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Les Associés

Titre Original Matchstick Men
Genre Comédie dramatique
Pays USA (2003)
Date de sortie mercredi 17 mars 2004
Durée 108 Min
Réalisateur Ridley Scott
Avec Nicolas Cage, Sam Rockwell, Alison Lohman, Bruce McGill, Bruce Altman
Producteurs Jack Rapke, Sean Bailey, Ted Griffin, Ridley Scott et Steve Starkey
Scénaristes Ted Griffin et Nick Griffin
Compositeur Hans Zimmer
Format Dvd 9
Site Internet Site officiel français
 

Langues
  PCM Label Film Bonus Commentaire
  Français
Oui
Oui
Non
  Anglais
Oui
Non
Non
  Arabe
Oui
Non
Non
  Néérlandais
Oui
Non
Non

Le Film Critique de Nicolas Polteau
  Editeur   Warner
  Edition   Standard
  Label  
  Zone  2
  Durée Film  108 min
  Nb Dvd  1
   
   

Roy (Nicolas Cage) et Frank (Sam Rockwell) sont des professionnels de l’arnaque à la petite semaine. Alors qu’il veut se retirer du business, Roy découvre qu’il a une fille de 14 ans. L’arrivée impromptue de l’adolescente va bouleverser les règles du jeu, d’autant qu’elle demande à se joindre au tandem pour un gros coup. Les choses ne tardent pas à se compliquer très sérieusement et Roy se voit propulsé dans un engrenage infernal...

Critique subjective

Connu du grand public pour la réalisation de films aux budgets considérables où l’action prédomine (La chute du faucon noir, Alien...), il est bon de voir que Ridley Scott peut également manipuler des histoires humaines avec la même compétence que lorsqu’il orchestre les grosses productions. Pour Les Associés, Scott n’est pas en territoire inconnu puisqu’il a déjà dirigé dans le même registre (comédie dramatique) Thelma et Louise (1991). Basé sur un scénario malin, conduit de mains de maître par un réalisateur chevronné et interprété par des comédiens diablement inspirés, Les Associés a toutes les qualités requises pour être un grand film.


Du livre au script final

Le scénario des Associés est tiré du roman Matchstick Men écrit par Eric Garcia. Ce romancier est depuis toujours fasciné par le monde des arnaques, et plus particulièrement par les auteurs de ces méfaits. « Ils me fascinent au même degré que les gangsters - tant qu'ils restent du domaine de la fiction. Il y a chez ces hommes quelque chose de mythique qui m’attire, qui me donne envie de les voir à l'oeuvre. Peut-être est-ce l'idée qu'un peu d'astuce leur suffit, alors que le commun des mortels déploie tant d'efforts pour gagner sa vie. Leur activité me fait rêver : si, demain, j'étais licencié et criblé de dettes, qu'est-ce qui m'interdirait de tenter ma chance et de monter, moi aussi, des coups tordus ? » L'adaptation fut effectuée par Ted et Nicholas Griffin (deux scénaristes) qui prirent l’initiative, après avoir lu le livre, d’élaborer un script. Après s’être mis d’accord sur le fait que le revirement dénaturait la relation père-fille, ils décidèrent par conséquent d’ignorer cet élément du livre pour se concentrer exclusivement sur les rapports entre Roy et sa fille. Cependant, cette première version fut jugée trop académique par Ridley Scott qui souhaitait revenir à l’histoire originale avec l’intégration du twist. Les deux frères prirent en compte les suggestions du réalisateur/producteur pour arriver à un scénario parfait mêlant habilement arnaque (fil conducteur du film) et émotion (relation père-fille), le tout servi par des dialogues savoureux.


Sir Ridley Scott

Le film est réalisé par Ridley Scott, qui apporte, grâce à sa technique, une image riche avec notamment l’utilisation de filtres (bleus) censés évoquer l’état d’esprit (dérangé) de Roy. Ridley Scott est un de ces metteurs en scène qui utilise abondamment les visuels forts (rapide mouvement de la caméra, ralentis), de sorte que l’histoire soit enrichie. Sur Les Associés, ce type de recours est employé judicieusement, par exemple, pour renforcer certaines tensions. Scott a réalisé de nombreux films durant sa carrière, quelques grands films (La chute du faucon noir, Alien, Thelma et Louise), mais aussi quelques mauvais films (GI Jane, Hannibal). Force est de reconnaître que Les Associés se classe indubitablement parmi les meilleurs.


Un trio gagnant

Nicolas Cage est étonnant, comme à son habitude (cf. Adaptation, Leaving Las Vegas), dans le rôle de Roy, un escroc de quartier qui souffre également de grave paranoïa, de névrose, de phobies, de troubles obsessionnels compulsifs et de nombreux troubles mentaux. Cage a une faculté d’adaptation déconcertante, il peut jouer n’importe quel type de rôle. Son associé, Frank, est joué par l’excellent Sam Rockwell que l’on a pu voir dans Confessions d’un homme dangereux (2003), Charlie’s Angels (2000) et La Ligne verte (2000). Cet acteur, sous-estimé, est sans aucun doute l’un des acteurs les plus doués de sa génération. Le making of du film démontre sa grande facilité devant la caméra, et ce, dès la première prise ! Autre performance à souligner, celle de la jeune actrice Alison Lohman (23 ans lors du tournage), à l’affiche dernièrement de Big Fish (2004), qui interprète magistralement la fille (14 ans dans le film) de Roy.


