Hollywood Ending

Titre Original
Hollywood Ending
Genre
Pays
USA (2002)
Date de sortie
dimanche 16 février 2003
Durée
110 Min
Réalisateur
Producteurs
Letty Aronson
Scénaristes
Woody Allen
Format
Dvd 9
Informations
Complémentaires
Hollywood Ending est le second long-métrage, après "Le sortilège du Scorpion de Jade", a être produit par la société de Steven Spielberg, Dreamworks.
Langues
PCM
Label
SS.Titres Film
SS.Titres Bonus
SS.Titres Commentaire
Anglais
Non
Non
Non
Français
Oui
Oui
Non
Le Film
Critique de Alexandre Czapski
Editeur
Edition
Simple
Label
Zone
2
Durée Film
110 min
Nb Dvd
1


Synopsis :

Dans les années 80, Val Waxman réalisateur New-Yorkais aux deux Oscars est au sommet de sa gloire. Depuis lors, sa carrière n'a fait que décliner le rendant totalement inadapté au marché actuel du cinéma. A Hollywood, les plus charitables le traitent d'"artiste", d"'intello" ou de "perfectionniste maniaque" ; les autres ne voient en lui qu'un fauteur de trouble, un nombriliste névrosé, un enquiquineur patenté et un incurable hypocondriaque. Cantonné à la réalisation de spots publicitaire. Val vient d'être viré de son dernier tournage au Canada.
Il se sait au bout du rouleau. C'est alors que son ex-femme, Ellie, lui offre une chance inespérée de se refaire. Elle suggère au puissant producteur Hollywoodien Hal Yeager, son patron et amant, de confier à Val la réalisation d'un film de 60 millions de dollars : " The City That never Sleeps ", une ode à sa ville favorite : New-York... Poussé par son agent Al Hacks, Val emporte de justesse le contrat. Mais " une petite complication " surgit la veille du tournage...

 

Critique subjective :

 

Woody et Allen

Dans Hollywood Ending, Woody Allen joue le rôle de Val Waxman. Ce personnage est une nouvelle variation de « l’autre soi » qu’il interprète dans la plupart de ses films. Ce n’est pas vraiment lui, aucun de ses films d’ailleurs n’est à proprement parler autobiographique même s’il y fait des références directes à sa propre histoire, c’est plutôt la projection d’un alter ego qui aurait les même craintes que lui ou la même vision ironique du monde. Une fois cette remarque faite, force est de constater que personne ne pourrait interpréter l’un de ces « Woody Allen » mieux que ne le ferait Woody Allen lui-même  et d’ailleurs, Woody Allen n'est jamais plus drôle que lorsqu’il se met en scène lui-même. Ainsi, jouant plus que jamais de son image et de sa vie avec auto dérision, il nous propose un véritable divertissement que les fans de l’ « un » ou de l’ « autre » ne renieront pas.

 

Ca tourne à Manhattan

Si Tom DiCillo nous racontait les mésaventures d'une équipe de cinéma lors du tournage d'un film indépendant à petit budget, Woody, lui, nous conte les déboires d’un réalisateur lors du tournage d’une superproduction Hollywoodienne  Car un tournage, c’est le cadre parfait pour mettre en place les éléments nécessaires à la réalisation d’une comédie. Il y a la petite amie du réalisateur, bien plus jeune que lui, bien plus intéressée par le rôle qu’elle pourrait décrocher dans la superproduction sus citée que par son compagnon. Il y a la star de « la ville qui ne dort jamais » qui souhaite se dévouer corps et âme à son réalisateur. Il y a aussi les producteurs qui s’obstinent à voir le film comme un produit. Ou encore le cameraman chinois qui ne parle pas un mot d’anglais. Et enfin, plusieurs plaisanteries dont le thème est le sexe, les relations de couple ou le style de vie des « autres » c'est-à-dire ceux qui ne vivent pas à New York.

 

Holly Wood(y)

Bien sûr, tout ceci, c’était avant le drame : la cécité psychosomatique du réalisateur névrosé. Cet incident permet à Allen de dépasser le stade de la simple farce et de s’interroger sur ses rapports avec le cinéma, avec celui Hollywoodien en particulier. Il pointe donc du doigt toutes ces recettes, tous ces impératifs de qualité et de rendu formaté inhérents à tout Blockbuster à cause desquels la « vision » du réalisateur devient secondaire. Mais plus qu’une satire de l’industrie du film, Allen nous propose une réflexion, en forme de métaphore, sur les procédés de la création : « Je pense, sans vouloir paraître prétentieux, qu'une œuvre d'art arrive d'une façon inconsciente et dépasse ce que le réalisateur du film aurait pu voir ». Ne sachant pas si l’on doit considérer cet « hollywood ending » comme une œuvre d’art, on finit par s’interroger sur la part de chance qu’il y a dans le succès de ses films. Si Woody se défends d’utiliser les recettes Hollywoodiennes, il ne se gène pas, et ce n’est pas déplaisant pour les amateurs, d’utiliser celles Alleniennes. Ses dialogues sont réglés aux petits oignons, le scénario est parsemé de rebondissements invraisemblables : entre préoccupations hypochondriaques et comique de situation loufoque. A la fin du film, le réalisateur ayant retrouvé la vue voit son film être reconnu en France (Paris, cette ville où l’on parle Français comme New York…). L'ironie de cette séquence est troublante. Il s’agit, bien entendu, d’un clin d’œil au succès que ses films rencontrent ici et surtout un questionnement, dont il nous a déjà fait part, sur les raisons de ce succès. Cette part de « chance » ne serait-elle pas une autre de ses préoccupations maladives, sorte de hantise de voir l'oeuvre échapper à son créateur ?
L'image
Couleurs
Définition
Compression
Format Vidéo
16/9 anamorphique couleur
Format Cinéma
1.85:1


Le master est très bon, l’image dispose de couleurs chaleureuses, la définition est remarquable.

Le Son
Langue
Type
Format
Spatialisation
Dynamique
Surround
Français
1.0
Anglais
1.0


Le son respecte donc le format d’origine : mono pour les deux version : VO et VF. L’ensemble est plutôt bon avec un bon rendu des voix et de bonnes basses.

Les Bonus
Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
Durée
3 min
Boitier
Amaray


Les menus, dont l’ergonomie générale est très bonne, reprennent l’esthétique de l’affiche Américaine du film : Une sorte de patchwork des fameuses plaques de béton dans lesquelles sont piégées les empreintes des plus grandes stars d’Hollywood. (Elles sont placées devant le « Le Mann's Chinese Theatre », sur Hollywood boulevard, l’un des plus vieux cinémas de la ville : tout un symbole). On est loin du coté « ligne claire » de l’affiche Française (ceci dit, la pochette, qui reprends d’ailleurs ce design, est très belle. Tout comme la sérigraphie du disque).

 

Les bonus :

Ils sont peu nombreux et insuffisants en termes de qualité. Il y a la bande annonce du film, en vo et en vf. Et puis des notes de production et la description des membres de l’équipe technique mais tous ces bonus sont « écrits ». On aurait préféré un petit livret contenant ces informations plutôt que d’avoir à lire sur l’écran de notre télévision…
Bonus
Livret
Bande annonce
Biographies
Making of
Documentaire
Interviews
Com. audio
Scènes sup
Fin alternative
Galerie de photos
Story board
Multi-angle
Liens internet
Interface Rom
Jeux intéractifs
Filmographies
Clips vidéo
Bêtisier
Bonus Cachés
Court Metrage
Notes de production