d’une crise de nerfs, même si la maniabilité est peut-être un peu meilleure avec une manette (ce que je n’ai pas pu tester). Plutôt que de nous sortir un jeu mal adapté en même temps que les versions consoles, l’éditeur aurait mieux fait d’attendre un peu pour corriger les erreurs de conceptions qui gâchent une ambiance qui était assez réussie. Le jeu est donc à réserver à ceux qui ont aimé le film et qui ont les nerfs assez solides pour passer outre la maniabilité aléatoire.
L'image
Couleurs
Définition
Compression
Format Vidéo
Sans objet
Format Cinéma
Sans objet


Malgré une grosse exigence en terme de puissance (voir la partie technique), le jeu n’est pas très fin graphiquement. Les personnages sont modélisés de façon assez grossière et leurs mouvements ne sont pas toujours très réalistes. Les décors sont également très ‘carrés’, à l’image de cette porte de coffre-fort sur la capture d’écran. Heureusement les effets de lumière sont assez réussis. Il est tout de même regrettable de voir des textures aussi grossières sur nos PC, plutôt habitués à des graphismes fins et détaillés. Le portage depuis la version console semble être à l’origine de ces limitations et le passage à une résolution plus élevée (jusqu’à 1280x1024) n’y changera malheureusement pas grand-chose.

Le Son
Langue
Type
Format
Spatialisation
Dynamique
Surround
Français
2.0


Les musiques et les bruitages du jeu sont assez sympathiques de prime abord. Malheureusement les personnages se répètent un peu trop souvent et on se rend vite compte que le nombre de monologues est assez limité. La musique en stéréo est assez agréable, mais un peu répétitive à la longue, surtout que c’est toujours le même thème.

Les Bonus
Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
Durée
0 min
Boitier
Amaray


Le jeu est proposé dans un boîtier au format DVD et est accompagné d’un livret broché de plus de 30 pages qui explique toutes les commandes du jeu et donne de nombreux conseils pour manier son personnage.

Au cours de la partie, vous tombez de temps à autre sur des bonus qui débloquent des images de la section « galerie ». Ces images sont généralement des dessins préliminaires qui ont servi à la création du jeu ou du film, malheureusement leur résolution est assez faible et il n’est pas possible de les imprimer.

Une autre partie des « bonus » est la possibilité de visionner des scènes du film entre certains chapitres. Une fois une scène débloquée, il est possible de la revoir à tout moment.
Bonus
Livret
Bande annonce
Biographies
Making of
Documentaire
Interviews
Com. audio
Scènes sup
Fin alternative
Galerie de photos
Story board
Multi-angle
Liens internet
Interface Rom
Jeux intéractifs
Filmographies
Clips vidéo
Bêtisier
Bonus Cachés
Court Metrage
Extraits du film