Verdict

Intelligence, tension, drame, comédie, charme tels sont les maîtres mots de cette fabuleuse comédie dramatique idéalement orchestrée par l’expérimenté Ridley Scott.


L'image
  Définition
  Couleurs
  Compression
   
  Format Vidéo 16/9 anamorphique couleur
  Format Cinéma 2.40:1
   
   
Le transfert réalisé sur le DVD offre des qualités indéniables. Le master est vierge de rayures ou autres points blancs. Les couleurs sont par ailleurs parfaitement conformes au résultat vu dans les salles (légèrement sous-saturées). La lumière assez spéciale du film (en intérieur) met en valeur les détails des visages et des objets. Seul petit bémol, une compression parfois visible sur les arrière-plans.

Le Son
 
Deux pistes sont proposées : la VF Dolby Digital 5.1 et la VO Dolby Digital 5.1. Bien que discrète par rapport aux déluges sonores que l’on peut entendre sur les films d’action, la piste offre une enveloppe sonore de qualité avec une belle dynamique et une spatialisation précise. Les effets sont distillés avec parcimonie sur l’ensemble des canaux, même si les enceintes frontales sont davantage sollicitées. Quant à la musique, elle est également retranscrite avec une fidélité exemplaire. Signalons, en outre, qu’aucune piste ne se démarque l’une de l’autre !

Les Bonus
  Supléments
  Menus
  Sérigraphie
  Packaging
 
  Durée 74 min
  Boitier Amaray
   
   

Menus

Le menu principal s’ouvre sur une animation regroupant plusieurs plans du film. Le fond sonore est assuré par la musique composée par Hans Zimmer.


Suppléments

- Commentaire audio du réalisateur/producteur Ridley Scott, du scénariste Nicholas Griffin et du scénariste/producteur Ted Griffin. La politique du studio reste inchangée, le commentaire audio est toujours sans sous-titre, à notre grand regret. L’aisance de Ridley Scott dans cet exercice permet d’éviter tout sujet inutile. Les deux autres interlocuteurs ne suscitent pas la même qualité de propos, même si la conversation apporte son lot d’informations.

- Making of des Associés : les ruses du métier (72’). Ce long making of, en forme de journal de bord, se décompose en trois grandes parties.
La première section s’attarde sur la pré-production (24’52). Le reportage commence 30 jours avant le début du tournage. On assiste tout d’abord aux essais vidéo pour les derniers rôles à pourvoir. Le casting est assuré par Debra Zane dont la réputation n’est plus à faire à Hollywood (Traffic, American Beauty, Arrête-moi si tu peux...). Sa principale fonction est de trouver, conjointement avec le réalisateur, les comédiens qui interpréteront les différents personnages. Pour les seconds rôles, elle choisit les candidats (4 ou 5 pour un même rôle) qui se présenteront devant le réalisateur, afin d’alléger la tâche de celui-ci. Après le casting, la caméra s’invite dans les loges pour admirer les nombreux et variés costumes du film. On découvre les principaux acteurs (Nicolas Cage, Sam Rockwell, Alison Lohman) en plein essayage. Enfin, on suit l’équipe pour les derniers repérages extérieurs (Vallée de San Fernando) et intérieurs (bowling, maison). On dénote que la préparation chez Ridley Scott est un moment crucial, il privilégie avant tout pendant cette phase les répétitions, les repérages et les quelques modifications de script.
La deuxième partie est consacrée à la production (27’57). Les préparatifs sont finis, place au tournage ! Le premier plan marque l’entrée en scène de Sam Rockwell, tout de suite dans la peau de son personnage. Le documentaire présente aussi une personne très importante dans la bonne conduite d’un tournage, le premier assistant. Sur Les Associés, Scott a confié cette fonction a K.C. Hodenfield (Twister, Rock, Pearl Harbor, etc.), habitué aux grandes productions hollywoodiennes. Durant le reportage, le réalisateur, les producteurs, les scénaristes et l’auteur interviennent fréquemment pour expliquer certains choix. Ils évoquent également des anecdotes notamment sur Ridley Scott. On apprend par exemple que Ridley avait une mauvaise réputation sur les tournages mais l’âge l’a assagi, cependant alors que les deux acteurs principaux se surpassaient lors d’une scène, la caméra s’est bloquée, ce qui l’a rendu furieux.
La dernière étape du making of concerne la post-production (18’51). Les deux principaux thèmes abordés sont la musique et le montage du film. La composition de la musique a été confiée à Hans Zimmer (7ième collaboration avec Ridley Scott). Le monteur habituel de Scott n’étant pas disponible, il a fait appel à Dody Dorn. Elle explique notamment pourquoi certaines scènes ont été supprimées (les scènes en question sont diffusées pendant ses explications). Le documentaire revient également sur la projection test, élément incontournable aux Etats-Unis. Les résultats furent mitigés, les spectateurs n’appréciant guère le twist final, mais Scott ne changea rien (à part trois scènes dans la séquence finale).
Le making of s’avère au final passionnant et très instructif ! Si seulement tous les studios pouvaient suivre le même chemin !

- Bande-annonce originale du film (2’20).


Bonus
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
  Fin alternative
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